MOTS NOUVEAUX ENTRÉS DANS LA LANGUE
iconographie (grec) n'est que dans Richelet, avec le sens ordinaire et comme
terme de fortification (Littré dans ce dernier sens donne ichnogrtpkie). identique (Ut. scol.) — Fur., dans H. U. T. ; * A* ; @ tous les autres lexiques.
imbroglio (ital.) — le détail causerait un imbroglio qui ferait tout abandonner [BoaBttei, Leil.tur le Qniél., eux, cité par H. D. T.); e tous les lexiques.
immatriculation — H. D. T. cite il tort le Fur. de 1701 comme premier exemple; * Pom., Duil., G. Miege. Le mot disparaît dans les lexiques suivants.
immeMément — S'-Simon, XII, 81, dans H. D. T.; © tous les lexiques.
immtnemmenl — S'.^imon, XII, 85, dans H. D.T.; $ toua les lexiques.
immixtion (Ut.) —1701, Fur-, dan» H.D.T.
impttienl»nt — M"* de Maintenon, Leff.,48ept. 170i, dans L. et H.D.T.; O tous les lexiques.
impatienter — Nicole, Buaia de Morale, I, 67, dans H. D. T. ; e Pom., Duil., G. Hiege, Ricb., Th. Corn,;* Fur,, A., A». — Le pronom ioal ne manque qu'i Duil. et à Th. Corn. C'est l'emploi le plus ordinaire d'après Fur. — M" de Chevreuse comroencoit h l'impatienter (La Roch., II, 78) ; ce n'est pas la peine de t'impalienter (Sévigné, VIII, 163).
inaugural — ChapeUin, i.af., dans Delb., cité par H. D.T.;e tous les lexiques.
incartade (or. inc.) — Corn., IV, 152, Menteur, v. 225, cité par H. D. T. Le mot est très bon (A. de B., Suite, 160).— Q G. Hiege et Tb. Corn, seulement. Voir le Lex. de Mol. par Livet.
indicateur (Ut.) — 1690, Dionîs, Anatomie de V homme, lii, dans H. D. T. ; 0 toua les lexiques.
indienne — M. D. T. cite comme 1" exemple, Mol., Bourg, genl., a. I, se. 2. Le mot se trouve avant : En Indienne», en Ecrans, En des Montres-d'or et Cadrans [Loret, 2 mars 1658. v. 95-96) . — * Ricb. et Fur. seulement.
iixdiginat — i699, d'Albérac, Anecd. de Pologne, daaa H.D.T.; $ tous les lexiques.
indigo (esp.)— 1658, de Rochefort,Aift.naJ.ef mor.de* Anlille*, Aaaill. D. T.; *Fur. et Tb. Com. seulement,
in~douze— * Pom. ; @ Duil., G. Miege ; * Ricb., Th. Corn., A*. Furetière h l'article rfouiedonne: un livre en douât. Mais il a écrit: on doit payer davantage la dédicace des livres in-folio que des in-quarto, et que des l'n-octaeo ou des in-doate {Rom. Bourg., Il, 106).
infamant a été employé par Patru que cite Richelet, premier lexique oîi le mot est donné. • Fur., A.; © Tb Corn.; * A'.
infériorité ^ 1642, Oudia, dans H.D.T. — se dit quelquefois; et M. Racine s'en est servy fort à propos (A. de B., fîe^., 265). Hais Renaud blftmelemot {Man. déparier, 515). — e Pom.;*DuiL; gG. Miege;*Rich., Fur., A. ; 0 Tb . Corn. ; • A*. — Ostei du nom de ministre l'infériorité et la aujétion (Bossuet, Aeert. aux Prol., VI, g 36, 516).
infimiti — Saint-Simon, XV, 319, dans H. D. T. ; e tons les lexiques.
in-folio — voir è in-doate. — * Fur. seulement. Le mot est donaé par Ménage {O., I, 431).
(n-oc(ai>o est aussi donné par Ména^(0., I, 431). — $ tous les leiiques,
in»idialeur (Jat.) est un mot de la façon de Port-Royal [Bouhours, Entr. , 139) ; mais il est douteux qu'il s'établisse (Id., Bem., 114-ii). — * G. Miege.Ricb.: il n'est pas en usage ; Q tous les autres lexiques.
t'ntinuanl — l'esprit iminuanl est une expression à la mode (Sorel, Conn. det b. tiv., 1671, 372,373 et 388). — e Pom., Duil., G. Miege, qui ne donnent le verbe qu'avec le sensd'enregittrer; *Rich., l-'ur., A.; © Th. Corn.; * A'. — [Le duc de Bouillon] avoit une éloquence facile, aaturelle, insinuante (Lm Roch., 11,427); il y a au monde un certain peuple agréable, iniinuant (La Kont., Vin, 1S6, Piyché, liv. II); le villageois est doux et intinaant (La Bruyère, II, 8B) ; M. Burnet, sous le titre insinuant d'Historien, décide ainsi des antiquité! (Bossuel, Hitl. de» Var., I, 449); Le curé... laschera de le faire entrer (le récit]... dans l'esprit des enfans, en le leur faisant de la manière la plus rive ou la plus insinuante (Id . , Calechitme de Meaux, 55).
iniolenter — S>-Simon, VII, 452, dans H. D. T. ; $ tous tes lexiques.
inlérettant — • A ' seulement.
intermédiaire — 1678, Ph. Bomier, Conf. de» jVouc ord. de L. XIV, art. 7, titri- 3, de Vord.de 4667, dans II.D.T.;* A>, mais seulement dans l'expression: gages inlermédiairet.
inierraptear — ^ tous les lexiques. — .\rrias prend feu contre l'inlerra pleur {U Bruyère, I, 218).
intervertiaienKnl — Q touBleslexiques;*L., H. D. T., qui citeS'-Simon(lX, 35).
inlrigvear — * Pom., Fur., A. ; © touâ les autres lexiques ; Il est à remarquer que A ' ne donne plus le mot, — je savois bien qu'elles (les Carmélites] étoient... des intrigueutei..,; mois je ne croyois pas qu'elles fussent des empoisonneuses (Sévigné, V, 364). ^ Intrigant est également nouveau ; d G. Miege, Rich., Th. Com. ; * tous les autres lexiques ; II. D, T. cite La Bruyère; 1- Bourdaloue et Regnard. — Ai-je l'air d'une fille intriganlel (La Font., VU, 407, v. 80).
investistement — * .\' seulement.
Mofer — Avant Fur. on ne trouve que l'adjectif isolé ; Fur. déclare d'ailleurs que le verbe est moins d'usage que le participe ; c'est un terme d'architeclure. A* fait la même observation; 0 tous les autres lexiques. Voir isole au chapitre : Distinctions de sens.
inâpectaleur — e tous les lexiques. — curieux lecteurs et inspeetaleurs desdites inscriptions (Mol., III, 84, Fâcheux, a. III, se. 3).
insultant — & tous les lexiques; Bossuet, Eliv. (. les Mytt., VI, 14, dans H.D.T.
interpolaleur — 1671, Us et roui, de la Mer, dans God., cité par H, D, T. ; e tous les lexiques.
immanquable est assez doux, il pourra être retenu (Sorel, Conn. dei b. lir,.
MOTS NULVEAUX BM'BËa OASS LA LA.NGLE 481
1671, :tSâ). Bouliours a vu naitre ce mot et il est né a*ec bonheur {Hem.,
3+3).— e Pom., Duil.,G. Miege;«Rich.. Fur., A., A»; e Th. Corn. '. immal^rialiU — Pascal, Pent., XXV, 31, dans II. D. T. ; e tous les lexiques, immodéralion (lat. i, bien qu« datant du xv' (II. D. T.), n'est pas encore reçu
selon Rich., (|ui est seul b donner le mot. Bouhours ne le croit pas françai»
[Rem., 230).
immorli/ii |Iat. eccl.) est un inot de Porl-Hojal (Bouliours, Knlr., 139], mais qui ne déplaît point autant à Bouliours qu'à Ménage [Id,, Htm., ii23'. —
* Pom., Duil., G. Miege avec i, Ricli.; G Fur., A., Th. Corn. ; * A";
* ll.D.T,, qui cite Bossuet, Oueerlure d'une eUile, 1" exbort. im/ianJonnable est un mot de Segrais que le public a rejeté, dit Bouliours {D.,
TiO) ; il est mauvais, ajoute-t-il, malg^ré l'autorité de Ménafj^ (Id., Rem., 524,. Littré signale que Boursault a aussi critiqué dans Sejcrais ce mot dont il y a du reste des exemples anciens chez Froissert. — o Poiu., Duil., G. Miege, Th. Corn. ; • Fur., A., A',
imptcunieux — Bouhours conteste inipecuntVux, malgi'é l'opinion de Ménage {D., 18 ; cf. Rem., 53i). — * G. Miegc, Rich., qui constate qu'il n'est pas reçu; e tous les autres. — Comme les jeunes gens d'une haute naissance sont souvent im/>éc un ieujc (Boursault, Pkaéton, a. II, se. 2, dans L.|. — On trouve dans G. Miege impécuniotité, également biftmé par Bouhours.
imperturbabilUé — G tous les lexiques. ~ L'apathie, que nous pouvons, dit-il (Saint Jerosme), appeller impassibilité ou imperlurbabililé (Bossuet, EêtaU J'OraUon, 205).
impoli — Ce root, quoiqu'il se trouve déjà dans Montaigne (III, 9, dans H.D.T.'-, peut être considéré comme un néologisme au xvii*. — Grégoire n'est qu'un
1. Je rëunÎB les mots formés du pi-éllKe négatif in. 11b ne faisaient pas • moins de peine nA Bouhours que les rootHeii ment {D,, 19j. Les adjectif en aille d'abord. a/ncAarilabU me semble encore plus contre ie génie de nostre Langue, qu'iniurprenaJi/e et irramenable : car j'ai remarqué il y a long-lema que tous les mots François qui commencent par met qui lînisRcnt par sjble, viennent tous d'un verbe, comme inconio- Uble, infitift^ble, inimiUible, etc. et je n'en sçache point qui vienne d'un nom. hors ïmpiloyable qui fait bande A pari, cl auquel l'usage a donné cours contre le rcgie u. {Ib.. :3-i]. De plus si le français forme des mota comme injatte et indigne, il ne s'ensuit pas que l'on puisse former des verbes avec le préfixe in. Le latin lui-même évite cette formation et ne nous a domië qu'improuoer et infirmer. Ce qui est conforme au finix de notre langue, c'est la composition avec dei ou clé ; ditapprouver, dirigUr, détromper. Bouhoura ne saurait donc admettre le monstrueux indùpojer du aieur de Beiiil : • Celuy qui après m'avoii- receù se répand auBsi-losl en des satisfactions eitcrieurcs, s'indiipoie beaucoup pour me recevoir > {D., 38-39). - Hënsge, qui a la force dediirerer l'inlemperalure, \' infrangible, VinfarçabU, \'in*crutable, i'ingaerdonné, ïinltrminé, l'inlarnef de Nicod; sans parler de l'inlcrrompti de M. Pascal, del'inconoertibU des sieurs de Royaumont et de Marsilly, de Vinjudlcienx de je ne açai qui, qu'il ne nomme point, et qu'il appelle tres-judicieux • (D. , 19; cf. tfan. départ., 51! et Ménage, O., 1 , 39«). Bouhours eût dû ajouter qu'un certain Pierre Corneille, digne rival de ce Pascal, avait osé dire invainco, tout comme le ivf siècle, mais il savait que rAcadémic avait accepté sans trop de répugnance cette hardiesse : ■ Je leur conseille de dire encore inexacl, ipiazaclif ude, intimidation, iiteonlradietion, qu'un lie nos Grammairiens approuve ; incorrect dont se sert un nouvel Auteur ; inefoquenf et indiligenf dont Montai ([ne s'est servi; l'picoupable que j'ay vcù dans rllistoire d'un voya)çe fait aux Indes: enCn incondiiile que j'ay leil quelque pari • (Suif.. tS9).
