‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 2)Chapitre 71 sur 202 · LES CONSEQUENCES · texte numérisé non relu

LES CONSEQUENCES

décidera à suDorimer la difficulté, en rayant Vs non prononcée de l'orthï^raphe. Mais es jour ne vint qu'en 1740.

Au xvi" sicèle, .■>, après hûsîtation, avait fini par s'imposer dans certains mots : bosquet, diimonstratîon , lester, reste et ses dérivés, sophisme, transmettre et tous les composés de trans. Au contraire, elle avait cessé de se faire entendre dans atebastre, appresler, autrusche, honnesle, jesuiste. Après l(i30, elle ^agna encore un peu de terrain. 1) est décidé qu'on la prononce dans ajuster, bastonnade, blasphème, correspondre, destruction, destrier, isnel, pastoureau, resplendir, satisfaction, seneatre, souscrire, tarabuster. Richelet et l'Académie l'imposent dans casaiste, presbytère, rescrit, restreindre, soustraire fen échange, on dit juridiction).

Certains mots héréditaires furent même atteints par la contagion ijuyoe, lorqae, preque, puiqae, devinrent jusque, lorsque, presque, puisque '.

S + CONSO\.\E A L'INITIALE. — Au début des mots, les groupes de consonnes sont également d'origine savante. On sait comment la phonétique populaire avait transformé stata et spala en esté, été, espée, e'pêe. La tendance à faire précéder un groupe d'un e existait toujours, et n'était nullement propre à Paris et à sa banlieue, comme le prétend H. Estienne (Th., I, 216). Pendant tout îe XVII* siècle, elle agit encore. On disait espadassin ; Richelet et Saint-Simon écrivaient estrapontin '. Ou bien on laissait tomber la première consonne, lockfisch (Th., Il, 32i).

Aux yeux des grammairiens, on l'imagine facilement, statue avait i'iivantage d'être latin, et estatue l'inconvénient d'être vulgaire.

t. M. KoBscl fo. c, :iilj, donne le« tiales :

Pour Juiqae. Duval esl le premici- aiitciii' qui indique que > se fuit ouïr (1601) ; maiff, en 1659, ChilUetdil que celle prononcJalion est indilKrenle [Th., II. 31i). C'est donc «près 1660 que la prononciation moderne estdevenue générale.

lorsque esl Iranscril torkt par Marlin |163!] ; r> dul se prononcer dans la seconde iiinttié du svti'«iè<-le, car. en 1733, Dumas reproche an^ Parisiens de donner à t une articulation Irop forte: mais il fallait la prononcer (Th., II. 30].

Dans prttqjie, Lanouc admellait les deux prononciations : au temps de Ménage, beaucoup de |>craonnes ne prononçaient pas i ; c'est en 1694 que la règle dei'inl impérelive. L'Académie, en 1691, déclare que i se prononce.

Paaqae eut la même histoire. Larli^taul, qui habitait Pai'is, allirme encore en 16S9 que le bel usa^çe défend de prononcer « ; il n'y eul pas de prescription formulée explicitement : mais, au iviii* siècle, i devait être prononcée, sous peine de KA^cnnisnie (Mauvillon. ITit, Th., 11.10).

2. De» eeri trop luperbes, qui ne mat qa'i ta loBtnge det eipadmiiat [Sorti. Folj/., I. 138, cf. i69 e) J'ii. Cf. Cett vn hoU etpongeax d'rne lendrette lontioars altérée IH. François, iferr. de naliire. 3~1); l'eiqaeteUe et le fealâme dt URochtlU (Har. du s' de Lescale, Théâtre d'Eloq., t88{: cette nuiliert eti trop Uptlieute poor ettre comprUe diint va tent {La Prelitate de l'abbé de Pulv, 173); il la fiul tufoûeret pattrr par te fanui {R. François, ilerv. de .\alure, ^6t>-,

ISi HISTOIRE DK LA LA^Ol:E FRANÇAIS!:

Leur choix était fait. lU eurent pourtant du mal à l'imposer ; ces groupes répugnaient. Stampe, scorie, c[ui n'avaient pas le prestige du latin, mais de l'italien seulement, ne parvinrent pus à passer.

