‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 4)Chapitre 106 sur 189 · MOTS VIEUX, PROSCRITS OU ABANDONNÉS · texte numérisé non relu

MOTS VIEUX, PROSCRITS OU ABANDONNÉS

Je commence toutes les listes par la lettre B. Le mouvement général du Lexique dans les mots commençant par A sera l'objet d'un tableau d'ensemble qu'on trouvera plus loin, dans un appendice.

bailler (donner) que Vaugelas (II, 39) déclarait déjà vieilli, est blâmé par tout le monde à la fin du siècle. La Mothe le Vayer l'avait cependant soutenu, le trouvant nécessaire pour diversifier le style (56) '. 11 avait été blâmé chez Malherbe par Ménage [Obs. s. Malh., 1722, II, 42) et par Chevreau (//>., I, 224). Marg. Buffet le repousse parce que c'est un terme de pratique (Nouv. Obs., 71) ; Andry ne l'accepte que dans les expressions bailler à ferme, la bailler belle (84) ; de Callières le trouve bas et vieux -. — * Duillier : bas, Pomey, G. Miege, Rich. : n'est pas du bel usage, Fur. : moins en usage que donner, A. : vieillit ; O Th. Corn. ; * A^ : n'est plus guère en usage que comme terme de pratique. — Le mot avait été fréquent chez les burlesques : Sorel, Franc, I, 15 ; Scarr., Virg., l, 240; Loret, 18 juil. 1654, V. 157 ; 28 juin 1659, v. 188 ; 21 oct. 1662, v. 80. On le trouve chez d'Ablancourt : sous prétexte de leur bailler quelque commission [Apopht., I6G4, 281). Mais il n'est plus guère que chez les comiques : Je vous dis que je vous baillerai sur les oreilles (Regnard, Hom. à b. fort., III, 1). Ce n'était pas bail ni bailleur, mots de Palais, qui pouvaient le sauver^

bastonner terme proscrit (L. de Templ., Gen. et PoL, 248). — * Duillier, Pomey, G. Miege, Rich.: bas, Fur., A., Th. Corn, (mais comme terme de Palais, au sens de souligner), A^, qui note : s se prononce.

beatilles a deux sens selon L. et II. D. T. : menues viandes délicates dont on garnit les pâtés ; certains petits ouvrages de religieuses. Le premier sens est fréquent. — O Pom., Duil., G. Miege; * Rich., Fur., A. ; o Th. Corn. ; * A 2. — Ny tourtes de beatilles (Loret, 9 août 1659, v. 108 ; 2 juillet 1651, v. 82 ; 16 mai 1654, v. 58; 26 fév. 1656, v. 199 ; 9 fév. 1664, v. 209). Le second sens n'est que dans B. F. : bagatelles, vieilles nippes, femmes de petite taille. — De mille beatilles et joliuetez (R. Franc., Merv. de nat., 343) ; les despoiiilles des ennemis, les attours des femmes, et telles beatilles (Id., Ib., 408).

1. Selon lui, donner exprime le véritable transfert d'une propriété, bailler signifie la simple transférance d'une chose. « Le sentiment de la Mothe le Vayer est fort considérable .., dit Bary {Bhel. fr., 1653, 224).

2. Je connois, reprit le Duc, un homme de la Ville qui se sert presque toùjouis du mot de bailler pourceluy de donner; il vint il y a quelques jours chez une Dame de mes amies où j'étois... Quand est-ce donc Mesdames, que vous voulez que je vous baille à dîner, leur dit-il, je vous bailleray ensuite lOpera ou la Comédie : il dit encore en parlant d'une Dame chez qui l'on joue. Madame de... baille à joiier chez elle. Cet homme me fait haailler en parlant ainsi, me dit la Dame du logis qui ne pouvoit souffrir ce mot. Elle avoit raison de ne le pas trouver bon, dit le Commandeur ; car outre qu'il est bas et vieux, il est ridiculement placé dans les endroits que vous venez de nous citer (Bon et mauv. us., 62-63).

