Voir Bruiiot, Doctrine
allast sur la fosse de sa mère, dont il luy promit qu'il iroit sans nulle faute [Nie. de Tr., Par., 61, je répugne à traduire par donc).
Le voici pour que : de ses biens, dont il nauoit pas gueres grant peine a départir (Id., ih., 37, départir signifie ici partager)', ce ne fut pas sans grandes iniures et reproches deuant tout le monde, dont iauoit Lien mérité (Id., ib., 101 ; cf. p. 102).
QUE. — Que se trouve encore bien plus souvent que dont pour les autres relatifs ; sans vous fère ce mot de lectre, pour vous asseurer tousiours ma continuelle bonne volunté que ie ne me lasseray iamès, quant laray moyen (D. de Poit., Let., XCVI, p. 168); elle s'auisa de ce qu'eux ne s'estoyent auisez (H. Est., Apol., II, 26).
Cette ligature par que est très fréquente. Souvent on démêle un sens conjonctionnel : // est bien homme plus estrange Que, si bien tost il ne se change, Il nous fera tous enrager (Grev., Les Esb., a. I, se, m, A. th. fr., IV, 247) ; Auez-vous point veu d'autres femmes que vous eussiez mieulx aymé coucher auec elles que auec la vostre ? (Nie. de Tr., Par., 117, 118) ; en Arabie, près la mer Rouge, il y a vne fontaine, que si les brebis en boiuent, elles muent de couleur (Bouch., Ser., I, 2, t. I, 78) ; Vne fleure me prist et cruelle et meurdriere Quei'estois tout en feu (Passer., I, 107 et 108). Ici à la rigueur on peut traduire par tel que. Comparez ; Si vous supply, bénigne et doulce dame. Ne me donner mal talent n aucun blasme Que ic me suis hardiment ingéré De vous louer de cueur (Rog. de Coll., CMuv., 43; on peut entendre de ce que); pour Dieu qu'il ne vous eschappe, ne celluy qui est auec luy, qu'autant de mal a faict l'vn que l'aultre [Amad., 1. I, f*" XVIII r**) ; auant qu'il eust dit vne douzaine de motz, il demeura tout court; qu'il ne sçauoit plus ou il en estoit (Des Per., Nouv., II, p. 261). On peut encore à la rigueur traduire attendu que, parce que, sans beaucoup forcer le sens. Toutefois le lien marqué par queefii lîeaucoup plus faible, et s'approche du lien relatif.
Voici d'autres phrases où il est impossible de traduire par une conjonction : Ça esté le /dus henu siège qui fust iamais... fors les assautz, qu'on n'en liura iamais [\Wi\ni., G. (!aj).,\, 104); et qu'elle dist qu'elle nauoit pas onze ans, toutcfoys quelle en auoit trein' (Marg. deNav., Let. in., 182) ; en toutes les heures, prières et suffrages qu'il se dist iournellement [Let. del'Ev. de Gren, Laurent Alleman,il^i2, Loy. Serv., p. 436); Hz le sont allé loger tout en hault du donion, la ou l'on mect les criminelz, que vous promertz quant l'on luy a dict, que le cueur luy est cuydé creurr
\^Lett. miss, de Regnault de la Duché à J/*'* de Terrenoire, à Anet^ D. de Poit., Let., XXIV); C'est vne sorte de poème, que d^ autant quelle est la plus ancienne^ aussi est elle la moins vsitée (Laud. d'Aig^.. II, 4, p. 54) ; tout ainsin quelle a faict pastir... et mesmes a nous autres François, que vous eussiez dict qu'ilz auoient pris a prix faict la ruyne de la France (Brant., G. Cap.,, t. V, p. 122).
Je trouve même qui remplaçant ce que, mais c'est une faute évidente; Voila vnq autre, lehan Peschat, qui il n'y a que quinze iours quil fut foité par les carrefours de la ville de Bourges (Nie. de Trêves, Par.^ 36).*
Co> STRICTIONS RELATIVES LATINES '. — En moven Êpançais, on commence, d'après les modèles latins, à se servir du pronom relatif lequel, nouvellement né, pour rattacher les phrases les unes aux autres. Différents types existent, qu'il importe de distinguer :
1** Lequel, est accompa^é d'un participe passé passif, û en sera parlé plus loin (p. 466-467).
