‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 2)Chapitre 171 sur 202 · MOTS NOUVEAUX ENTRÉS DANS LA LANGUE T · texte numérisé non relu

MOTS NOUVEAUX ENTRÉS DANS LA LANGUE T

roinane»que — Fur., Rom. bourg., I, T, dans H.D.T; *Fur., A., A». — Vous êtes i-ofriAneffue avecque vos chimères [Mol., (, \0~, Etourdi, v. 31),

lomauenquenienl — Sévigné, 772, dans H.D.T. ; © tous les lexiques. — yéccis romaneaquement sur le bord de la rivière, oiiesisîluée notre hôtellerie ;Sêïigné, VI, 38811.

romlrau ^ pièce d'eau — * tous les lexiques. — Et le jardin du plus gros Financier Languit de soif, et n'est que pietrerie Sans un Rondeau (Aec. de Rond., 1639, 70) ; plus loin est encore un rondeau, avec un beau jet au milicu(Mi''dcScud., Malhilde, Pi-éf., 101;cM03).

ruiuoli* — H.D.T. cite à tort comme pi-emier exemple Richelet ; * Pom., G. Miege; * aussi Fur., A., Th. Corn., A*. — Du Rottoiit douze bouteilles iLorct, 13 fév. 164Ô, v. 170); sans truffes, rostolU ni vin de Champagne [Bavnii, Coquette, a. l\', se. 11, dans H.D.T.).

roufieauil — G. Patin, £«((,, V,aOO,dan8 H.D.T. ; *Duîl., Fur., A., A>; *L., qui cite Ilauleroclie.

roussi — cuir de Russie (Scarron, Virg. fraf., (, dans ll.D.T. ; *Fur., A'. — il les vouloil(seH bottes) de vache de rouiii(d'Ouville, Contes, I, 2S3); ses souliers estoient si couverts de rubans qu'il ne m'est pas possible de vous dire s'ils estoient de rou»ty, de vache d'.\ngleterre ou de marroquin (M"* Dcsjar- <Hi\B, Récit lie la Farce des Préc., N'" Coll. Moliér., 32).

riibanlf — Cyrano, Péd. Joué, a. V, se. S, dans H.D.T. ; e tous les lexiques.

riidiiiiier (qui rudoie les gens) — Mol., G. Dandin, a. H, se. 1, dans H.D.T. ; * Fur. ; cf. le Lex. de Mol. par Livet, et Hug.

ruinententent — Sévigni;, 1194-, dans H.D.T, ; Q tous les lexiques.

S.ililiT — * Pom., Duil., G. Miege, au sens de: horloge à sable. * Duil., Rich., au sens de : poudrier.

M(((H.^Hicn/ — Rich., dans ll.D.T. ; * Fur., A., \K~- ilavoit un furieux saignement de nei (Sévigné, Vlll, 324, cf. ib., note 28) ; il lui prit un saignement de ncï (Racine, IV, 559).

saîniM^nt — Fur., dans H.D.T. ; le mol a te sens de : créancier qui poursuit; A. et .\' donnent en outre : froid saitiiianl.

xalinsanl — A., dans H.D.T. ; * A*.

s.it'in — H.D.T. donne comme premier ei. Félibien, 1676, Princ. de l'Archil., Titj.Cemolestantéricur: la Reine Méreque moname toujours révère. Qui donna lesgrandsViolonsDansIcplus charmant des Salons, Lieu d'Architecture h

1. romantique. \^ premier exempte relevé par M. A. François dans sa monographie du mat ;Ann. de la Soc. J.-J. Rousseau, t. V), eut des environs de 1777. On trouve le mol longtemps auparavant, dam une lettre du 7 oct. 1664 : Il faut, Monsieuri finir ce hillet pai- une pièce esseï plaisante et curieuse de Mesiieurs les Pasteurs d'.\rcadte. je veux dire de Messieurs de l'académie Arcadiennc de Rome. C'est une lellrc circulaire qu'ils adressent à Messieurs leurs confrères du dehors. . . et qu'un de mes amis de Besançon m'a envoyé pour me divertir el me faire rire des affectations puériles de ces pastoureaux. . . Que dites-vous, Monsieur, de ces pastoureaux, ne sont-ils pas pas bien romanliquei {FMg. de Kudé, Lettre» inédiles de l'abbé Claude y'ieaite. Exlr. du Bull. d'IIist. el d'Arcliéol. relifcieuses du diocèse de Dijon, tSIM p. 153-1 m;.

