CHAPITRE IV MOTS QUI PERDENT DES SEIfS ANCIENS
baUtncer, au sens propre d'êlre en équilibre, tenir eo équilibre, ou peser dans ane balance, se trouve dans Pomey et Duil., mais n'est dans aucun autre lexique. — Le l" sens se maintient dans Fur. elA. Mais, suivant A. de Boisregard le verbe ne se dit qu'au figuré (85) ; cf. L. de Templ. , Gert. et Pol. , qui condamne Tormellement balancer de la viande (174). Kichelet ne donne que le sens figuré. — les deux puissantes Maisons... dont il (Dieu) se sert pour élancer les choses humaines (Boss., Or. fun., 1699, 188) <.
bâcler (fermer la porte par dedans) — * Duillîer ; bas, Pomey, G. Miege, B. F., Fur., A. : bas. A*. — D'après l'Enter, da Dict. ce n'esttà qu'un sens figuré et mélaphoriqoe (224). — Richelet ne donne que le participe, au sens figuré de conclu.
bonhomme — Le sens ancien de vieux, si commune l'époque précédente, dispara!t devant le sens de simple, dépourvu de jugement (A. de B., 93 ; cf. S'-Réal,Cr(ïiçue.2ô9-271).SuivanlBouhours, le sens dépend du ton(neni., 89); cf. Richeiet. — * Pomey, G. Miege. Duillicr, Fur., A. et A*. — Livet cite des exemples en grand nombre dans son Lex. de Molière. On y comparera le Lex. du Feitin de Pierre, éd. Gend. de Bévottc.
candide — Le sens de franc, sincère, y est si peu net qu'A, de Boisregard croit bon de faire précéder le mot d'un autre qui en détermine le sens (101); Si-Réal l'excluait tout k fait (De la Cril., 104). — G. Miege le relègue au D. F. L'A. dit "qu'il est moins en usage que candeur.
cai (malheur) — Le sens de crime était donné par Nicot, Cotgrave et Monet '< le sens de malheur se conservait dans l'expression c'est un grand cal (Du Vair, 350, H ; Régnier, Sa(., V) ; mais c'est grand cas que tant de palais... se sont évanouis en une nuit (Malb., II, 725). — O tous les Lexiques, sauf Richelet qui cite Voiture : 11 ne savoit pas de Phaeton l'histoire et pileux
chargeant (au sens propre de pesant) — A. de B. condamne : un fardeau c/iar- !feiint{\il). Oa le dit d'une dignité, d'un emploi (ld.,SuJfe,34.et L.de Templ., Oen. et Pol., 175). — Furctière seul a des locutions telles que : de gros bols seroient trop chargeant* sur ses murs, — Le sens de incommode, fâcheux, continue à être accepté de tous, l'A. l'enre^stre. Cependant A* ne l'a plus que dans l'expression : viande chargeante. S*-Réal, dans la Critique, eût exclu te mot tout à fait (104).
1. Dans ce chapitre * signifie : ce acns est Jaiis, 0 signi&e : ce sens manque i.
chère — Le aeos de vitage a fc peu près disparu ' ; le sens à'aeeaeil, réception, tend auBsi b devenir moins commun. Q Pom., Rich. ; * Duil., G. Miege, Fur., A. et A*. Hais A. dit : U n'a plus guère d'usage que dans cette phrase : Il ne sçavoit quelle chère luy faire. Les exemples de recevoir, faire bonne chère, mauvaise chère sont très nombreux dans la première moitié du siècle.
Le sens nouveau de (eslin, repas est très commua ; Durant la ehire plantureuze, Y servirent leur Viande creuzc (Loret, 23 juin IflST, t. 37-38. Cf. Mol., Vît, 125, Ao., m, 1).
citi, suivant Richelet, ne se dit plus qu'en parlant des places où il y « deux villes, une vieille et une nouvelle ; pour Furetière c'est une ville fermée de murs ou le cœur de la ville; pour l'A. une ville épiscopale. L. de Templery affirme qu'il ne désigne guère que la Sainte Cité et la Cité de Sion (Gen. et Pol.,Z%^]. —j'aime aux ciMs Un peu de bruit et de cohue (La Font., IX, 255).
eorta^e (taille) — Sur le verade Malherbe, Achille estoit haut de cor«ai7e,Uénage déclare que ce mot est vieux, mais beau, il ne sait pourquoi on ne s'en sert plus [Obt. M. Malh., II, 231). — * Pom. : corporïs habitus, Duil., G. Miege, Rich. ; port d'une personne, mais le mot est vieux et burlesque ; Pur. : populaire; * A,,'A* ; * L. qui cite La Font. : Dame belette aulong eortage (II, 324 etnote3; cf. V, 413, etc., et Boileau, Sh(., X/, v. 153); *H.D.T., Hug. — Grand de teste, et grand âe corsage {Scarr,, Virg,, II, 2*9; cf. Loret, 25 mars 1662, V. 102; 6 janv. 1663. v. 77).
