‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 2)Chapitre 172 sur 202 · II.D.T. ; e tous )es lexiques · texte numérisé non relu

II.D.T. ; e tous )es lexiques

IrembUur (secte religieuse) — * Fur. et A> qui donnent busaî le sens de : qui tremble saaa sujet ; A* constate qu'il n'a guère d'usage au propre. — L'a litre -jour, cet An^ois TrembUar, Cet Apostat. . . ^Loret, 6 janv. 1637, V. 111-112) ; En Angleterre, les TrembUun, Qu'on dit être de (grands hâbleurs (Id., 3 fé*. 1661, v. 243-2U, etc.) ; les Quakers ou les Trvmbipun (Bosauet, Avert. aux Proi., Ml, % xxvi, 330). tremplin (ital.) — II.D.T. donnA k tort comme premier evemple T)i. (luni. ;

* BicI).

tres$eur — Rîch., dans II.D.T. ; * Fur. tricolore jlat.) — S loue les lexiques. — Sou teint est... Iricolor :ellei'sl, ma

Coi, charmante (Regnard, Le Bml, se. 7). tricot — 1666, Depping, Corr. atlm., dans H.D.T. ; 3 tous les lexiques. Iriennalili- Palru, cïlé par Rich., dans II.D.T. ; * Fur., A., A'. trigauder et Irigauderie — Rich., dans H.D.T. ; * Fur., A., A*. Voir dis

exemples de Dufresny, dans H . D.T.

trinôme — Fur., dans II.D.T. ; • Th. Corn. Iripolir — e tous les lexiques, sauf Rich.; * H.D.T. —Qui recurei-a son Idole.

Et son Tripié (ripo/ira (D'Assoucy, On. en b. humeur, H). Irirègne — Fur., dans II. D. T. ; Q tous les lexiques, sauf Th. Corn, ;*L. Iriteelion — Fur., dans H. D. T. ; * Th. Corn.

trivelin (ital.) — Mol., Am. mid., dans H.D.T. ; Q tous les lexiques. — On trouve dans Scarron : Venez k pas de Trivelin, Avec Brodequins A Sonnettes, Et vos meilleures Castaignettes (Œuo., I, 33i}. trinelinade — La Font., IX, 173, dans L. et H.D.T. ; 0 tous les lexiques. Iricialemenl — * Duil., Rich., A*; $ autres lexiques.

iroqaeur — La Font., V, 318, dans H.D.T.; * Rich., Fur.; a aulres lexiques. — Connois-tu quelque fils, dis moi, de ces Iraqueuêet (Monlfleury, Crisp. Gentil., a. V, se, 3) : Il m'a promis qu'il quitteroit sa profession de médecin,... et qu'il se ferait troçaear (Hegnard, Ham. à b. fort., a. Ill, se. 5).

trotte — ftich., dans II.D.T. ; il est donné comme mot bas et burlesque;

• Fur.; © autres lexiques.

trotlerie — © tous les lexiques. — je ne saurais approuver cette troUerie

inutile (Sévigné, 1680, V], 310, cité par L.). troUin — 1633, jUa:arina</e«. dans H.D.T. : * Rich.: bas et injurieux pour dire laquais. Fur., A., qui répète Rich, ; .\' : id. ; * I.., qui cite Scarron et â* iuite du Part, barlesque.

(roffiner — Fur., dans H,D T.;.e tous les autres lexiques. Irniiei/uin (néorl.) — Rich., dans H.D.T. ; * Fur., Th. Corn., .V*.

JàOJA NOUVEAUX EKTKÉa DAKS LA LANGUE 311

Iraiié =. tacheté — Itich.. daas ll.D.T. - * Fur., A., Th. Curn., A>; les uiw l'accepteat eo parlant des chevaux (Rich., Fur., Tb. Corn.), les autres eu parlant des chevaux et des chiens (A., A*).

tuant — Chupelain, LtU., dans Delb., Ree., cité parH.D.T. ; * Ricli., Fur., A*; * L., qui cite Boursault et Bossuet. — Leur luanie amitié de tous côtés m'arrête (Mol., VI, 439, Amph., v. 1453).

fu/i/>r — Th. Coru., dans II. D. T. ; e tous les autres lexiques.

lurholin — A., dans ll.D.T. ; * K*. Ces deux mots sont sans doute plus

tarbuUmmtnt serait dû à d'Ablancourt, selon Bouhours qui n'oserait pas s'en servir {D., 4S). Ménage trouve le mot bon (0., II, 4S8). — * Pom., Rich., Fur., A* ; il est signalé chez Oudin par L. turlupinade — * Rtch . , A*. Voir le Lex, de Mal. par Livet, lurqaerie — •Rich., Fur.; © tous les autres lexiques; * L., qui cite Mol.; O ll.D.T. — il est Turc là-dessus, mais d'une turqaeriek désespérer tout le monde (Mol., Vil, 105, Av., a. II, se. 4]. Cf. turcitme : qui n'admireroit cette relation du rurciimeavec la réforme ^Bossuet, /fût. tfe* Car., Il, 401).

