Un p^danl enivré de sa vaine science
Tnul hôriiiti^ <le ^rcc. toul boum d'an-ogancc, Kl qui, de mille nuteiim retenus mot pour mot, Dans sa ldt« entassés n'a souvent fait qu'un sot, Croit qu'un livre fait tout, et que, sans Arîstole, La raison ne voit goutte, et le bon sens radote. D'autre part un (galant, de qui loul le métier Est de courir le jour de quartier en quartier. Kl d'aller, i l'abri d'une perruque blonde. De SCS froide» douceurs fatiguer le beau monde, Condamne la science, et. blAmant tout écrit,. Croit qu'en lui l'igiiorancc est un titre d'esprit ; Que c'est des j^viis de cour le plus beau privilège El renvoie un savant dans le fond d'un collège (Sa(., IV, v, 5 elsuiv.i. 1. Il Dcsgensà qui l'étude n'a servi qu'A faire de leur teste une forteresse contre le «ens commun, oi'i la raison ne peut plus entrer sans brcchc; qui croyent cslj^ aussi habiles que tous les Grecs et tous les Latins, lorsqu'ils en ont étudié la langue; qui ne prononcent pas seulement d'un ton d'Oracle, mais qui s'en attribuent l'infaillibilïlé ; qui veulent que tout le monde se soumette i leurs décisions, qu'on les écoule et les respecte comme des Dieux sur terre ; qui bien loin de se Lmuver avec les femnies. de les regarder, et d'en aimer au moins quelques-unes, comme vos Précieuses, si dilftcilcH qu'elles soient, aimenl quelques hommes, font consister la vertu i médire de
tout le beau sexe, et à éviter sa rencontre, comme des hipocnndres et des hibous
. - Vous scavci mieux que moy. poiirsuî vit-il. quelles altérations la méditation cl l'Etude produisent dans ceux qui s'y appliquent. Le acur ac resserre ; l'imagination se fatigue, les yeux s'enfoncent cl se ternissent: le visB);i' devient pasle et morne, la mine sombi'e, mélancliolique, et chagrine ; la parole ruile. les manières grossières et mal polies. On s'enlnste, on se préoccupe, et l'on prend un esprit de conlradiction. de mystère et de chicane. Or les femmes estant d'un tempe ramment plus délicat que les hommes, elles seroicnt aussi bien plus susceptibles ilc ces mauvaises impressions. Et il ne leur faudi-oit plus que cela pour les achever dan» l'esprit de ceux qui ne les estiment déjà pas trop » (Poullain de la Barre, De l'Edacaliojt des Dames, 1874, p. 10, 13, 13).