GODI
Monsieur, J'ay remai-qu( dans tes feuilles quel'on m'a cnuoyees, qu'a l'Eloge de Grégoire de Naiiaiiic ilya le tiltre d'Euesque de Nazisme que j'y ay mis pa^ inaduertence. Il nefutjaroais E. de celle ville mais seulement Coadjuteur de son pcreet Euesque de Sttiyrae esleu E, de Constanlinople.Jecroy donc qu'il faudra changer ce carton mais comment estes vous d'aduia de mellrc, E. de Sadme ou E. csleu de Cnnstanlinople, ou E. Coadjuteur de Nazianze. j'en atlens vostre Sentiment que je veux suyure. U faudra refaire quelque autre carton, où mon copiste a fait faire des fautes considérables, je suis de tout mon cœur...
(D'après un fac-similé, dans Cognet, Godeaii, Appendice.)
Descahtes :
Mon Kevcrend Père Je n'ay pas beaucoup do choses a vous mander a ce voyasge a. cause que ie nay point receu de vos letres, majs ie nay pas voulu différer pour cela de vous envoyer te reste de ma rcsponse aux obiectîons de M' Arnaul. Vous verrez que l'y accorde tellement avec ma Philosophie ce qui est déterminé par les conciles touchant le S' Sacrement, que ic pretens qu'il csl impossible de le bien expliquer par la Philosophie vulgaire, en sorte que ic croyc qu'on l'auroit rcielée corne répugnante
ie le croy ainsy que ie l'escris. Aussi ftayie pas voulu le taire nffin de batre de leurs armes ceux qui meslent Arislote avec la bible, cl veulent abuser de l'aulhorite de l'Eglise pour exercer leurs pasBions, j'entends de ceux qui ont fait condamner Galilée^ et qui feroient bien condamner nussy mes opinions sils pouvoient en mesme sorte, nuis si cela vient iamais en dispute ie me fais fort de monstrer qu'il n'y a aucune opinion en leur Philosophie qui s'accorde si bien auec la foj'que les mienes... Du lourde Pasques Iflll.
(D'après te fac-simllë du catalogue de le collection Dovet.)
La RocHBTOUCAtrLii :
Vous voudres bien quejevous donne encoi-e celle cy, Jevous demande encore deslrepersuadee de mon respect eldemarecognaissancc etquejesuis plus quhommo du monde v" treshumble et Irca obéissant seruiteur.
(Coll.Bovel,D*673.)
: LA LANGUE FRAXÇAFSE
Monseigneur Les grands el signalez btenTaits que mon Pcrc cl tous les siens onL receuB el reçoiuent continuelle m' de v(osL)re Grandeur donnent la hardiesse k mon Trereetà moy de uoue faire tousiours quelque supplicfion, ayants appris que les faueurs dcsPrinces aiment a se respuodre lA où elles ont une fois pris leur cours, et que c'est en certaine façon remercier les grand» des gt«tîfic*ôns qu'tli bnl faites par le passe, que de leur en demander de nouvelles.
(D'après le r»c-siniilé de l'édition Chassang.)
Monseigneur, Quoy que cette dedicasse nous soilglorieusc puisqu'elle vous fait marcher t la teste des hommes Illustres, el vous choisit, pour estre l'arbitre des clot^s, qu'on doit i leur vertu * notre dessein n'est pan (toulcfois) de vous les égaler, en vous les comparant... Mais nous voulons, en vous métantau frontispice de notre panthcon, que vous aicz A votre suite, des personnes qui ont laissé derrière eux, les plus augustes princes de la terre.
[Ie(. «a CK*neel. Sêguier, dans Brun, Samaien de Cyrano Bergerac. 3S).)
Monsieur Si mes chcvaulx me pouuoit traîner ie me serois donne Ihonneur de uous aller uoir et uous suplier de foire uoir mon procureur Qscal de brion présent porteur au curateur honorerc de MesaieurSei-uien pour faire avecque luy le nantissement delà moitié de brion dont Je luy ay fait le foy et homagc âpres quelle ma cst« adjujce p«r arrest sur les héritiers de feu Mon' le conte Maran ainsi que mond pr* Stcal luy fera entendre ie suis honteus de tant de pein que ^'ou^ prenes pour moy. ut encore plus destre si longtemps sans vous rendre mes deuoirs. estant comme ie suis, Monsieur, Vostrc très humble et trcsobessant serviteur.
