‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 2)Chapitre 143 sur 202 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Le mouvement scitiNTinyiE. — Je n'ai pas à exposer ici les progrès faits par les sciences au xvii'^ siècle '. Le nom et le rôle de savants tels que Bacon , Descartes, Pascal, Harvey, Newton, Leibnitz, sont connus de tout homme cultivé. Entre 1660 et ITir», ce ne sont pas les .savants franvais qui tiennent le premier rang, les historiens l'ont constaté : a Après Descartes, Viète, Fermât, Pascal, un siècle passera avant qu'il se produise en France une renaissance » -. Toutefois il v a encore à Paris des hommes qui comptent ; quelques-uns, comme Iluvghenset Cassini, sontdesétnmger.s appelés par le roi, les autres. Picard, Mariette, Roberval, Ph. delaHire, Dodard, Tournefort, sont des nationaux.

L'Etat contrilme de son mieux à accroître et à hâter le progrè.s. Le roi, sous l'inspiration de Colbert, appelle les savants de l'étranger ' ou des provinces ^ ; il en subventionne au dehors, il en établit au dedans, et les fournit des instruments d'étude nécessaires. L'abbé Gallois, après avoir renseigné Colbert par le Journal de» navania, devient le familicrde sa maison. De 107.^ k 1i)83, il a place à sa table et dans son carrosse, Huyghens est un autre de ses conseillers ; entre deux alfaires d'Etat, il lui montre des infusoires nouvellement découverts [1678. Voirlluygh., (âiuvr.. VIII, 9i). L'Académie des sciences, fondée en lfi66, logée au Louvre, est, comme l'Académie française, plus qu'elle peut-être, l'objet d'une sollicitude

1. Voir K. I^viïsc lliti. ih Fmace. Vil. î- pail., 172 et -.iiiv. On v trouvera une hibliograpliic du sigct.

Page 1