HUloiredeU fjmgae française. IV :tl
48i HISTOIRE DE LA LANfiLE FRANÇAISE
impoli {mol nouveau que je Tiens d'appreudre) (Sénecé, dans Delb-, liée,, citû par II.D.T.) ; L. cite un exempte deMassilloo. Le mot n'est que dans le B.K. et dans A».
impohlettr commence fort li s'établir, dit Th. Corneille [Note» *ur Vaugeiax, 1690, dans Viiug., Il, 354). Son témoignage est confirmé par de Calltères (Moit A la Mode, « ; Du bon et ,/a maun. ut., 96 ; voir Schenk, o. c, lOOt- -^ * \t seulement. ^ Je crains qu'il (le mot d'héroïsme) ne nous soit défendu l'année qui vient, sur peine d'impureté, de barbarisme et à'impotilette <Coi\aT, Letl., Il, 47; le mot impolitetne est en italique dans If texie). Cf. BourMult. Mal» à U Mode, se. 3.
improbalion (lat.) — Bouhours aurait de la répugnance à s'en servit' II)., 18 et Hem., 231). Le mot est bon et l'usage l'a reçu depuis quelques années I A. de B., Refl., 359;. — Il n'est que dans Duil, et Itich., qui déclarait que le mol n'était pas reçu. 11 faut noter toutefois que II. D. T. donne ub exemple de l-lOi. — Le chevalier en rioit de bon ctpur. entendant dans cette approbation Vimprobalion de quelques autres (Sévigné, VIII, 303).
inacceiiibililé [lat.; — Pascal, 11, 130, Proi\, XVI, dansL. et ll.n.T., mais il faut prendre garde que Pascal k cet endroit cite un passage de la Défente du Chapelet du SainlSacremenl, 317. — * tous les lexiques.
inaccoulami est considéré psr Sorel comme un mot nouveau qu'il accepte volontiers [Conn, des b. linrei, 1671, 385]. C'est un terme qu'on fait revivre, selon A. de Boisregard (Befl.,259]. En effetle mot était ancien. Mais ilétait fort discuté: Vaugelas ne l'acceptait pas (11, 430); Richelet raccueillait ; Alemand voulait qu'on s'en servît avec modération, en attendant la décision de l'Académie; il y aurait quelque alTectation h en user dans le langage familier (iVoun. A«in.,252-2"i^); Penaud ne l'acceptait pas, malgré l'autorité de Pascal ..l/«it. déparier, 513). — * Fora., Duil., G. Miege. Fur. : O A., Th. Corn., A».
inaction est un terme nouveau, mais qui est fort bon et fort en usage (A. de B., Befl., 259-360. Cf. Fur.). — * Pom.;enuil.. G. Miege, Bich.;*A.; e Th. Corn. ; * A'. C'est un terme de dévotion, d'après Fur, et A.
inalliable — 'Sicole, EMaitdemorale, ll,3,dBnsn.0.T. C'eslaa mot de la façon de Port-Bojal (Bouhours, £n(r., 139). ■— *Pom,; 0 Duil., G. Miege, Rich., Fur., Th. Com.; * A. et A*. (Toutefois A. qui le porte i son ordre alphabétique et renvoie à allier, l'oublie). Selon A', it n'a d'usage qu'en parlant des métaux. — vos amis avoîent le don de vous Ater votre tristesse, comme une chose inalliable et incompatible avec votre santé (Sévigné, IX, 562).
inallié est un mot de Port-Boyal (Bouhours, Enlr., 139) ; il est mauvais (Id., D., 32 ; cf. Rem., 524). — O tous les lexiques.
inamitaibilitf n'est qu'un étranger habillé i la Françoise (Bouhours, D., ST). — * Rich., A., qui ne l'admet que dans la langue religieuse : inamittibitiU de In grâce. A* : id. ^ e tous les autres. Voir un exemple de Bossuet, dans L.
inamisaihle — * Pom., Rich,, A., A» ; e tous les autres. Voir dos exemples de Bossuet, Bourdaloue, Fénelon, dans L.
inapplication n'est pas un mauvais mot ; assez de gens le disent (Bouhours, Rem., 52i). — ♦Pom.; e Duil., G. Miege; «Rich., Fur.; eA.,Th. Com.;
MOTS NOUVEAUX RNTRÉS DANS LA LANGL'E 483
* \K — (Le cardinal de Retz) est incapable d'envie et d'avarice, soit par vertu, soit p»v inapplication (La Hoch., 1,31, cité par H. D. T.); Je tâche... de répai-er ses inapplicitioni par mon opiniâtreté (l-<a Bruyère, II, 50*]. L. cite Sévî- (rné et S*-Simon. — Inappliqué — [Vénelon, TéUm., 13, dans H. D. T.) ; • A. et y seulement. L. cile Massillon. L'Enlerremenl du Dict. reproche h l'Académie d'avoir omis inapplicalion, qui est encore en usage, et donné inappliqué qui est inusité; il loue Furetière d'avoir fait le contraire (213-214).
iVi.-if fention est un mauvais mot de Port-Boyal (Bouhoors, Entr., 139 ; cf. D., 22; Hem., 524). — •Pom. ; eDuil. ; *G. Miege, Rich.; e Fur., A., Th. Com. ;
* A' ; H. D. T. donne li tort le premier exemple comme étant de Fur., 1701.
hirharilnble — dû à une jeune pensionnaire d'un couvent de filles, est contre le ^'éniede notre langue [Bouhours, Z).,33 etsuiv. ; cf. Rem., 543 ; Ruile, 139 : c'est un mol b renvoyer à ceux qui disent incomplaitani), S>-Réal demande s'il est liesoin d'avertir na'incharilable ne se dit pas (D« la Critique, 324). — * Bich.: ce mot n'est pas encore bien établi ; o tous les autres lexiques.
iiirinnmulable semble dire autre cliose qu'immuable; et it eeroit à souhaiter >[u'il s'establit (A. de B., n<r/r., 260). — A* est seul i donner le mot, comme terme de pratique. 11 en est de même d'incommutabililé. 11 faut noter mx'incommulable se trouve déjà au xiv* siècle (H. D. T.).
ineompreasible — Fur., dans H. D. T. ; B tous les autres lexiques.
ini-nntluile n'est pas approuvé par Bouhours, qui l'a lu quelque part au sujet 'les Dames de Bemîremonl (Suif., 139), — e tous les lexiques ; II. D. T. ne le signale qu'en 1737, L. qu'en 1730.
in< •inséquence [lat.'; — e ioaales lexiques. — Lors que parmi les Chrétiens on a veû des variations dans l'exposition de la foy, on les a toujours regardées comme une marque de fausseté et d'inconteqaence (qu'on me permette ce mol) dans la doctrine exposée {Bossuet, lliil. des Var., I, préf., g II),
hifinleslabltmenl — Bouhours l'altnbue à Port-Royal {Entr., 193). — * Fur,, \., A'. — il est incontetlablement déchu de son droit (La Bruyère, II, 187).
inronlradiclion n'est pas nécessaire, puisqu'on peut dire eonaentement, pour signifier mesme chose {Sorel, Conn. ilei b. iic, 1671, 3B5); Bouhours le reu voie à ceux qui disent incompiaiaanf {Suite, 139); .\ndry l'accepte {Refl., 261), mais S'-ltéal le repousse ; il n'y a que Port-Royal pour oser le dire {De la Criliqae, 192), Renaud est du même avis (Man. dp Parler, 97). — e tous les lexiques. L. cile Pascal : Ni la contradiction n'est marque de fausseté. ni r incontra diction n'est marque de vérité [Pentée* dit., 123, éd. Faugère).
inc.mvertible, dont H. D, T. donne un exemple au xvi* a., est attribué à Portitoyal par Bouhours {Enlr., 139; cf. D., 19); il est mauvais, quoiqu'auto risé par Ménage (Id., Rem., 525). — ♦ Pom. ; 0 Duil.; * G. Miege; e Rich., Fur., A., Th. Corn., A* ; L. cite un exemple de Bossuet, où le mot a le sens (l'immuable, et un exemple de Bourdaloue : pécheur inconvertible, — Les deux sens sont dans Pomey.
inorrigibilitê n'est que dans A* ; II. O. T. le cite à tort comme étant dans A. ; L. donne un exemple de Hetz : Je vous ai déjà dit que Vincorriffibililé de Monsieur m'avait rebuté.
484 III.STOtni-: DK LA I.ANGL'E FRAM;AI8t
ineorruplion — Quoy «(u'oD dise incorruptible, loua ne demeurant pas d'aetorii ({(l'on puisse dii-e i/tcorrupfion. Ce mot néanmoins peut avoir sa place |.\. de B., Rtft., m\-i). Il n'y a qu'b Port-Koyal <iuon ose le dire (S'-Héal, De la Crit., 192). — •Pom.. Duil., G. Hie(>e: e l*ich.. Fur., A.. Tti. c:oni., A^ . *!.., qui cite Nicole, Bossuel. Massilloii ; G II.D.T. ineorrumpu — J'auroisdek i-épu(;nHnccABpprauvei'... Vîncnrrompu de M. Pascal iHouhoiirs, »., l8-t9 : cf. Id., Enir., 130, i-l Pascal. pKittfeit, .-d. Ua%-.. I, 186 l't ^8! ; c'est un mauvais mot, malgré l'avis contraire de Ména^'e (Id., Hem., 5ii : cf. timle, im . — * Pom. et i;. Miege seulement ; * i,. ; O H.D.T.
iacurabilit^ — 1707, Dionis, (laur* d'op. el de chirtirg., dans II. D. T. indichiffrable — * Fur. et .\' seulement.
indéfectihiliU — 0 tous les lexiques. — Elle (l'Église prétendue réformée) se
condamne elle-mesme, lors que forcée h raconnoistre la perpétuelle visibili'.é
de l'Ëglise dans Vindi'feclibUUé du ministère (ecclésiastique), elle ne peut
sesouslenir (Bossuet, Con fer. atec .V . fAaiidc, liOl'.
indéfenitablf — Mol., OU. de nie. def Fem., se, 5, dans H.D.T.; e tous les
lexiques.
indesiruclible —Leibniz, dans Ti-évoux, cité par H. D.T,; e lous les lexiques. iruMerminathn — 1631, l.a Mothe le Vayer, dans 11. D.T. ; * A* seulement. — Si vousostei du mol de conseil l'incertitude el l indéterminalion, que vous y restera-t-il, si ce n'est la raison et l'intelligence iBossuel. Averl. mix Prol.. V1,S34, 313i.
indiiperuable — nous avons indiapentabk, et inditpemtablemenl, qui onl jMiru si beaux d'abord, qu'il Beml)loit qu'un Sermon ne fus! pas d*un bon françoîs, si le Prédicateur ne s'eslolt sorvy de ces mots quatre ou cinq fois pour le moins (Sorel, Conn. det b. lin., 1672, 427). Andry l'econnait que le mot se dit {Hefl., 263). — * lous les lexiques, sauf Th. Corn. — ...la nécessité indiapen- »able défaire mon devoir! La lloch.,!!, 46). Le plus souvent le motaunsens religieux ' ; la défense d'épouser la femme de son frère est indinpenaable (Bossuet, Var., 7, cllépar L.) ; ... un engagement religieux et inditpenaable d'avoir de la foi pour tous les faits contenus dans ce volume (La Bruyère, 11, 245).
indispensabiement — Pnlvu, Plaid., 15, dans IL D. T.;* tous les lexiques, sauf Duil. et Th. Corn. — Son premier devoir est indiêpeitsablemcnl de conserver le dépôt(La Rocli.,1, 2'JH: : ilfutobligé iiidiupengablemenl de le rompre (le Ktlence) par une occasion assex exlraoï'dinnire [Kacine, IV, 460) ; il faut iadiupensablement que ce soit à une nature universelle on qui pense (La Bruyère, II, 233).
indirpiné est blAmé par Boubours dans le sens de peu disposé {Entr., 140) ; il ne signilte pas autre chose que malade (Id., D., 28^. Ménage acceptait in<li»' pméconlre, pour dire mécontent, mais non le verbe inditpoter (O,, II, 446). — * tous les lexiques, sauf Th. Corn., mais avec le sens de malade. A» admet
1 . C'est... ce nu'iU ont deu faire avec un cnKaj.-ement si indi^peniabie, qu'il ne lotir est pas p\ut permis de renoncera la qualité d'.^poslrcs, que d'ettaeer de leur amo le cliaraclcre de l'resLres (l>iibi)sc-Mo»tandrc, fj-. /'.. 8).
