MOTS NOUVEAUX EKTRË8 DANS LA LANGUE
celles qui en ont trop le portent plus bas (Regnard, AUendes-moi tout Forme, se. 6); Dansvo» pocbea, voyons dans votre /a/iala (Baron, le Jaloux a. m, se. 6).
fanittiame — © tous les leiiques, sauf A'. — On regardoil,, , , comme un fanalitme... ce térooig:nage du Saint Esprit [Bossuet, Hàl. de» Tar., II, 602) ; ce seroit une illusion trop manlleste, ou, pour enfin trancher le mot, un franc Fanatisme (Id-, Auerl. aux ProL, III, § 25, 328 ; cf. Id., Din. ter. tar le* Max. de$Saint$, LXXet 101).
farniente (ital.) — © loua les lexiques. — personne n'est plus touchée que moi du far nienle (Sév., V, 60).
fatigant — * tous les lexiques, sauf G. MiegeetTh. Corn. — De leurs vers /att- ^anfs lecteurs infatigables (Molière, IX, 143, Fem. San., v. 958].
fatuité (lat.) — Bouhoursle considère commedouteui(0., T). 11 était dans Oudin (Cf. tome ni, 89). Ménage l'appuie (0., Il, 22), ainsi qu'Andry (Refl., 227). — ePom., Duil., G. Miege;*Bicli., qui cite Port-Royal, mais sans considérer le mot comme généralement reçu. Fur., A., A'. — Cette fatuité de quelques femmes de la ville, qui cause en elles une mauvaise imitation de celles de la Cour [La Druy., 1, 292; cf. 1, 332).
fécale (lat.) — * Fur., Th. Corn. ; © partout ailleurs.
ferrailler— & Pom., Duil., G. Miege, A., Th. Corn. ; • RIch., Fur., A*. — J'ai fait rage au sai-tàt, j'ai fêraillé, paré (Quinault, La mère coçuelie, a. I, se. 4); Un petit enragé, qui féraille sans cesse (HontQeury, Fille Capitaine, a. II, se. 5}; j'aimeà/erra(lter(Regnard, Fol. am.,a. I,sc. 6).
ferrailleur — * Fur. et A' ; © partout ailleurs.
fiacre (voituref — 1651), Ménage, Orig., dans II.D.T. ; © Pom., Duil., G. Miege, A.,Th.Com.;* Rich.,Fur., A».— Vous criez plus fort qu'un /iacre mal graissé (Regnard, Co^ueffe, a. 1, se. 9); Un/îacre, me couvrant d'un déluge de boue. Contre le mur voisin m'écrase de sa roue (Id., Méneckme», a. Il, se. 3). Le mot signifie aussi cocher de fiacre.
filigrane (ital.) — • Pom., G. Miege, Bich., Fur.; e Duil., A., Th. Corn., A*. — si vous voulez mettre b prix cet amour-là. Je vous en donnerai tout ce qui vous plaira: celte boite de filigrane (La Font.,V, 149).
filoutage — Q tous les lexiques; * L. et H. D. T., qui citent Retz. — Elles sont toutes deux d'accord du ^foutai;e (Th. Corn., Charmede la voû.a. III, se. 2: cf. Id., Am, à la mode, a. IV, se. 4).
filouter — B Pom., Duil., G. Miege ;* Rich., Fur., A., A»; © Th. Corn. — Lesdits sieurs Filouz dépites D'être, euz-mesmes, les filoutes. Tirèrent. . , surlecarosse (Loret, 6 janvier 1656, v. 231-234). H. D. T. cite Pascal (Prot)., VI, éd. Gr. Écr., 1,148).
finimenHUaï.) —1676, Félibie n, Princ. <farcAiiec(ure,dans H. D. T.;* Fur. et Th. Corn, seulement.
flanelle (angl.) — Ménage, Dict. élym., dans H. D. T. ; © tous les lexiques, sauf A*.
fîibuttUr{ou fribuilier) (angl.) — 1667, le P. Dutertre, llist. dei Anl.,ni, 151, dan8H.D.T.;0Pom.,Duil.,G. Miege, Rich. ;• Fur. ;© A.;* Th. Corn., A».