>i+ Como^NE A LA FlXALE. — A la fin des mots, les groupes de consonnes sont aussi d'origine savante. Le mot Christ montre bien les deux tendances, l'une populaire, l'autre érudite. Dans l'usage traditionnel on disait Jésus-ChrUt, s et / étaient muets. Au contraire le nom Christ est un mot savant entré en franvais par les traductions du Nouveau Testament; on prononce Kriat '.

GROUPES COMMENÇANT PAH G. P, C. D. — L'histoire des autres groupes de consonnes est sensiblement la même que celte des groupes commenvant pars. Leur prononciation s'explique par les mêmes raisons.

C. — Au milieu des mots, il n'y eut pas de règle générale formellement édictée ; la plupart des mots savants, dès l'époque d'Oudin, faisaient entendre le c. Toutefois, lorsqu'il était précédé d'une voyelle nasale {s&nctifîer, ponctuel), c resta muet pendant tout !e xvii' siècle {Th., IL 3U, 33S-6) =.

Dans le groupe ce ou xc, lorsque le deuxième c était articulé », le premier se fit entendre avec le son A'. Maupas est le premier qui indique cette prononciation nouvelle, et Oudin pose la règle. ■I Double c se prononce séparément, quand suit une voyelle qui lui donne le son de Vs : accent, accident, accès » (Th., Il, 331, Rosset, 352).

Pour X entre voyelles, les efforts des grammairiens n'ont pas réussi à le faire prononcer ks ou gz dans les quelques mots populaires [deuxième, soixante), où l'orthographe avait conservé x ; mais ils ont imposé leurs règles aux mots savants. Ce ne fut pas sans résistance. Alexandre, exemple, exercer, maxime, étaient encore prononcés au xvi' siècle : Atessandre, ezemple, ezercer, maasime (H, Estienne). Au xvii*^ siècle même, Vaugelas semble bien préférer ezemple à exemple. Mais la prononciation ks ou ffs finira par l'emporter, même au début des mots. Entre Maupas et Chifïlet la prononciation moderne de maxime, exercer est adoptée.

Les mots d'origine savante faisaient quelquefois suivre dans l'écriture le groupe de consonnes d'un e sourd (compacte, Th., I, 1S9).

1. Il faut ajouter du reste que le mol csl " tabou » aux ycui des protestants. On p'y peut changer aucun son. De là leur U8«(re de dire Jétus-Chritt, en fiUint entendre les consounes,

I. Il i^lait aussi tombé daus l'écriture : noua m'ont tpprocM de et ttniatin

(néch.. IIF:„v.mét., i9>.

LES CONSÉ(JtJENCi;S ttl5

Dans la plupart des cas, ou avait troussé la queue aux mots latins, comme disait H. Estienne, et on écrivait : conlract, exact, intact, lad, abject, aapecl, circonspect, correct, direct, infect, respect, Kuspecl, strict, défunct. On articulait une seule des consonnes, tantôt la première ', tantôt la seconde ^. Ainsi Richelet était pour eiizat, Mour^es (1685) pour egzak-^. Tous les mots en ect hésitaient de même entre quatre prononciations ekt, ek, et, é. Dès la fin du XVI* siècle, le groupe kt se faisait entendre dans direct et incorrecl. Mais, en général, au xvff* siècle on était plutôt enclin h faire sonner le k, et à laisser tomber le t (Th., II, 103-106) *.

P. — 1^ finale ption est fort commune dans les mots savants. Le p paraît s'y être prononcé depuis le xvi' siècle.

.Après voyelle nasale, il y a eu cependant de grandes hésitations, el ce n'est qu'à la fin du xvn" siècle que la règle de faire entendre le / esl fixée pour assomption, somjituosilé (Richelet), présomptueux, présomption (Académie, ifi94).