MOTS NOrVEAi:X ENTRÉS DANS LA LAMAK *S5
le mot au moral dans le slylc familier: Il ins^i-e inâaie le verbe « actif » inilapotei; que Bouhours jugeait monslrueux: inilitpimfr contre quelqu'un. Touterols il y 09t observé que le verbo " ii'n «i'usD)^ que dans celte phrase». in'IiMnliibililé — L; Pom., DuU.. G. Miege, llich. ; * far., A.. A». — Ce n'a pas esti} asst^z aux Prétendus Iléformaleurs d'à l>an donner la aaiiKe doctrine •le toute ri^glise d'Occident sur l'entière indirnolubilUf du mariage (Bo<isuet, Arerl. au» Prol., VI, S80.735\ inilicitihUUi — Q tous les lexiques. — Saint Allianase... rcconnoist dans le Fils la mesme impassibilité et impart ibili té. ou indiritihilili', i(ne dans le Père :Bossuel, Arerl. aux Prol., VI, S W, nUTi'. ÏH'fficarilfi n'est que dans A. et A'.
in^piiiMabUmpnl — Bossuct, Avprl.aui Prol., VI, 31, dans H.U.T. : O tous les
lexiques.
ini'cidfnl n'est gucres François non plus riu'inévidenie (ItouliourH, Rem., 2.14). inftidencp n'est dans aucun lexique, inériHenI est chez Richelet, qui déclare que le mol est peu en usage.
im-xuel est un mot <|ue Bouhours laisse avec inexartilude b ceux qui disent inromplaitant iSaite, 139j. Andry accepte les deux mots, mais « il ne faut point d'elTeclation t 'Befl., â65|. Il n'y a que les écrivains de Port-Uoyal pour OS.T dire inexact S'-Héal, De la CHL, 192). Adjectif et subslanlif manquent à Ions les lexiques.
ini'xiiriihUilfi — •'.■ tous les lexiques. — Madame, si j'osois parler pour ces pauvres mitets (des sièges), je vous dirois qu'ils vouk tendoycnt les bras,... et qu'ils sembloyent se plaindre de l'inexornbilité que vous leur lemoignez [llnbinet, Panef/ijr. 'le l'Er. det F., 4' Entrée). La phrase est ironique. inexombtrment — -9 tous tes lexiques; * L.el H. D.T., qui citent Bossuet. ^il falluit qu'elle vous écrivit ou qu'elle me vil toujours i ses talons pour la presser inexor,ibli->nent de s'acquitter envers vous 'Racine, VI, .396). ineriirrimenté est un mot de Povt-Royal, qui est mauvais [Bouhoui-s, Enlr., 139; cf. h., 32;, malgré l'approbation de Mcnaj^ (Id., Rem., .'>24i. — * Pom. ; e Huil, ; * G. Miefce. Rich., Kur. ; 3 A,, Th. Corn. ; * A'. II fnul noter que !.. et II. D.T. citent des exemples antérieurs. inexplifablemenl est de Porl-Royal, et c'est ua mauvais mot (Bouhours, Unir., 139;. malgré l'aulorité de Ménage {l<t.. Rem., 520). — * G. Miepe et Bich. seulement.
infiiUahlf ~~ Bouhours l'n trouvé •< dans les Homélies de Saint Chrysostome sur Saint Matthieu .. {D.. 19), mais c'est un méchant mot (\A..Rem., r.43). — Le mot n'est que dnns Richelet, qui déclare qu'il n'est pas re^'u, infalif/abililé — Q tous les lexiques. — I-i> Seigneur... vous veitille toujours conserver dans cette grande fécondité d'esprit et infiitii/abililf de main -'Scarron, Dern. crue., J, ISO).
inintelliffible ilat.) — est un mot qui n'est pas nécpKsaireetauquel on peut suppléer en plusieurs façons [Sorel. r-onn. di-i h.lh., 1671,3851. — * A. cf A'; H.I) r. cite S'-Simon. I. 408.
injailicieux — est un mauvais mot (Bouhours, D.., 19), malgré l'opprobatiim de Ménage (Id., Rem., a24}. — @ tous les lexiques.
innocente (sorte de vêlement) — Q tous les lexiques. — Cascaret, portez cola b mon tailleur pour m'en faire une innocente; et qu'il la garnisse jusqu'aux pieds de rubaas couleur de feu rouge (Rcgoard et Oufresny, Foiri' S'-Gtmain, a. Il, se. i). L. cite Boursault, .Vols à la mode, se. l^i.
inobservance — Q tous les lexiques ; L. cite deux exemples, de Massillon.
inobêervalion est un mot de Port-Royal, il est mauvais [Bouhours, Enli:, 139), et Ménage a eu tort de ne pas indiquer qu'inobnereation est presijue consacré dans l'expression l'inobtennlion de* traités, mais qu'on dirait mal Vinobiervalion des règles de fart {Id., Rem., 524). Il se dît élégamment (A, de B., Re/l., 268). — 0 A. et Th. Corn, seulement. Noter que 11. D.T. cite un exemple de 1573.
intohabiliti est un mot de M. le Maistre, qui n'est pas fort en usage, mais il seroit & souhaiter qu'il y fust (A. de B., fle/I,, 269).— ■"> Duil.,!'.. Mioi^e, Th. Corn.; * tous lesautres lexiques.
insomnie (lai.) — G Duil., et G. Aliege ; * tous les autres lexiques. — l'euvie a produit la jaunisse et l'insomnie (La Roch., I, 311) ; le sang. .. Se ti-ouvant altéré, cause cea insomnie» (Moutfleury, Dame méd,, a. Il, se. S).
insurmontable, qui se trouve dans Cot^rave est considéré comme nouveau par Sorel [Cann. des b. lin., 1671, 400) et Bouhours {Enlr., 84). — O tous les lexiques. — la crainte de s'ennuyer il Versailles... lui partit une raison inturmonta/tfe (l.a Roch., II, 17).
insurprenable — Bouhours l'a lu dans la vie de D, Barthélémy des Martyrs [O., 20) ; c'est un méchant mot (Id., Hem., S43). — 0 tous les lexiques.
t/i(8c( — G tous le» lexiques. S'-Simon. VII, 341, dans H. D.T.
inttriMable qu'on trouve déjà dans Cotgrave, n'est pas encore approuvé, en 1680, de force gens qui parlent bien : > Le plus scur, ...c'est d'alendre qu'il soit un peu plus établi qu'il n'est " (Rich.); * fur.. A*. — cela seul... a semé dans le monde cette pépinière intarissable de directeurs l'I.a Rniy.. I, 183).
intenable est dû à Port-Royal, dit S*-Itéal, qui blâme le mot (De la Critique, 192); — e tous les lexiques; H. D.T. eite Hohan, W^m.. 1627.
irratnenaÀ^e est un méchant mot et inusité (Bouhours, D., 20; cf. Rem., 34:t . — Q tous les lexiques.
irréligieux {lai.) — Bouhours le croit delà faconde Port-Royal (£/ifr., 139), mais il approuve Ménage de l'avoir voulu garder [Id., Rem., 524). — @Pom.. Duil., G. Miege; *B. F., Rich., Fur., A.; O Th. Com. ; * A'. — Un clerc mondain ou irréligieux (La Bruyère, II, 230). L, cite Pascal et Bossiiel. li. D.T. donne un exemple de ta fin du xv° s.
Jaillissant — II. D.T. cite à tort comme premier exemple Ricbelet ; * Pom., qui cile Scudéry : fontaine Jaillissante ; Q Duil. ; * G. Miege, Fur., A. ; ne sf dit que de l'eau; 0 Th. Com.; * A*. — Je donne au liquide crisUl Plus de cent formes dilTérentes, Et le mets tantôt en canal. Tantôt en beautés Jaillissantes (La Font., VIII, 259).
MOTS ^()I:VBALX ENTRES DAN3 LA LANGIIK 487
j»ton (or. inc.) — * A., Th. Corn., A* seulement. — des espèces de jalon», via-ù-vis descguels chaque corps dCToil attaquer et ae loger [Racine, Vil, 49;.
Jttloanier aurait été ioventé par (Corneille pour qualifier les .académiciens qui sont assidus b l'Académie pour y gagoer des jetions (Fur.. Facliinu, I, 16"). ^ O tous les lexiques.
jouailler— *A*8eulemeut; * L., ll.D.T.
jurinin-udent (lat.) — 9 lous les lexiques; O L., H.D.T. — Il luy Taut pardonner. . . pour ce qu'il esljiiritpruilent (Chap., I, 448).
Licrymittoire — Fur., dans H. D. T.; * Tli. Corn., A*.
Uitse-toul- faire — O lous les lexiques. — l'esprit le plus lourd ï^vait qu'un LaUae-laul- faire est un Tablier... fort court (Boursault, Mol» à la moilc, 15).
lariiioyeur — B. F. donne larmoyeux \ H. 1). T, cite Hegnard et Dufresny {Baguette de Vuleain,». 1, se. 3).
lalinUme — Hich., dans ll.D.T. — l'on a... secoué le joug du laliniimf (LaBruy.,1,14-).
ia»M — 1676, Félibien, Prine. rf'^rcAi(ec(., dans ll.D.T. ;• Hich., Fur.. Th.
lazzi \ita\..) — G tous les lexiques. — Pierrot, derrière elle, faisant lazzi d't'tre amoureux (Gherardi, Th. liai., III. 143, dansH.D.T.).
Ugalifer— Fur., dans H.D.T.; * A., A*.
Uuiver — *B. F., Ricli. ; * ll.D.T., qui cite Sévigné.
libellitle — CUeptiiaia. Letl., dans Delb., Rec, cité par ll.D.T. -- G tous les lexiques.
limonadier — Hich., dans H.D.T.; * Fur., .\., A'. —Hélas! nous avous été trop heureuses de voir la comédie de chez le limonadier jRegnard. Crii. delh. Ab.fort.aa. 4).
Macaroni (ital.j — IfiaO, Ménage, dans H. U. T, ; * Fur. ; 3 lous les autres lexiques.
niadaiK lital.) — l'>71, Seignelay, daiisH. D. T. ; <:' tous les lexiques.
maf/lé — o Pom.,Duil.,G. Micge, Rich., Th. Corn.; • Fur., A.: populaire, A' : id. — elle ne l«noit de la lune que d'estre un peu maflée, ny de l'Aurore que d'avoir le bout du nez rouge (Fur., Rom. hourtj., \. 144). — ll.D.T. cite Si-Simon, IX, 10.
mai/atinaife — 1675, Savarj, l'arf, ."Veyoe., dans H.D.T,; i^ tous les lexiques.
magitine — 1697, d'Ilerbelot, dans H. D. T. ; & lous les lexiques.
mai/ùterestun mot latin qui s'emploie bien dans le style railleur (A. de B.,/)c^., 2S9).— 3 Pom., G. Miege, Rich., Th. Corn. ; * Duil., Fur., A-, .\'. —...Crispin est de son âge; S^ail du l..atin, il est magitlerda village (Montileury, Criapin genl.,a. I, se. 4; cf. a. I, se. 5); D'un certain mayîtler le rot tenoit ces choses (La Font., Il, 254, v. 17 ; cf. I. 116, v. 10).
maladroilemenl — Fur., dans II. D. T.; -^ \.. Th. Corn. ; * A'.
malagriAble s'est introduit depuis peu et règne fort dans la conversation Rouhoiiri»,/)., 32i. — * Rich. srui; o L., ll.D.T.