2* Lequel adjectif ou pronom, ou quoi sont soit régimes directs, soit régimes indirects d un participe présent ou d'un gérondif.
3° Le relatif est régime d'un infinitif lui-même régi par une préposition. On a déjà dans Joinville : pour laquel guerre appaisier messires li roys y envoia monsignour Gervaise d^Escrangnes (458, F).
De même au xv* siècle : pour laquelle acheuer il ne finoit nuyt ne iour de aduiser et penser (C. Noav., l, 235) ; Pour lesquelles rendre, le roy,.. enuoia le sire de Maupas [Chron. du M.-S.-Mich., I, 77) ; si deslibera en soy vne moult estrange façon de faire ^ laquelle il délibéra en son entendement de faire et acomplir [J. de Par., 29, dans Hug., o. c, p. 122) ; comme sont prudence, attrempance,... pour lesquelles garder sont f aides les fors ciuiles... (Gerson, Serm. sur le ret. des Grecs à l'unité, éd. Galitzin, 1859, p. 34).
Il n'est rien peut-être qui ait autant rapproché le style du xV et du xvi* siècles des modèles latins que ce lequel, élément essentiel de la nouvelle phrase, qui fournissait le moyen de rattacher les
1. Cette coDfusioQ de qai et qae est encore commune : il n'est pas loing iTietf Celay qai c'est et le saurez tantost (Pelel., Od., 23 r") ; e( de seaaoir encore déplus prêt Ce qai ta es. ce qai je sais après (Forcad., p. 8) ; Yen que la fais de rien tout sans matière, El qai n'es soard vers quelque hamble prière {Id.. p. 9).
3. Par un accident d'impression, un chapitre, relatif aux latinismes de syntaxe, a disparu de mon premier volume. Je reprends donc dans celui-ci, d'un peu plus haut, les diverses questions que j'avais commencé i traiter là.
phrases elles-mêmes les unes aux autres dans l'ensemble d'un développement.
Tous ces types divers se développent encore au xvr siècle, et se rencontrent chez une foule d'écrivains qui, sans être des latiniseurs, sont des latinistes. Voyez l'histoire de ce fait dans Huguet, o. c, 139. 2® type. Le relatif dépend d'un participe ou d'un gérondif : (//) fui tant oppressé de pierres, quil luy conuint s'en aller niucer en la caue du dict pillory. Quoy voyant le peuple, niist le feu dedans la dicte caue {J. B. P., 53) ; Quoy voyant le Grand Turcq fut contrainct de prendre la fuicte [ib., 399) ; lesquelz voyant chanter... C'est, distil, bien chien chanté (Jt\ab., Gary., XXVll, t. 1, 104); Quoy entendant, ie demeuré si transporté (Lar., Jal., a. i, se. i. A, th.fr., VI, 11); dont se voyant repris pour avoir violé le droit de la guerre (Tabour., Big., 67 r°) ; V entendement... peult aniander et radresser ses faultes,' quoy faisant il se declaire assez (Desportes, Disc, sur les vertus, dans Frémy, Ac. des Val., 232). Les verbes sont toujours à peu près les mêmes.
3*^ type. Le relatif est complément d'un infinitif dépendant d'une préposition : auoir pitié des pauures ignorans et de leur enclinée aveugleté, pour a laquelle bailler le dernier remède [Let. de Marg. d'Ang., février 1524, Herm., C., 1, 191); Il suruicnt quelques fois des choses pour ausquelles pourueoir on employé souuent, et en vain, tout soin, diligence et esprit (Lar., Les Jal, a. ii, se. vi, A. tli. fr., VI, 40); le langage Gaulois estoit doux et abondant, pour lequel rendre plus graue, la ieunesse apprenoit le Latin (F'auchel. Orig. de la l. fr., p. 534 v").
En présence d'exemples aussi tardifs, il serait téméraire d'affirmer que le tour meurt au xvr siècle, toutefois, je le crois au moins sur ses fins.