.-Vu début des mots, on disait saume, saatier. Mais psalmiste, psalmiuiie et l'orthographe psaume ont entraîné une restitution. Richelet est pour/>SHume, que cependant beaucoup persistaient h prononten-ncore à l'ancienne manière, au commencement du xvni'^ siècle.

a. — Il ne donna pas lieu à de grandes difficultés. Dans les mots tout savants apophtegme, diaphragme, énigme, il se prononçait dès le xvr siècle. Au .wir, on le prononça dans augmenter, dogme, suggérer (Oudin), flegme (Richelet, Thurot, II, 344).

Une tentative pour restituer gn dans les mots français échoua. Il y avait trop longtemps qu'on avait un ri dans agneau par exemple ; gn prit cependant sa place dans les mots calqués sur le latin : stagnant.

l). — Le (/ des mots savants faillit entraîner la modification d'une foule de mots, qui s'étaient toujours prononcés a, mais s'écrivaient

I. El nVfre pfil» >i rirmiupee. M»U.o Princeiie .' Uretpec Qaej'uy (Lorel, li tÈv. ISii, V. 9-lOi.

1. /ai dû craindre en si grand sujet De ne rien ftireqae d'ibjet (Scarr., OEuv., I, Xi ; cf. Lorcl, 13 aoiU lesi. v. I4i).

-t. Je U eroi» fart ex*cl ; </u>Rif on u m parole, elU val an contrat (Bours.. Mid. toi., *c. 19); M. RosBet ujoiiLc (350): Au temps de Domcrgue il n'y avail plu» que deux (irqnoacialions. l'une savante, egzat. l'autre populaire, egta, et Domergue conclut ; - t^Ue dernière prononciation me para[l devoir l'emporter, parce que ces deux mut! clanl dan» la liinf^e usuelle, le besoin de les émettre souvent en abrégera l'émiefion. " Il n'avait pas prévu que les Français se contraindraient â parler grammalicalerocul. Egsakl est la prononciation académique et oriicielle depuis 1835 ; mais "0 entend encore egsa [Michaclis et Paasy, Dict. phonét.].

i. C'est par li que s'explique la tradition qui pi>escril encore de prononcer en liai- »ii nnaspek edminble. le reipek humain. Suivant Leiaiut, il faudrait même dire

IttG HISTOIRE DE LA LA.NGL'R PRANÇAISK

ad. V'au^elas en était si effrayé, qu'il eût voulu faire abandonner l'orthographe étymolo)fique. On n'osa pas le suivre. De la sorte, des femmes pouvaient encore s'y tromper, et articuler adveraion pour aversion.

Mais, comme pour s, on fit des listes, et la langue ne fut vraiment ^ère troublée. M. Rosset (p. 3.^7) a dressé le catalogue des mots où (/ s'imposa. Ils sont presque tous savants : adverbe (Massi-t, 1606), adjurer, admirer (Maupas, 1607), administrer, adjacent (Martin, 1632), adjectif 'Oudin, 1632), adjonction, admonester, admonition, administration (Vaugelas, 1647), coadjutear, inadvertance (Uichelet, 1680). adjoindre (Acad,, 169i), adverse, adversaire, adversité (Acad., 1718).

CHAPITRH V RËSISTANl-E DE L'INSTINCT POPULAIRE

Résistance de l'insiinci' populaire. — Ce qui précède ne va pas à dire que désormais l'évolutioa phonétique soit arrêtée. Les faiseurs de règles n'avaient pas un pouvoir assez étendu pour empêcher les forces naturelles d'agir; la graphie même était impuissante à résister à certaines tendances. On peut citer des faits de diverses sortes qui l'attestent. Ainsi l'esprit de distinction ne put empêcher in (/f/i) de finir de se confondre avec ain et ein [pain, plein) '. Je rappelle en outre ce qui s'est produit pour ier et ien.

