UOTS KOL'VEAL'X ENTRES DANS LA L&KGUE
Hioistre (Jurîeu) aent qu'il > besoia sur la terre d'une autorité eontnignante (Bobs., Aoerl. aux Prot., VP, XCV, 757) ; la raison et la pudeur si importunes et si eontraignanle* (Id-, Max. sur U eom., 14).
eoalrMUr — * Pom . avec le aens de lutter, combattre, de même dans G. Miege. Pour le sens de être en oppoûtion, M.D.T. cite un texte de 1673, R. de Piles, Arl de Peint. ; cf. Rîcb. Le sena de lutte, accepté par A. est rejeté par A*. — De groupe conlrailit un noble agencement (Mol., IX, 540, Val de Gr.,v. 74J.
»on(r(M(pre«m! — Rich., dansH. D.T.; • Fur., Th. Com., A«; G A.
corUrè-ordre — nicb., dansH.D.T. ; *Fur., A.,A*; e Th. Corn.
contre-pente — Th. Corn., dans H.D.T. ; e tous les lexiques.
contre-porte — Fur., dans H.D.T. ,■ o tous les lexiques.
eonlre^empa est considéré par Bouhours comme asaei nouveau (Entr., 84) ; mais le mot est <> bien reçu », et il manquait à la langue {D., 53], Sorel obserre que le mot se dit depuis quelques années et qu'il a même servi de titre à une comédie de Molière (Conn. deib. liv., 1671, 398). De fait, on le trouve déjà au XVI', il n'est pas un néologisme. — * tous les lexiques. — Les exemples abondent : Ce contre-temp* pourra traverser vos desseins (MontOenry, Dape de toi-meeme, a. HT, se. 3) : il ne meurt pas un malade que sea parens, ou ses amis n'en accusent le Médecin... celuy-cy accusera la violence des purgatifs, cet autre ïe contre-lempt des remèdes {Bezançon, f.et Médecins i U centare, 1677, 336);DanBceco/i(re(enip«, Seleucus mourut; et Antiochus usurpa le Royaume sur son neveu (Bossuet, tfi'tf. I7/iir., 77-78).
conlre-virité — *Bich., Fur., A,, A'; & Th. Corn. — elle commença i me faire cent discours extravagans où elle habiltoit les gens de la Cour de la plus pitoyable manière du monde, et dont on eust fait de juates contre-verilez (Aratpe et Simandre, II, 107-108).
eontre-vitite ~ R)ch.,daas H.D.T.; * Fur.; e A., Th. Com,, A».
eonlrovertitte— *Poni., Duil., G. Miege, Fur., A., A*; e Rich.,Th.Com.;*L., qui cite Pascal : Perce, dit ce grand controveniate, qu'il ne croit donc pas le sacrifice de la messe (Prou., XVI, 293, éd. Lib. desBibl.); Je ne veux pas qu'on fasse toujours le ci>nfroeer«Ml«(Bossuet, 2* Intl. «. la Vers, du Nouv. Teit., 85).
eonvergeni (lat.) — Fur., dans H. D. T. ; O tous les lexiques.
eonverliateur — d'Aub., Sancy, I, 9, dans H, D.T. Renaud déclare le mot peu autorisé {Man. de part., 542). — e tous les lexiques, sauf Fur. — celuy... qui charge de plus d'opprobres et les eonverlUseurt et les convertis, demeura d'accord, qu'ils peuvent lousestrede vrais Chrétiens (Dossuet,/fM{. do Var., II, 545-546; cf. Id., Aœrt. aux Prot., IIl. g XXII, 232 ; /A., VI, § XCII, 755).
mnvulaif — e Pom., Duil., G. Hiege, Rich., Th. Corn. ; • Fur., A., A*; ces deux derniers lexiques donnent ausai le sens actif : L'ellébore est convultif. — J'eipliquerois par raison mécanique Le mouvement conoulti^des frissons (La Font., VI, 331, V. 188-189).
