‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 2)Chapitre 99 sur 202 · Paris. 1C6S, 1 vol., B · texte numérisé non relu

Paris. 1C6S, 1 vol., B

1. Voir: I, IM, 170, ns; [[, ii, 20, 31, 37, 135,140, etc... 3. Voir: II, 38, SO, 118,166. Voici un fchaDlilion de chacun de ce obli^ de citer parce que le livre est des plus rarea :

1,131. — N'ay-je pas droicl, sans qu'on me le dispute,

De passer pour Câlin ?

PluB de cent fois i'ay fait la cullebutc Auec mon grand Cousin ;

J'y consens, sans pareille Charlote, De leuer ta cotte,

Pouraller p

Sans te lasser.

No sors point de ta chambre

Pour Taire de l'eau.

Tu pouroia bien au lieu d'vn pot de chambre.

Prendre mon chapeau, «te...

manière de les respecter. Le» théoricieDs de la politesse l'enseignent, et il ne faut pas regarder s'ils le font quelquefois d'une façon naïve et presque bouifonne. C'est ainsi que Bary, dans la Préface des Conversations galUntes, conseille aux écrivains d'imiter les Académiciens qui savent ne pas n donner tousjours à leurs pensées la liberté toute entière, surtout quand il y a des Filles parmy les femmes », un mot pouvant i< devenir un boute-feu dans leur coeur » '. L'abbé d'Aubignac enchérit. C'est à tort que a les privil^es du Mariage ont fait imaginer à quelques femmes, qu'elles ont la liberté de tout écouter, et de tout dire, ce qui est interdit aux filles ». Il veut bien admettre que, dans ce nouvel état. « elles reçoivent de nouvelles connoissances qui les peuvent tirer d'une contrainte que l'on ne doit jamais estimer trop scrupuleuse pour une jeune fille », et qu'elles acquièrent le « droict de parler librement de beaucoup de choses qui dépendent de leur condition ; encore fautil que ce soit par quelque sorte de nécessité, auec beaucoup de modestie, et dans vn langage qui ne choque en rien la bien-

Charpentier va plus loin et conseille aux hommes d'être aussi scrupuleux, car « non seulement les Oames les fuyent (les mots déshonnétes), les Hommes mesmes qui ont quelque politesse ne les sçauroient souffrir » ^. a Les moins prudes, dit encore Bellegarde, s'en offensent, et veulent qu'on les ménage devant le Public. Tout le monde sait l'histoire de Dorimene ; A peine prend-elle le soin de cacher ses intrigues; elle ne paroit point etfraîée des déclarations qu'on lui fait en particulier ; mais une parole un peu libre, quoiqu'on ne s'adresse point & elle, la gendarme, et elle fait semblant d'en rougir » (Reflex. sur te ridicule, 250-231).

Le papieravait beau être, lui, « l'effronté qui ne rougit point », les règles de la conversation polie allaient devenir celles de la littérature de Cour. « Quoy-que nos mœurs ne soient peut-estre pas plus pures que celles de nos voisins, avoue Bouhours, nôtre langue est beaucoup plus chaste que les leurs, à prendre ce mot dans sa propre signification ; elle rejette non seulement toutes les expressions qui blessent la pudeur, et qui salissent tant soit peu l'imagination ; mais encore celles qui peuvent estre mal interpretées : sa pureté va jusques au scrupule, comme celles des personnes qui ont la cous-

I. VEtpril CorieDxoo lei Convenationii GalUntet, Amsterdani, 16X1.

1. ConteiU d'ArUU à Ctlimene lar Ut moyeat de contervtr M Repululion, 16M,

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