4K8 HISTOIRE DE I.A I.AKIiUE FKANÇAtSK
malhonnitet* — Bouhours constate que le mot est usité {Suile, 81). — <> Fom., DuiL, G. Miege, Th. Coro. ;* Bich., Fur., A., A.'. — s'il ne faut que de» mal-honne*lelet pourle satisraire. il a sujet d'estre content fBossuel, Dff.
mathannélemenl —Fur., dans H. D. T.;* A.jeTli. Corn.; * A'.
malintentionné — 1657, Colbert,£^ff., dans II. D. T.;* tous les lexiques, sauf Th. Corn. Furetière seul l'écrit en un seul mot. — Les lecteurs mal intentionnés {La Bruyère, 1, 107); pour lessçavans mal intentionnés. . . ils croiront qu'on peut hazartier tout ce qu'on veut ( Bossuet, Dir. ecr. tur le* Max. lit* Saint*, 37).
malpropreté — H. D. T. cite à tort comme premier exemple Richelel, Dans une Lettre \ Huet du 32 janvier 1663 (B.N. ms.r<'390),Cliapelain estime que u le mot de mal propreté est aussi François et aussi commun dans la bouche de nos Cavaliers el de nos Dames que celuyde mal propre ». — s Pom., Duïl., G. Miege, Th. Corn.; * Rich. avec -f-. Fur., A., A*. — l'on ne rougit point de sa malpropreté, qui n'est qu'une négligence pour les petites choses [1^ Bruyère, II, 33) ; Il ne leur épargne aucune de ses malpropreté» dégoùlanle» (Id.. II, 55).
malientant — Ce mot n'est que chez Pomcy, qui elle Mézeray ; homme mahentant delà foy. H. D. T. cite Bossuet (^d?H. aux Prof., VI. g :), K2'.
maniéré — Pour Furetière, c'est un terme de peintui-e ; il " se dit d'un Peintre qui n'estudie ni l'antique ni la nalurti, mais qui ne suit que son génie ". — • ^ A.,Th.Com.;* A'avecleaensBctuel. — Le verbe mantrfrer est signalé par Il.D.T. dans Courtln tl69r>. Civilité fr.. 2<0). II n'est dans aucun lexique.
•naniéreux est un mot de Conrart, mais qu'il était seul à dirr Bouhours, Suite, 26r>,i : i"-' tous les letjques.
manigancer — 1601, Uancourt, dans 11. D.T.; Q tous les lexiques.
manille [espA — terme dejeu (1696, dans Il.D.T.); * A*; le sens d'anneau que le mol a aussi, ne se rencontre pas dans A*, mais on trouve dans H. F. ; miinillt the handie of a pot, et maniller a Bracelet-maker.
manœiivrirr — Fur., dans H.D.T.; c, A., A'; ♦Th.Coni.
manMrile — Fur., dans Il.D.T.; 0A.; 'Th. Corn., A'.
manafactarier — 1675. Savary, Parf. \phoc.. I, 2*. dans Il.D.T.; • Rich.. Fur.; o A., Th. Corn.; * A».
marauder — Fur., dans Il.D.T. ; * A., Th. Corn., A*.
maraudeur — II. D. T. cite h lorl Furetièi-e M70I ) comme premier exempte. Le mot est dans B. F. ; A Rich.. Fur., A., Th. Corn. ; • A".
marbrure — Rich,, dans II. D. T. ; n Fur., Th. Corn. ; * A., A *.
marcheur — II. D. T. oit« à tort Fur. ,1690; comme premier exemple ; * Duil., G. Miege; p> Rich.;* Fur., A.: il est du HtilefainilLer; e Th. Corn.; * A*.
maleia**er — Fur., dans Il.D.T. ;* A.. A »; O Th. (k)rn.
miielattirr — 1701, Fur., dans Il.D.T.. n'est pas dans A*.
matrimanion .'Int.) — F* tous les lexiqneH, B. F. donne ma (ri min )>. — Friponne,
MOTS NOUVEAtlX ENTRÉS DANS LA LANGUE i%9
n'est-ce pas de ton invention. Que rieat tau t leprojet du Matrimonion (Chnmp' meslé. Cràp, Cher., se. I). Voir le Lex. de Mol. paf Livel.
m*dianoche (esp.) — Ricli., dans H.D.T., qui cite Sév. et Baron; * Fur., A-, A *. — Le Médecin lui a ordonné de faire MedUnache (Bnran, Cor/urllc, a. V, se. 4). Fur. déclare le mot venu depuis peu d'Italie (sic).
menin (esp.) est signalé comme nouveau par Fur.; * Th. Corn, — Mes yeu* ont vu passer dans la place prochaine Des menins de la mort une bande inhumaine (Regaard, Tomb. de Deupr.). — H. D. T. cite S'-Simon.
mentor — S'-Simon, dans H.D.T. ; ^^ tous les leiiques ; Télémaqut' est de Iti99.
méplat — i6"6, Féliblen. Princ. de l'Archilei-l., dans II, D. T.; * Th. Corn., comme terme de Charpenterie : se dit d'une pièce de bois quia plusd'épaisseiii- d'un costé que d'un autre.
tnerlui-he — o Poni., Duil., G. Miegc, Rich., qui donnent tous inertuf, * Fur., i[ui semble le considérer comme plus rare que merlus, A. ne donne que merluche. Th. Corn., A*. — D'huile on a plein quarante cruches, Trente berils pleins de mertac/iet (Loret. H ocl. 1664, v. 235-236). — Voir Sévigné. IV. 4SH el .".19.
méxalliance — 1701, Fur., dans H.D.T.;* A'.
meari-de-fHtm — 1690, Fur., dans H.D.T.; e A., Th. (k.rn.. A».
microscope — 16611, Auiout, Letl. à M. OUembourg, dans 11. 1). T. ; * tous les leiiques, saurDui).
mil-rrerip— A ^ dans 11. D. T. — Pour miénreW, voir p. 3W.
minaudier — * .\. et A* seulement. — ... je me Tais des leçons Sur ce qu'on peut nommer MinHuilieren Taçons (llauter.. Bounj. de quai . , a. IV, se. (().
mi*»iitnnaire — H.D.T, cite fi tort comme premier exemple Colberl, Lell., IfiTII. — ePom., Duil.. G. Mio^.Th.Corn.; *Rich., Fur., A., A*. —On dit qu'il n'y e que des mistionnaireg et des archers à sa queue (derrière le prince deConti) (Racine. VI. 497, Letl. h M. ViUrt, 25 juillet 1662] ; c'est moins une rentable éloquence que la ferme poitrine du millionnaire qui nous ébranle... ^La Bruyère, II, 231).
miiire lan^l.) — nous avoDs eu ce mot (mouaire) avec la chose des Angloil iU^Mge,Oriy., dans H.D.T.) ; *Pom.; e Duil.; *G. Miege, RicL.. Fur., .\. ; 3 Th. Coni. ; * A*. — D'une longue soutane il endosse la iHoirc (Roileau, Lalrin, IV. v. 45^.
;iio/Au(e — 1678, Bernier. PAiVos. rfp r;swenrfi. 1, 140, dans H.D.T. ; o loua les lexiques.
monacu — Rich., dans H.D.T. ; * Fur. ; g A. ; • Th. Corn.; F> A'.
- H.D.T. cite à tort Fur, comme premier exemple; * Pom., Duil.. G. Mieffc; e Rich.; *A.; o Th. Corn. ; * A*;*I..et H.D.T., qui citent Fénelon.
norbideMe se rencontre sous la forme italienne chez ReU et Félibien, cités par H.D.T.; o tous les lexiques. H faut noter que l'adjectif est dans Fur. : ■> Comme terme de Peinture, il se dit particulièrement de la Ch.iir grassie et vivement exprimée ».
(90 HISTOIRE DE IJl IANGUE FRANÇAISE
mordoré — 1669, dans L. ; @ tous les Iciiques,
motu* — Q tous les lexiques. — observer le chut inolua (RJcber, Oc. huiiff,,
233). Voir le Lex. de Mol. par IJvet.
mouillage — terme de marine. H . I>. T. cite comme premier exemple Ilich. ;
♦l'om. ; e I>uil.; ♦G.Miege, Hîch,, Fur., A., Th. Coro., A». mouUleUe — Fur,, dans 11. D. T. ; * A.: Quelques-uns appellent ains
lesapprestes qu'on lait pour manger des œufs frais i la coque; @ Th. Corn.
*A' : populaire. — Hier encore, en mangeant un œuf sur son assiette. Il prit,
sons y songer, son doi^t pour sa mouillrlte [Regnard, Disirait, a. 11, se. I ). mouïWine (ilal.) — 1666, Delb., Bec., dans H. D. T.;* Pom.; o Uoil.;*
G, Miege, Rich., Fur., A. ; e Th. Com. ; * A'. mouniiqae (esp.) — 1655, le P. Peileprat, Bel. des miuion», dans II. D. T. ;
*Th. Corn, seulement.
moutonner (terme de mer) — Bich., dans H.D.T.; * Fur., A., Th. Lorn.
— Le mot est dans A. et A *, mais pas comme terme de mer : teste moutonnée.
mijslieiU — A*, dans 11. D. T.
NhtiUanl — 1650, dans II. D. T.; 0 Pom., Duil., G. Miege, Rich. ;* Fur., A.;
n Th. Corn. -, * A*. — B. F. donne naiilleux, Hieh. nasilteur. — Jodelcl le
/.a3i//ar(/(Loret, li févr. 168i, v. 134). nfj/oeiable — 1688, Savary, Partres, 760, dans II.D.T. ; O tous les lexiques. nfpolUme (ital.) — 1653, Balïac, LelL, dans II.D.T.; -^ Pom., Duil.,G..Mief;i>,
Rich.;* Fur,, .\. ; o Th. Corn. ; * A*. — Remarquer que le mot ne se dit
alors qu'en parlant de l'autorité des neveux d'un pape, du vivant de leur oncle. nerali ^ilal.) - 1672, Colbert, Lelt., dans II.D.T. — Ménage signale <)u'il
faut diru gants de neroti, bien que ce soit la princesse de Neroln qui en nit
inventé te parfum (0., 1, 303).
aiabtp — 1663, Logique de Porl-Royal, dans II.D.T. ; ti tous les lexiques. nic'xICmr — H.D.T. le donne A tort comme du xvri.xvin'; 0 tous les lexiques.
Voir au mol suivant. — Ainsi ce pauvre Nicodente, Fuyant le jour, se fuit
luy mesme (Richer, On. houff'..ll2,): Voilà un vrai niqaedouille. — C'est
un .\ieo<lfime qui n'a pas le sens commun (Regnard, Fillex err., a. 1., xc. 10 . niijuedouitle — d tous les lexiques. — Voir nu mot précédent, dont celui-ci
n'est peut-être qu'une déformation plaisante). nan-usage « se peut dire en certaines occasions. Plusieurs personnes néanmoins
reprennent M. Ménage d'avoir dit : Ce mot s'est aboli par le non-nnayr i> {k,
de B., liefl.. 330). — -3 tous les lexiques. naiinflliser — .3 tous les leviqucs. — Mais, pour du temps point n'abuier,
Kssayons de Nouoelli::er (Loi-et, ii avril 1656, v. 19-20] ; Je vais. Madame, en
ci> moment, Souvellizer pour Vôtre Altesse, De tous mes Vers l'unique
adresse (Id., 3 mai 1664, v. 8-10).
numérii/uemenl — 1097, Lagny, Arithm., dans H.D.T. ; O tous les lexiifues. aum^nitilf — Chapelain, Lelt., II, l'iO. — © tous les lexiques.