«>pa((esp.) — Th. Corn., dans H. D. T.
toq (cubinier, holl.) — Fur., dans H.D.T.; e A-, A'; * Th. Com.
coquetlerit— g Pom., Duil., G. Mic(,e ; «Rich., Fur., A., A»; » L. elH.D.T., qui fournissent de nombreui exemples. — la belle passion se ]>eul deiïendre; mais je ne sçay pas comme on pourroit protéger la coqatttrie (Segrais, Nauv. franf., 3* noue., 209-210) ; cf. Regnard, Dinoree, a. 111, se. 6; Monltleury, Dupe de »oi-metme, a. II, se. 1 ; Devisé, Let Damet vengfet, a, 11, se. 9). — On s'était servi aussi de coqaellùme qui manque à tous les lexiquoe ; Mets luy le coquelitme en tête [Scarr., Virg., I, ~71 ; Savante comme tu l'es, tu devrais te mettre k monter le eoquititme en Tille ; tu serais bientôt riche (Regnard, Coquette, a. I, se. 5; cf. L« Thete de» Damet, a.lll, se. S, Th. lui., VI, 60).
corniche (petite corne) — Sév., 78, dans H. D. T.; $ tous les lexiques, qui, saul Richelel, donnent dans ce sens cornichon (Pour ce dernier, voir aux mots bas). r-oronateur (lat.) est un mot de Port-Ro;al, condamné par Bouhours [Enlr., 139), qui doute qu'il entre jamais dans le Dictionnaire de l'Académie (D., 13). — o tous les lexiques.
eorporifier (comp. d'él. lal.) — Rich., dans H, D. T. ; Fur., Th. Corn. ; G
eotlamt (ital.) — Félibien, Princ. d'Arch., 1676, dans H. D. T.; e tous les lexiques. Le mot est donné encore sous sa forme italienne par Fénelon : un peintre qui iguore ce qu'on nomme il coitame, ne peint rien avec vérité [Let. à l'Acad., Projet d'un traité sur l'histoire, 94). coalamment — * G. Miege, Fur., A., A*; Q Poni., Duil., Th. Corn. — tout lui fournissait de quoi dire et instruire naturellement, aisément, coalamment (S^-Simon, 87, 131, cité par L.).
coupole (ital.) — Fur., dans H.D.T. ; * A., Th. Corn., A>. eourf-oétu — La Font., Il, 150, T. 4 ; $ tous les lexiques; * L., qui cite: elle
était crasseuse, courl-vétue (Fénel., XIX, S). courte-haleine — H.D.T. cite Gherardi, Th. IUt.,ll, 118, et Nicole, Lell., 36; © Pom., Th. Corn,; *G. Miege : haleine courte, Rich., Fur,, A., A'. — Le mot est dans Loret; Je n'ay colique, ny migreine. Je n'ay ny toux, ay eoarle- /iaIeiRe(l3 mai 1662, v. 7-8).
cravate— Q Pom.; • Duil., G. Miege, EUch., Fur., A., A*; * H. D. T., qui cite Berthod, Parié burleique, 136, Jacob. — Mainte noire et vilaine pâte Luy chifona tout son cravate (Loret, 11 juin 16S1, v. 85-86 ; cf. Id., 22 juil. 1662, V. 36]; je ne veux point... d'un beau-frére qui postule après une cravate de chHnvre( Regnard, Hom. k b. fort., a. III, se. 6). créole (esp.) — Fur., dans H.D.T. ; e Pom,, Duil., G. Miege, Rich., A. ; * Th. Corn.
et A'.
criant— *G. Miege : un abus criant; O Pom., Duil., Rich., Fur., A., A», —le fait est tropcn'ani pour eatre révoqué en doute [Goss,, Averl. aux Proi,, VI', § S3, 74S) ; Quel abus oseroit-on doresnavant reprocher à l'Église Catholique si on en avo&oit un si criant ? (Id., Ib., IV, g 2, 253). 'Tincrin (onomatopée) — Mol., III, 96, Fich., v. 824, dans H. D.T.; e tous les
lexiques; cf. Livet, Lex. Je Mol.
rrittallitaiion, — * Fur.; @ tous les autres lexiques qui donnent crislalliser.