décrire n'est pas François dans le sens de copier (A. de B., 170). La même observation était déji dans Ménage (O., II, 434). — * Pom., Duil., G. Mieg«, Rich. qui le condamne, Fur., A. ; A> n'a plus le sens de copier; e H. D. T. ; Ilug. cite plusieurs textes recueillis par L. dans ses NoUs larditiet, entre autres une Lettre de Ménage du 16 mars 1646, et le Roman boargeoi», I, 24 : il laissa à un clerc le soin de les décrire.
déplorer au seas de pleurer, prend unsensmoinagénéral. Un sa lut cf ^ptor^, pour détetpéré ne vaut rien absolument (Chevr., Ms. Niort, 14, dans Boiss.). — Q Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A.. Th. Corn., A';* L., H. D. T., Hug. — jen'en trouueroy point[de larmes] pour déplorer le mieD(DuVatr, 339,5]; Qu'alors qu'on les (/^/>br-e ilss'estinientbeureux(Cora.,III, 316, Hor., v.801; cf. III, 341, v. 1344). — Pomey donne encore le participeausensanciendeperdu tansivmède.De même Guy Miege,etcncore A. etA*:maladie, affaire ifeptor^.
desemparer (abandonner, évacuer) — Il trouveroit mieux sa place dans le comique que dans le sérieux (Rich.). * Pom., Duil., G. Miege; Q Fur. ; * A.; e Th. Corn.;* A»; * L., IL D. T.; e Hug. — Quel droits la Reyne d'estre cher du Conseil ? si son fils est majeur il faut qu'elle desemptire sa personne (Dub. Mont., F. M., 11); et depuis les charmantes conversations de Poitiers, vous n'avez point désemparé mon coeur (Regnard, AU. moi Êous forme, se. xin). Cf. La Font., V, 123, v. 264. Littré cite un exemple de BulTon.
douteux (hésitant, qui est indécis) — * Pom.; o G. Miege, Rich.,
MOTS QUI PERDENT DES SENS ANaENS 269
Fur., A., Th. Corn., A*. Voir L., H. D. T., Hag. qui citent des exemples de Corn., Racine, La Font., Boss. — Non, je o'ay plus sujet de demeurer douteux (Pichou, Fal. de Carden., I, 8, p. 18] ; Ainsi toujours douteux, chancelant et volage (Boit., Èp., III, v. 89). Est-ce oubli des lexicographes ?
n/i^af l'on (coastruction) — Ce mot ne se ditqu'au figuré. Au propre on dit conatruetian (Bouh., D., 100). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich. : ne se dit pas bien au propre. For. : id., A., A'; * L,, s. ex., H. D. T., s. ex. ; © Hug.<.
édifier (bâtir) — Ce mol ne se dit gueres qu'au figuré (Bouh., D., 100). A. de B. ajoute qu'on l'emploie pourtant dans le stile sublime, et dans l'expression raîneraa liea d'idifie'' {Suit., 70). — * Pom., Doil., G. Miege, Rich. : du style bas et burlesque, Fur. : de peu d'usage, A. : on ne s'en sert guère qu'en parlant des Temples et autres grands bastiments publics, A* ;.* L., s. ex., II. D. T., 9. ex.; e Hug.
e/ire (choisir) — * Pom., DiiiI.,G. Hiege, Rich., Fur., A., A*. Voir L., H.D.T. et Hug. — L'ime de cette ingrate est une âme de cire, Matière à toute forme, incapable d'élire (Mtlh., 1, 60, cf. 124, 313; 11, 32, 3*, 63. Voir pour Mol., le Lexique par Livet.
fnfanee [enfantillage) — * Pom.; O Doîl., G. Miege, Rich., Fur., A., Th. Com.; * A' [«u pluriel). Voir L., H. D. T., Hug.— ce n'estoil qu'en/ance et que friponnerie de nulle conséquence [Chapel., Guzm.d'Alf., 111, 182; cf. Il, 15); ils ne sont guère empressés chez ces petites filles, ils ne font que des enfances (Sér., VIII, 433, cf. au Lex.) ; Vous connaissez toutes les enfance* dont elle s'occupe (Ham., Grnm., Xlll, 302) 3.
enrager de (désirer atidement) — Bouhours ne cite pas ce sens {Entr., 104). — * Pom., Duil. ; e G. Miege, Rich. ; * Fur., A. ; e Th. Com. ; * A», Voir L. et H. D, T. ; © Hug. — ce pauvre conseil, qui enrage de se maintenir sur ce rang (Dub. Mont.. Fo., 20) ; Tantale enrage de manger (Scarr., Virg., 11, 162). Cf. Lex. de Sét)., 2».
epUtre (lettre) — Bouhours proscrit ce mot au sens de lettre ordinaire [Rem., 261-262). — H Mot consacré aux lettres Gréques, Latines des Anciens, i celles des ApAtres, Pères, aux dédicaces de livres, aux lettres en vers » jRich.). C'est aussi l'avis de Fur. et de l'A.