MOTS NOUVEAUX ENTRÉS DANS LA LANGUE iHI
ObUu»ire {\ût. eccl.) — H, D, T. c[te à tort Fur. comme premier exemple; *Pom.; e DuU.;* G. Miege; Q Ricli.; * Fur. ; -3 A.; * Th. Corn., A*, qui donaent comme les antres le sens de registre des décès et aussi le sens de; qui est pourvu d'un bénéGc(> vacant par mort.
obteénité (lat.)esl un mot ancien. H.D.T. cite un exemple de 1511, mais le XVII' siècle l'a considéré comme un mot nouvean : .\li mon Dieu ! obsfénitf. Je ae sais ce que ce mot veut dire; mais je le trouve le plus joli du monde (Molière, III, 320, Crit. de l'Éc. des Femmes, se. 3). Ménage défendit le mot contre Bouhours (Voir Mol., 111, 326, note i). Bellegarde néanmoins se demande encore si les dames entendent bien ce néologisme {Eleg. , 264). -^ © Pom., Duil., G. Miege; * llîch., Fur., A. ; 0Tb. Com. ; * A».— Voir le Lex. de Mol. par Livet.
observatoire — 1670, Colberl. Mém. au Roi, dans II. D. T.; 3 Pom., Duil., G. Miege ; * lUch.. Fur., A. ; 0 Th. Corn. ; ♦ A ».
oblu» est dans Th. Com. comme terme de géométrie. En dehors de ccl emploi, il est du style familier, dit A >.
off^eiuant — Q Pom., Duil., G. Miege; * Rich., Fur., A. ; S Th. Com. ;* A*. ^- Mais je ne suis point homme i souffrir l'infamie Des refus o/fenaanli qu'il faut qu'ici j'essuie (.Molière. IX,202, Fem. .Sa», v. 172:1-24). —H.D.T. cite un exemple de Corneille où le mot est employé comme substanlif s'op posant à \' offensé.
officiant — H.D.T. cite à tort comme premier exemple Furetière ; * Pom., Duil., G. Miege; e Rich.; * A. ; 0 Th. Corn ; • A'.
ondalalion — 1682, Journal des Savants, dans II . D.T. ; * Fur. ; 0 A. ; • Th, Corn., A'. Les lexiques donnent le mot comme terme de physique ; * I.., qui cite S'-Simon.
opéra (ilal.) — on ne peut jamais faire un bon op*ra, parce que la musique ne saurait narrer (Boileau, Prol. d'Opéra, Avert., éd. B.S.P., H, 477). Le mot s'appliquait aussi il tout ce qui est difficile; c'est un opéra que de lui parler (Bouhours, Rem., 173). Scarron l'avait employé au sens de chef-d'reuvre; vos deux lettres sont des choses admirables... et en un mot ce qu'on appelle des opéra {Letl., dans Hich.j. Ce sens est admis par Bouhours {Rem., i'S}. — ePom., Duil.; * G. Miege, Rich., Fur., A.; e Th. Corn. ;* A"; ♦ L., H.D.T., Hug. — On peut entendre par lli ce qu'il auroit jugé de nos opéra (Bossuet, Mace. tar la Comédie, 9.'i), Voir plus loin au chapitre concernant les formes du pluriel.
<ira(— 1701, Fur., dans H.D.T. ;* Rich., Th. Corn.; 0 tous les autres lexiques ; * L.
ordurier — Le mot, comme substantif, est pour la première fois dans Richelet au sens de : petite machine de bois... pour mettre les balTures. A' le donne comme substantif et adjectif, mais seulement dans les emplois : cet hommelii est bien ordurier, c'est un ordurier; *L., qui cite:... M' Bautru et de semblables ordurier» (Anti menagiana, 3) , H.D.T.
oremu» (lai.) — Voiture commença un oreinu» (Reti, Mém., I«t2, 1, 189, dans H.D.T.) ; @ tous les lexiques; * L., qui cite Boileau, Lutr., I. ^ A Dame
. Junon l'Argienne Nous dîmes quelques oremut (Scarron, Virg. Iran., I, S46).
49^ HiSTOiBK DP. LA [.A^(il;£ fran(;aisf:
orlhodoj:K — 1701, Fur., dans 11. D. T.; 9 tous les lexiques. Cf. Bossuet,
Aeert. aux Prol., I, § XII. 21.
itteillalion ~ l'Ol, Fur., dan» 11. D. T. ; Ç- tous les lexiques : * I.. ottificalian ~~ 1109. iVerc, de France. i.\ans El. I). T. ; G liius les li'xi(|ties;
* I.., qui cite Bossuel.
Pagaie (caraïbe) — 168C, Chauraont, dons 11.11. T.; ♦ Th. Corn.; e tous
les autres lexii^ucs. — Pagayer, qui est de la même date, n'psl signalé
nulle |>arl, sauf dans [l.D.T, paiUaMon — Rich.. dans ll.D.T.: • Fur.. A.; r- Th. llor.i.; * .\» ; * !.. l>Hinilfpk<«r— 3 Pom.. Duil., G. Miege, Th. Corn., A*; • Hich., Fur, A ; ■ )
II.n.T: * !.. suppi'. — lly a plusieurs Painrfepicier» (i-ie. rf« Adr., I, 309). palatine— Rich., dans 11 D.T.: * Fur., A. fll.D.T. affirme à torl que le mot
n'est entré dans le liirl. <le VA. (jueii 1740); O Th. Coni., A": * l,„ qui
cite S'- Si mon.
palmiite (ci-éole) ~ 16K6, (exmelin, Ilixt. île» Arenl., I, 100, dans H.D.T. ;
O tous les lexiques, sauf Th. Corn, pamphlet langl.) — 170:>, llayle, dansL. et K.U.T. pancréatique — 1671, Chapelain, dans Delb., flec, cité par II.D.T. ; ■'> tous
les lexiques : * I.., qui cite H"" de Maintenon. iianeton (au sens de corlieille k pain-, 1701, Fur., dans il D.T. : O louï les
pantalon (ilal.) - -. vêlement. — II.D.T. cite à tort comme premier exemple
Rich. ; * tous les lexiques, sauf Th. Corn. ; G. Miege ne donne que le pluriel.
— son pantalon le bridoit au dernier point, et laissoit voir une rotondité la
plus grande du monde {Aratpe et Simandi-e, I, ICI'. panthéitine (angl.) — Benoist. AM.. 265, dans II. I). T. — panlkMite — U\.,
Iliid.. 253, dans II. 11. T.; e tous lex lexiques. panloiifler ii^ raisonner fi tort et â travers — Sévigné, dans 1,. et II.D.T. : e
tous les lexiques; voir llug.
papalin dtal.) — II.D.T. cite Guy Patin, Bu sso m pi erre, Rossuet ; O tous les
lexiques ; * I..
papillaire — II.D.T. cite ii tort comme premier exemple 161HI, Uionis, Analo-
mie, 4il ; * Pom. ; o tous les autres lexiques. paragiiante lesp.) pi-éseut fait k un porteur de bonnes nouvelles; — II.D.T.
cite Mol., El., a. IV, se. 7, et Fur., Rom. bourg., I, 82; l.ivet cite un
exemple antérieur de Loret. i"- Pom., Duil., G. Miego, Th. Com.: * Rich.,
Fur.: est purement espagnol. A.. .V.
liarallètemenl — 1671.1e P. Chérubin. Diopir. iicul., dans H. D. T.; 9 tous
les lexiques.
li.irallHixme 'çirec - 1667, le P. Chérubin. Vi»ioa(Mrf.. dans II.D.T.: * Fur.
seulement.
parcourir, [|u'uq trouve dans Montaigne (II. D.T,), nvait été repoussé parVau-
gelas |1I, 376), puis nvnil été iicce|ité dans la deuxième moitié du siècle Memand, IHjx.. 8-101. — * tous les lexiques, saufTh. Corn. ; * l.. ~ tous
MOT» NOUVBAtJX ENTRÉS DANS 1^ LA^G):l^ i^'-i
avez à loisir parcouru ma Maîtresse, Ht vous jugez de tout avec délicatesse : (kimmenl la trouvez-vous ? (Poisson, Com. tant titre, a. IV, se. 1} ; (l'orateur) parcourant toute la vie de cette princesse (Sévigné, Vl, 358); notre amant prit ta main De sa maEti-esse ; et de baisers de llammc La parcourant (La Font., V, S3, v. ri3-â$9); M'as-tu tout parcouru (Mot., VI, 444, Amph., V, 15221.
parsemer a eu la même fortune que parcourir. Employé par Ronsard (L.|, il avait été lui aussi repoussé par Vaugelas (II, 371)), et enfin admis, l'usage •• favorisant les verbes composés eux dépens des simples "(Alemand, l>hê.,i). ^*Pom,, Duil,, G. Mieg-e, Hicli., Fur. ; A. cite le mot, et renvoie h semer, où il ne se trouve pas ; O Th. Corn. ; * A^ : il ne se dit que des choses qu'on T-espand par ornement. — Ce sont petits chemins tout parnemës de roses (Mol., LX, 12tt, Fem. San., v. 816).
/inif u inade (i ta 1.) — 1I.U.T. cite ii lort comme pi'emier exemple, ftïcli. Le mot Bfî trouve dans Chapelain ( Lett., Il, 5i4). — *Pom.; e Duil., G. Miegc;
• Rîch., Fur., A.; e Th. Corn.;* A».
patqainer — Corn., Poes. ilio,, 1, dauB H.D.T, ; 0 tous tes lexiques.
pastioelé — H.D.T. cite Bossuet. — Q tous les teiiquea. — C'estapparemmenl de cette expression qu'est venui; ta pai*iveli ou l'oraison passive, célèbre dans les mystiques depuis trois â quatre cens ans (Bossuet, Entait (rOraiton, 233; cf. 91, 261, 319, 409, 410, etc.) ; les âmes passives de celle paMtiret^ du Quiétisme, croyent à tous momens estre dirigées par inspiration (Id.. Dw.ecr.tur leaMax. de» Sainlt, CCXXX); L. cite Maintenon, 16 mars
paUrafe — Fur,, dans H.D.T. ; 0 Pom., Duil., G. Miege., Rich. ; * A., A";
• L. et H.D.T., qui citent Boileau : Excusez mes palaraffen et mes ratures [Lett. à Brouette, 3 juiUet 1700).
pathoi (grec) — Mol., L\, 14i, Fem. Sac, v. 972, dans H.D.T. ; a tous tes lexiques; * A* : il ne se dit guei'e qu'en conversation; * L.
patriciat (lat.) — Fur., dans H. D. T. ; 0 Pom., Duil., G. .Miege, Rieh., Th. Corn.;* A., Aï;*L.
p.'ii/s = compatriote — H.D.T, cile à tort comme premier exemple Fur. ; Q Pom., Duil., G. Miege, Rich., Th. Corn.; A., A'. — Argus le Rominagrobis,... L'avise de loin, et l'appelle, Luy disant, paU ou frérot (Rîcber, Od. bouff., 84-5|; Adieu PaXs. C'est moi qu'on nomme La Rissole (Poisson, Com. tant titre, a. IV, se. 7).
pendaison — H.D.T. et L. citent k tort comme premier exemple Hauteroche, 1680 (Deuil, se. 1) ; Q tous les lexiques, saut A*. — L'Anglois est un oyson Si faite la /«nrfawon... (Saint-Amant, II, t!>7); Un Prince n'a-t-il pas pouvoirde/wndawo/i? (Th. Corn., Geo/, rfe «oi-meme, a, II, se. 6).
pendillon — G tous les lexiques. — vous êtes pour ses vapeurs [de ma mère) le meilleur penJiWon (Sév., IV, 560, cité par L. et H.D.T.).
pendule (tat.) — 1664, dans H.D.T.; * Pom., G, Miege, Rich., Fur., A., Th. Corn., A*;* L. etH.D.T., qui citent Sévigné. — C'est un métierque de faire un livre, comme de faire uac pendule (La Bruyère, I, 113).
pénombre (comp. d'él. lat.) — 1671, le P. Chérubin, Dioptr. ocul., dans IL D.T. ; * Fur. et Th. Corn. : terme d'astronomie.