(y/M>(lat. grec, peul-être italien aussi) — ll.D.T. donne à tort comme premier exemple A.; *Dull,, G. Miege : shadow of a thing. Fur., A., A'; * L., qui cite Massillon : type» imparfaits du Christ — Je prévois qu'il aura bientôt matières àdesty/>e«plusmagniSques qu'il n'en a encore imaginés(Rai:ine, \'ï\,yi,Lell., 21 mai 1692). Le mot se trouve'avec un sens spécial chez Bossuet : le Pape saint .Martin L assemble le Concile de Latran, où il anathematise le Type (décret hérétique) et les Chefs des Monothelitea [IlUt. Univ., 137). Racine emploie type dans le sens technique de la langue des monnaies : je voudrais simplement mettre pour type la croix même de Saint-Louis, et à la légende : Ordo mititaris |V11, 77, LeU.,30 mai 16S3).

typographiijue — 1710, Misère de» apprenti» împr. , dans 11. D. T. ; Q tous les

Unitaire — Bossuet, dans L. et II. D. T. ; * Th. Corn. — Ceux qui verront ici ta pensée secrette du traducteur pour les unitaire», cesseront de s'en étonner... (Bossuet, Prem. Inttr. sur le Noav. Te»/., 23).

urbanité (lat.) — ll.D.T. en cite un exemple ancien, mais avec un sens spécial: les urbanités, c'est-à-dire les citez et les royaumes (II. de Gauchy, Trad. du Goav. des Princes, dans God.). Il fut introduit par fieliac {2' Dià». />o{., dansL.] qui espère que l'usage le mûrira chez nous; le mot donna lieu à beaucoup de discussions; bien reçu, d'après Ménage (0., I, 43S, 442), il fut contesté par Pellisson et d'Ablancourt, par Bouhours (O., 1, et suiv.), par Bichelet, par Renaud (Afan. de parler, SI, 106) ; celui-ci toutefois semble regretter qu'il ne soit pas dans l'usage {Ib., 144). A. de fi, affirme qu'il s'est établi (Refl., 710). — * Pom., G. Miege, Rich., Fur., \., Th. Coro., A' : il ne se dit guère qu'en parlant de la politesse des anciens Grecs et Romains. — apprendre l'ur^aniVé (Racine, VI, 333, l.iv. ann.);je ne sais quoi d'attique qui lui manquoit et que les Romains ont depuis appelé urbanité {La Bruyère, I, 27).

512 IIISTOIHË DR LA LANUUK FIIANÇAISI;

aturaiitmenl — H. [>. T. donne k tort comme premier exemple Fur.;* Pom., Duil., G. Miege.

Vadroaille = sorle de balai (orig. int.) — Fur., dans H. D. T.;* Th. Corn.

Daijuenifnl — H.D.T. en donne un exemple du xvi' s., mais le mot © tous les lexiques. — Bellegarde se demande si on pcol l'employer (E/ey., 371).

tiai/uemetliv — Hich., dans H.D.T.; * For., Th. Corn.

othe (ail.) — H.D.T. ne donne paR d'exemple avant 1812, il avait éléeinployi- par Racaii : les boiteux et les goutteux ne se peuvent pas empescher de marcher, mais il n'y a rien qui les oblige ii danser Iti valtp ou les cinq pas (I, -tiO;. — O tous les lexiques.

oaniUe <;esp.) — 1693, Savary, Diel. ilii Connu., dans II.D. T. ; * Th. Coni.

eaitement — S'-Simon, XIV, 331 , dans H. D. T. ; @ tous les lexiques.

eénicule — o tous les lexiques ; t^ L,, H, D.T. — Un torrent de bile qui de temps en temps m'entrouvre uni' f «nie u le dans le rein (Chap., Leil.h M. Heinniui. H aoust USdZ. Il, 310}.

verbiage — * Ricli., Fur., A., A' ; * H.D.T., qui cite à lort comme premier exemple Sévigné : l'infinité de verbiage dont nous remplissons nos lettres [IV, 322, Lell., S janv. 1676) ; Ces complimcns farcis de pompeux verbiage (Montlleury, TrigaurUn, 1674, a. I, se. 3); Ces charlatans... apprennent d'abord k débiter dans un long verbiage latin, les principes [fiezançon, Meil. .1 la ceniure, 202-3); Je crois vous faire ici un long BcrAtai/e (La Bniyère, H, 5(W) ; Voilà bien du verbiage (Racine, Vil, 37, Lrlt.). — l,es dérivé» verliiager et rerbiageur ne sont que dans A*.