«reor (voyage) — Encore que nous disions les Etoilles ei'rantes, nousnedisons pourtant point l'erreur des Etoilles... Erreur est proprement en nostre Langue une fausse opinion (il n'y a pas long-temps qu'on disoit une opinion
erronée); nous sommes plus retenus que ceux qui ont dit les erreur»
d-Ulyate(ChevT., Obi. i. Malh., I, 276-277). — 0 Pom. ; * Duil. ; e G. Miege, Rich., Fur. ; * A., ne se dit que dans : les erreurs d'Ulysse ; cf. A' ; * L., 11. D. T., Hug. — Quand ce vertueux homme-là sera en repos dans sa patrie, après de si longues erreurs (Chap., Let., II, 422) ; cf. Corn., Lex. factionnaire perd le sens de factieux. Il n'est plus que dans le B. F. : mutiaous. 11 prend en revanche le sens de soldat qui monte la faction, et se trouvo partout dans ce dernier sens, sauf dans Duil.
1. Voiture avait employé édificatear au sens de bAtittear, comme le rappelle La Fontaine (IX, 25Tj.
3. L. de Templery : enfaace désigne l'^e, eafanlite les actions {Gen. et Pol., 18) . Ce mot d'en/and'ie est signalé par Pomey.
faillir — Chevreau blAme: C'est une chose qui ne peut faillir (Obn. t. Malh., I, 231 ; et, Mb. Niort, 137-138, dans Boiss.). C'est un sens qui vieillit. — Le discours luy fadlit (Mallev., Po., Idi9, 9S|; La Paix,... n'est point /'«■7tie (toret, 21 oct. 1662, v. 204).
Mais on continue k se servir de quelques expressions, en particulier Aa jour failly : Mardy dernier, ù jour /ni/iy{Loret, 30 nov. 16S6, ▼. 243 ; très commun dans ce texte.)
On ne trouve plus non plus le verbe arec un complément d'objet : pour ne /JiiIIiVAsIree son retour (vl«tr<<e, 1614, II, 5S5). En /'aifJBnl vn desseins! beau (Tristanl'Herm., V«r» AS/-., 1648, 28). — Pomey donne pourtant /aJHir ion coup, leblanc. Faillir suivid'un à ou d'un de et d'un infinitif resteencore en usage.
fleart de Lyt (la France) — C'est une vieille périphrase que Balzac a blâmée chei certains bons auteurs qui seraieni du Vatr, CoefTeteau et Malherbe (Sorel. Bibl.fr., 1664, 108).
franc ne s'emploie plus au sens de libre dans l'expression franc arbitre (Bouhours, Rem., 584). Pourtant les lexiques le donnent encore. — le nom de franc arbitre est un nom qui n'appartient qu'à Dieu (Bofisuet, Hitt. df% Var., I, 70) ; c'estoit luy ester son franc-arbitre (Id., ib., I, 314).
galanterie s'est employé pour signifier présent {Peiresc, Lelt. h Dup., I, 484}. Ce sens est encore donné par Pomey. Le sens très voisin de fgU, que n'indique plus aucun lexique, se trouve encore chez quelques auteurs. @ L., H. D. T., Hug. Ce sens est du reste discuté : la Cour... étoit bien aise de faire durer ces galanterie» . L'Auteur parle de fêtes et de tournois ; mais le mot de galanterie est fait pour une autre espèce d'amusement [Bellegardc, Élég., 146). — Mais pour mon fils, on croit toujours qu'il n'a pas un sou ; il ne donne rien du tout, jamais un repas, jamais une galanterie (Sévigné, VI, 469), — Voir le Lex. de Mol. par Livet.
yatier — Les premiers lexiques donnent le sens de dévaster, piller : vastare regionem. Furelière a encore : les soldats ont gàlé et ruiné tout le pays ; le mot vient de vastare. * Pom., Duil., G. Miege ; © Rich, ; * A. et A», n'ont plus que le sens d'endommager : la gresle a gaxti les vignes.
gêne (ou géhenne) avait le sens de torture. ~~ Ce sens est dans tous les lexiques, mais Rich. le trouve vieux, et A. déclare que le plus grand usage du mot est dans le Gguré. C'est aussi l'avis de L. de Templery [Gen. et Pal., 175). On en trouve de nombreux exemples. — * L., H. D. T. ; e^ Hug. Voir le Lex. de Mol. par Livet. — On me lia les deux bras... et me leua l'on en l'air suspendu... en forme d'astrapade, qui fut vne terrible géhenne pour moy (Chapelain, Guzm. d'Alf., 111, 523); La gène ayant tiré ton aveu de la bouche (Montfleury, Fem. jage et part., IV, 3) ; je pense être k la gêne (Boil., Sa(., V//).
germain (frère ou sœur) — Le mol n'est plus comme substantif que cbei Duil. ; comme adjectif même, il tend à disparaître. Ce n'est plus selon A. qu'un terme do pratique. A. l'accepte aussi dans la haute poésie; l'indication est supprimée par A * ; * L. ; e H. D, T. ; voir Hug. — Et cet Astre, Germain des Rayons du Soleil, D'un Berger ténébreux respecta le sommeil (La Mes- Dardière, Po., 6); Le Roy s'est rendu tout soudain. Pour saluer ce cber Germain {Loret, 28 oct. 1662, v, 67-68).