i9't HISTOIRE DE LA LANGEE F«ANgAISE
pérégrination (Ifit.) — Bien que le mol soîl aocien, Bouliours le croit nouveau et le soumet au jugemeut de l'Académie [D., 43). A. de B., au coatraire, le trouve quelquefois très bon (Befl., 388). Tallemaut constatant que le mot n'est pas universellement admis souhaite qu'on le reçoive, << pèlerinage estant consacré aux voyages de dévotion » [Décin., 20-21). — * Pom., Duil., qui renvoie a pèlerinage, B. F., Fur. : ce mot est vieux, et on dit maintenant pelfrinage, mats il se renferme dans les voyages de dévotion, A*: il ne se dit guère qu'en plaisantant; 0 G. Miege, Rich., A., Th. Cgrn.; * L. el H. D.T., qui citent un exemple du xii° s. — Notre pérégrination de Bretagne en Provence (Sévigné. 11, 178).
permissionnaire — qui a permission du chantre de N,-D. de tenir de (letils
pensionnaires (Rich., dans 11. D.T.) ; Q tous les autres lexiques; * L. persillé — A., dans 11. D. T. ; * A* : n'a guère d'usage qu'en cette phrase, fromage persillé; H. D. T. au propre cite Lîger, Nout. Mais, rusl.; * L. — on ne saurait leur pUire... si l'on ne rapporte k leurs pieds un coeur tout persillé de poudre à canon (Regnard, Coquette, a. I, se. 15). personnifier — Bellegarde justiQe Bauhours de l'avoir employé (Eleg., 267:; le mot seraitpeu autorisé d'après Renaud (.Van. (/« parler, 542). — © Pom,, Duil., G. Miege, Rich.; * Fur.. A.; e Th. Corn.;* A*; L. et H. D.T. citent Boileau {Longtn, Béfl., 11).
perspicacité (lat.) — Le mot, quoique ancien, avait si peu d'usage que Bouliours l'a cru nouveau {Suite, 19-21] et qu'Andry allirmait qu'il ne sertit pas reçu de sitôt (Sutfe, 259]. — ♦B. F., A., A» ; L. cite Retz, H. D.T. cite Le Maire de Belges; Vaganay donne un ex. de 1488, tiré de ia Mer des Histoires.
pèse-liqueur — Th. Corn, est cité è tort comme premier exemple, dans H. D.T. ; @ Pom., Duil., G. Miege, Rich.; mais on le trouve dans Fur; G A.; * A';* L.
pétaaiiière — O Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur.;* A. et A*; * L. et H. D. T., qui citent Si-Simon,!, 315.
philologique — 1668, Chapelain, dans Delb., Hec, cité par H. D. T. ; o tous les lexiques ; L. cite Bayle. Lelt. A M"', 31 mars 1998.
piédouche (itnl.) — A., dans H.D.T.; *Th. Corn., .V.
pierrailles — li. D.T. cile ï tort comme premier exemple. 1700, I.iger, Nouv. Mais, ruit.; * Duil. ; Q tous les autres lexiques.
pintade (portug.) — 1671, Colbert, Lelt.. dans H. D. T. ; 0 Pom., Duil., G. Miege, Rich. ; * Fur., Th. Corn. ; 3 A. el A».
pique-nique (or. ine.) — asseï nouveau selon Ménage. — Q tous les lexiques.
pificier — Fur., dans H. D.T.; O Pom., Duil., G. Miege, Rich.; * Th. Corn.; e A. et A».
plafonner — V ut., dans H.D.T. ; O Pom., Duil., G. Miege, Rich.;*A.; e Th. Corn. ; * A».
platitude — * A., A* ; Q tous les autres lexiques; * L., II. D.T.
plâtrage — AS dans H.D.T.; e tous les autres lexiques; ■•■ L.
polichinelle (ital.) — Rich., dans H. D. T. ; Q tous les autres lexiques.
podomètre (comp. d'él. grecs) — 1712, dans H. D.T. Eu réalité il est déjà dans
MOTS NOUVEAUX EiCTRËS DASS LA LAMiUE 4il5
Fur. : podomètre ou compte pas, etdaos Tl>. Corn, — B. F. donnait podimélrie. G tous les autres lexiques.
poitron-jaquel — Oudin, Car. fr., dans L.; © tous les lexiques; s H. D. T. — Mainte damoizelle adonnée A dormir grasse matinée.. . Se leva dés poi- Iron-jaquel (Lorel, 15 août 165t,v. 77-801 ; Dés le poilron-jaquel je me suis habillé (Champmeslé, Paritien, a. IV, se. 6).
poliment (action dépolir) — 1676, Félibien, Princ. de l'archilecl., dans H. I), T. ; * Rich., Fur., A., A*. — Le mot se trouve antérieurement : Il (le diamant) a plus de Splendeur, et plus de Poliment (La Mesnardière, Poe»., 16SG, 97 ; le texte porte en marge : C'est le Terme de l'Art : aussi bien que celui de Brillement) ; Rich. donne en exemple ; les ouvrages d'émail prennent un beau poliment dans le Teu,
polittonner et polittonnerie — A', dans H. D. T.; * L.; 3 aux autres lexiques.
politiçuer — Q tous les lexiques; * A*. — Je reviens de cliei M"* de la Fayette... On a fort politique (SévignC', VIII, S01-2);*L. et H.D.T., qui cilenl un autre exemple deSévigné.
ponfit — remplacé dans ta suite par poncif {Hich., dans H. D. T.).
ponte — A', dans H. D.T. ; G tous les autres lexiques.
pont-neuf — G tous les lexiques. — une vieille chanson française. . . ce qu'on appelle vulgairement tin pont-neuf {Journ. desSav., 1717, 376, dans H. D.T. ).
populariser — mot nouveau, selon Bellegarde, qui cite S'-Evremond : il a alTecté... d'élre obscur, pour ne se pas populariser comme Aristote {t'ieg., 264). — Q lous les lexiques.
porte-crayon — 1676, Félibien, Princ. de l'architecl., 414, dans H.D.T.; G Pom,, Duil., G. Miege;* Rich., Fur., A.. Th. Com., A^
porle-étendnrd — Rich., dans H.D.T.; 0 Pom., Duil., G. Micge;*Fur.; © A., Th. Corn.;* A*.
porle-jape — Q tous les lexiques. — Et rien n'est si trompeur qu'animal porte-Jupe (Regnard, Le Bal, se. 7, cité pari..).
porte-poulet — © lous les lexiques. — Le cocher de Sylviane est le porlppoulel. — Fiei-vous encore k des mareuts de cocher, mères ! flez-vous-y iKubligny, Folle qiierelle,a. Il, se. 10).
porfc-BOÙ!— Rich., dans H. D. T. ;* Th. Corn., A'.
po$e^ action de poser. — G tous les lexiques; * .\., A*; * H. D.T.
poulinière — Mol., Fâcheux, a. Il, se. 6, dans L. et H. D. T. ; * Rich., Fur., A.; © Th. Corn. ; *A'. Voir le Lex. de Mol. par Livet.
pourtour — les ouvriers disent le pourtour au lieu de tour [1676, Félibien, Princ. de Carekitec, 709, dans II. D. T.); * Pom. ; © Duil., G. Miegc, Rich.; * Fur., Th. Corn.; © A. et A».
potti»e-eul — *Rich., Fur. ; terme odieux, A. ; G Th. Corn.; * A*; L. cite Hoursault ; H. D. T. donne k tort comme premier exemple, Colletet, 1665. Traça* de Paris. — Un sergent asseï téméraire, Escorté de trois Poiisse-cus (Loret, 27 oct. 1657. V. 154-155 ; cf. 23 juin 1663, v. 177) ; Il y a là-bas deux sergents et environ douze archers qui vous guettent pour vous mettre en prison... — Ce sont bien des pousse-culs, de par tous les diables (Regnard, lîom. à b. forl.,a. Il, se. 6-7).
4<JG HISTOIRE DE LA LANGUE FRANt^AISb'
praline — 11. D, T. le signale ù tort |iour la première fois dans Far.; * H'icU. G A.; * Th. Corn., \K
prieaulionner (le^) — ce mot est employé concurremment avec : preiidi'e »es sûretés (Bouhours, Enlr., SS.C'eslIe premier exemple quecite H. D.T.^. — * Pom. ; e Duil.; * G. Mîege, Rich., Fur., A. ; e Th. Corn. ; * A* ; lous ces lexiques ne donnent que la forme pronominale, la plus usuelle : Il te précaationneet s'endui-cU (La Bruyère, I, 377). Le participe, bien entendu, n'a (loint de «e: deui Ministres si /jr^cauf ion fie: (Bossu et, Averl. aux Prot.,111,% xxv, 227). Bossuct emploie aussi la forme transitive rJésus-Christ ne nous aui-a-l-il pas précaulionné contre cette horrible tentation de son Eglise \Conf. arec M.aUude. 436).
prfeoce (lai.] — Rich., dans II.U.T. — Andry eu consUle le succès >He/l.. 44r.) — * Fur., A. ; © Th. Coi-n. ; * A* ; le sens figuré apparaît dans Fur. ; !.. cite La Bruyère.
préciKilé — La Ouintiiiie, dans ll.l). T.; fï lous les lexiques.
prHeetf — Fur., dans H. D. T.; © lous les lexiques.
prMicalaire n'est donné que par Pomey; OL., H,U. T. — le Père le Uoux, Qui dans l'Employ prédicatùire A Tait monter si haut sa gloire (Lorel, 10avriH660, v. 108-110) ; lUaitencor avéques gloire Sa toaclioa prédicaloire (Id.. 17 mars 1653, v. U-^-if. Uodefroy cite te mot dans Oudin 16fi0, et donne chaii-e prédicaloirf {1661, la Bassée, ap. 1^ Fous, Glott. nu., Bibl. Amiens . Le même mot dans le sens de : qui sert à annoncer publiquement, est dnns FoBsclier [f.Von. Marg. G.).
préliminaire entra dans l'usage après les traités de Weslphalle. 11 se dit burtout en matière de négociation •> (Bonheurs, Suile, 92). — * Pom,, G, Miege, Itich., Fur,, A., A*. — Ladiètp d'Allemagne... n'en étoit encore qu'aux p/^/iminaireg (Bacine, IV, 366, Dite, acad.); en entrant en matière, Vous n'avez pas là fait un beau préliminaire (Regnard, Légal, unie, a. II, se. 4) ; c'est un homme qui se présente de front au mariage, et ne sait pas ce que c'est qu'un pr^lirninaire d'amour (Id., Coijaelte, a. Il, se. 6),
préluder [W.) — Mo!,, -l/ai. imay., a.l, se. 4, dansL.etH.U. T.; » Hich., Fur,, A. ; O Th. Corn. ; * A», — Que lais-tu ? — Je prélude (Montlleury, l'.oniéd. Poêle, a. Il, se. 3); Sur cette basse. Je veux que l'on m'entende un moment pr^fu(/«r (Regnard, Le Bal, se. 11) ; Tant mieux, s'il entre tout de suite en matière; en fait de mariage, je n'aime point à voir préluder .Id., Coquette, a. Il, se. 6).
prématuré (lat,) — se dit quelquefois avec beaucoup de grâce (A. de B., Bep., 4i;i). Renaud le trouve ce|>endant encore peu établi (flfan. de parler, 514), — *Fur., A.; e Th. Corn.; • .V; *L., qui cite un exemple du xvi', II. D. T.
preibyle— Fur. , dans II. D. T. ; * Th. Corn.
prestolel (or. inc.) — ll.l). T. cite à tort Fur. comme fournissant le premier exemple; il est dans Loret : Depuis les simples Prettolez jusqu'aux Pasteurs plus signalez (10 nov. 1657, v. 17-18). — ♦ Fur. ; © tous les autres lexiiiues ; * L. et H. 1). T., qui citent S'-Simon, — Ou trouve pretlolin chez S'-Amant, 11, 116-
MOTS NOUVEACX KNTRËS DANS LA lAKGUE 497
préUxler — M"' de Scudéry aurait été la première à l'employer en écrivant, au dire de Sorel (Conn. rJei b. lix>., 1G72, 401); Richelet déalare que le mot n'est pas bien reçu, mai» Andry le trouve parCaitement bon {Refl., 448). —
♦ Pom.,G.Miege, Fur., A.;e Th.Gom.; *A> ; * II. D.T., qui cite Racine et La Bruyère; voirHug.
pretinlailU {or. iac.) — l"08, Lesagc. Turcar., dans H.D.T.
programme{grec) — II.D.T. indique à tort lllch. comme donnant le premier exemple; * Duil, ; © G. Miege ; * llich,. Fur., A., A» ; ce» trois derniers lexiques le considèrent comme un terme de collège ; Q Th. Corn .
l,rolii»ion (lat.)= prélude — (Chapelain, Lelt. à M. O. Ferrari, 18 février 1671, II, 720».— e tous les lexiques; eL.,H. D.T.