YER PRONON'CÉ lEB. - Toutes les prescriptions et la tradition ne vinrent pas à bout d'arrêter la transformation qui amenait le son y à i voyelle dans bouclier, meurtrier, et partout où, comme dans ces mots, ier était précédé de consonne 4- r ou /. Jodetle avait déjà compté en pareil cas ier pour deux syllabes, Mathurin Régnier aussi; Corneille, dans /-e Cid, le fit après eux. L'Académie condamna cette audace (Th., I, i92). La prononciation censurée l'emporta néanmoins. Le groupe consonne -|- / ou r -|- y devait ou bien se diviser en deux articulations consonnantiques A' -{- ly, séparées par un œ faible, écrit ou non : boiik («-} ti/e, ou bien vocaliser y en t : bouklie, comme il le fit.

La versification conserva longtemps, bien entendu, trace de ier monosyllabique :

Célébrer Ien yrandeiirit de Vreuvre et de /'«(/urier (Racan, 11, 94).

Mais Racine n'hésitait plus :

i-ea (jlaioea meurtriern, leslances homiddea {Alh., v. 1 193) ; Et je m'en vais pleurer leurs faveurs meurtrières (Phèd., V. 1613).

1. UéjA Bâie (Itourjçuignoii', les coiirundaîl ati xvi' siècle. Mais Tabuurol les distinguait «ncore A la rime, contrairement A la pronuncialioii des Parisiens ; Deimîer, Oudin Grent de méine . Sorei se nioquail de ces contentions sui- la rime main, chemin [Franeion. liv. V, t. 1, 3S0) ; cf. de Couru., (*., 9B1-2. Mais Itichclcl, d'Aisy même, essayèrent encore d'interdire les rimes in : ain iTh., Il, iS8). I.' usage cmirant, tout vul- Kaire qu'on l'arcusÂt d'iti*c, J'cmporta cl fut reconnu à partir de 16sr> (MoiirfCiics, Ilindrct, ien?, A. de Boisi-ejçard. IfiSn. Cf. Th., II, 4901.

188 iiistoiaf; de la LAKCLE FRANI^^AISI::

Déjà La Mesnardière en I65() avertissait son lecteur qu'il n'eo userait pas autrement'.

lEN ET /.l.v. — Un autre exemple de cette impuissance est la tentative infructueuse pour faire prononcer et écrire an les mots savants qui, devenus d'usage courant, étaient écrits ien et prononcés yS, comme s'ils eussent été populaires. On disait quotidien, Arrien^ Ctaudien, Cyprien, Lucien, Quintilien, Priscien, TertuUien. Les grammairiens essayèrent, par souci étymologique, de restituer dans l'écriture et dans la prononciation les lettres an et le son â ; ils n'y réussirent pas. Régnier, en 1705, dut reconnaître que ien se prononçait j/f (Th., II, 463).

Evolutions retahoëes, — Plusieurs évolutions furent retardées par ces efforts. C'est ce qui s'est produit dans la réduction de f â y. La tendance à abandonner l'ancienne articulation était très nette. D'une pari les badauds de Paris disaient ailleurs en trois syllabes ou ntellieur. Ménage et Bérain l'attestent (Tb., II, 298 et 300). De l'autre, ils articulaient des ioii il n'en fallait pas ifaillance {faïence). Et cette double confusion serait déjà im grand signe de trouble en ce qui concerne l'articulation de i. Mais nous savons directement par Hindret qu'on faisait entendre t/ au lieu de 2: ayeurs. Malgré cela les théoriciens luttèrent longtemps avec succès contre ce « badaudisme ».

Un tvpe de contradictions. L'évolution i>e oi. — De tous les cas où des inHuences savantes vinrent contrarier le jeu des lois phonétiques, il n'en est point de comparable à l'évolution de al. J'ai déjà marqué au tome I! (p. 25i-7), qu'au phénomène ordinaire dewé se réduisant à ê, commençait à s'en ajouter un autre : we passait k wa ; j'estwea > j'esles ; tes rwés > les rwas. Aujourd'hui la contradiction est complète, on a fini par dire lux Suédois et les Anglais, François et Français. Il ne s'agit pas pourtant d'une bifurcation phonétique, mais d'une évolution contrariée.