MOTS QUI PERDENT DBS SENS AKCtENS 271
hibile B presque changé de Bigaification. On ne le dit plus gueree, pour dire docte et sçavant : et on entend par vn homme habile, va homme adroit et qui a de la conduite (Bouhours, Enlr., 102 ; cf. Suif., 243). D'après A. de B., habile dirait plus que savant, il supposerait en plus de l'érudition un jugement profond, un discernement étendu (630). — o Pom., Duil. ; * G. Hiege, Hich., Fur., A., A* ; e Th. Com. Voir L., H. D. T. qui cite La Bruyère, Hng. — 11 peut se faire que la jalousie d'Aristote contre les habikâ gens de son temps... ait rendu cet art odieux à ce jeune prince (La Font., VllI, 320-321).
habitude {liaiaoB, fréquentation) — * tous les lexiques, saut Th. Corn. ; * L., H. D. T., Hug. — La longue habitude que j'eus auprès de cette Princesse fit que j'en devins amoureux {Cleobuline, 16S8, 260) ; Si je fais par hasard quelque douce habitude... J'aurai soin de t'en avertir (Regnard, Mar. de la Fol., se. 4).
haateste perd le sens de hauteur qu'il a encore dans Pomey. Duillier ne l'emploie qu'au figuré. A partir de G. Hiege, on ne ijrouTe plus que le sens d'empereur des Turcs. Bouhours ne connaît plus le sens de hauteur : » Il y a dans l'Avertissement au lecteur vn mot qui m'a surpris,... le voicy. II égale la kauleme et la magnificence des ouvrages des saints Pères... J'avois creù jusqu'à cette heure... que la haatette étoit affectée au grand Seigneur » (Enlr., 138 ; cf. Rem., 113, et D., 8 et 9 ; Mén., O., Il, 440).
idote — S'-Réal avait prétendu que idole ne se disait que de figures fabriquées pour eatre l'objetd'un culte religieux [De U Critique, 142) ; A. de B. étend le sens c< aux spectres, aux phantAmes, et b tout ce qui n'ayant qu'une apparence de vérité, pteut imposer aux yeux » (Suite, 157). — * Fur,, seulement; © L. ; * II. D. T., Hug. qui cite Racine : Elle s'endort, et Pallas lui envoie l'idole d'Iphthime... pour la consoler [Rem. a. l'Ody»»., VI, liv. IV, 94-5); Ce n'est qu'une machine. — C'est Vidole d'un sage (La Font., VII, 191, Prol.).
illuminer ■ — Pom, et Duil. donnent encore à ce mot le sens d'enluminer : labellam coloribus îlluminare. Après eux on ne trouve plus ce sens.
iocfemence se trouve au début du siècle avec le sens de inkumanilat (Nie, Mon.), toanlof pitié (Colgr,). Bouhours croit que c'est là un sens nouveau [Rem., S41-542). Après Richelet qui cite Racine: Fléchir l'inclémence des Dieux [Ipkig., a. 1, se. 2), les lexiques n'acceptent plus que l'mcUmence du fem/u. Le root dans le sens ancien n'est plus admis qu'en poésie (A. de B., 260). — * L. cite Com. et Racine ; H. D. T. ; e Hug. — IncUmenl qu'on trouve dans les lexiques du début n'est plus que dans Pom., B. F. et Richelet ajoute: il n'eut pas reçu.
influer a deux sens. Le premier est pénétrer : * Pom., Duil. ; G il tous les autres lexiques. — (le) libre arbitre, dont les conséquences influent si avant dans les matières de la Justification et de la Grâce (Bossuet, Hist. det y«r., I, 261). — Le second sens est faire pénétrer: * Pom., Duil., G. Miege, Fur., A. et A * ; ces deux derniers réservent le mot au langage de l'astrologie : Les astres influent diverses qualitéz sur les corps sublunaires; Bïcb. n'a que le sens de : porter son effet. — inutile au corps qui lui a in/lui ta vie (Pascal, Pent., éd. Havet, II, 113) ; ... (le) soin que la nature a d'y (dans les membres] infiuerles esprits(Id., ib.,\d.,U, 112); Je naquis sous
Tn Aslre influant la râleur (Tristan l'Hermite, |Veri hiroîq., 296); Dieu influe le bien dans tout ce qu'il fait (Bossuet, cité par Hag.)-
injure (injustice) — * Pom., G. Miege, Rich., Fur, On ne trouve plus que le sens affaibli de tort, chez Duil., \., A';* L., H. D. T., Hug. — ceux d'Ardéc doD( le droit estoit le plus ap|>Brent, indignez d'un jugement si inique, estaient preat II s'en venger par les armes. Le Senut ne fît point de difficulté de leur déclarer publiquement qu'il estoit aussi sensible qu'eui-mesmes i l'injure qui leur ayoit esté faite (Bossuet, llitt, Univ., 517) ; Une extrême justice est souvent une injure [Racine, 1, 455, Théb., v. 1036).