la mode 'Loret, <*' mars tdH, t. Û5-i0) ; od se force h sortir de ce supeibe talion pour entrer dans une chambre mapiiQque (M''' d» Scud., MatkilJr , 8H-89,prér. ; ii., 27;. — * 1,., qui cile Racine, Rtlher, v. 827; 3 tous l^s lexiques, aaiif Th. Corn.

talfiflrlire — Hich.,dan9n. D.T.;*Kur., .\„ \*.

taïKlificalear est un mot janséaisle condamné par Bouhours {Imil., 'Mi-Ti7i, cf. Rosset, o.c.,29). — * Duil. seulement. — La vraye présence de Dieu dont Ip contemplatif doit estre imprimé est celle de Dieu dans les âmes comme leur tanctifieatear fBossuet, Ktlattd'OraU., 6i); voir d'autres exemples de Ili-ssuet dans L. et H.D.T. ; de Massillon dans L.'

tapinièr» — Fur., dans 11. D. T. ; -^ tous les lexiques ; * L.

taliner — Fur., dans ll.U.T. ; A. et A' ne donnent que le participe adjci-lif Kttiné. — Je suis doux, paciDque, aisé i vivre, l'humeur »a/in<V, veloutée (Regnerd, Dmc. itArl., se. 3>.

*atiri»er, dont on a des exemples anciens, est considéré comme un mot nouveau et douteux LBell^^arde, EUg., iUl) . — 9 tous les lexiques.

lalàfaiianl— Kur., dans II.D.T. ;♦ A., Ai;*L., qui cite unexemplede Massillon.

laulitler — * Fur., A., A*;*II.D.T. — L'insecte laufiffanf cherche à se réunir (I^ Font., II, 42, V. 23) ; les sauterelles représentent parfaitement le génif des hérésies... qui vont toujours comme en laulillanl d'une question m une autre (Boaauet, Apocal., 157-158).

«eeter — Pur., dans H.D.T. ; * A,, .\*qui le déclarent bas.

iavoir-faire — c'est un terme nouveau, maisiln'ya pasd'appai-euce l|u'il^ubsisle, et je ne sçay mcsme s'il n'est point déjà passé (Bouhours. Enlr., Vl • ; Rouhoui*s constate que ce mot monstrueux, après avoir été délaissé reprend delà faveur (ffern., Tili), Bellegai-de reconnaît que les dames le disent enom", mais i] le condamne (Eleg., 3861. L. de Templery, qui trouve cette expiv-sion horrible, avoue qu'elle est admise dans U langue, mais soutient qu'on ne l'emploie qu'en conversation (Gp/i. el Pot.. .~i4). — * Rich. : n)otqui>e dit encore quelquefois pour (»ir) des gens qui ne parlent pas poliment, l-'ur. , A.,A>. — Etd'oùmeviendroit-ilque de mon i«noip-/'ai"re (La Font.. Il, ITr.. V. IS); l'extrême con Banc c que nous avons en son saiioir-/'a(re (Sévigné. il.tus Féraud); Le ianotr-faire et l'hahileté ne mènent pas jusqu'aux énormes richesses (La Bruyère, 1, 260); riche par son tavoir-faire {id.. H, KW).

êaeoir-oiorf — Bouhours est aussi hostile k ce mot qu'à naFoir-fairv Enlr.. 97; cf. Rem., SI4). — B tous les lexiques. — La complaisance des honnesle» gens est tres-aisée b discerner... elle n'a jamais d'intercst particulier, elle regarde en gênerai la bien-seance du monde; c'est précisément ce qu'on appelle «çaroie vivre. [M"» de Scud., Mathitde, 3S, prét.l. L. cite \ji Bruvi'rc.

