‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 3)Chapitre 141 sur 259 · I. Les {onquel · texte numérisé non relu

I. Les {onquel

I, p. "25 a; liv. VIII, ch. 1 i. t. I,p. "S7, D. : Fauch., Orig. de la l. /"r, j3j r': du Vair, 350. 36, etc.).

Mais es ne pouvait guère vivre sans nu. Dès le commencement du siècle, l'un et l'autre sont supplantés, soit par la préposition dedans, soit par a contracté avec l'article masculin : au (qui sonne presque comme ou = o) et aux. Les exemples sont nombreux où l'on voit aux et es alterner :

Aux prez dé diuerses couleurs, Auxfleuues, aux bois, aux riuieres, Aux iardins de toutes manières, En chasteaux et en bastimens. Et en triomphans ornemens, Ne prenez-vous point de soûlas? {Marg. de la Marg., IV, 191); Es pais et Duché de Normandie vne légion. Au pais et Duché de Bretaigne vne légion. Au pais de Picardie vne aultre légion... Et au piiis de Languedoc vne aultre légion ... En chascu ne légion y aurait six mille hommes de pied qui se leueroient esdictz pais (Dolet, Gest. de Fr. de V., p. (i6).

Voici, parmi des milliers, quelques exemples de au : au besoing tu Vas abandonné (Mar., II, 101); et entray Dans vng chasteau, auquel ie rencontray (Marg. de Nav., Dern. po., 154); Et le Seigneur, peult esfre, qui l'a faite, Feit pleuuoir Or aux cymes de sa teste (Forcad., 20, v. 11-12) ; contenus aux Hures de Plotin (N. du Fail, Eutr., t. II, p. 15); non point seulement au vers, mais a Voraison (Du Bel., Dcff.. II, 8, éd. Ch.270); non seulement aux hommes, mais aussi es bestes [Bouch., Ser., t. I, p. 3) ; ce riche et magnifique temple, auquel seul Dieu a voulu estre serui et adoré (Du Vair, 376, 1); rentrer aux charges (Id., 333, 32); les Pères se soient retirez aux déserts et aux solitudes (Id., 333, 17); receuans et en rame et au corps la splendeur incompréhensible de la lumière éternelle (Id., 415, 32); il (l'homme) a par le moyen du corps les plus excellentes qualitez, qui soient es choses sensibles et corruptibles, et par le moyen de lame les plus excellentes conditions qui soient aux intelligibles et incorruptibles (Id., 412, 12) ; Au règne du magnanime roy Charles... les huguenots ayants recommencé la guerre {Mém. de la R. Marg., 11); Basile estoit mieux aux bonnes grâces de la fille que moy (Tourn., Cont., a. ii, se. i, A. th. fr,, VII, 1 il ).

Ce fait se retrouve bien après la fin du xvi* siècle.

Il amène une confusion en sens inverso, m pour au.r est coiuiiuin particulièrement chez Hahelais : cest moy qui le foys es aulfrrs (Rab., Garg., ch. xxvii, t. I, 105); esvns escarbouilloyt la ceruclle, es aultres romj)oyt bras etiamhes, Es aultresdeporhoyf lesspondyles du coul, es aultres demoulloyt les reins {\i\.,ib., 100); Esquclles remonslrances rien plus ne respondoienl (Id,, //>,, xxvi, I, 102) ; êil a csgard es choses susdites ( Palis»., 36).

Je dois signaler qu'on trouve encore quehjm-^ ras «m ht prt'jxisi-

FORMES DE l' ARTICLE 279

tion se contracte encore avec un pronom qui suit et donne, comme au moyen âge, des formes semblables à celles de l'article : Au fait venger mettroit toute sa cure (Pel. du M., Od., 8 r°, 1547).

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