instinct au sens de impnUion est encore dans Pom., Duil., G. Miege : intlinetda ciel; *L., H. D.T. ; Q Hug. — Cette expression est fréquente chet Bossuet : une inspiration, un imlinct venu du Saint Esprit (Averl. aux Prot., SOi; cf. 354, 335; ApoMl^pte.S; Explic. de U Proph. rf/saîe, 5i].
n'est plus que cliei Duil., Rich., Fur.; e L. ;
inaalte (eggression) — * Fur. : Valenciennes a esté prise d'iniuUe, A > : mettre hors iTintuUe ne se dit qu'en parlant des places fortes. Richelet donne : intuîter; attaquer hautement et à découvert un poste. — Evrard... Se croyoit à couvert de l' insulte sacré (Boil., Lutrin, V, v. 235-236); un bruit de voix confuses et d'épées se fît entendre tout à coup... Ils jugèrent qu'il pourroil bien estre que les deux Filoux... seaeroieul peul-estre accompagnei de leurs amis pour faire cette insulte [Anspe et Simandre, II, 176-8).
intéresser (blesser, faire tort) — là où ce qui part de la main des hommes..- ne craint point que le temps l'intéresse (La Mothe le Vayer, I, tiS), — *Pom., Duil., A., A '; ces deux derniers disent que le mol s'emploie quelquefois en ce sens. Le sens de Fur. est plus vague: porter quelque avantage ou quelque préjudice à quelqu'un; toutefois le sens ancien se retrouve encore dans un des exemples qu'il donne : cela ne m'intéresse ni en mon honneur, ni en ma conscience. — L'aversion que Catou et les autres Romains prirent pour Archagathus, a'inleresta jamais l'estime qu'ils gardèrent pour l'art de la Médecine (Besancon, Médecins A la censure, 274-5). Le sens ici mentionné s'est conservé dans le langage médical'.
infères ( (dommage) — * Pom., Duil., G. Miege, A. : Tirer un homme d'ïnterest. Le dédommager ; signifîe quelquefois dommage, préjudice; A'. — s'ils pouvoienl sans intérêt notable deleurcommodité s'en dispenser.... (Bauny, Somme des Péchés, 1641, cité dans les Provinciales, éd. Faugère, I, 176).
issue (dessert) — * Duil. seul ; * L., H. U. T. ; O llug. — il nous donnoil pour YUsuf vne petite lesclie de fromage (Chapelain, Guzm. d'Alf., III, 393).
loyer au sens de salaire, vieillit (A.). Le sens de récompense se trouve surtout en poésie (Rich.), n'est pas du style famUier (A'). '*' tous les lexiques, sauf Th. Corn. — Ceux que l'amour du gain tira de leur foyer Perdoient d'un an de peine en un jour le loyer (La Font., VI, 2S3, v. S3~84); Un rustre l'abattoit : c'étoil là son loyer lld., III, 9).
H0T8 QUI PERDENT DES SENS ANaENS !T3
aiAtiee (méchanceté, perversité) — Le sens du mot commençait i s'efTacer, puisqu'Andry trouve trop faible l'expression : la malice des voleurs (Suite, Ml-3621. — *Pom., G. Miege, Bich., Fur., A., A»; le lexique de Duillier donne: mauvaise finesse, friponnerie. — On est ordinairement plus médisant par vanité que par malice [La Roch., I, 305) ; Aux malices du sort enfin dérobez-vous (Racine, m, 519, Etther, v.898) ; ConsUntin, deshonoré par la malice de sa femme receût en meaine temps beaucoup d'honneur par la pieté de sa mère (Rossuet, ItUt. Unin.. 115; cf. 386, 394, 390; Bât. de» Var., I, B; II, 3, etc.).
moutlAche — On appelloit aussi autrefois VouatacAe, les cheveuique l'on lalssoit croistre fort longs des deux costez du visage (A *). * Duîl., Fur. : Les femmes ont des mout^ache* bouclées qui leur pendent le long des jou€s jusque sur le sein ; *L. Voir de nombreux exemples dans le Lex. de Mot. par Livet.
nier (refuser) — *Pom., Duil., Fur. — Les gestes des muets, Qui veulent réparer la voix que la nature Leur a voulu nier ainsi qu'à la peinture (HoL, IX, 548, Val de Grâce, \. 150-152). Voir le Lex. rfe Mol. par Livet.*L., II.D.T., Hug. Féraud bl&me Molière.
