ARTICLE DÉFINI
Des vieilles formes contractes de 1 article, plusieurs deviennent archaïques au courant du xvi* siècle. C'est d'abord ou, vieille forme contracte de en le. Elle disparaît. Ou (souvent écrit on) se trouve encore chez Lemaire de Belges: ou signe de Gemini [III., 1. I, 35, gir**); Palsgrave l'emploie en plusieurs endroits (57, 63, 485); et on le trouve chez quelques écrivains tels que Rabelais (liv. IV, ch. 17, t. II, p. 333; liv. I, ch. 16, t. I, p. 63, etc.).
Mais c'est une forme rare et, en dehors de quelques expressions [entrer on couvent), un archaïsme.
Le pluriel es vécut beaucoup plus longtemps. Rabelais en fait constamment usage, de même Marot(I, 10, 17, 60, 94,98. 106, 145; II, 108, 114; III, 11, 136, 168, 191). Cf. Meigret, O/jT. deCic, 3; S'-Gel., III, 173; Paliss., 18, 19, 20, 36; Lar., Esp., a. ii, se. m, .4. th. fr., V, 228; H. Est., Apol., I, 13; Amyot en use encore couramment et aussi Montaigne (liv. III, ch. 13, t. VII, p. 13; liv. III, ch. 5, t. VI, p. 11 ; liv. I, ch. 1, t. I, p. 6 ; liv. I, ch. 7, t. I, p. 35; liv. I, ch. 11, t. I, p. 51; liv. I, ch. 25, t. II, p. 1).
On le retrouve chez les derniers écrivains du siècle. Si le Montaigne de lo95 le supprime parfois, il le garde le plus souvent (voir par exemple liv. I, ch. l, t. I, p. 6). II est chez Palma Cayet \Chron. sept., 68, 2); chez LEstoile (p. ex. Journ. de Henr. III, 35 a) ; chez Du Vair (p. ex. 346, 4, 19, 372, 10, 395, 21) ; dans les Lettres missives de Henri /V (p. ex. III, 237. 365, 392, etc.)'.
Nous aurons à en reparler au xvii* siècle.
es composés auquel et esqaels suivent nécessairement la destinée des simples e/, Hab.,I, 30;esqrHei», Meigr.. 0/7". de Ctc, 13,39; Pasq., fiec/i..liv. VII,ch. 10. t.