Mvonnage — Rich..dan» II.1>.T.; * Fur., A., A'.

n'était que le doublet <ii- s^m-

MOTS iSOIïVEAIX E^THË8 DANS LA iJtNr.lJE TiDS

teapin — nom propre chei Moliùre, est bientôt employé comme nom commun. Voir S<-Siroon [1,46, citépai< H.D.T.); O tous les lexiques du temps.

$r*tériiUt$e ~ Fur., dans H.D.T. ; * A., \';* L., qui cite Féiielon.

t*ehoir — 1660, IixHr. nux in*p. de* Mnniif., arl. iT,. dans [I.D.T.; O lous les lexiques.

timinarUle — Fur., dans H.D.T. ; O loua les lexiques.

aeruitive — Rich.,(lans )I. )>.T.;* A. elA'. On trouve dans Th. Cma. : plaul«

ierrr-file — Uicli., dans H.I>.T.; *Fur., Tli. Corn., .\i.

tijraffUe est donné par Ricli. comme un mol écorché de l'italien ; * Th. Corn. timpUficalion — G tous les lexiques. — une prétendue mipJi^cad'on. une prétendue rOduction de tons nos actes il un acte perpétuel et universel (Bossuet,

KiaU rf-rtrai».,!!, :ï, dans L. et 11. D. T.). iiroler — * Rich. ; mot bas et burlesque, Fur., k.. et A' : il est bas. — .le nirotp

mon vin, quel qu'il soit, vieux, uouyeau [Regoard, Foi . am., a. 111, se. V). lo/a (arabe) — H.D.T. le si^ale au xvi°, mais il est considéré au xvii' comme

un mot nouveau (de Callières, Mots nia Mode. 178; voir Schenk. o.<-.. ir.»).—

♦ Rich., Fur., A,, Th. Corn,. ,\*.

tokrie— 1664, Cons. (/uComm.. dans H.D.T.; * A.et At,avecle aensde : marchandise ou Tabrique de soie.

tolùler — 9 tous les lexiques. — qui... laissoit tolidpr cet usage {S'-Simon,

XVII, 301 ; cf. XV, 361).

tomnambule — Fur., d.ins H.D.T.; * Th. Com., \': il est peu en usa^e. vtporifiqiiir — Fur., dans ll.D. T. ; Fur. le donne il l'article loporalif, en disant :

les Médecins disent quelquerois toporiflque; * A., S.*. tortatU — une physionomie vive, ouverte, «orf an Je (S'-Simon, 111, 303, cité

par I..) ; e tous les lexique»;* H.D.T. toUâifr — H.D.T. en elle deux exemples du début du wiii* s. ; O tous

les lexiques.

loabrellf — le mot se Irouve en 1640 dans L'honetle homme de Farct (1391 ,

— * Pom., Rich., Fur., A., A'. Pour \. et A' c'est un terme de mépris. On

trouvera de nombreux exemples dans le Le-r. tle Mol. par I.ivct. lou/fre-douleur — H.D.T. elle il tort comme premier exemple Fur. ; , * .K., A* : il est du style familier. — Et je. parmy lant de rancœurs. Seray

toujours toaffre douleur» (Richer, Ov. bouff., 4i7) ; l.a gueuse encor l'attend.

Pauvre toa/fre-doalear» (Th. Corn., Am. Ala Mode, a, U, se, »;. loaiUonaer — 1663, Racine, /.''<;. ,dansl.. el H.D.T.; o lous les lexiques. »oug-bibliolMcaire — H.D.T. citi- îi tort comme premier exemple Fur. :

*Rich.; O autres lexiques.

tout-fermier — * Rich., A.. A*; * ll.D. T., qui elle un exemple de 16Ht, r.nr-

reip. des Conlrôl. g^n., et L. un exemple de Regnard, Le Joueur, \. 1. tout-lieutenanee — Fur., dans H.D.T.; * S.

r)06 HISTOIRE DE LA LAKGtlE FHATiÇAlHE

gout-lieaUnanl — 16fi9. Colbert, iWf., dans H.D.T.; * Hicli., Fur., A., Th.

