‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 3)Chapitre 51 sur 259 · Cf. Pdelicr. Dial., p. 116. Il cite esrjal, deaduire · texte numérisé non relu

Cf. Pdelicr. Dial., p. 116. Il cite esrjal, deaduire

'2. Une j« superflue en mnnslrer nvcrlira-t-olle qu'il vient de monatrare ? Si c'csl «•fia, IcB « curieux <lc dcrivaisonR » feraient mieux «l'imiter le» rois qui donnent un int>iffiic commun ii ton» leurs .soldats, l'ne m(^me marque générale suffirait pour tous les mots venus du latin. « Q)ant no prouiit, je l'estime notant que de tailler a chacune pièce de vl>n''P*'"**'''''-' '* P'"i'n>i»'»"e lettre du nom de la fori;s dôt «.'H' aora été prinze • 'MciKi Ment., '}.

rannm donne des arKunicntd analoffucs dann Pcleticr du Mann, DinL, 89 cl suiv. On trouvera p. 95 et »uiv. quelques cxcmplcn piquants dca excès des iHymologisle^.

ESSAIS DE SIMPLIFICATION ET d'lMFICATION DE L ORTHOGRAPHE

de letres, ainsi que l'usage de la langue changera de voix, cr celle qui luy sert à représenter son Image ' » [Trait., 19;.

Il a répondu ici au nom de la seule raison. Nous qui sommes trois cents ans de distance, nous pourrions ajouter que l'adoption de son système, loin de nécessiter de fréquents changements d'orthographe, en eût au contraire entraîné fort peu, la prononciation ayant relativement peu varié. Au reste, les changements dus à ces variations n'ont pas pu tous, malgré le maintien du système traditionnel, être évités, et il s'y en est ajouté une foule d'autres, d'âge en âge, nécessités par le besoin, bon gré mal gré ressenti, de mettre plus d'harmonie entre la langue écrite et la langue parlée, de sorte que la lixité dans le système de Meigret eût été incontestablement plus grande que dans celui de ses contradicteurs.

Il est incontestable que la partie critique de ce Traité d'écriture, si curieusement observée, si logiquement déduite, si sobrement appuyée, posait la question tellement bien, que nul depuis n'a trouvé grand'chose à ajouter à l'argumentation de Meigret. Il est regrettable que la partie constructive de son système n'ait pas été, un peu par la faute de la langue, un peu par sa faute à lui, aussi rigoureuse et aussi facile à défendre.

Les modifications proposées par Meigret peuvent se classer en trois catégories ; ce sont :

A. — Des suppressions de lettres inutiles-.

1. Supprimer : /), h, v, qui ne se « rencontrent iames en la prononciation franyoise auant v consonante ». Ecrire recevoir, doiuent {Trait., 33).

2. (/ « en tous vocables, esquelz nous le faisons final, commet ^ vnr/, chacung, hcsoing » [ihid., p. 43). Ecrire un, chacun, besoin.

3. t (<. dans et, où nous ne nous oserions auanturer de le prononcer, sans seruir de moquerie aux auditeurs » iibid., 45),

t et d au pluriel des mots comme renard, content. Ecrire renars. confans [ibid., 45 et 46j.

4. /, que « nous escriuôs sans auoir égard qu'elle donne grade occasion de faire une lecture rude et de mauuaise grâce : mais quelle pronr)ciation frriçoise seroit ce, si nous voulions proférer /, en aultre, peult, eulr l se change en ao.s au plurier quant elle

1. Pclctier fin Mans fait dire de même à Dainou " s il aiiieiil que la lanj^ue se chauffe an mieus : iz acômoderont leuf mode décrire a leur mode de parler, comme nous aurons ft»! a la notre » [Dial.. 87.

2. Des Autels est ici d'accord avec Meifjret ; ccst un des seuls points. Il accorde que « la superfluité desraisonnable ne lui plait point •> (fle/i. contre Meiyrel, 55). Il reproche même à son adversaire de n'eslre pas lojriquc, en ne retranchant pas Vh inutile.

102 msTOïKi-: DE LA la.n(;li: fiiançaisk

est letre finale des noms, de sorte que cheual, royal, loyal, et autres leurs semblables font cheuaos, royaos, loyaos. Et si croy bien qu'anciênement on disoit c/ieuul.s, royals, loyals : mais depuis la prononciation a esté autre ; il fault aussi que l'usage d'escriture soit autre » [ibid., 48-49).

5. n, dont nous abusons dans ayment, qu'il suffirait d'écrire aymet ' {ibid., 51).

6. s, que l'on emploie pour traduire Ye ouvert : estre, beste, ou pour marquer les voyelles longues : fist, allast. Ecrire çtre, etc. {ibid., 22-23).

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