4" type. 11 ne se développe j^ruère qu'au xvi" siècle : une proposition commençant par une relative, renferme une conjonction : qui si venisset. Ex. : Lesquelles si le traducteur ignore, il faict tort n Vautheur, quil traduict (Dolet, Man. de trad., p. 13); Ce que si aulcuns font, ne les ensuy en cela (Id., ib., p. 14); et me suis icy transporté,... pour seulement te veoir, et conférer avecques toy d'aulcuns passages de Philosophie, de Geoniantie et de Caballe,... lesquelz si tu me peulx souldre, ie me rcns des a /tresenf ton esclaue (Hab., Pant., ch. xviii, I, 307); il ny a gueres de psonnes auiourdliuy que si leurs valets voulaient plaisanter de ceste sorte qui ne leur fissent rabattre leurs plaisanteries Aesopiques (Tabour., Big., 60 r**) '.
1. Un tour ordinaire, c'est de dire comme Amyot {Œuv. mor., 417 v* H) : le churdou
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Comparez : et autres semblables resueries transférées des villes n nos villages, quelles choses tant s'en faut quelles nourrissent le orps de rhomme, qu elles le corrompent, ou tout mettent au néant N. du Fail, Prop. rust., I, 19] ; Homère, lequel tant s'en faut qu'il xclue et des tour ne le boire de Caspre artère, et quil iette le boire t le manger ensemble^ quil dit... Amyot. OEuv. mor.^ 416 V, H).
LIAISOX DES PHRASES AU MOYEN DES RELATIFS. — L'influence du atin se marque aussi dans la façon dont on fait désormais ommencer des phrases par un relatif. Déjà chez Froissart : il a )leu a monseigneur le prince qu'il m'a donné cinq cens mars de euenue par an; pour lequel don ie li ay encores fait petit eruice (V. 62, 8; ap. Riese, o. c. p. 53).
Au XV* siècle : en yuer, par especial, s occupait souuent a oyr lire 'e diuerses belles ystoires^ de la Saincte Escripture, ou des fais des iomainSj ou moralistes^ de philosophes et d'autres siences iusques à leure de soupper^ auquel s'asseoit d'assez bonne heure et estait légieementpris ; après lequel vne pièce s'esbatoit (Ch. de Pis., Ch. V, coll. *etit., V, 280) ; Princes doit estre large en dons et grâces donner. Lesuelles choses auons assez prouuees de nostre Boy. Sage doit estre... Ead., l'A., coll. Petit., t. VI, p. 21); clerement appert que ce monde n soi naeu iamais que toutes misères... Ce que moy, douloreux \oinme... ay bien largement expérimenté (G. Chastell., Chron.^ , p. 9-10 1 ; les avait recueillis le duc de Bourgongne en sa maison, omme ses parens de Lanclastre avant le mariaige. Lesquelz ie eiz en si grant poureté que... (Comm., III, 4 Apud Toennies, p. 62). )ans la plupart des cas, il faudrait citer tout le contexte pour établir u'il s'agit d'une nouvelle phrase séparée de la première par une orte pau.se.
De même au xvi' siècle : au bout de quelque temps, vint encores ng autre aduertissement , confirmant le premier. Dont le gauvereur, bruslant de l'amour de son maistre, luy demanda congé de le ^a*jeriMarg. de Nav., Heptam., II, 96, Hug., o. c, 130); en la ?ste du jeune Boy Charles. Sans la mort duquel il ne faut douter
cent testes, qme si vue eheare le prend en sa boaehe, tout le troupeau ineontineat arreste.
I. Je ne rappelle que pour mémoire cfuelques autres tournures reposant sur emploi du vieux régime eai, qui serrent de très près les habitudes du latin; le ïlatifau cas oblique génitif déterminatifj est place entre la préposition et le mot u'elle refit : la reflambear de rostre diadème... par qai laear toutes terres s'eshirent Christ, de Pisan, Hist. de Ch. V, coll. Petit., t. VI, p. 2 ; fils du Itom due... trqai main et... prend" hommie... le royaume... auoit esté maintenu.., en tranquille iG. Chastellain. Chron., t. I p. ïi . Ces phrases ont k peu près complètemen isparu au xvi* siècle.
que... [Mén., 191, éd. Read) ; parle moyen des brigues que vous fistes a Vélection des députez des Provinces. En quoy on ne veit iamais vne telle impudence {ih., 214).