Corn., A», (oui-minûtr'e — Itetz, Mém., 11, 459, dans !.. ; 0 lous les lexiques. — je feray

bien les autres petites (choses] avec les Soûminitlrvi qui les doivent aux

gens de vos tre qualité [Bussy-Rab., Ment., I, 42fiL aouf-précepieur — texte d'archives de 1679, dans H.D.T.;* Hich., Fur., A. souï-serr«aire — Hich..dan9 H.D.T.; * Fur. ious-lrailanl — 1674. Colbert, Lell.. dans II.D.T.; * Fur., A. »oua-lrailer ~ lii73, dans 11. D. T.; * Fur., \. xpkéricilé — 1671. P. Chérubin, /itop(r. ocul., dans H.D.T.; 0 tous les

lexiques.

tponlanéilé — 1695, Leibniz, dans II.D.T.; * A'. tiage — Rich., dans II, D.T.;* Fur., Th. Corn., A'; il est donné comme t«rine

ecclésiastique ; * 1.., qui cite Saint-Simon. statique — H.D.T. indique à tort comme premier exemple Fur. ; * Rich. tteinkerqiie — B tous les lexiques. — Le col long et les gorges creuses ont donné

lieu à la tleinkerqae; et ainsi du reste (Regnard, Atlendes-moi s. rorme,ac.6). sloîcitme — (on trouve aloTrilé chez G. Patin') — le sloîcîiime est un jeu d'esprit

(U Bruyère, 2, dans II. D. T.l ; • A». iubsl^nthvment — 1660. (ir. gMéraU, dans II. D. T. ; * Fur., A., A'. succédané — For., dans 11. D. T. ; * Th. Corn, «iiccunale — Fur., dans H. D.T.;* Th. Corn., .\'. — Le mol est employé en

matière ecclésiastique ; une église succursale, sucrier (objet de vaisselle) — L. cite un exemple de 1679; le mot doit se

Irouver auparavant, car, d'après Fur., Scarron aurait reproché à sa steur

•• d'avoir fait appetisser les trous de son sucrier par un bon ménage » ;

*Duil.,Ricb.,Fur., A.,Th. Corn., A'.

suprématie — * Fur., A., Th. Corn., A'. — on les a fait venir en Angleterre

jusqu'i souscrire la suprématie (Bossuet, Var., X, 20, cité par L.). suprêmement — S*-Simoa, dans L. et H.D.T.; @ tous les lexiques. surehaulfure ~ 1676, Félibien, Princ. <le lArehil., dans H. D. T. : * Fur.,

Th. Corn.

suréminenl est dans A. ; il a été supprimé dans .\*. — ce prétendu amour

pur dont vous faites un degré laréminent (Bossuet, I>ir. ecr. s. les Max,

des Saints, 16, Avert.); on trouver:! d'autres exemples de Bossuet et de

Bourdaloue dans L.

«urencAf'rir— Fur.,dansH.D.T.;* .\. , XK sursis — Fur., dans H.D.T. ; *A., Aï.

surtout = vêtement — * Fur., qui le signale comme étant de 1684, A., Th.

Corn. : ce root n'est en usage que depuis fort peu d'années. A*. Ouli-e ce sens,

on trouve dans A.: petite charette fort légère pour [>orter du bagage; et

dans A' ; pièce de vaisselle d'argent qu'on place au milieu des grandes

MOTS NOOVEAIX BNTBÉ8 DANS IJl LàKGUE M"

Ubles. — Pour ud aartoal de chasse il me sera commode (Regnard, Mènrchmn, a. I, se. 2); quel lurtoul que ce rhumatisme (Sévif^é, IX, 437).

lurrfillanl — H.D.T. cile à tort comme premier exemple Ricli,; * Duil., Fur., A., .S.1. — Il n'est pas mal de s'asaui-er ud peu contre les soins des minfil- Uiit» (Mol., VI, 246, Le Sicil., se. 6) ; Aux yeux des turwilUntt peiit-OD mieux se souslrnire? (La Font., VM, 379, v. 1166).