eergetier — Ricli., dans H.D.T. ; © tous les lexiques.

vergeure— Rich., dans H.D.T.; * Th. Corn. érificalear — Fur., dans H.D.T.; * A'.

rermiMHe(ital.) — 1075, Savary, Parf. A'éy., H, 63, dans H.D.T. ;*Rich.:r^rmice/Ie» ou «ermicclli, mot écorché de l'italien. Fur. et Th. Corn, ne connaissent que la forme ittiUenne.

vermillanner ^^ fouiller la terre en parlant du blnireaii. — Fur,, dans II.D. T. ; O autres lexiques.

oerrolerie — Far., dans H.D.T,; * Th. Coin., AS.

vernade — Sévigné, V, 336, dans H.D.T,; © tous les Icxiquei-.

eertificalioa [lat.j — H.D.T. donne h torl comme pi«mier exemple Rich.; • Pom., Fur., A., A*. — Le mol se trouve chez Molière (V!II, 268, PïycAé, Au lecteur) .

tf.r»ion (lai.) — Ménage, lieq. fie» Dirl., dans H.D.T. ; * Pom., Duil., G. Miege, Ricb., Fur., A., A'.^ je ne puis pas me reprocher d'avoir perdu aucune t*raion, ni négligé aucun ton... pour éclairer les aveugles (Sévigné, 111, 383) ; Il allègue comme probable la oeminn k d'épier leur parole », au lieu de u la garder" (IJossuel,/*rem. Inut.tiirla Vera.da Nouf. Te*t.,i(>0).

nerticalemenl — Fur., dans 11. D. T. ; * A *.

vâlilleu3: — Reiz, ^féln., d'après Pougens, dans H. D.T.;* Rich. — On trouve dans Fur., A. el A'pWt'Weor, quiestdansScarrou, r(ry./rap.,6,d'aprèsll,D,T,

Murs NOUVIilAUX K.XTRÉS DA.\8 LA LAKGCH: ~,13

viilangear — 1676, dans L. ; * Ricb., Fur., A., A', sous la forme oaUlangeiir.

vieilltrie— Ricli., dans H.D.T. ; «Fur., A. el A>.

vigogne (esp.j — Rich., dans H.D.T.; * Fur., A., Th. Corn., A*.

vinaigi-'' — Ricli., dans H.D.T. ;* Fur., A. et A*. Tous ces lexiques ne

donnent que le participe, et à la place du verbe on dit, selon Rich., melti-e

du einaigre.

virtuel (tat.) — H.D.T. oile ï tort comme premier exemple la Logique de P.-R.,

le mot est dans Chapelain {Lell. à M. Spanheim, 2â avril 166), 11, tsr ;

* Kich.. Fur,, A'. — il faiidroil peut-estre définir ce qu'on appelle intention actuelle, virtuelle et habituelle (Bossuet, Ettati d'Or., 230).

cirlaeUement — Ricli., dans H.D.T.; * Fur., A*.

Btrluoi^ (itol.) — H.D.T, après L. cite comme premier exemple Sévigné (VI,

283, Lell. de 1680 ; * A*. — Le mot avait élé mis par Molière ;dans la

bouche d'un personnage qui baragouine le fraocais : Signor, je suis un vir-

laote (VI, 251 , Le Sic, 60. 7).

DUS (lat.)— 1668,Colberl, .W^rn., dans H.D.T.; *Rich., Fur., A., Th.Com., .\ï. vuer (lat.) est delà même date. — • Fur., A., .\». eitrail — H.D.T. cite Daviler, Court d'archit., 1691, mais le mot est déjà dans

Fur. ; o A,, A*. Toutelois dans Fur., le mot n'est cité qu'au pluriel. Dirai (lat.) — Scarron, Virg. Irav., H, dans H . D. T. ; * A'. — Je battis des mains h

tout hazard avec un Vivat (Araspe et Simandre, 11, l'iS). voilier =^ qui fait ou répare les voiles — 1670, Colbert, Mém., dans H.D.T. ;

* Rich., Fur., Th. Corn.