fonlange ~ © tous les lexiques. Voir L., H. D. T. et Hug. — ...cette qualité.. . eaquoy coasiate-t-elle? Est-ce. ..A hausser sa /bnfanj^e en coquette éventée- (Hauteroche, Bourg, de quai., a. I, se. S); ud amant qui a'exprime son amour qu'avec des font&agei et des bas de soie, se morfond dii ans derrière leur porte (Re^nard, Divorce, a. 1, se. T; Id., Uom. A b. fort., a. Il, se. 5).
/bW-t^iu — Fur., dans II. D.T.; * A.. Th. Corn.; e A»;— Je hais ces forle^Juiqui, mal^é tout leur bien, Sont un jour quelque chose, et le lendemain rien (Rognard, DUlrail, a. I, se. 1 }.
friooUlé — Régnier- Des ma rais, cité par H. D. T. ; 0 tous les lexiques.
funéraire (lat.) — Rich., dans H. D. T.; * Fur., A., Th. Com., A'. D'aprèsces lexiques, le mot ne se dirait que dans la phrase : les frais funéraire*. Th. Corn, donne cependant; colonne funéraire.
furer (lat.) ^ voler, est un mot réemprunté par Chapelain : Je Vay furée deluy pour vous (I, 6S7). — G tous les lexiques. Ou peut le considérer comme « aventurier ".
Gangue [ail.) n'est signalé par H. D. T. qu'en 1701, dans une réimpression de Fur.
ginéalogiàle — Rich., dans II. D, T.; * Fur., A., A'; e Th. Com. — Adieu. Jevai trouver un (^^nRafo^iile (Poisson, Comci^ieaant litre, a. 1, se. 2).
gentilhommerie — Mol., G. Dandin, a. I, se. 3, dans H. D. T. ; G Pom., G. Miege, Fur,, .V,, Th. Corn., A'; * Duil., au sens de petite maison de campagne; Rich. donne en plus le sens de qualité de gentilhomme. — Leur Gentilhommerie étant toute en paroles (Th. Corn., Bar. d'Alb., a. II, se. 9). — Dans un sens méprisant on trouve gentilhammaille ; Su[Std*êtreenr61é dans la Gentilhammaille (Boursault, Mats à la Mode, se. 12}. — Q tous les lexiques.
gigantesque {iul.) — e Pom., Duil., G. Miege, Bich; * Fur., A.,A>; e Th. Corn. — Gritonio le gigantesque Conduisoit l'horreur et la mort (La Font., IV, 400, V. 72-73; cf. Sévigné, V, 332).
gigogne (dame — ) — © tous les lexiques. — Evitez la fureur de ces Dames Gigognes (Poisson, Foux divert., a. II, se. 8). — L. cite le mot avec le sens de danse (Dangcau, I, 173).
gigue (angl.) — © Pom., Duil., G. Miege ; •Rich., Fur., A„ Th. Corn., A*. Le mot a aussi le sens de fille gaie el enjouée (Fur.), mais alors il est considéra comme bas (A., A'). — il se passe peu de soirs qu'il ne m'endorme avec une Allemande, et peu de matins qu'il ne m'éveille avec une Gigue (Costar, l^tt., I, 333).
graeieuier, signalé comme du bel usage par de Callières (dans L.) est donnicomme appartenant au style familier par A *, seul lexique où le mot se trouve. — Quand il gracieuse (Grimai'Cst, Com . de Lell. .177); Mademoiselle, ne seriez-vous point par hasard de ces chauves-souris apprivoisées, qui gracieusent le bourgeois et lui proposent la collation (Regnard et Duf., £.» Foire Saint-Germain, a. I, se. 8).
gradin {iia\.) — * Pom. ; © Duil.; * G. Miege, Rich. qui restreint le mot it n'être qu'un terme d'église, Fur., A., A'; ©Th. Corn.