boucon (morceau empoisonné). — * Pom., Duil., B. F., Rich. : vieux, Fur. ; e A., Th. Corn. ; * A^. — L'assassin de glaive ou de baie Icy se loue à peu de frais ; Le bouccon, traitre en ses apprêts, S'y vend comme herbe en pleine hale(St-Am., II, 419; cf. Chap., Guzm. d'Aï f .,111, 429).

bref (en) — * Pomey, Duillier : bas; e G. Miege ; * Rich. : vieux, Fur., A., Th. Corn., A2. — Cf. Scarr., Œuv., I, 367; Richer, Ov. bouf., 584; Gomb., Epig., 67.

bris blàmé parVaug. {Rem. posih., II, 375) — * Pomey; e Duil., G. Miege, Rich.; *Fur., A., Th. Corn., A2. — Voir L.

cachement encore dans Nie, Mon., Oud., Rich., C. et A. Oud. ; e Pom., Duil. ; * B. F. ; O Rich., Fur., A., Th. Corn,, A^. — leurs cachements dévisage (Mol., Crit. de VE. des F., se. 3). L., H. D. T., Hug., Livet ne connaissent que cet exemple.

calamité — * Pom,, Duil., G. Miege ; e Rich. ; * Fur. ; e A.; * Th. Corn. ; O A2. — Encore dans VAstrée : Nous voyons un fer, entre deux calamités, se laisser tirera celle qui a le plus de force (1614, I, 323 a).

carre (carrure, contenance) — O Pom,, Duil., G. Miege ; * B. F. au sens de coin, Rich.: id. ; O Fur.; * A. : technique et au sens de carrure, populaire; e Th. Corn, ; * A2 répète A. ; * L., H. D. T. — K faisoit beau le voir dans les rues, car il marchoit avec une carre et une gravité de président gascon (Fur., Rom. b., 266 ; cf. Loret, 7 juin 1653, v. 198).

cavillation (subtilité, faux raisonnement) — O Pom. ; * Duil., B. F. ; O Rich. ;

* Fur., A.; O Th. Corn.; * A2 : il n'a guère d'usage dans le discours ordinaire. — Desc, Rép. à Gass., 2« méd., H. D, T. — Voir L. qui cite S'-Simon.

Cchamps (aux), des champs — locution vieillie, il faut dire campagne : je m'en vais à la campagne (de Callières, Bon et mauv. us., 70). C'était l'opinion de Bouhours. — * Pom., Duil., G. Miege; O Rich. ;* Fur. ; O Th, Corn, ;

* A. et A2. Voir les exemples cités par Livet, Lex. de Mol., à propos du Mal. imag., II, 3. Ajoutez : Je suis icy depuis deux mois dans vne ville des champs, comme vous parlez à Paris (Costar, Let., II, 157). Cf, Port-Royal des Champs, y

change — Ménage dit seulement qu'il ne lui déplait pas en vers {Obs. s. Malh., II, 311). Chevreau le considère comme peu usité et le blâme dans : O ! que nos fortunes prospères, Ont un change bien apparent (I, 227, note 2) *. Richelet ne le trouve beau au propre qu'en poésie. — O Pom. ; * Duil. : aimer le change, aller souvent au change; O G. Miege.;* Fur. applique le mot aux échanges de meubles, ou aussi aux choses morales; o Th. Corn. * A,, qui conserve les deux expressions aimer le change, courir au change. A 2 dit que le mot n'a guère d'usage que dans les expressions gagner, perdre au change. Voir pour les exemples Livet, Lex. de Mol.

chartre est considéré comme vieux par Fur., A. et A2 ; * Pom., Duil., G. Miege, Th. Corn. ; O Rich. — Arêla sept faux-Monoyeurs Qu'il conduizit