nourriture (nourrisson] — On en trouvera de nombreux exemples dans L., H.D.T. et Hug. ; o tous les lexiques. — C'est un rare trésor qu'elle devroit garder Etconserverchez soi sa chère aourri/ure (Corn., V, 537, M"c., v. 571-2),
objet BU sens de spectacle, ou d'image commence à vieillir. Aucun des lexiques n'indique ce sens d'une façon précise. On trouvera dans L., H.D.T., Ilug. et dans le Lex. de Mol. par Livet, de nombreux exemples. — Ses murs... présentant de loin leur objet ennuyeux, Du passant qui le fuit semblent suivre les yeux (Fïoil., Lutrin, III, v.5-S); Leur appétit fougueux, par l'obyel excité. Parcourt tous les recoins d'un monstrueux pâté (Id., ib,, V, V. 95-96) ; Et dans son sang, hélas ! elle est soudain tombée. Jugez à cet objet ce que j'ai dû sentir (Racine, I, 481, Théb,, v. 1470-1471).
original avait le sens de modèle. — *Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A-, A*, mais les trois derniers lexiques ne l'emploient plus que pour qualifier un auteur, ou pour désigner ce doDt on tire une copie. — Entr'autres nôtre Cardinal, Debontci un original (Loret, 28 avril 1658, v. 47-48); Fouquet, Procureur Général, D'honneur un franc original (Id., 19 août 1656, v. 15-16) ; DecétEminent Cardinal L'Exemplaire et l'Ori^mal Des eitr'ordinaii-es Personnes Propres \ servir les Couronnes (Id., H novembre 1662, v. 61-64).
entré — Beaucoup disent quand une personne est fâchée, elle est outrée jusques au cœur, ce mot est rude el ancien (Marg. Buiïet, Noav. Ob»,, 44). — Le mol est dans tous les lexiques et chez beaucoup d'auteurs; * L., II. D. T., Hug.
parquet, au sens de petit parc, dont H. D. T. cite un exemple dès le iiv* s., n'est plus que dans Pom,, qui le définit ; petit parc, petit clos, mais ne donne comme exemple que parqueta d'Audiance. — Après la messe, le roi alla tirer dans lespar^ueU nouveaux (Dangeau, 1, 240, dans L.).
peinture (portrait, image) — Ce sens n'est plus que dans Pomey; * L. ; 0 H.D.T. , Hug. — ...Un guy sacré dontlefruict De la perle est la peinture Ui*loire de la Langue françaite. IV. 18
374 HISTOIRE DE LA LANGUE FR&nÇAISE
(S'-Amant, 11,471); Je la porte à souffrir que j'aye st peinture (Monlfleury, Éc. des FUU», a. 111, se. 12); ... OCiel! c'est mignature. Et to il k d'un bel homme une vive peinture (Mol., H, 175, Sgan., v. 145-146) '.
plaindre — le sens de regretter n'est aellemeat indiqué que dans Pomev et G. Hiege. — Quand ils oatflêchy sous la Parque, Aucun jusques aujourd'huy. Ne fut jamais tant plaint que luy (Loret, 7 juin 1G64, v. 118-118) ; Tous les jour8nousauronsdcnouveauxmortsàpfain(;re(La Fout., Vil, 6S3, v. 484); Je révoque des lois dont j'ai plaint la rigueur (Racine, 111, 333, Phèd., v. 475). Le sens de regretter se retrouve toutefois dans les expressions comme :p/ain(fre sa peine, son ai^nt, d'où le sens d'épargrner et enfin de refuser, dont les exemples sont nombreux. Voir L. et Hug.
plaisanf (agréable) — Plaitant séjour, p'aiaanfe demeure ...estoient des phrases dont on se servoit autrefois en Poësie, mais présentement elles ne sont plus en usage, et se prennent en mauvaise part (A>). * tous les lexiques. — C'est une chose, hélas! ai piaiaa/ife et si douce (Mol., III, 205, Éc. de» F., v. 604' ; Plaiianti repas, menus devis, Bon vin, chansonnettes jolies (La Font., IX, 208, T. 32-33). Voir le Lex. de Mol. par Livet.
pouvoir (tenir) — On dit : il peut huit personnes dans ce carosse (Aie. de S'-Maurice, flem., 170). Marg. Buffet voulait que l'on dit: ilpeut tenïr(iVour. OA».,85). — * Fur-, A.: familier. A': id.
présence (air, manières) — * Pom. : un homme de belle présence. Le sens n'est plus aussi net dans A. ; un homme est d'une pretence agréable, il a un air el des manières qui plaisent *. — Ce port majestueux, cette douce présence (Racine, II, 383, Bérén., v, 311); ...le bruit de sa fierté a redoublé pour lui ma curiosité. Sa présence k ce bruit n'a point paru répondre : Dca vos premiers regarda je l'ai vu se confondre (Id., III, 331, Phèd., v. 409-410). Le sens est quelquefois le sens voisin de vue, aspect : ...craignez- vous la présence De ces paisibles lieux, si cbers h votre enfance (Racine, 111, 306, Phèdre, v. 29-30). Hug. donne plusieurs exemples, mais il n'est pas aûr qu'on ne puisse en expliquer quelques-uns par le sens actuel ; L. et H. D.T. citent Montaigne : l'autorité que donne une belle présence et majeaté corporelle.