Mcndcs moy si uous aoes acheué les notes que uous faites sur les (ciiurcs de M de Malherbe.
(Autogr., Coll. Morrison, p. It!i.]
Ils croyent que dieu est seul digne d'estre aytné edestra wliiiiré, et ont désiré d'eslreaymer et admirer des hommes. Et ils ne connoissenl pis leur corruption Sils se sentant pleins de scnlimens pour l'aymer eladorer et quils y trouueDi kur joyo, principalle, quils scstiment bonsala bonne heure. Mais sils se Crouuent répugnants sils n'ont aucune pensée qu'a su vouloir eslablir dans testime des hommes et que pour toute perfection ils Tacent seulement que sans forcer les hommes ils leur facenl trouuerleur bonheura les aymer.Je diray que cette perfection est horihlc.
[D'après le fac-similé des Ptntéei,6d. Brunschvieg. f 191.)
Voitibb:
Tout Le monde ence pays Se plaint de vostru Silence, et moy ie vous enlouS, mais il est temps De le finir, et de lesmoignér que vous n'nuéi pas oublié vne pruuince oùvous estes Si parfailsmenl honorée. Si J'eusse creu que mes lettres ne vous eussent pa» desrobé quelques niomens que vous estimiez Si chérs, ievous aurois fait connoistre par mes soins, que la qualité de vostre seruileur inutile, est vn rcprociic respectueux, qui vous oblige dvous souucnir que iesuis touajours la mesme personne, qui na perdulliunncur iluvos bonnes grâces quupar injustice.
(Lettre autogr. s. d. llib. Arsenal, Ms. 5I3Ï, f° 43.)
GUEi ne BALZ.ti: :
Puisque vos Livres sont vos aniours et que je suis cause d'une absence de dii huit mois, Les ayant gardés icj durant ce Icms la : Je m'imagine que vous avés fait des viBuï pour Leur retour, el quils arriueront chés vous, sur Le point que \'ous allés
APPENDICE ir>9
Taire des imprécations contre ilioy. Vn si long séjour hors de Leur demeure, et l.'opiuion quDQ a a Paris, que tout est Gascoij^e au deçà de Loire, vous unt peu raiidre »u»pecle m» HdeliW : et voua avés pu craindre auecquc rsison, que des Romains auroienl bien de La peine a se aauuer des mainsdes BiirbBres. Les voicy ncanmoiiis Monsieur, aussi sains et aussi entiers, que je Les reçeus de Monsieur Giraud : et Je Jure que j ay eu pour eux nn tel respect, que s'il meusl esté possible, je ncusse voulu Les toucher qûauec des doigts de satin. Tout ce qui me vient de vous et qui porte La Liuréede vostre Bibliothèque, me persuade d'abbord de son pris et de sonmerile.. . (Autogr. du 3 Juin 1612, Bib. V. Cousin.]
ScARiio.v ;
Je vous cnuoye vao manière de Madrigal des plus gre prie de'faire voir au Patron pour le faire resouuenir de unt seruiteur l'homme du Monde qui comme InuUli oublii. Je ne vous veus pas dctounier-dauantage de vos
lui ae fassent que je vous treshumble et Iresobeisle peut eslre le plus lost occupations. Jcsuis
il 1660, Coll. Bovct.]
P. COHnElLLE :
Dans le malheur qui m'accable depuis quatre ans de n'svoir plus de part aux gratifications dont SB Mqjestti honore Les gens de lettres, je ne puis avoir un plus juste et plua favorable recours, qu'à vous. Monseigneur, A qui je suis entièrement redevable de celle que j'y avois. Je ne l'ay jamais méritée, mais du moins j'ay tasché i ne m'en rendre pas tout a fait indigne par l'employ que j'en ay fait. Je ne l'ay point appliquée à mes besoins particuliers, mais A entretenir deux fils dans Les Armées de sa M^ealé, dont l'un a esté tué pour son acrvice au Siège de Grave, Lautre Mrt depuis quatorze ans et est maintenant Capitaine de Chevaux Lcgcrs.
(Lettre i Colbert,s. d., environ 11178 ; Bib. Nat., r. fr., Iî76.1f°151 r-et V.)