1. Il n'admet l'expression que dans Lettres de Change ou dans le style familier (Ms. Niort, 59, dans Boiss.).

en chartre obscure (Loret, 10 janv. 1660, v. 92-93 ; cf. 27 oct. 1657, v. 173; !*■■ janv. 1661, v. 157). Voir Lex. de La Fontaine.

chaste — Le mot de Chaste n'est plus en usage dans nôtre Langue, il y a déjà du tems, et l'on a repris la Chaste Sylvie dans mes Poésies. Cependant on dit encore la Chaste Lucrèce, la Chaste Suzanne, la Chaste Diane, mais on ne le dit qu'en ces rencontres (Menagrta«a, I, 18). Aucun lexique ne confirme cette critique. Mais on voit, au vers 1035 de Phèdre, Racine remplacer chaste maintien par noble maintien.

chatonner — vieux (A.). O Pom. ; * Duil. ; G G. Miege ; * B. F. ; o Rich. ;

* Fur. ; voir L. qui cite Tallemant.

cheoir — M"'' de Gournay croyait railler ses adversaires, en disant que c'était « un mot sans douceur que la nouvelle Ecole devroit proscrire » {Adv., 397, cf. tome III, 99) ; on n'y manqua pas. Ménage déclare qu'il l'emploierait à l'inQnitif, ailleurs il lui paraît désagréable, surtout à l'imparfait et au futur (OZ)s. s. Malh., II, 124-125, cf. O., II, 477) ; suivant Alemand, le plus sûr est de dire qu'il est familier et bas. Au figuré, il peut passer à l'inOnitif en vers. Richelet a eu tort de le dire élégant en vers, on l'emploie encore, on ne le loue plus [G. civ., 363-366) ; pour de Callières, il est vieilli, bon pour les Bourgeois {Bon et mauv. us., 58) ; — * Pom., qui renvoie à tomber, de même Duil., G. Miege avec f, Fur., A. ; O Th. Corn. ; * A^: vieillit. Voir Le.T. de Corneille et Lex. de Mol. ; Racine ne l'a que dans des ^traductions.

comparoir est vieux (Renaud, Man. de parler, 404) ; Ménage lui préfère comparoistre (0., II, 424). — * Pom., Duil., G. Miege ; e Rich. ; * Fur. qui dit à l'article comparoislre : on disoit autrefois comparoir, A., A^ ; ^O Th. Corneille.

conche — * Pom. : vieux, Duil., B. F., Fur. : vieux, A. : vieillit, A ^ ; o Rich. ;

* Th. Corn, — un insigne et effronté charlatan... estant monté en bonne conche et superbe équipage (Tabarin, OEuv., II, 213); Le Cadet du Roy Nôtre Sire,... En bonne conche s'y trouva (Loret, 27 nov. 1660, v. 270- 271), En bonne conche et bel-aroy (kl., 19 juin 1660, v. 133).

connil vieux (A.). * Pom., Duil., G. Miege avec 7, Rich. avec -f-. Fur., A.: vieux. Th. Corn. : id . ; O A^ ; dans L. avec f. La Fontaine, chose remarquable, ne l'a plus employé.

conniller — O Pom., Duil., G. Miege, Rich. ; * Fur., A., Th. Corn. : bas; O A2 ; — sans conniller pour en chercher d'autres (de Gourn., 0., 985).

conquester — On a dit conquerre, conquérir, et conquester... De ces trois mots, il n'y a plus que celuy de conquérir qui soit en usage (Mén., Obs. s, Malh., II, 198) ; condamné quelquefois comme un peu vieux, se dit encore avec grâce (A. de B., 133); il est rejeté par L. de Templ. [Gen. et Pol., 251). —