promouvoir (mettre en avant et par suite faire réussir) — * Duil., Fur. : procurer l'avancement et l'avantage de quelque chose. Le Roy François I" employa tous ses soins pour promouvoir et cultiver les Lettres en France. Ilug. et H. D.T. citent Bossuet:ces fidèles ...ne laissaient pas de combattre sous ses étendards, et de promouvoir do toutes leurs forces la victoire.
quereller (attaquer quelqu'un en justice] — * Pom. Le sens de: disputer quelque chose à quelqu'un, n'est plus que dans A. qui le donne comme vieux. Voir L. et llug.
reisentiment pouvoit s'appliquer aux bienfaita comme aux injures (Bou> hours. Rem., 280-3) ; mais de Callicres ne veut plus qu'il s'emploie, sinon pour les injures, reconnaissance eat le terme propre pour les bienfaits (Bon el mauo. us., 200-201). — * tous les lexiques, sauf Th. Corn,, mais A. indique
1. Au sens figura, !e mol s'emploie encore très bien. Il est dans les lexiques et on en trouve de nombreux exemples.
ï. Féraud notera ce sens d apris de La Touche, mais en ajoutant : il est douteux.
MOTS gui PERDENT DES SENS ANCIENS 279
qu'il semetplus ordinairement pour les injures. Voir de nombreux exemples dans Hug. et Je Lex. de Mol. par Livet.
reosair (devenir, avoir une bsue) — * Pom. : il reustU le plus grand Prince qui fut jamais (Perrot d'Abl.]; il réùttil de là que. Voir Hug. et le hex. de Mol. par Livet. C'était un italianisme assez ancien.
Mnguinolent (sanguinaire) — * B, F., Fur. : vieux mot qui signifloit autrefois sanguinaire. — O de tous les Vieillards le plus tanguinolent (Th. Corn., D. Berlr. de Cig., a. IV, se. 1, cilé par L.) ; II mourra de ma main. — Qu'elle est sanguinolenle (Quinault, VAm. indiscret, a. V, se, 5). Voici l'autre sens : Et, dites-moi, ce que crache Madame... Est-il fuligineux ou bien iangainoletU (HontQeury, Dame méd., a. II, se. 5).
teerelaire — au sens de confident est élégant en vers (Ménage, 0. , 1, 923). Richelet qui est seul k donner le mot en ce sens, ne l'accepte plus qu'en poésie. Voir Hug.
)<-nionc« (invitation) —* Pom, Duil. avec f , G. Hiege, Rich. avec f , Fur., A. : vieux. A* : id. — J'ay fait ï sa douce lémonee, Une assez naïve réponce (Loret, 39 juillet 1656, v. 3â-26) ; Or durant ladite soirée, Si belle et si bien éclairée. Plusieurs, tant connus, qu'inconnus, Qui, sens nemonce, ètoient venus (Id., 2i mai 1659, v. 137-140). Hug, cite Sévigné et La Fontaine.
goadart (soldat) — * DuiL, B. F.. A. : ce mot vieillit, Th. Corn. : id., Ai le regarde comme du style familier : homme qui a longtemps servi à la guerre. C'est dans un sens défavorable que La Fontaine l'emploie (IV, 359).
tlupide [frappé de stupeur) — *Pom. : devenir ttupide, stupefleri, A. : La pensée de revoir encore une fois mon cher conservateur me rend slupide [Cleobuline, 544); Aie voirinlerdit, rêveur, muet, ifu/)ii/e...(Montaeury,Afari Mn»/emme,a.in, se. ï). Voir Hug.'.
ttapidilé (stupeur) — ^Pom. Voir Hug. — il se contentoit d'examiner les actions et le discours de ce Duc avec un étonnement qui aprochoit de la »(u/)(di«[Segrais, iVoun. fr., 5'Nouv., 187-8);
subtUUnee (action de subsister) — *Pom. ; subsistentis ratio, status, habibitus-, H.D.T. : rare. — On avoit veû jusqu'alors les persécutions se ralentir de temps en temps, et on attribuoit k ce relaschement la tubtittance de l'Eglise (Bossuet, Apocal., 218). Richelet donne un sens voisin : ce mot se trouve dans Voiture, l. 85. pour dire état, mais il est un peu vieux (je lui laisse à juger si je ne pourrai pas être en bonne tabtittanee, aussi-bien que lui).