We passait à e, et, dans certains cas, Vaugelas lui-même renonça il s'y opposer. Ainsi il acceptait que les désinences des verbes ai,

I. s i'»y cscrit dans tout te corps de ce lolume selon la prononcialion d'Rigourd'hui; cniployint, par exemple, cas roots hier, «ncien, meurfrier, et letaulrea 1 peu prés de mesme aorte, selon que l' Académie et la Cour l«s Tonl Ronoer 1 l'oreille, quand «Ile» s'en servent dans le discours > (Poitiet, iii-J°, isas, prëf. sur les imit., 31).

Partout ailleurs, au contraire, c'est te mouvement invei-sc qui a lieu i, u, u devant voyelle passent aui semi-consunnes carre» pondantes : y, w, <U. Cf. t. 11, S6T. Celte prononciation est acccpl<^c en prose, mais ou maintient 1' xi-on, peri-orie, >ou-Ir ;Th., 1,531),

RÉStSTAN'CR DE L INSTINCI' POPULAIRE 189

aie, ois, oit, oient, fussent prononcées en d : fuîmes (Th., I, 379). On accepta également e dans l'infinitif des verbes : connoistre, paroistre, et dans quelques substantifs : monnaie, cloie, ivraie, raie, mortoiae, enfin dans l'adjectif foible.

Mais ailleurs, on prétendît maintenir we dans le discours soutenu ella déclamation. OrcetiJiG avait changé son e fermé en un e ouvert. La prononciation ordinaire, dès le début du xvu'> siècle, était wè. Cet è était fort voisin de a, surtout devant r, nous l'avons vu. En maintenant icè, on préparait donc le succès de u-a, car on allait être incapable d'empêcher la transformation de è en à, comme on l'avait empêchée ailleurs. En effet l'orthographe ai ne servait ici de rien, elle n'écrivait ni e ni a, et ne pouvait contribuer par conséquent à faire triompher la prononciation académique we. Bien entendu, tons les grammairiens quali6és déclarèrent que cette prononciation roa était bonne pour des gens ignorants de toute règle (Hindret, 1687, Th., I, 398). Us furent écoutés pendant le xvii" siècle, ce qui fait que les lettres o( avaient alors trois prononciations é, we et t/ui ^

Conclusion. — Telles sont les conditions dans lesquelles se développe, à partir de cette époque, la phonétique française. Elle ne s'arrête pas, elle évolue, en opposition fréquente avec une tradition graphique qui la cache, l'altère et la contrarie ; sous le contrôle d'hommes qui prétendent non seulement l'observer, mais la diriger, la contraindre, ou même l'arrêter. D'où un trouble profond dans les lois générales. L'application s'en trouve ou suspendue ou limitée ; il s'y substitue même, pour toute une catégorie de mots, qui échappent à l'action populaire, des décisions arbitraires, -individuelles et parfois contradictoires. Les faits qui se produisent sont encore nombreux et importants. J'en ai cité, je vais examiner ceux dont je n'ai point parlé; mais il m'a paru utile tout d'abord d'étudier le caractère de quelques-uns, pour montrer sur quels &its s'appuient cenx qui considèrent qu'à partir du xyn* siècle il n'y a plus de phonétique française, mais seulement une histoire de la prononciation.

I. DevanL voyelle, oi, écrit oy, héiiLa enlrc ta prononciation populaire oy et la prononciation saTante mey ou mi-savante toay.

Devant n, oi n'était pas la diphtongue im, mais I* voyelle o suivie de la conionne naiale palataliaée \}, écrite in, ign, gn. Seulement dis le ivii* siècle, le croupe de lettres aign est décomposé en oi el gn au lieu de o et ign. C'est ce qui explique les doubles prononciations comme o-^non et oi-^non. Les premières, considérée* comme popolairci depuis le xvii' siècle, disparaissent peu i peu.

PRINCIPAUX CHANGEMENTS PHONETIQUES

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