* Pom., Duil. avec -j- ; 0 G. Miege ; * Rich. : pas en usage dans le beau stile, etmême ne se dit presque pas, étant vieux^ Fur., A. : vieux. Th. Corn. : id. ; O A2. Voir Hug. qui cite Corn., ///., II, 4. Mais afin de le voir, il la faut conquester (Scud., Po. div., 4", 271, cf. ib., 193)'; Savez-vous que chez moi j'ai plus d'une fenêtre ; Et, si vous prétendez y venir conquéter. Que vous y pourriez bien apprendre à dessauter (Montfl., Fem.juge et part., I, 4).

considérant — O Pom., Duil., G. Miege, Rich., Th. Corn. ; * Fur., A., A^. —

Si vous estiez charitable et considérante, vous me plaindriez (Costar, Let., II, 135) ; O Comte, toutefois, songeant à son langage, Je jugeay qu'elle estoit consideranfe et sage (Loret, Po. burl., 120).

consulte — il y a quarante ans, on disait consulte de Médecins, consultation d'Avocats. On dit maintenant consultation [Mén., 0., 1,510). De même pour conteste (//).). A. de B. considère ces mots ainsi qu'impresse comme appartenant aux provinces, particulièrement à Lyon (135); N. Bérain (Rem. 246), L. de Templ. [Gen. et Pol. 253), n'admettent plus que les formes en alion. — O Pom. ; * Duil. ; G G. Miege, Rich., Fur., A., Th. Corn., A^ ; avec -{dans L., qui cite Scarron. Il est intéressant de constater qu'il ne se trouve pas dans Molière, dont les médecins consultent souvent, mais emploient le terme savant : consultation ; cf. Vous aurez aujourd'huy la consultation (Le Boni, de Chai., Elom. hyp., I, 3).

conteste — Cf. à l'article précédent. * Pom., Duil., G. Miege ; O Rich. ; * Fur., A. : terme de Palais ; O Th. Corn., et A^. — Molière a employé sans conteste, [Tart., V, 4, et ailleurs). On disait aussi être en conteste.

controuver avait été employé encore par Vaugelas dans son Quinte-Curce. 11 raconte qu'à l'Académie on le trouva vieux (II, 415). Alemand ne le maintiendrait qu'à l'infinitif et au participe passé. Controuver des mensonges commence à vieillir [Nouv. Rem., 224-5). Cf. Marg. Buff., 29. — * Pom., Duil., G. Miege avec -|-, Rich., Fur., A. renvoie à trouver, où il n'y a rien; O Th. Corn., qui cite le subst. contreuve; * A^ — Et, quoy que l'on ait pu contre moy controuver (Racan, II, 120 ; cf. Scarr., Virg., I, 106); certaines amourettes. Qu'il controuva (La Font., IV, 65 et note 8); Voyez le peuple : il controuve, il augmente, il charge par grossièreté et par sottise (La Bruy., II, 244).

cornichon (petite corne) — G Pom., Duil., G. Miege, Rich. ; * Fur., A. ; G Th. Corn. ; * A'^ ; * L., II. D. T., avec exemple de R. Belleau. — Je me trompe, caria femelle... N'a ny corne ny cornichon (Scarr., Virg. , I, 281) ; Compagnon, si la troupe alors t'eust aperçu, De nouveaux cornichons ton front seroit bossu (Rotrou, Cél., II, 1).

coulement — * Pom., Duil., G. Miege; G Rich. ; * Fur. ; G A., Th. Corn., A2; * L. avec -}-, H. D. T. : vieilli.

cremillée (crémaillère) — G tous les lexiques, qui donnent des formes cremaillée, cremillière, cremillon. — je suis plus noire que nostre cremillée (Sorel, Berg. extr., 1, 215). Sorel nous dit dans ses Remarques du Berg. extr. que c'est un mot vulgaire, qui est en la bouche de toutes les femmes (III, 120).