Doiluf e — 1678, Guillet, I>M.(. mar., dans H.D.T.; * Rich., Fur., Th. Corn., A'.

voilurin (ital.) — * Fur. : velurin, loueur de chevaux en Italie, A. et A* : ...se dit aussi dans les provinces de France qui sont voisines de l'Italie. — Pour sei-vir de voilurin jusqu'en Provence (Chapel., iCeff. >) M. l'Evtique de Gratte, aonov. 1640, 1, 723).

valable — \\o\.. Av., Vil, 6i, a. I, se. 3. dans H.D.T.; «Ricb. — Le mol, qui n'est pas dans le dictionnaire de Kuretière, est dans un de ses Factumt : s'il étoit permis b un Académicien de faire des mots nouveaux,... je soiitiendrois qu'ils n'ont rien de aolablc (I, 220],

Mican (ital.) —Fur., dans H.D.T.; * Th. Corn.

oofc! (terme de jeu) — H.D.T. le signale dans Oudin; * Rich., Fur., A., Tb. Corn., A*. — S'en aller méditer une vole au jeu d'Ombre (Boil., Sal. X, \. 230).

volereau — La Font., 1, 180, Fab., 11, 16, dans H.D.T.; $ tous les lexiques.

no(fe-/'Ace(ital.)— «tousles lexiques, sauf Duil. — Monseigneur le ComteU'llarcourt. . , A fait depuis peu votle-faee (Lorct, I" avril 1636, v. 197-199.) ; Tous ceux de devant moy font d'abord voile face [Poisson, fl°" de ta Crame, se. 2; ; Puis faisant valte-faee assez loin de ce lieu. D'un grand coup de chapeau je lui Ils mon adieu (Montfleury, Fem. juge et part., a. I, .se. 2). Hitloire de U Langue franfaiie. IV. aa

1(44 HISTOIRE DE I.A LANGEE FnAH;A13E

ruMrtbk {M.) - • Pom-, i'"!-., A. : il na poinl ilu.age, A" : on ne U dLl

guère qu'avec ta négative.

Zio--aff [OTig inc ) = appareil composé de lattes se développant sur des ctiarniir... -•Bich., Fu,.., A., Th. Corn., A'. C'est aussi . une «irte de manchon de chat et de martre - {Rlch.). - Vite, ce moment est prop.ee, Mon Zig.Z.g fera son offlce. Ce mot de Lettre mi. an l>out Instruit lsal>elle d. tout (Poisson, L, Zio-Z-3. 1662, se. 6). îinc (ail.) — Bich., sous la forme -Ji on sain, dans H.D.T.; * Fur., A., 'Ri. Corn., A>.

Obsbkvations. — La liste de néologismes qui précède est fort incomplète, j'en ai e^solu un grand nombre de mots de « sciences et d'arU ». Il serait donc imprudent de fonder sur elle des calculs. Les mots de la langue littéraire ne sont lias, par rapport k l'ensemble de la production et de l'importation, dans la proportion que ces calculs feraient .pparaitre. D'autre part, et ceci rend impossible toute correction qu'on voudrait tenter en faisant un catalogue complet il est certain qu'on trouvera un jour ou l'antre un assez grand nombre de mots relatifs à la vie et au travail dans des écrits antérieurs à l'époque oii ils sont aujourd'hui attestés.

Mais s'il convient de s'interdire des pourcenUges rigoureux, il reste légitime d'observer qu'un très grand nombre des mots notes appartiennent exclusivement à ces langues techniques qu on tenait si soigneusement à l'écart de la langue de 1„ Cour. Il est bien évident que dans ces domaines l'autorité des puristes ne s'exei^ait, ne voulait et ne pouvait s'exercer en aucune façon. La naissance de porfe-crajon, lichoir, hmn-uc ou Ikcrmomèlre, ne dépendait en rien deux. Leur autorité ne s'exerçait que du jour où les nouveauxvenus allaient frapper k la porte des salons et de l'Académie. Je les donne donc, parce que je ne fais pas exclusivement 1 histoire de la langue littéraire, et que plusieurs de ces mots auront plus tard une olaceet une belle place dans la langue des meilleurs écrivains. Ma.. Il importe de se souvenir - les brèves indications que j'ai donnée, suffiront pour en avertir mon lecteur - que tout ce qm était ne nétaitpasreçu. La grosse majorité des mots citésn est pas considérée comme taisant partie de la langue. Bien peu, en particulier, parmi les mots de sciences, figurent dans le Oif(ionn..re de 1 Académie. Il est arrivé pourtant qu'un certain nombre d'entre ces mots se sont fait naturaliser sans grande difficulté. Comment n'eût-on pas accepté oiseroaloire? Le çumquin., pour être connu, n a pas eu besoin du secours de La Fontaine. Une invention rapidement populaire, comme celle des voitures publiques, impose presque imme-

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