MOTS ?iOUVIiAi:x OTRËS DANS LA LANGUE if<9
croqae-erapaadt — Q tous les lexiques. — Lazarile, fondons sur ces croqiieerapaax (Le Boul. de Chaluss., Elom. hypoc., a. I, Bc. 3).
«ruci/i»nl — S tous les lexiques. — otez les maximes crucifianUt (Massill., Mol. de eonu., dans L.).
«fiirattUr (subsl.) — * tous les lexiques.
eiitollin — *Poni., Duil,; e G. Miege; * Rich; e For,, A., Th. Corn., A*.
Dame-jeanne (proTenç.) — *Th. Corn.; @ tous les lexiques.
dandinant — Th. Corn, distingue entre l'esprit de rue et l'esprit de ruelle el définit le premier : Un esprit trop bourgeois. Un esprit dandinant, de ces Filles sens poids. Qui pour toute réponse à ce qu'on leur peut dire, N'ont qu'un, « vous tous mocquez ». et se mettent à rire {Caml. d'Org.,B. II, se. t)
— e tous les lexiques ; H.D.T. cite S>-SimoD, 6, U8.
danÊsat — Q tous les lexiques. — Jamais je n'ai tu une petite fille si dantante naturellement (Sévigné, IV, 3SSl. Le mot a été employé comme subsUntif par Molière : Les douie dantants sont... (VI, SOS, Patl. comique, se. 15).
daubeur — e tous les lexiques. — Quoi I contre le cfau/ipur vous le faites écrire (Montfieury, In-pr. de CH6l.de Candé, se. 1); De ce daubeur de mœurs, qui, sans aucun scrupule, Fait un portrait naïf de chaque ridicule |Id., Ib., SC. 3).
dtbulear — e tous les lexiques, — Voili un petit début qui n'est point sot,
— Ni la débuteute non plus (Regnard, Arleq. aux enfers, se. 10). débâcle — *Fur,, A., Th.Com., A*; e tous les autres lexiques. dfi€antl([t,l.)^ 'i'Pom., G. Miege, Fur. : se dit en quelques endroits au lieu de
doyenné. Th. Cora. ; e Duil., Rich., A,, A>. — M. le Cardinal de Janaon... chargé des affaires, dans l'attente du décanaf du sacré collège (Boisuet, Lettre» sur le QuiétUme, LXXXVllI).
déchaînement — Le mot est cité comme nouveau par Bouhours, i tort [Entret,, 9iVi. — * Pom., Rich., Fur.. A., A*;* L.,quî donne une foule d'exemples classiques.
déchiffrable — © tous les lexiques jusqu'à A*. — Une langue inconnue est déehi/frabU (Pasc, Pens., VII, 83, dans H. D. T.).
déclarément — mot de Port-Royal, mauvais selon Bouhours {Entr., 1391.
— 9 tous les lexiques, y compris L. el H.D.T. décompoiition — * A. el A' ; 0 tous les autres lexiques. dieoncerleinenl — S'-Simon, XI, 409, dans H.D.T.; @ tous les lexiques. déconseiller — Belleg., se demande pourquoi on ne dirait pas ce mot (Eleg.,
266). — * Pom., Duil.. G. Mie^e avec f, Rich., Fur. ; e A., Th. Corn., A". déconfenancement — © tous les lexiques. — su récit du déeonlenancement de
Vardes (Sév,, IV, 376], déerédttement — le dicréditement du genre humain IIji Bruy., II, H2, dans
H, D. T.). — e tous les lexiques.