dandiner — commencer ses révérences, « tenant le chapeau en main, et penchant la teste et la moitié du Corps tantost d'un costé tantost de l'autre », se fût appelé autrefois dandiner {Les lois de la Galant., dans le Rec. de Sercy, de 1658, 82). * Pom., Duil., B. F., Rich., Fur. avec f ; G Th. Corn.; * A. : bas, A2.

debeller, debellé — * Pom.; G Duil.; * B. F. ; G G. Miege, Rich., Fur., A., Th. Corn., A^, ; * L. cite S'-Sim. — Encore dans Malherbe (II, 424), il est cité par M™* de Sévigné : Je vous assure qu'elle est débellée, comme dit Coulanges (II, 120; cf. VIII, 474).

(/e/)onrfer — *Pom.,Duil,, G, Miege; e Rich. ; * Fur., A. ; e Th. Corn. ; *A2. — Et débonda par ceste playe les torrens de sang, qui depuis ont inondé la France (Du Vair, I, 379, 40) ; j'ay l'esprit si remply De ce Héros accomply. Que par tout il se débonde (Trist. l'Herm., V. hér., 343) ; son cœur ainsi se débonda (Richer, On. bouf., 200) ; elle le débonda d'abord par ses sanglots, (Quinault, Mère coq., I, 1).

debord — * Pom. ; e Duil. ; * G. Miege; e Rich. ; * Fur. ; e A. ; * Th. Corn. ; O A2. — Tel qu'un debord sur un rivage (Racan, II, 158) ; Et, dans ce debord de licence Où se perdent les forts esprits (Id., ib., 322).

debteur ne se dit pas (Rich.). Vaugelas l'avait déjà blâmé (II, 295). Cf. Marg. Ruffet, 54. — e Pom.; * Duil. avec f; e G. Miege, Fur., A., Th. Corn., A^; — * avec f dans L., qui cite La Font., XII, 7, H. D. T. : id. — les roys, potentats, empereurs et monarques, tous sont debteurs de la divine Majesté (Tabar., II, 115); vn rfeZ)/eu7' insoluable (Trist. l'Herm., V. hér., 63).

dechasser encore dans Pomey, qui cite Mézeray ; *Duil., G. Miege; oRich., Fur., A. ; *Th. Corn., terme de tourneur; O A^. Voir L., qui cite Régnier.

declore — L'Académie a eu tortde négliger ce verbe, alors qu'il est très employé: déclore un jardin. Déclos s'emploie aussi au propre et au masculin [Enterr^, 298).— * Pom., Duil., G. Miege; e Rich. ; * Fur. ; e Th. Corn.; * A^ : ce parc est déclos, desclore son champ. Voir L. — des lettres déclozes Qui contenoient toutes ces chozes(Loret, 15 déc. 1657, v. 250-251) ; vn bouton de Roses Ressemble à ses lèvres décloses (La Mesnard., Po., 120).

deconfire — Ce verbe est tout-à-fait hors d'usage (A. de B. , 157) ; cf. Renaud (M an. de parler, 513). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich. : vieux. Fur. : il vieillit, A., même obs. ; O Th. Corn.; * A^. Voir L. — Ils savent déconfire, Brûler, raser, exterminer, détruire (La Font., IX, 146) ; Et combien les enfers qu'il a voit desconfits ont respecté le père a cause de son fils (Rotrou, Herc. mour., V, 2). Bossuet le traite de vieux : Pour colorer une si indigne falsification, il (Jurieu) a voulu s'imaginer que le mot Grec qu'on a traduit à Genève par le vieux mot déconfira et celuy qu'on y a traduit par abolira sont d'une vertu bien différente (Boss., Apocal., 681-2) ; déconfit est très commun. Littré le cite dans S'-Simon et jusque dans Hamilton. Il est cependant déclaré vieux par L. de Templery [Gen. et Pol., 239).