MOTS NOUVEAUX ENTRÉS DANS LA LANGUE i77
griffonnage — © Potif., Duil., G. Miege, qui donnent ^rij^b/inemeni; * Bicli. citant Gombaud, Fur., A., A*; e Th. Corn.
privai» [soldat, de grivoite, ail.) — Dominique, Fille sav., cilé par 11, D. T. I-e mot est donaé par de Callîères comme nouveau et comme bon k renvoyer en gata\sQii{De$ n\oli àlamode, 9B-100; v. Schenk, p. S4}. — O Ioub les lexiques, 8«uf A', — Un ustensile comme moi n'est pas à l'usage d"unffWooM(B^n8rd et Duf.,CAinoM, a. III, se. 6).
Hâblerie — * tous les lexiques, sauf Th. Corn. — Le mépris i|ue je fais des kahlerieM (Cbap., Let., U, 50, 1659) ; il Faut mettre quelque dilTerence entre un Docteuren Medecinc,etun Médecin de théâtre, qui par la rajùditédcses hablc rie» arreste la populace autour de soy fBezançon, les Médecin» A la censure, 217).
halear — O tous les lexiques, sauf Richelet.
halUr ($e) — PelUsson, Lell. hi$lor., 169, dans U. D.T. ; e tous les lexiques.
Aaiym (arab.) — 1697, d'Herbefot, Bibl. Orient., dans H. D. T.; e loua les lexiques.
Aarpigner {te] ou barpiller (te) — Tallemant, Uislor., VII, 141, dans H. D. T.;
* Ricb. : bas et burlesque; Q tous les autres lexiques. Duil. donne se karpouiller.
harponneur — 1671, dans Delb., fiec., cité par H. D. T.; * Kui-., Th. Corn.; 0 lous les autres lexiques.
Aaoresac (ail.) — e Pom., Duil., G. Miege; * Rich., Fur., A., Th. Corn., A'; L. et H. D.T. — As-tu ce qu'il te faut dedans ton Aarre-tac'?(Montfleury Fille, Capitaine, a. V, se. 7).
hebdomadaire (lat.) est signalé daas Sarrazin par Furetière ; & Pom., Duil., G. Miege ; * Rich., A., Th. Corn., A'. Le mot n'est que substantif chez Rich. et Fur. ; il désigne le religieux qui est de semaine. Avec A. l'adjectif apparaît. Th. Com. t eut qu'on dise /le^cfontacf fer pour le substantif.
kébraXtant — e tous les lexiques. H. D. T. cite Vigneul-Marvitle, 1699, MéL J'hUt., 1, 238.
A^Jio«côpe(comp.d'él. grecs.) — P. Chérubin, Ciopir. oeu/., 303, dans II. D. T.;
* Fur., Th. Corn.; @ tous les autres lexiques.
Mmaloie (grec) — * Fur., Th. Corn. ; @ tous les autres lexiques.
kérélieiU attribué li Fénelon (H. D. T.) ; e tous les lexiques.
héroïsme — © tous les lexiques, sauf A. et A '. H. D.T. donne comme premier exemple un passage du P. Rapin en 1668. Le mot avait déjii été risqué : vous devez renoncera la Sagesse et à Vlierohme. Cependant je doute que ce dernier mot se trouve dans le vocabulaire de M. de Vaugelas, et je crains qu'il ne nous soit défendu l'année qui vient (Coslar, Lell., II, 47).
hétérodoxe [gi-ec) — Fur., dans II. D.T. ; * A., Th. Corn., A'.
hétérogène (lat. grec) — Pascal, E»p. géom., 1, dans H. D.T. ; G Pom., Duil., G. Miege;* Rich., Fur.; 0 \. ; * Th. Corn., A*.
hitlorielte ne se disoit point du temps de Ronsard et se dit présentement ; ... ce mot entre mesmn dans les livres ■ Bouhours, Rem,, 202; cf. Renaud,
418 HISTOIRE DE LA LANGUE FltAN<;AI8B
Man. de/inrl«r, 24). —0 Pom., Duil., G. Miege, Bich., Th. Corn.;* Fur., A., A^. — C'est en 1657 que TallBaiant l'a inscrit en tête de soa lÏTre. Sans m'arrester davantage aux kUlorielles que M. Burnet nous rapporte (Boasuet, Uitt. det Var., 1, 406) ; il récite des hUtorUtte» qui y sont arrivées (U Bruyère, I, 218}.