dépeil (laL) — Fur., dans H.D.T,; e tous les lexiques, dé/riefeur — • Pom., Duil.,G. Miege,Fur,,A'; © A., Th. Cora.
difrUer — Q Pom., Duil., G. Miege ; * Rich. ; Fur., A., A». — cent petites boucles... qui soot défrUéet en un moment (Sévigné, II, 1*3); défrUe-jaoi ceci (La Font., V, SS3, v. 49).
dégradation (de Is couleur) — e Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur.; «A. et A*. — Leur dégradation dans l'etpace de l'air Par les tons diiïérents de l'obscur et duclair(Mol., IX, 551, ValdeGrice, v. 165-166); cf. exemples dans I,.
dégrader— & Pom., Duil., G. Miege, Rich.;* Fur., A.. Th. Corn-, A'. [Mol., IX, 544. Ka/deGrrfce, V. 115).
déitmt — e Pom,, Duil., G. Miege; * Rich.; e Fur,, A., Th. Corn.; * A*. — Qu'ils en concluent ce qu'ils Tondront contre le déisme (Pasc., Pen*., XI, 10 bis; cf. /A., XXH, 6); la voye ouverte au Dérime, c'est-i-dire è un Athéisme déguisé (Boss., Hi$l. det Var., I, 279 ; cf. flic. ecr. sur les Max. dea S., 194; Inalr. sur Je» Prom. de fEgl., 185).
déUle — Boil., Sat. XII, v. 234, dans H. D, T. ; 0 Pom., Duil., G, Mi^çe; * Rich., Fur., A., Th, Corn., A*.
délibérant — MM. Palru et Mezeray ont donné à l'Académie les épithetes de délibérante, députante et de remerciante (Put. , Faet., éd. Assel., 1, 193). — G Pom., Duil., G, Miege, Rich. ;* Fur., A., A».
délastrer — M" de Hotteville, dans H.D. T. ; e tous les Iniques.
dimaigrir [aae pièce de bois) — * Rich., Fur., Th. Corn.; Q A. et A*.
(fémiié — *Pom., G. Miege, Rich., Fur., A., A>; e DuiL.Th. Corn. — vou« avez été un peu démité (Regn., FUI. err., e. III, se. 4) ; Nous tenons ici le Prince d'Orange démité (Sév., VIII, 215).
démêlé — * tous les lexiques, sauf Th. Cora. — Voir le Lex. de Molière par Livet, etL. — Je vous dirai ensuil« que j'ai appris votre dém^f^ (La Roch., III, 97, Let., 28 sept. 1652) ; nos adversaires. . . voudroient qu'il (le Concile) eusl décidé tous les démeslez des Scotistea et des Thomistes (Bossuet, Hi*t. des Var., 11,645-6).
demi-castor (&11e qui n'est pas sage) — en ce sens @ Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A., A*; G L, et H. D. T. — Lepassage qui suîtestpeut-âtre la source où l'on a pria le sens nouveau, qui peu b peu a passé à celui de femme du demi-monde: Qu'est-ce que c'est s'il vous plaist qu'une demie Bile? — Mais une demie fille, c'est une Glle qui... dans l'occasion... Avei-voua jamais vu des castors? — Ouy, Monsieur. — Et bien, il y a des castors et des demi-eattors. Une demie fille c'est comme qui diroit un demy castor ; il j entre... un certain mélange qui fait... que. . . tout le monde vous dir« cela (Th. liai., Vf, 108, La Foire Saint-Germai/i, a. I, se. 7).
demi-crucifix (faire le) =: demander l'aumône, n'est que dans le dictionoatre de Duillier; cf. le Panéff. de J'Ec. des fem., 1664,1" entrée.
dépareiller — Fur.,dans H. D. T. ; * A., A* ; G Th. Corn. — je ne suis pas le premier Qui prend pour femme, et sans s'en méfier. Une fille dépareillée (Régnant, Souhaits, se. 2).
départager— Fut., dans H. D. T.; eA,,Th, Corn.;* A*. — il sera plaisant d« voir la grand'chambre s'aller faire départager à une chambre des enquêtes (Saint-Simon, 264, 31, dansL.).
