i'S, ApoL de La Oray,, iôx
2. IHroil-oii nicsmc une règle infleribte. comiiio le Tout ccrlaini auleun'? UkuIi.. Suif,, 3â3:. - Rich.. A. el A' ac uoiiDaissent que le sens Hkuii'. l'oiii.. G. Mieftr cl tur. doiiiieiiL: mclal iapexibU. Bnuhtiui's craint qu'il n'y Htt lu uue inexaclitude de Furclii-re.
3. TouLu une puli-mique H'uii(p)t(e k eu pi'opus., .\ii(lry élablit la nièitii: ilislinotiiiii : raurlÙAn si)(niflc un homme de Coui'. rourlûanne une Temnie qui mi>iie à la Cour unn moiivaiM vie (Rs/I., 141). SMUal contesta celle cimdiLion <le vivre m la ciiiu' (^nnneée iwr AnUry dans ta dËftnilloii de la rourfiiannt {De U Cril.. 3|j'. Tmilf fuis [ticlielel el A^ ii'apiiliqueill nonpIuH le mol « qu'aux finîmes un pi-u toiisiilei-abteii ». A- ajoute : « et au-dessus des coureuses -. Kn luus cas c'eat avec un sens dOravorabIc. que le mot est donné dans louo les lexiques. Diiîl. tradu[t oependunt roiirtiinne ; qui suit la cour. Dans G. Miege. le mol est inlcrprélé par courftVjin. mais HUHsi par Court Min. B. F. disait : a l^d.v.
i. MbI^t^ ce raisonnemcnl, la Compagnie conclut d'ailleurs qu'il vaut niiciix cnipluyer rrronnaititnfe, car, selon quelques-uns. gralUade. nouveau venu du iny* latin, et sentant encore le terniir. ne devait s'employer que dans le style soutenu. |K<ur pouvoir passer i In faveur des mots savants; selon d'autres, il etil convenu an contraire de l 'employer dans la conversalinn pour le rnmîliari<>cr avec le public Choi>y. n/iusc. (/i>(lir. .irad.. 2J1,et fuiv.).
LA PRÉClStON mi STYLE BT LE SE?*» DES MOTS ^,23
que demeurer, il marquait une habitation plus lîxe et plus permanente (A. de B., Jiefï., 592) '. D'après le même, sembler impliquait une similitude absolue et qui faisait prendre une chose pour une autre ; ressembler ne se disait guère que d'une « conformité qui n'empêche pas de distinguer l'un d'avec l'autre •>; sembler se disait de plus ù l'égard de l'humeur, de la conduite du caractère, on devait donc dire : « Cette lille aime le jeu, elle semble sa mère, et non elle ressemble à sa mère » {A. de B., Suite, 332-6) -.
Sans doute ces délimitations donnèrent lieu h des discussions, h des disputes même dont la forme et quelquefois le fonds prête à rire; le ton se hausse parfois, sans que la méthode en devienne pour cela plus sûre. L'usage particulier est trop souvent pris pour l'usage général. On s'autosuggestionne. Les souvenirs des langues anciennes interviennent aussi quelquefois hors de propos. U serait facile de donner des exemples en nombre. Mauvais et méchant en fournissent un '. En voici un autre : « On ne dit point se rencontrer durant une saison, ny en François, ny en toute langue, parce que durant signifiant de la durée, et rencontrer signiKant une action d'un moment, ou du moins te premier moment d'une action, on voit bien que ces deux mots ne s'accordent pas ensemble >' {Sent, de Cleanle, 87-88). Encore faut-il ajouter que l'usage du mot rencontre demandait des précautions : Cette expression ne paroil pas fort élégante, leur rencontre n'est pas rare, pour dire qu'ils se trouvent souvent ensemble : « outre que le mot de rencontre renferme toujours quelque hazard, au lieu que, selon Pascal, il y avoil du concert dans ces fréquentes visites, et qu'ils étoient continuellement mêlez les uns avec les autres » (Entr. de Cleand. cl d'Eudoxe, 213).
Une discussios, — - Je voudrais, avant de terminer ce chapitre, donner un échantillon d'une de ces conti'overses que j'ai dû bon gré mal gré résumer, au risque de leur enlever leur caractère.