Le pronom relatif prend un rôle synthétique dont il avait été dépouillé au profit de constructions analytiques faites de la conjonction que et d'un pronom personnel. Ex. : il ne trouva pas les hommes dignes pour lesquels on se mit aucunement en peine (Mont., 1. I, ch. 50, t. II, p. 271). Ces phrases, directement imitées du latin et complètement étrang-ères à la vieille langue semblent, il est vrai, h peu près particulières à Calvin, à Montaigne, aux latinistes.
Propositions relatives et conjonctionnelles. — La forme la plus complexe de proposition relative qu'on pouvait trouver au temps du Ménestrel de Reims (voir t. I, p. 345) et qui a survécu jusqu'aujourd'hui, est la suivante, elle peut se présenter de deux façons :
a) Deus brebiz que il dit que je li ay mangies (405).
b) Les bestes que tu vois qui monstrent felonnie (Li romans d'Alixandre, 507, 3).
Sur le type a, il n'y a pas lieu à méprise ; on admet sans dii'iiculté que le premier que est le pronom relatif régime, le second, la conjonction que. Sur le type /), des explications différentes ont été données ' qu'il faut rapporter brièvement :
1 . On y a vu deux propositions relatives juxtaposées, c'est-àdire équivalant à : que tu vois et qui montrent félonie. C'est l'opinion de E. Koschwitz et de H. Schmidt, elle est peu suivie.
2. On peut expliquer qui par que il, c'est-<i-dire par la conjonction que suivie du pronom personnel il ; le premier que serait l'adverbe relatif : Berarscon dit kll fu mors (\V. Schaefer). Dans cette phrase, l'adverbe relatif que serait employé, par un fait de syntaxe populaire, à la place du pronom relatif dont : Berard dont on dit k' il fut mors. Et de même toutes les fois que la construction logique demanderait dans ces phrases un pronom relatif précédé d'une préposition, à qui, en qui, pour qui, etc., la langue aurait remplacé cette syntaxe correcte et compliquée par une tourniin' incorrecte, mais très simple et très facile. Ad. TobhM- a fait reniai-
1. Voir : A. Toblcr, Mélanijesde ffrummiiire frunçaise. Irail. par Mux Kiilliu>r, P'<'>. p. 156-166; Zeilsch. filr roman. Philnl., t. XX, p. r)5-58, sur la llu"'so de Sti-olimc.vir. Ueher versrhiedene Fiinktionentlesallfrz. Helalivsalzes (1892); K Kosrhwitz, ibid.. I.p. 115; Plaltncr, Ilerri<fii Archiv, t. LXIV. p. .3:>r>Hqq.; Wilh. Scliaofer, l'i'her die aU/r. ReUttivHntze, cIIhs. Marhiii'K, iHKi; II. Schmidt, Uleraltirbl. fur die tjerm. u. rom. Phtlol., 18H6, col. 63; II. Morf, ibid., Ikk7, col. 216-218; Miissalln. ibid., l"*'"». col. 151 : Ch. Gebhardt, Zeitâch. fur die mm. Phil.. \\. '.:. is.
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quer que les exemples de quil et qu'elle étaient rares dans cette construction en ancien français. Il cite lui-même cependant quelques exemples où l'on trouve « ce qui devrait être la forme primitive et natm*elle de cette construction » : uns frères Qu'ele iisoit quil ert ses pères [Rosey 12991) ; mais il est bien sûr qu'on trouve plus souvent la graphie qui : Ne dirai chose que je cuit qui ww griet fChrest., Cligés, 5523).