MOTS NOtVEÀUX ENTRÉS DA>8 LA LANQLE 471
dépendammtnt — © Pom,, Duil., G. Miege, Rich., Th. Com,; * Fur., A., A». Voir L. qui cite BoBsuet, Conn. de Dieu, 327.
dépiquer (m), qui est fort i la mode, n'est pas approuvé par de Callières : eertaÎDS jeunes gens le disent si souvent que cela seroit capable d'en dégoâler,... un jeune courtisan étoit si charmé de ce mol qu'il te dèpicqvail sur tout. . . je bas hier de mauvais vin cliez Rousseau, il faut que je me dépicque à en boire de meilleur aujourd'huy de chez Tribouleau {Det mots à la mode, 43-5 ; V. Schenh, p. 46) ; « Ce verbe se met quelquefois au lieu de consoler ; et M. de Voiture s'en est servy en ce sens, quand écrivant à M. de Lyonne, il dit... ce gain là me d^piçup de toutes mespertes «[A,de B., iiefl.. 166).— e Pom.. Duil., G. Miege, Fur., A., Th. Corn. ; * Rich., A'. ■ diplorabUmtnt— Fur., dans H. D. T.; e A., Th. Corn.; «A>.
dépolir — Fur., dans H. D.T.; e A., Th. Corn.; 'A'.
dépotant — Fur., dans II. D. T. ; *A., A' ; e Th. Com.
dépoaettion — Fur., dansH. D. T. ; * A., A"; © Th. Corn.
déposter, qui est dans Richer(Oo. bouffon, 211) au sens de débarrasser, est indiqué par Richelet comme n'étant pas encore établi, et ne se disant que parmi les gens de guerre. Mais comme il abrège et qu'il est commode, Richelet espère qu'il s'établira. — © aux autres lexiques, sauf à Th.Corn,;* L., qui cite Saint-Simou. — il n'étoit pas facile de les dépoiter de ces hauteurs (Racine, V, 331, Siège de Namar).
détabutement est un root harmonieux, coromode et nécessaire, que le public devrait recevoir (Bouhours, Suite, 141). — © tous les lexiques; *L., qui cite Bussy-Rabutin.
désagrément, qu'on trouve en 1642 chez Oudin (detagreemenC) est considéré par Bouhours comme n'étant pas encore établi (iïeni.,50). — © Pom., Duil., G. Miege; *Rich. : n'est pas encor bien établi. Cependant il est dans la bouche de la plupart des Dames qui parlent bien, Fur., A., A*; © Th. Corn. — que le désagrément de sa physionomie donne de grandes idées de ses autres mérites! (Sévigné, II, 198-9; cf. 111,256).
désappliqaer est un très mauvais mot (Bouhours, D., 33), il ne platt pas aux maîtres et ne réussit pas dans le monde (Id., Rem., 552). — * Rich., qui cite Port Boial, Éducal. d'an Prince, Fur.
déiatlrister — © tous les lexiques. — Las! en l'état qu'il est, comment vous contenter? Donnez-lui le loisir de se détaltrister (Mol., I, 142, Étourdi, v. 563-S64); Bellegarde demande pourquoi l'on ne suivrait pas Molière (Eteg., 266).
détaveagler donne lieu aux mêmes critiques que désapptiqaer, de la part de Boubours [D., 33). — * ltich.,qui constate que le root, quoique employé par quelques bons auteurs modernes, n'est pas généralement reçu.
désenrkumer — Q Pora.;* Duil., G. Miege, Rich., Fur., A,, A'.