/irtiialeur — d'après Bouhours, ce mol, dont Ménage revendique la paternité l'>., 11,93, 182, 189), n'a pas encore pu passer dansTusage, parce que les noms en eur sont des mots verbaux, et qu'il n'existe pas de verbe proâer (Rem,, UO-3.1). —♦G. Miege. Rich., Fur. ; e A., Th. Com.,A' ; • I.., qui cite Vaugelas '.
prntlernemenl , qui est déjà dans Cotgrave, est considéré par Bouhours comme <iii mot nouveau qu'il conteste (D., 15). —« Pom., Duil., G. Miege ; eRich., Fur., .\., Th. Corn. ;*A'. — Les Ministres distinguent encore curieusement les marques d'honneur, ou par le proilernemenl, ou par la génuflexion, ou par une simple inclination du corps (Bossu et, Expl. de la Mené, 190-191).'
l-nKlerie — ia^fi, Mol., Mù., a. III,sc.5,dans ll.D.T.— Lemot,quc Bouliours signalait comme assez nouveau {Entr., 84), était blâmé par Sorel, comme lisrbare [Conn. de» /i. iic, 1671, 397). — *Pom. ;e DuiL, G. Miege; *Rich. avec une ■[■, Fur., A, ; G Th. Corn. ; * A*. — Tu me la bailles belle avec ta pruderie(Th, Corn., Gai. doublé, a. EV, se. 1) ; je ne m'accommode guère bien de toutes les pruderie* qui ne me sont pas naturelles (Sév., Il, 267) ;
* L., qui cite Hamilton.
[ixeiidonij me [grec) — Fur., dans II. 1). T., est donné comme terme didactique.
publicité n'a guère d'usage qu'en parlant d'un crime commis A la vue de tous A. et A»'.
puritain iituffl.] — Q Fur. ;* A., Th. Corn., .\'. — On leur donna le nom deptiritains en .\nglelerre et en itcosse (Bossuel, Hiiil. dex V»r., IX, 7S, dans II. D. T.) : l'Kglise Anglicane met les Calvinistes Purilainii au nombre des Nonconrormisles (Id., Ib., lE, 406 ; cf. Boil., Sut. XII, v. 233-4).
piirilani»me — Q tous les lexiques. — Il a fallu,... que la doctrine de l'inviolable majesté des Hois cedast au Purilanitme (Bossuel, Dtf. de tHist. det Var.,149:cf. Ed., ^reW. aux P/-o(., III, § XX, 217).
yit3rfri<;p(lal.)— 1667, Chapelain, LeH.iCoiAeW du 16 juin, dans H, l>. T.; e tous les lexiques.
quarlier-mailre — \fne, PeHisson, i^((. kitt.. Il, 212, dans El, D.T. ; 0 Pom., Duil., G. Miege, A., Th. Corn., A'; •Rich. : maréchal des logis d'un régiment d'infanterie étrangère. En ce sens, Fur. écrit quarljer-mestre; il orthographie quartier-maître le terme de marine.
l. J'hI truuvf aussi proiûla : Il faut reniBr.]iicr aussi que los Pot^ti'» suiil pliia licencieux que les Protittti (Bary, Ster. de natlre L»ng,, 30Î).
Hittoire de la Langue françai**. IV. 33
49$ HISTOIRE DE LA LA.XGUE FRAKÇAISE
qaUtUme— Nicole, Eu. de morale, VIII, 181, dans H. D. T.;* A». — pour achever le triomphe de la Tenté sur le quiilUme, . . il effacer* les couleurs et le fard sous lequel on le déguise (Bossuet, Dh. ter. tur lea Majr. di-n ■S., 317 ; les exemples abondent dans Bossuet;. qaiétUte — Nicole, Eu. de morale, VIU, 168, dans H. 1). T. ; « Th. Corn.. A^. — on est forcé de reconnoistre dans les nouveaux QuiélUle» de trop grandes ressemblances avec lea anciens (Bossuet, Eatat» d'Orai*.. 380, et ailleurs).
quiétude (lat. eccl.) — Ce mot, dont H.D.T. cite un exemple de I3(H), esl considéré au ivn' siècle comme nouveau (Sorel, Dite. s. CAc. fr., lG54el Conn. detb. lie., 1671, 384). Bouhours l'acceptait non seulement dans le sens mystique, maie encore pour signifier la fermeté et la modération de l'i'spril[Reffi., 245).— *Pora. ; e Duil. ; * B. F.,Rich., Fur., A. et A»; ~ Th. Corn. — l'on convient... que tous ne sont pas appeliez à l'état d'oraison paaaive ou de qaielude (Bossuet, Div. ecr. xur le» Max. der S., LXXVl, ot ailleut-s) ; cf. le Lex. de Mol. par Livet. quillerie est un mot des Précieuses, qui ne plait pas b Sorel (Conn. de» b. liv.,
1611,391). — e tous les lexiques ; *L. ; e H.D.T. Rabbinage — Chapelain, Leff., dans Delb., fîec., cité par H.D.T.; * A*: ne se
dit que dans le mépris ; Q tous les auli'es lexiques. rSblit —Th. Cota., Comte d-Org., 111,9, dans L. et 11. D. T. ; *A., A* s.-uIpment. — Aristote le bègue, et Plalon le rabln (Quinaull, Comrd. *anf comed., a. 111, se. 7).
raboutir — A', dans H.D.T.; A' constate que le mot est populaire, raccommodage- Fur., dans H.D.T.; * A. Ot A'; 0 Th. Corn. radoueisument — H.D.T. cite b tort Fur. comme premier exemple ; L. cite Sévigné, 1671 ; * Fur., A. et A^ — si quelquefois je lu; paroissois plus favorable, tout ce radoueUtement n'alloit qu'h l'écouter avec un peu plus d'attention (Segr., Noui>. fr., 1*" noux,., 104-105). raffermluement — H.D.T. cite îi tort comme premier exemple Fur. ;*Pom.,
Duil.. G, Miege ; * A., Th. Corn., A»; * L., qui cite La Bruyère. ra'/iner — est ud mot nouveau, d'après Bouhours (Enfr., 96). En réalité, le mol seirouvedéjàdsDsCotgrave, et Bouhouradoit viser seulement l'emploi figure. raffinerie — 1670, Colbert, Letf.,dans H.D.T,; * A' seulement. rafratckiêtant — Fur,, dans H.D.T,; L., cite Fénelon : zéphirs rafrai'chis-
aanlt [Télém., VII); G tous lesaulres lexiques. ragoûtant — * Fur., A. A-;* L., qui cite Boileau, llauteroche, Boursaull. — elle ouvriroit le chemin de l'infidélité et neserviroit que comme d'un passage pour aller ï d'autres plus jeunes et plus ragoûtanlex (Sévigné, V, 82-83, 30 sept. 16*6); Sa figure n'est peut-être pas des plus ragoùtantei (Regnard, Sérénade, se. 1) ; je n'ai jamais vu d'habit si bien taillé, — Ni moi de fille si ragoûtante (Id., CoqaeUe, a. 111, se. 9). raisonnant— Q tousles lexiques. —Je vous trouve aujourd'hui bien raîsonna;i/e [Mol., IX, 372, 3fa(. imag., a. II, se. 6, dans II . D.T. ) ; la pure foy, qui de sii nature n'est point raitonnanle (Bossuet, Etlals d'Or., 66). rajutlement — Fur., dans H.D.T.;* A. et A' l il ne se dit guère que de deux personnes qu'on rajuste ensemble ; @ Th. Com.
MttrS SOUVEAL'X ENTRÉS DANS IJi I.ANGUK 4!>9
raUiitit$emenl — !.. et H.D.T. citent Sévigné, sept. 1688; le mot est attesta plus anciennement 1 *Pom., Duil., û. Miege; @ Rich. ; * Fur.; Q A., Th. Corn., A*-
rainollistianl — que d'Iiuiles ramoffiMsnfM, que de fomenlntioas nous avons mises sur <!e cœur (Bossuet, Imp. fin., 3, dans L.) ; * Tb. Corn. : terme de médecine ;Ricli. en ce sensdonnait : ramotillf; 3 touK les autres lexiques.
rancunier — A», dans II.D.T.
rapMlriement — A.,iisusll.D.T.;lemotalesensde réconcîlialioD ; ©Tli. Corn.; A* ledonne comme du style familier ; L. cite Th. Corn. {ConU. (TOrg., V, S). — On trouve aussi rapafrta^e; Veux-tu qu'àleur exemple IciNousfassions entre nous un pet) de paix aussi. Quelque petit rapatriage (Mol., VI, 436, Amph., V. Ii29-I43l).
rapprochement est un néologisme de Sarasin, selon Boubours, qui trouve le mot assez inutile (Z>., 66) : » celte multitude d'incidena, qui se rassemble en un jour, est d'une telle consequeuce et d'une telle beauté, que ce rapprochement fait une des raisons pour lesquelles Aristote n'a point douté de préférer la Tragédie au Poëme Epique » (Sarasin, Œuv., 316, dans Boubours).
— o tous les lexiques.
raïai/e — II.D.T, oite h tort Ricli. comme premier exemple;* Fur., A.; Q Th.Coru, ; * .\' ;* II.D.T., qui cite La Font. — ces bateaux couverts Sont tout pleins chaque jour de l'emèdes divers Que ce grand Médecin envoyé à ses malades. Lors que de leur urine il a veu des rasades (Le Boulanger de Cbalussay, Elontire hypocondre, a. Il, si:. 6' ; A votre intention j'ai vidé cent raïade* (Begnard, DUtr., a. III, se, 2'.
ratafia (or, inc.| — chez luy syrops exquis, ratafia» vantez... (Boil., .Sa(. A', V. 571, dans L, et H.D.T.; * .\*; o les autres lexiques.
ravageant — L. cite Bossuet: ces armes ravageante» et détruisantes (2' Serm., Aitompt, Vierge, i). — f> tous les lexiques.
ravilir — Bossuet, Honneur du monde, l, dans L. el H.D.T.; * Ricb., Fur., A. et A' ; G Tb. Corn. (H.D.T. ne marque son entrée k VA. qu'en 1740).
— Le mystère de Jesns-Christ nous a fait voir comment la Divinité pouvoit sans se raniiir estre unie ànoslre Dature (Bossuet, IIUI. Univ., 3661; ils se sont de telle sorte rattilU, que nul acte ecclésiastique... n'a de force en Angleterre qu'autant qu'il estapprouvé et validé par les Rois (Id., HUl. 'ht Var., Il, 06); ce nouveau Docteur nous apprend... ù tout raoifir (Id., Aoerl. aux ProL, VI, § XVII, 492], etc. Féraud constate l'emploi fréquent du mot cbe/ Bossuet'.
rajiimenl — Q lous !es lexiques. — J'ay dessus le Pont-neuf joQé deux ou 11*01» Scènes, Dans une Comédie au Haaimenl des laines (Poisson, Faux Motcor., se. 7;.
réaction — Fur., dans II. D.T.; c'est un terme de physique ou de chimie.
rebroume-poit (à) — A., dans II.D.T.; * A*.
rebutant — Boilenu, dans II.D.T.;* Fur., .\.; e Th. Gom.; * A'; • I..,qui cite Bounlaloue,
1. On trouve ausai l'adjectir verbal : la récompenw qu'il cherche est pour ainsi dire Jvsradante, raviltiiaitte et déshonorante (Bosiuel, Èttatt d'Orait., 163). Bosiuet comme on voit, ne craint pas l'abus do» adjectifs verbaux.