:iwl/c ttnl.' — Poussin, /.«//., 93, dans H.D.T.; *Rich, : terme de peinture; O Kur., A.,rh.Corn., A»,

»ijmrtrié est employé & plusieurs reprises par Bary : il laut que les di^Domhremens soient lyinmetries (Secreti de notlre Langue, IBIl, — * B. F.

»i/inpathîqueinenl — Th. Ikirn., Charme de la voix. a. Il, se. 1, dans H.D.T.; Q tous les lexiques.

ttjmphonUlf — II. O. T. cile h tort comme premier exemple Trévoux, 1704; * Fur. seul — Pour ceux dont voua parlez, ce sont les tymphonUlei, Les |i(>intres, les danseurs, et les sous^machinistes (Montfleury, Coinéd . Poêle, a. I, se. \).

tijsième — 1664. Cureaude la Chambre, dans H.D.T. — Ce mol, d'abord em ployé dans la iangicue des philosophes et des mathématiciens, entra asKK rite daas la langue courante fBouhours, Rem., SI ; cf. Bellegardc. Eleg., 263) : touterois Rouhours constate qu'il n'est pas encore bien établi, et qu'il est odieux i plusieurs (fens liabilea. Hich. confirrac l'opinion de Rouhours, et Pur., Th. Corn,, .V. et .\' ne donnent pas le sens figuré de tituation, eoniUlution. — C'estoil donc la difficulté du nouveau dogme, ou. comme on parle k présent, du nouveau «i/tléme de Luther (Bossuel, Hi$l. de» Var.. I. IS).

Tabalière — 16^111, Rcrtliod, Parin borl., 139, sous la forme iabaquUtre, dans H.D.T.; * Rich., Fur., .\., A*; la forme labaqaiire est encore dans Fur, et A. — Cf. Mol.. V. 79. l>on Juan. a. I, se. 1. — l'exercice de la tabatière (de (■--illières. Mol* à la moHf, 188; voir Schcnk, o. c, ir.7).

Indique (\ai. grec ~ Fur., dans H.D.T,; * A., Th. Corn., A'; suivant A. et A-, le mot ne se dit guère qu'en parlant des anciens.

Sain —«Rich, et Fur. : teint, A. el A*.

langage — Th. Corn., dans H.D.T.; © tous les lexiques.

tangente— Rich.. dans H. D. T.; * Fur.. Th. Corn.

I.inguer ~ Rich., dans H.D.T.; • Fur. et Th. Corn.; tous ces lexiques donnent le mot sous la foi'me tanquer.

lapaije — © tous les lexiques. — Je demande si on n'a point fait tapage cher, vous? — Qu'appel ex- vous, Monsieur, faire tapage"^ Je n'entends pas ce mot-la. — Faire tapage, c'est-à-dire, si on n'a point cassé vos meubles ((iherardi, Relnur de In foire de Rezons, se. dern.. Th. Ital.. VI, 163).

taponner — Sévigné, Lell., 157, dans H. D,T, ; -3 tous les lexiques.

larauder — Fur., dans H.D.T,; * Th. Com. seulement.

tatillon — 1695, Gherardi, Rel. de la Foire de Reionn, dans ILOT.; etous

bUH HISTOtRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

Itinporitement — Bien qu'on ait des exemples du ivi' siècle, Bouhours croil i]uc ce mot a été essayé par d'Ablancourt et il lui paraît assez inutile {D^ 6C . Renaud eslime qu'il est peu établi et que c'est un mauvais mol [.Van. dr furfer. 515. cf. 541). — *Pom.. G. Miege, Bich., A., A'; e Duil., Pur.