désespérant — © tous les lexiques ; • L. et II. D. T., qui citent Bourdaloue, Ej!h.,rt. Charité envers '
dêsobligtanl — * Pom.; © Duil.; * G. Miege, Rich., Fur.. A., A»; ©Th. Corn. — La vie est bien exposée, si pour... des gestes désobligeants, on
*>^ HISTOIRE SE LA LAKGCE FRAMÇA.I8E
peul tuer le rnoode en conscience (Pascal, 1, 1%, Prov. VU, éd. Gr. Écrtv.) cf. Mol., III, 345, Cri(. (/e rEc. rfej Fem., bc. 6; La Bniyère, I, 828 et Sévigaé, III, 7i, 6 mai 1673.
déioceapiklion est un root de Port-Royal, que Bouhours n'accepte pas [E/ttr., i'S9;ct.D., 33). ~*Rich., qui constate que le mot n'est pas encoreétabli. — lebon air, la vie réglée, la détoccupation (Sévigné, IX, 525). —Quant au verbe, il est l'objet des mêmes critiques de la part de Bouhours. — * Bicb., A'. — des gens fades, oisifs, désocciipé» (La Br., I, S89).
détaeunri — Beltegarde constate le grand emploi qu'en font les femmes, et ne trouve le terme supporUble que dans la conversation {Eleg.. 303). - e tous les leiiques; *L. et H. D. T., qui citent M"' de Maintenon.
deipotùme — 0 tous le» lexiques ; employé par Féneton, DireeUon pour la conMcknce d'un roi, 88, dans L.
dHuniuant — 0 tous les lexiques. — le péché, qu'on veut confesser n'a plus, pour ainsi parler, cette force déianasanle (Bossuet, Etlalt d'OrMon, 3*9),
dilonAiion — VuT., dans II.D.T, ; © A.; «Th. Corn.; Q A*.
détrompement — © tous les lexiques; ♦ H. D. T.,qui cite M"" de MotteviUe, Mém., IV, Si.
diagnoêlic (grec) — MoL, Poiirc, a. I, se, 8, dans H. D. T. ; © Pom., Duil., G. Hiege, Rich., A. ; * Fur., Th. Corn., A*.
diuecleur (formé d'un rad. lat.) ~ 0 tous les leiiques, sauf Richelel.
divergence (lat. se.), 1671, le P. Chérubin, Dioplr. oeuL, 157, dans H. D. T. ; Q tous les lexiques. — Divergent du même auteur n'est que chez Furetière.
ioeleur = médecin — 0 Pom.. Duil. ; • G. Miege, Bich., Fur., A., A*; 0 Th. Corn. — Asses d'autres Docteur» d'une étoffe plus mince Se seraient cod~ tentex du rapport de leurs yeux CBoursauIt, Med. volant, se. 9) ; Il n'est point de voisin, il n'est point de voisine. Qui,. . . Ne nous ait envoyé quelque docteur nouveau (Montfleury, DameMid., a. Il, se. 5).
dogmatiquement — 0 Pom., Duil., G. Miege, Rich.;* Fur., A.,A*;0 Th.
Corn. — Voir La Bruyère, 1, 243.
drôlemenl— © tous les lexiques, sauf Bich. et A*; * L. et H. D. T. dupurie — © Pom., Duil., G. Mioge, Rich. ; • Fur., A., A"; *L. et IL D. T.
EbinUle — © Pom., Duil., G. Miege; * Bich., Fur., A., A'; © Th. Corn. ; * L. et II. D. T. — Vaugelas la ignoré ou évité (II, 78).
effacement —fort nouveau, suivant Bouhours (D., 15). En 1693, il ne le considère pas encore comme reçu (Suite, 294). — * Pom., Duil., B. F. ; © Rich., Fur,, A., A» (qui donnent e/^açur.-]. Th. Corn.;* L. elH. 1). T.
