‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 3)Chapitre 139 sur 259 · X. Pour cognoislre, on n'a afTaire qu'à une graphie · texte numérisé non relu

X. Pour cognoislre, on n'a afTaire qu'à une graphie

Contractions. — A noter enfin des exemples toujours nombreux de contractions : Qu'a-vous [qu'avez-vous?), n'a-vons ( n'avez-vous?), sca-vous [scavez-vous?)^ (H. Est., Ifyp., 98). -Sa vostre honneur (= sauve vostre honneur, ib., 99), artez [arrestez, Baïf, II, 333, 469). La langue littéraire les acceptera long-temps encore.

1. Dolet, longtemps avant Vaugelas, constate cette façon de prononcer : « La seconde façon de ceste figure est, quand deux mots (desquelz lung est detroncqué) sont r'assemblés en ung. Exemple : au'ous pour a vez-vous; qu'avous pourqu'auez uous; m'avous pour m'auez uous; na^'ous pour n'auez uou-*; n'auons pour nous ne auons. Tel est le commun usage de la langue Francoyse {Manière de trad., 1542, p. 37).

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