3. Tobler propose une autre explication; il considère les mots jue tu vois comme une proposition incise analogue à que je crois^ jue je sache et signifiant à peu près « à ce que tu vois ». Ces propositions incidentes, au goût de la langue moderne, doivent être placées soit à la fin de la phrase : Parbleu! vous êtes fou, mon frère, jue je croi (Mol., Tartuf., I, 5, v. 311), soit à Fintérieur de la proposition dont elles dépendent: Monsieur... Verra, que vous croyez^ la promesse accomplie (Mol., Sgan., se. xxiii, v. 625). La première îonstruction est connue de l'ancien français : Des biens qu'a fait, que nus savum {Bou, 111, 412) ; mais la seconde construction est particulière à la langue moderne ; l'ancien français préférait que la proposition incise dépendante d'une subordonnée fût placée entre la proposition principale et la subordonnée : les bestes — que tu vois — jui monstrent felonnie '. Telle fut à l'origine cette construction; « le caractère primitif en a été altéré de bonne heure, d'une manière ou i'une autre », et la cause de ces altérations est dans l'existence de la construction a. 11 v avait donc résTilièrement deux constructions bien distinctes et bien claires, chacune, mais qui, réagissant Tune îur l'autre, avaient amené la langue à employer une troisième touraure en elle-même illogique et inexplicable, celle pour laquelle on propose ces diverses explications.
4. Selon d'autres (Plattner, H. Morf, Ch. Gebhardt), la seconde proposition n'est que l'équivalent d'une proposition infinitive du latin transformée en français en une proposition relative ; l'équivalent français de video eum mori est soit : je le vois mourir, soit : ie le vois qui meurt ; homo quem video mori se trouvera être en français : V homme que je vois qui meurt; on admet alors que la construction b renferme deux relatifs, tandis que la construction I renferme un relatif et une conjonction.
1 . Cest an ordre des mots fainiliers i Tancien français que celoi qui consiste i placer entre la proposition principale et la subordonnée une troisième proposition |ui eo réalité dépend de la proposition subordonnée : r»i ma dame a ce memée — S'ele aarjarer ne se iaat — Que tôt aassi corne ele siaut lert rostre dame et vos ses sire Chrest., Chec. lion, 6685; cf. 5063, 66i5) ; prisoniers. S'il n'ont seeors, qai tait périront les ehiés (Cor. L., 353), etc.
De toutes ces explications, en particulier des deux dernières, il ressort que, dût-on considérer les deux types a et b comme étant primitivement de nature différente, une sorte d'équivalence a été vite admise, en pratique, par les sujets parlant français, entre la particule que, conjonction, et l'adverbe ou le pronom relatif. Entre ces deux exemples : Que voulez-vous que je craigne? et: Qu'y a-t-il que je craigne ?, entre ces deux autres : Que voulez-vous quil arrive et Que voulez vous qui arrive, le français du xix'' siècle aperçoit malaisément la différence ; le français du xiv*" ou du xv*" employait déjà ce tour, qui devait avoir une si grande fortune au xvi" et au xvii", avec la même indécision ; qu'il y oùt là un pronom, ou un adverbe, la relation était exprimée sous le mode le plus court, le plus simple, le plus clair à l'esprit. Le langage vivant se dérobe aux exigences d'une logique trop minutieuse. Même remarque pourrait être faite sur l'emploi du que répété (car elle scet bien que ce (se) il Voit dire, quil y viendrait voulentiers [Cheval du Papegau, p. 44- 45), sur l'emploi du que ayant une fonction double ^ sur celui du que introduisant le discours direct ~.
Ces constructions sont communes au xvi® siècle : il ne scay quoy qu^on luy a dict que voulez vendre (Lar., Jal., a, i, se. m, A. th. fr., VI, 18); Fidelle... lequel je scay que des longtemps Va fort aymee (Id., Le Fid., a. i, se. ii, Ib., VI, 311) ; chose qui est tenue pour bien certaine quelle se fait ainsi (Amyot, QEuv. mor., 417 v". H) ; entre autres beaux traictz que lay ouy raconter et remémorer quaye faict M. de Guyzc (Brant., G. Cap., V, 107) ; que V admirai d'Aragon a permis que V armée quil commande aye f aides dans leur pays [Let., H. IV. à de Vill., .j mars 1399, p. 20). Nous retrouverons ces constructions au xvii" siècle.