éSroH«i»re— Liger, , Voue. mai», rust.. dans Delb., Bec, cité par H. D. T.; e tous les le.tiques ; * L. et IL D. T. — je vais voua présenter un époux qui vaudra bien cette vilaine égoutlare de bassin [Regnard, Hom. A b. fort.. a. Ill.sc. 8i. Ilcslprabahle que le mot était ancien dansls langue parlée.
MOTS KOUVEAi:]L ENTRtS DANS LA LANGCE 473
élance — Q tous les lexiques ; 0 L., H. D. T. — ma pauvre àme en ilance. Cherche, travaille, sue, efface, ajoute, écrit [Begnard, Ep. i l'abbi de Bendvoglio).
élattiqae— e Pom., Duil.. G. Miege. Rich, ; * Fur., A., Th. Com., A';*L.et H. D. T.
élUion (lat.) — G Pom., Duil., G. Miege, Rich. ; * Fur., A., A' ; e Th. Corn, ; • L.etH. D. T.
émUi»ire{lot.) — ePoni., Duil.; * G.Miege,Rich.,Fur., A., A"; 0 Th.Com,; *L. et H. D. T., qui cite Maucroii, Hiil. du SchUme. 1685, II, U9. — Je n« m'étonne pas. . . qu'il parte de ces lieux des imU$airei pour savoir. , , qui a descendu à terre avec un argent frais (La Bruyère, 1, 8S0).
empurfefnent BU seasactuelestdu XVII* siècle. D'après Sorel, ce mot serait un de cens que M"* de Scudéry a été la première i employer par écrit; il a tout i Tait remplacé trantport d'esprit (Co/in. dea b. Ueres, 1672, 404, 402, i07, etc.]. Bouhours signale le mot comme nouveau (En/r., 84) et bien reçu {D., 53 ; cf.. Rem., 465).— * tous les lexiques, sauf Th. Corn. ; * L. et H. D. T. Les exemples abondent.
encoiffer (s') — e tous les lexiques; * L. ; e H- D. T. — si on y songe trop, on s'entête et on ï'e/icoiyT'e (Pascal, Pen»., Art. III, éd. Havet, 1, 30).
enivrement est un de ces mots que Bouhours n'accepte pas, parce qu'ils sont trop vieux ou trop nouveaux (i>., 14-16). On eu a un exemple au xii< siùcle dansH.D.T. Il n'est ni dans CotgraTe ni dans Nicot.Onle trouve dans Monct. Barbier d'Aucour rapporte l'opinion de gens éclairés et d'Académiciens qui le déclarent bon, surtout dans les matières morales [Sent., 84). — * Pom., Fur. au sens propre seulement, A>: son plus grand usage est au figuré; O tous les autres lexiques. — Nous croyons avoir entrevu un épisode d'un jeune prince, au milieu de l'enivrement qui la rendoit si troublée (Sévigné, III, 93-94); Ils ont adoré non seulement les dieux Romains, mais encore Rome elle-mesme et ses Empereurs : c'est-là aussi leur enyvremeni (Bossuet, Apoc&l., 359 360).
tntredevoir [i') — Corn., Cii(., a. III. se. 1, dans H. D. T.; e tous les lexiques '.
enviiagement ~ Q tous les lexiques; *L., qui cite Th. Corn. : Ai-je d'un assassin Venvitagement blême ? (Geot. de loi-metme, a. III, se. 7) ; © H. D. T. — On trouve le mot au flguré : le Génie. . . est une source de Pensées et d'Envitagemeiu {Bary, Rhet.fr., 1653, 67).
épigraphe (grec) ^ * Th. Corn. ; © tous les lexiques ; * 1.., H. D. T, éqaipement signifie ■ la provision et l'assortiment de tout ce qui peut servir à la subsistance et à la seureté du vaisseau ", et il faut le distinguer d.'iqaipage qui signifie le personnel du vaisseau (Bouhours, Suife, 321-323). — *Pom., G. Miege, Fur., Th.Com., A'; e Duil., Rich., A.; *L. et H.D.T., qui cite Guillet, Art de la Navig., 1678.