SOO HISI'OIIIK DE LA LANdl E FBAKÇAISE
récalcilranl — L'Ame aux leçons un p«u rfcilcitranU (RegnArd, Joueur, n. 1,
5c. 10, dans H.D.T.) ; e tous les lexiques. rechampir -~ 1678, Félibteu, Prine. de rArrhilecl., dans II. D. T.; * Th. Corn. reckign&nl — O tous les lexiques. — Mais vous avez (a mine aussi bien rechignante (Th. Corn., D. Berlr. de Ciy., a. \\l, se. 12)'. récitatif — Fur., dans H.D.T. ;* A.; e Th. Corn.;* A». recommenceur — Bussy àSévigné. 3 juil. 16S5et Sëvign^ à Bussy, 19juil. 1655,
dans L. et H.D.T.; 0 tous les lexiques. rectitude (lat.) — H.D.T. en donne un exemple du xiv*, mais le mot a été considéré au ivii* comme un néologisme. Selou Bouhours, il ne s'entend guère à la Cour, mais est fort usité à la Trappe [SuUe, .10). ~ * Pois.: e Duii.; *G. Miege, Rich., Fur., A.; e Th. Com.: * A*; * L., qui cite Bourdaloue et Molière.
rédaction —Fur., dans H.D.T. ; * A. el A»; e Th. Coi-n.
/■e^ei — 16T7,'R.de Piles, Conr. tur la peint., 280, dans H.D.T.;* Rich., Pur., qui ne donne que le pluriel ; e A.; * Th. Com. Il figure, sous la forme reflex dans A*. Sous celte forme on le trouve plus anciennement ; l-es perles el les dtamaas... Par trop de reflex ii la veui~ DonnoienC aussi tost la berlue [Richer, On. bouff., 125).
refont' — A», dans H.D.T.
régalien — Fur., dans H.D.T.; ♦ A., Th. Corn., A». réimpre»»ion — Fur,, dans H. D. T.; Q lous les lexiques. rejaillUttnf — Fur., dans H.D.T. ;* A.; e Th. Corn, el A». rfinaniement — * Fur. : terme d'Imprimerie ; o tous les autres lexiques. remarqueur — Traité de UPare»»e,i, 157. — ♦Pom., Duil., G. Miege; © Rich.;
*Fur.; e A., Th. Corn., A* ; * L. avecf; © H.D.T. rembrunir — Fur., dans H.D.T., qui cite un .exemple de lUmilton ; * A.;
© Th. Com.; * A».
rembrunitteinent — Fur., dans H.D.T.; * A.; © Th. Corn.; * A'. remontrant — nom donné aux partisans d'Arminiue qui avaient présenté, en <6S0, sous le nom de remontrance, un exposé de leur doctrine (H.D.T.) ; Q tous les lexiques. — les esprits s 'échau lièrent... sous le nom de Remontrant et de Contre-remantran» (BoBSuet, Hi»t, de» V&r., Il, 418, cf. Ib,, 4S7, 453, 459, 457, 400) . S<-Simon a appliqué le mot à la politique. Voir L. et H.D.T.
rempoittonnement — 1664, Colbert, Lett., dans H.D.T.; © tous les lexiques. rencogner — H.D.T. ne signale le mot que dans l'A. de 1798. On le trouve chez Chapelain, Lell. à Godeaa, 3 déc. 1638, 1, 331. — © tous les lexiques. — On a déjà pris les dehors Et rencoigné dans les murailles Ceux qui se couvroientde fOtailies (Loret, 17 mai 1653, v. 32-3^. C'est probablement
1. On trouve auparavant rtchiifntrd : une temme impnrlune el rechignarde (Cliapelain, Gus d'Alf., III, 516 . — * encore dans Duil. el B. P. — reehigneux esl dans Garasse, Docfr. rur.,919.
MOTS M>l]VKAi:X ENTRÉS DASR LA LAStiUE 501
l« même mot, sous une autre forme, que l'on trouve dans l'eiemple sui- Tsnl : Mais si toit qu'Aigles brillèrent Bourgeois camus demeurereat : Ces Oiseaux tant estimez... De ces Courtauts en rumeur Recoitjnerent la fureur {Brébc\it,Liiiain trav., 112). * L.. .|ui cite S'-Simon.
renijMiiK — refus — Ricli,, dans ll.D.T.; © tous les lexiques.
reniiit^ant — Bossuct, dans H.D.T. ; 3 tons les lexiques.
rentrée — Fur., dans D.D.T.; c'est un terme de chasse chez Kur. Dans A-, le mot est donoé aussi comme terme de jeu, et avec ui: emploi Ggui'ë, en parlant d'un homme qui rentre mal à propos dans la conversation : voilà une belle rentrée; A* y ajoute le sens de rentrée des tribunaux.
répartition — su sens de partage de Wnéfices iColbert, LeH., 11, 537, 602) ; le sens nouveau de dépsrtemcnt. régalemcnt des impôts * Fur., A. A^.
rouge-bord — * Rich., Fur,, A., Th. Gorh., .\'. — La grande lasse fut rincée, Et le Roy voulut tout d'abord Qu'on luy vereAt fa rouge bord (Richer, Or. bouff"., 504); Avec un rouge-bord acceptent son défi (Boil., Sal. 111, v. 13ti, »^d. B.S.P.. I, 105).
répétiteur — Rich., dans H.D.T. ; • Fur., A., \*.
replacer- * Pom,.Duil.,G.Miege; e Hich,;* Fur., A.; e Tli. Corn., A*. — D'un tr4ne où ce héros a su If^ replacer (Corn., VII. 532, Surina, v. lâ9S).
rtprétentant — ll.D.T. donne comme premier exemple l'A, de 1694 ; ^ Th. Corn.; * A'. — ô peuple! croyci que... vos Pasteurs n'ont de pouvoir que comme vos reprétentans (Bossuet, Uint. det Car,, 11,608-609).
reproduction -— Fur., dans H. D. T.; o tous les lexiques.
réiide — Les femmes curieuses qui ont des alcauves faites d'une mauierr ricliement embellie, c'est ce qu'on appelle aujourd'huy des fteiidet enchantées entre les plus jolie» ; bien que ce terme semble un peu précieux, il est bien receu (Maïf;. BiifTet, Notiv. Oh»., 38). — © tous les lexiques.
reapeetable — H.D.T. le signale en 1611 dans t:otBrave ; il devait s'être peu répandu c^nr de Callièras et Rouhours le considèrent comme nouveau, mais comme heureusement introduit et favorablement accueilli (Bouhoui-9, Suite, IS8-160; de Callières. .Vott à la Mode, cité par L.). — * Duil., B. F.; 3 Rich., Fur.; * A . ; -9 Th. Corn.; * A». — un homme de bien est reipectable par lui-même ^La Bruyère, II, 93); Un éclat qui le rend re»pecliible aux Dieux môme (Racine, III, 507. Ktth., v. IHSV
r*Maut — ll.D.T. citi- k tort comme premier exemple 1691, Daviler, Kxjil. der ternie» d'Archilect. ; * Fur., Th. (^orn . ; 3 A. et A*. — ICm'ployé au ligure par S'-Simon, cité par H.D.T,
reuerrement est un mot dû à Port-Royal, que Bouhours n'accopte pas iEntr., 139 ; cf. D., 16 ; Suite, 295). Le mot ne plait pas davantage à Renaud {Man. dp parler, "lO), Barbier d'.\ucour eu contraire le trouvait .. fort propre dans les matières physiques, et enror plus dans les choses morales» iSentim. de Cleanle, Si). — • Pom., Duil., G, Miege, Rich,, qui ne donne que rriterremenl de co^ur. Fur. qui ne l'applique qu'à des mouvements physiques.
SOâ HISTOIRE DE LA LANfiUE FRAM^AISE
reitaiil — Fur., dans H.D.T. ; * A.. A'.
relracemenl — •• ce mol est commode et il seroit à souhaiter que le Public le
receùst •< (Bouhours, Suite, S94). — G tous les lexiques. reirou»sii — Ricli.,dansH.D.T. Le mot est surtout employé en parlant d'un
chapeau (A*). A. ne donne que le simple : Iroutnit. rivérencieutemenl — L. et II.D.T. citent un exemple de Sévigné; 9 tous les
lexiques.
rhingrave — le mot est venu d'Allemagne avec le vêtement, au milieu du
XVII' s. — * Rich., Fur. ; et, le Lex. de Mal. par Livet.
ridiculiter — 1666, dans H.D.T. Ménage est à peu près le seul a trouver le mot bon (0., II, 260|; en général, on hésite à l'accepter (A. de B., Refl., 611 ; cf. Renaud, Man. de parler, 68 ; Bellegarde, Eleg.. 267). — * Rich., qui ne le tolère que dans le bas style. A., A* qui le réserve au style Tamilier.
ridiculUé — * Rich. et Fur. Le premier déclare que le mot ne s'écrit pas ; Tallemant rapporte qu'à l'Académie on le trouvait mauvais {Dècit., 106] ; Bellegarde, tout en constatant que quelques auteurs s'en servent, préfère l'emploi du substantif ridicule {Eleg., !!94). — j'espère que je mettrai des bornes i cette ridicuUlé par tous les discours que je fais (Sévigné, IV, 272). II.D.T. cite un exemple de Fur., Rom. boarg., préf.
rigidilf — L. et H.D.T. citent un exemple de Boileau.— * Fur., A.. A».
rigoritme -;- S'-Simon, I, 397, dans II.D.T. ; 0 lexiques du temps.
ritiblemenl — Mol., Et., a. V, se. 9. dans II.D.T.; « tous les lexiques du temps. — risibilitfi apparaît dans A*.
ritoiirneUe — Bussy, dans Rich. (qui écrit rilarnelli'] ; * Fur., A.. A^, — deux dessus de violon pour jouer les rilornelles (Mol., Vlli,67, Bourg, genl., a. Il, se. I) ; Conservci-vous , ma chère bonne, c'est ma riioarnelle continuelle (Sérigné, 1671, II, 196) : ma nile, ce marmot. Dieu le conserve! .le ne chaiigei-ai point celte rilnurnelle (Ead., IX, 209).
ritalilé— Mol., ZWp. sm., a. I, se. 4, dans H.D.T. —G Pom., t;. Miegc, Rich., Fur. ; ♦ A., A*. — On trouve ricaulé dans Duil.
roraillc — * Pom., qui cite Scudéry, Rich., Fur., A., Th. Coni., A' ; oii trouve rochaitle dans Cotgrave. — Un char couvert de roquaillf (Scarr., V'irg. Ir»v., II. m) ; Six masques de rocaille (La Font., VIII, 33).
rocitilleux — 1692. dans H. D. T. Féraud considère oucore le mol comme >m néologisme.
rucambole — sorte d'ail. — Uicb.. dans II.D.T. ; * Fur.. A., Th. Corn., A'; il apparaît avec le sens figuré dans A' : la Requeste civile est la Rocambnte des Procès. — le crime est la rncambole de l'Amour et l'absenee en est le quinquina (L. de Templery, (ien. et Pol., 130),
riiller — terme du palais, qui doit èliv plus ancien, quoique non signalé — * Fur. — il (un sergent) escrivit cependant à Is haste une requeslp de plainte, et Uni plus il les voyoil battre, tant mieux il r-illoil (Fur., Rom. hnurg.. H, 33),