luccés avait le sens de résultat bon ou mauvais. — *Pam., Duil., G. Mi^e, Rich., Fur. Mais peu à peu le mot seul ne s'employa plus qu'au sens d'heureux succès (A. et A*). Voir Hug. eti.ex. de Mol. par Livet. — les causes profondes de ce malheureux jucc^s (Bossuet, Ui»l. des Var., I, 435); Comme c'estaujourd'hui qu'on juge son procès, Je veux, si je le puis, en sçavoir
1. D'après M. Huguet, ce sens se trouverait chet Fur., mais dans l'expUcaLion qu'en donne ce dernier : • Qui n'a point d'esprit, dontl'ame paroist immobile et sans sentiment >, les derniers mots pourraient n'être qu'une explication des premiers ; l'immobiljté de l'Ime «'applique A une diaposition habituelle aussi bien qu'l un état passager provoqué par une cause extérieure.
le taccès (MoDtDeury, Impr, de CUâl. de Condé, se. 3) ; Le tuait fait toujours aos vertus ou nos crimes (Regoard, Epitre V).
»uffi»ance — Bouhours constate que le mot a deux sens : présomption et capacité. Il voudraitquedans ce deraiersens, pour évitertoute équivoque, le mol tût accompagaé d'un autre, par exemple de zèle, de sagesse {D., 10-11]. — 'l' Pom., Duil., G. Miege, Rich. qui confirme Bouhours, A-, A* qui ne l'accepte guère que dans le style de chancellerie. — L'illustre Monsieur de Marca, En qui, toujours, on remarqua Grand sens et grande xufi^Mnce Touchant les Afaires de France... [Loret, S nov. 165H, v. 65-03] ; Ne dispute donc plus touchant leur «u/'/î»ance [Montneury,/*rocè»(fe la Fem. juge et Part.., se. 3); ils n'aToient point besoin de permission [pour répondre du Droit) mais de m/Uance (Perrot d'Abl., Apopht., 174); jamaison n'y explique la foy si sincèrement, ni avec une si pleine taf/Uance qu'on s'en tienne précisément aux premières décisions (Bossuet, Ilisl. des Var., II, 353). Voir Hag. et Lex. de Mol. par Livet. On en trouve quelques exemples auivici'siècle.Voir Féraud.
jursreon (rejeton, fils) —*Fur., A. : il vieillit, A»: id., L. el H.D.T. citent Rotrou. — Surgeon du plus beau Sang du monde, Princesse, en merveilles féconde (Loret, 11 déc. 1660, v. 363|; De Monsieur d'Orléans, la Kîlle, Joly Surgeon de sa Famille (Id., IdAoAt 1663, v. 45-46).
surgir (arriver par bateau) — *tous les lexiques, mais Rich. le déclare vieux et ne l'accepte plus guère qu'au figuré ; A' constate aussi qu'il vieillit. .\. de Boisi-eg-ard l'acceptait (6.'î6). Voir Ilug,
tourner (traduire) — En ce sens le mot est déjà discuté par Méuage (0., 1, 308-309). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich, : il n'est pas tout à fait du bel usage, A. : vieux. A* : îd. ; L. cite Regnard. — Le Livre estoit déjà tourné en Anglois par feu M. l'Abbé de Mon ta igu (Bossuet, Expos, de la Doelr. caih., Avert-, 25); Luther ne put sou ITrir qu'un autre queluy se meslast de tourner la Bible (Id., HUt. det Var., 1, 303); Cependant leur Loj (des Juifs) est tournée en Gr.ec, par les soins de Plolomée Philadelphe (Id. ,//«(. Univ., 247).
traquenard (cheval qui va l'amble) — * Pom., Duil., B. F., Fur., Th. Corn.
— Son traquenart rongeant son fi-eîn (Scarron, Virg., I, 289).
travail (peine, fatigue) — *Pom. : j'ay souffert de grands travaux, G. Miege, Fur. — La jeune Reyne d'Angleterre Ayant encor quelque caterre Dont elle se sent oprimer Pour les travaux qu'elle eut sur mer (Loret, l"" juill. 1662, v. 183-i86| ; A cause du grand Mystère de nostre Rédemption que Nostre Seigneur y a opéré, et des grands travaux qu'il a soufferts (Bossuet, Catech. de» Festes, 41] ; en subissant les travaux de la pénitence... on est ramené... k la pureté de sa première régénération (Id-, îtemis. de* Péchés, 1696, 113). Voir Hug. et Lex. de Mol. par Livet.
tuer — Selon L. de Templery, tuer le temps est une expression archaïque [Gen. el Fol., 211). — * Fur., A., A' : il est du style familier. — Tuer un fiambeau est une façon de parler figurée, mais qui est devenue si commune, qu'elle est moins noble que la propre : éteindre un (lambeau (Ménage, Obs, s.jWaïft., 11,344). C'est une expression provinciale (Aie. de S»-Maur., 17S).
— *Pom., Duil., Fur., A., A' : il est bas et populaire. — Je luyaurois bien tué sa chandelle [Araspe et Simandre, II, 3).