Un^brea$finenl — S'-Sîmon, VU, 110, dans (I.D.T.; G tous les leiiqiies.

f^nri remplace l'ancienne forme tenve encore dans .\., qui n'accepte t^na que ilansicdogmatique; * B. F., Fur., qui écrivent aux deux ^renres lenaf. \'.

Utaamaturge— II. l>.T. cite comme premier exemple G. Patin, tS63: le mol est déjà dans Balzac (II, 710), sous la forme thaumataripie ; -3 tous les lexiques ; * 1.., qui cite Fléchier.

Ih^orralie ~ 1*04, Trévoux, dans ll.D.T. ; O tous les lexiques.

Ihpimomèire -- 1667, ChapeUin.LeU., dans H. D.T.; * Rich. qui cite Itohault, Fur., A., Th. Corn., A *. ^ 1^ jour des noces, le thermomètre de la lendresseest h son plus haut degré [Hegnard, jl«?nde:-moi«ou« rorme, se. (i ,

fAuri/ïraire (lat.eccl.) — Fur., dans H. D. T.;*A.,Tli. Corn., A'; le mot est indiqué seulement comme terme ecclésiastique.

%^a»lle— Ricli., dans II. 11. T. ; * Fur., Th. Corn.

tignoaner — 1704, Trévoux, dans II. I). T. ; © tous les lexiques.

Uinhalifr— * Pom., G. Mlege, Rich., Fur., A., A».

lire-hotlr — Fur., dans (I.D.T. ; * Th. Corn,, A>.

(ifv-ftou/on — Rich., dans H. D. T. ; * Fur., Th. Corn., A'.

lire^lou — Rich., dans 11. D. T. ; * Fur., Th. Com.

(i/e-%n* — Rich., dans H.D.T. ; * Fur., Th. Corn.. A*.

loUranl — B tous les lexiques. — ...induire les esprits à la Religion Catliolique, c'est-à-dire à la plus severe el il la moins Intfrante de toutes les religions iBossuct, Avert. aiij: Prol., VP, S i\, 041).

(oni./«e — Fur., dsns II. I). T. ; * Th. Corn.

(on(e — Fur., dans H .D.T. ; • A., AV

i«j-<-A*i-p — Fur., dans II. D. T. ;* A., Th. Corn., .\».

tori-fifaelian — Fur., dans 11. I». T. ; * Th. Corn.

JoDw— 1676, Félibien, /Vi'nc. df. l'An-hilecl.. dans II. D. T.; * Rich., Ktir.. Th. (ktrn.

torlillHi/f — Q tous les lexiques ; * L., ll.D.T. — elle parle de la meiU<*ui-e Hanté de M»'' La Fayette : tout cela saucé dans mille douceurs, point lant de lorlillages (Sévigné, V, 297-298),

torlilUril — nOO, Liger, A'ooc. «ai». riM(.,cité |>ar Delb.. /(«., dans ll.D.T.: le bois liirlillard oa fortu ; G tous les lexiques.

ImiraebrochK — ll.D.T, indiqua à tort comme premier exemple Rich,; * tous les lexiques. Selon Rich, on se serait servi de l'instrument en France depuis une soixantaine d'années. — Ce taurne-broche d'or qui vous pend au côté (Monttleury, (ii-nlilk. dfBeauct, a. Ill, se. 8),

(r»p.-wsi>c — * Rich.; mot bas qui ne sedit i^uere qu'en parlant. Fur., .\,, A»; *H.D.T.,.iui cileRich.