AomÂre (esp.) — $ tous les lexiques, sauf A*. H, D. T. cite La Bruyère : pour un cinquième fa r Aombre ou au reverûs (I, 284; cf. II, 101), — Le jeu est nommé du nom français correspondant: homme par Sarazin [Œuv., II, BO).
hongrer — P. d'Ablanc, l'Afrique de Marmol, I, 49, éd. 1667, cité par Bicbelet, dsos H.D.T.; e Pom., Duil., G. Miege; • Bich., Fur.,A.,A*; & Th. Corn,
horlogerie — Rich., dans H. D.T.; 0 Fur., Th. Corn.;* A., A*.
hort~d'oeuvre — L'expression ne s'applique d'abord qu'à l'architecture : une balustrade qui se jette hon d'teuvre (Pom., G. Miege), un cabinet hon d'auvre (Th. Corn.]. Le sens s'étend ensuite à certains mets [Fur., A., A *). Puis on l'applique même )i un homme qui se trouve dans une compagnie qui ne lui convient pas, et b laquelle il ne convient pas (A*). On verre plus loin quel sens lui donnent les professeui's de rhétorique (Cf. au chapitre de la phrase). — H. D. T. cite La Bruyère : il n'oublie pas les hon-d'œavre, le fruit(Il, 56); J'écris ceci Aort tfœuDre, pour vous divertir (Sévigné, V, 234).
houblonnière — Bich., dans H. D. T. ; * Fur-, A» ; 6 A., Th. Com. ; • L., qui cite S^-Simon.
huisard (bongr.) — * Pom. ; © DuiL, G. Miege, Bich. ; * Fur. ; © A. ; • Th. Com-, A*.
hydroilatique (comp. d'él. grecs) ^ 1695, D. Papin, Bec. de dit. pièce», 70, dans H. D. T. ; n'est que dans A».
kygromilre (comp. d'él. grecs]— 1666, Mim.del'A. ifM Sc.,13,dans H.D.T.; n'est que dans Fur. et Th, Corn, qui donnent : hygromètre ou hygrotcope^
hymen (lat. grec) — e Pom., Duil.', G. Miege; *Ricb., Fur., A., Th. Corn., A *. — Le mot est en 1650 dans Corneille : . . . j'«i voulu Vous faire un hymen de ma main [V, 475, D. Sanche, v. 1386). Cf. le Cid, éd. 1660, v. 168, et Montfleury, Criap. Gentil., a. III, se. 8; a. V, se. 8; Coméd. poêle,». V, se. 5; Dape de toi-mesme, a. III, se. 4 ; Poisson, Comédie sant titre, a. lil, se. 4; du Verdier, Le Flatteur, a. V, se. 10. Voir les lexiques de Bacine, La Fontaine et Molière.
kypocondre (lat. grec) n'était qu'un substantif technique de l'anatomie, chez Pom., Duil., G. Miege. L'adjectif apparaît avec Richelet. * Fur., A,, A*; @ Th. Com. — Ménage approuve Boileau de l'avoir employé au lieu de hypo~ condriaque {0., I, 475-476). De Templery n'était pas du môme avis : cette facondeparleréquivautàdireun homme poumon pour pulmonique, pensait-il (Enl. à Madonle, 285). ~ H. D. T. cite La Bruyère et Boileau. Cf. Son Aypocon<fre de mari (La Font., I, 18S, v. 16). Elomire hypoeondre est le titre d'une comédie de Le Boulanger de Chalussay. L. cite un exemple de Régnier.
Iconoclaste (grec) — *Fur. et Th, Corn, seulement. — Ce fut par là que commenccrent les violences des Iconoclastes, c'est à dire des Brise-Imagea (Bos suet, Hist. Univ., 1*3).