I. On ne peut rien conclure de l'absence d'un mot composé avec entre. Puretière, i ce mot, cite un assez grand nombre de verbes, en laissant entendre qu'il y en a d'antre*. L'Académie, en 1718, avertit qu'elle ne mentionne que les plus usités.
474 HISTOtHE DB LA LANGUE FRANÇAISE
fraflure— * Pom., qui cite Mézeray, Pur.. A., A*; © Duil., G. Miege, Rîcb., Th. Corn.;* L. et H. D. T.
tteadronner — Fur., dans Il.D. T., qui cite Saint-Simon : On n'y apprend que l'exercice et k eicadroaner (XIV, 112] ; * A., A*. On trouve aussi un aeaa figuré chez Pur.; être de bon accord, de bonne intelligence. — les Capilainesde chevaux-legers... demeureront désormais scparex desdits Regimens ■ans qu'ils puissent i l'avenir eicadranner avec leurs Compagnies (Bussj- Rab., if^ni., I,506|.
etpiégkru — © tous les lexiques, sauf A. et A' ; * L. et H. D. T., qui citent Ssint-Siroon .
etlafèlle (ital.) — Fur., dans H. D. T. ; © A. ; * Th. Corn., A» ; * L.
eilompt — 0 tous les lexiques ; *L., H. D. T., qui cite Mim. deTAe. de* Se., 16B6.
élat-major ■— Q Pom., Duil., G. Miege, Rich. ; • Fur., A., Th. Corn., A' ; * !.. et II. D. T., qui cite Guillet, Art mU., 1618.
étioler — La Quintinie dans Trév., cité par H. D. T. ; O tous les lexiques ; * L.
élourderie est assez nouveau, et se dit dans le discours familier (Boubours, item., 354]. C'est un tenue de conversation, qu'on ne doit point trop employer, sous peine d'être précieux (Beltegarde, Eleg., 300-301). ~> @ aux lexiques, sauf à A,. Th. Com., A»;*L. et H. D. T.
exagérear — Q tous les lexiques ; * L. et H. D. T. , qui citent Sévigné. On disait aussi exagiruteur, qui S tous les lexiques, sauf A. et A* ; * L. et H. D. T. — c'est un homme... point du tout exagéraleur incommode (Hol., VII, 410, Am. magn., a. II, se. 2; cf. Baliac, !, 533].
excentriciU (lat. se.] — Fur., dans H. D. T. ; e A.; *Th. Com., A'; * L.
ez^^e (lat. grec) — Cl. Chastelain, Martyrologe, Anae Trér., citéparH.D.T. ; @ tous les lexiques ; * L.
ejchumer (bas lat.} — Fur., dans II. D. T. ; * A., A» ; e Th. Corn.; * L.
exigible — © Pom., Duil., G. Miege;* Rich., Fur., \.,\*; & Th. Com.; *L. et H.D.T., qui citentPatru d'après Rich.
exprimable — © tous les lexiques, sauf .\. et A';* I., et H. D. T., qui cite
Comtesse de la Suie, Poet., dans Trévoux. exlincleur (lat.) ~ Uufresny, Dédît, se. 6, cité par H.D.T.; © tous les
Factice (lat.) remplace failii— Fur., dans Il.D. T.; *A., A*; © Th. Com.
failli (qui a fait faillite) — © Pom.. G. Miege, Rich., A. ; * Duil., Fur., Th. Corn., A«.
fainéanter — Fur., dans II. D. T. ; * A., A*; © Th. Com.
falbalas (or. incert.) — la mode et le terme sont nouveaux (de Calliéres, De» moU à la mode, 178-179; v. Schenk, p. "1]. — © tous les lexiques, sauf A', — les femmes de Paris. . . elles n'inventent point de modes qui ne servent à cacher quelque défaut. Falbala par haut pour celles qui n'ont point de hanches ;