-MOTS MIUVEACX ENTRÉS DANS IJi LANGLK :109

tra-'ifitte — H.O.T. donne à tort comme premier exemple Hicli. ; * Doil. nu senâ de Glet, Rich. eL Th. Corn, au sens d'herbe.

inine-iicou — Q tous les lexiques. — L'un m'appelle Martin coqiiasse, l.'auli'e Capitaine Fracasse, Qui nomme. . . Mon Fils Bacchus un guigne pot,. , . Mon Mercure un Iraiane Licou (D'Assoucy, On. en b. humeur, 59) ; . . . on verra la Cour sans jaloux, Le Pont-Neuf sans Iraine-iicon» (Loret,24 mars 1 652, v. 37- 3*tl; . . .une Troupe, assez féroce. De ces mauifits Iratite-iicoui Vul^irement noromez Filous (Id., S8 avril 1658, v.78-80l

Iraine-in&tkear — © tous les lexiques. — car j'aime si peu cette Engeance De Pirate et de Voleurs, Qui sont de vieux Iraine-mal-heiint (Lorel, 29 nov. 166i, V, 146-148);. . .6 ce Iraine-malhear Montrer de quoi finir noire misère (La Font., V, 501-502, v. 175-176).

traine-polence — Fur., cité par H.D.T, ; mais le mot se trouve auparavant : méchant fliou, tratne-polence (Boisrobert, Belle plaideane, a. l, se. 8, cité dans Iji Font., V, SOI, n. 2); * L., qui cite llamilton.

traitant - Corn., Suite du Ment., !, 1. dans ll.D.T. ; * Pora., Rich,, Fur., A., A*; voirHug. — 6orel prétend que cerlaineageasauraient confondu (raifeoret Irailanl: « passant un jour sur la place du change, oii deux hommes parloient d'un certain Financier, et disoient : Il s'en va estre l'un des plus grands et des meilleurs Traictans de Paris, il leur demanda promptement : Ou demeure-t'il ? Tient il table ouverte pour traiter ses amis gratuitement, ou bien s'il traicte à une pislolle pour teste ? Ces deux hommes . , . luy aprirent qu'ily avoil dilTerence entre Traiteur et Traitant» (Sorel, Polyandre, I, 3â2- 323). L. de Templery fera encore la distinction entre les deux mots {Gen. et Pot.. 110).

traiteur était également nouveau — Scarron, Oeav., I, 311, dans H.D.T. ;

- *Rich., Fur., A., A'. — . . .je vais, |)Our celle affaii-e, Faire venir traiteur, violooa et notaire (Monttleury, Dame m^., a. V, se, 5) ; Comment appelezvous ce traiteur de Limoges qui fait si bonne chère? (Mol., VII, 254, Pour., a. I, se. 4).

Iranquilliêer se rencontre avant le xvii' siècle, mais il n'en a |)as moins été considéré comme'un néologisme: «ce terme est aujourd'huy en usage, mais il n'y a esté receu qu'avec peine ; il parut ridicule dés sa naissance, et la <:aur en Ht mille railleries. . . l'accoutumance en a eiïacé peu h peu le ridicule 11 (A.' de B., Refl., 690) ; plus tard Beltegarde constate le succès de ce verbe [Eleg., 267}. Cependant A., A* considèrent qu'il n'a proprement d'usage qu'en parlant des humeurs du corps. — Je m'en vais un moment tranquilliser ma bile (Regnard, il/<*nec/impii, a.lll.sc. 12); il n'est pas ridicule de souhaiter qu'un sang auquel on prend tant d'inlérèl se tranquillise et sj rafraichisse l'Sévigné, V, 204),

tranacendantal — H.D.T. cite ù tort comme premier exemple Trévoux, 1704.— Le mot est dans Bossuet, 1698 : il faudroit exclure jusqu'à la bonté de Dieu : je dis cette bonté excellente et transcendenlalr par laquelle on l'appelle hou {Div. eer.iur les IHax. de» Saint», 166;. — © tous les lexiques.

fntn»fa*er esl dans le lexique de Danet ; Q tous les autres lexiques.

D,!„t,zed.yGOOg[e

r>IO HI8TOIIS DE LA LANGL'Ë FRANÇAISE

tranêil (îtal.) — IMlt, Colbert, Dite. a«r IrsManaf.. dans H. D. T. ; e lous les

lexiques.

(nnttuder (lat.) — 1700, l.iger, Noue. Mai*, ruit,, dans Detb., Ree. , cili- par

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