I, Cr. L.a (juissancc du parlî rësideroit en *ea mains : La Koch., It. 3ii,'>1 : Suntcex qu'en cet eiifanl tout IsraCI réside [llacinc, III, ii'9, Ath., v, J3il .
1. CepetidanL il aimet : tou» les esprits ne se retiem-bleal |ias. — Les lexiques ne itiseiil rien d'une pai-eille distinction ; ils ne donnent lemAler que <tans des emplois lonformeo k l'jsage moderne : vous n\e itmhUz niclancolique. il ttmble que.
3. Oudin avait di^à essaye de 1rs séparer iGrtm.. 1031, 320). Pour les uns, un inéeh»nl livre est un livre plein d'une morale dangereuse et qui mérite d'être cundanmi- par la S<irbannc. un niaunui* livre est un livre mal éci-it et que l'Académie condamnerait. Un mei^ha ni homme est un homme loul couvert de crime*, un maurai'i homme est seulement mali'cieu.t. Pour d'autres, m^chanf homme et nuuuaù homme regardent les mœurs, mais le premier est le terme ordjiiaii'e et miUDOi* homme ne peut ilrc supporté qu'eu vertu de la liberté que donne la conversation. t)e même méehanl licre est plus ordinaire et comme it jr a plus de livres mal écrits que de livres dangereux, me'cAanf doit se dire d'un livre mal écrit, maumù de celui qui contient une Tuaiivaise doctrine (Clioisj', ltpase.de die. Acail.. 3il).
(^elle que je rapporte est empruntée à Choisy. et elle a eu lieu k l'Académie. Elle portait sur la phrase :
(Je Prince me fait l'hnnneitr d'êlre de me» amis ; ou, .lui l'knnneur d'être des »mw de ce Prince.
On a demandé laquelle des deux phrases est la plus modeste. Le premier opinant a dit : Il faut. Messieurs, pour bien entendre ces phrases, les dépouiller de tous ces mots de Prinrc et d'Aonncur, qui jettent de l'obscurité, et dire simplement. Monsieur un tel est de mes amis, on, je suis deg amis de Monsieur un tel. Il faut ensuite convenir de ce que veut dire, Monsieur un tel est de mes amis. Pour moi, je pense qu'il veut dire. Monsieur un tel a de l'amitié pour moi; et que, je suis des amis de Monsieur un tel, veut dire, /ai de l'amitié pour Monsieur un tel. Par exemple, on dit, iVe croyez pas que Monsieur un tel sollicite contre moi, il est de mes amis, il m'aime. Ne dites point de mal de Monsieur un tel, je suis de ses amis, je l'aime, je prendrots son parti. Cela est très-familier, et n'est bon que quand le supérieur parle de l'inférieur, ou tout au plus entre personnes é^les. et qui vivent ensemble familièrement.
Un autre a dit que toutes ces phrases sont êf^alement bonnes, parce que, qui dit <'t/fii, dit un homme qui aime, et qui est aime: le mot ami marquant nécessairement l'affection réciproque.
Un troisième a ajouté, que, quoiqu'il croie ces deux phrases-là très-familières, cependant, comme il est persuadé qu'elles signifient ce qu'a dit le premier opinant, il croiroit qu'il seroit plus modeste de dire, je suis des amis de Monsieur un tel, c'est-à-dire, j'aime .Monsieur un tel; parce qu'il est plus honnête et plus modeste de répondre de ses propres sentimens, que de ceux d'un autre.
Quelqu'un a dit, pour ;ippuyer le même avis, qu'en disant, je suis des amis de Monsienr un tel. on se range, pour ainsi dire, à sa suite, on se met dans la liste de ses amis : au lieu que quand je dis, Monsieur un tel est de mes amis, je fais tout le contraire, et il semble que je l'appelle pour ftre de mon cortéfçe.
Un autre a dit que pour entendre la question, il falloit mettre oes phrases au futur : Vous serez toujours de mes amis, ou, je serai toujours de ros amis; et que la seconde, nù l'on promet amitié et protection, est bien plu.s haute que la première, qui ne semble parler qu'en priant.
l^-dess»is le premier opinant a repris, et a dit : Frenez-y garde, Messieurs, ce futur ne fait point connoïtre la véritable idée du mot