déconfiture est à éviter (L. de Templ., Gen. et Pol., 239). — O Pom.; * Duil., G. Miege, B. F. ; e Rich. ; *Fur., A.; e Th. Corn. ; * A2 : il est vieux; L., cite La Font. — Il est très commun chez Scarron {OEuv., I, 411; Virg., H, 137, 256).

deconfort — Il est vieux (A.). — O Pom. ; *Duil., B. F. ; oRich. ; * Fur. : vieux ; O Th. Corn. ; *A2 : vieux. — Il est très commun chez Loret (21 juil. 1652, v. 4 ; l" sept. 1652, v. 54 ; 30 août 1659, v. 178 ; 25 oct. 1659, v. 91 ; 24 juil. 1661, V. 42). La Fontaine l'a employé (IX, Ep., 3, v. 32).

deconforter — Il commence à vieillir (A.). * Pom., Duil., G. Miege avecf ; Rich. avec \ : se deconforter, Fur. ; O Th. Corn. ; * A^, sans obs. — Ce changement vous déconforte {Breh., Po. (/tw.,87). Le participe déconforté est plus commun que son verbe.

decouverture (cf. t. III, 231) était encore accepté par Vaugelas, dans le sens de découverte (II, 224). Patru le réprouvait \^ib., 225), Th. Corneille leçon-

damna {ib.),a la suite de Bouh. {Rem., 597) ; c'était désormais un mot tout à fait barbare. — O Pom., Duil., G. Miege ; * RicJi., qui le proscrit ; OFur., A., Th. Corn., A^ ; *L., dans un autre sens.

deformilé — hors d'usage (Renaud, Man. de pari., 404). Voiture déclarait déjà qu'il était mort depuis dix ou douze ans (Let., éd. Jouaust, II, 79). Vaugelas l'avait soutenu dans les Rem. posth. (II, 481). — oPom., Duil. ; * B. F. ; O Rich. ; * Fur. ; O A., Th. Corn. ; *A2 : terme de morale, la deformité de cette action ; avec -J-dans L., qui cite Si^-Simon; oH.D.T. — Enquoy apparoist vue gi'andissime deformilé de ce vice (Camus, Divers., I, 48 v°).

defrayeur — *Pom., Duil., G. Miege ; oRich., Fur., A., Th. Corn., A^ ; * L. avec -f-. — L'autre luy répondit qu'il trouveroit assez à déjûner, moyennant qu'il eût un defrayeur (D'Ouville, Contes, I, 292).

defuler (découvrir) — o tous les lex. ; * L., H. D. T. — Voyez quelle inciuilité D'entrer dans vne chambre honneste Sans auoir défulé sa teste (Richer, Ov. bouf., 241) ; Mégrigny, teste défulée. En prézence de l'assemblée, Diroit : « Monsieur Bigot, mercy » (Loret, 4 août 1652, v. 89-92). Voir la forme défuhler dans L. et H. D. T.

degoul (gouttière) — * Pom. : dégoût de pressoir, Duil., G. Miege ; O Rich.; *Fur. : pluie qui tombe d'en haut ; oA.,Th. Corn.,A2; *L. avec f, il cite Régnier ; H. D. T. cite S'-Amant.

délecter ne peut se dire qu'en riant, il a vieilli depuis Balzac, et il était déjà vieux quand Balzac l'employait (Bouh., D., 38-39) ; Ménage l'abandonne (0., II, 478). — Richelet, Furetière le considèrent aussi comme vieilli. * Pom., Duil., B.F., A. ; O Th. Corn.;*A2 qui indique délecter comme terme de morale et se délecter comme du style familier. — On ne le trouve guère que chez les burlesques (Loret, 4 nov. 1656, v. 20 ; 10 fév. 1657, v. 39 ; 27 déc. 1664, v.l3). Bossuet emploie se délecter {Concupisc, 5, Pensées, 9, L.),

.délectable — Bouhours le haïrait, si M. de la Chambre ne l'aimait et ne l'avait employé {D., 39). Ménage le soutient (0., II, 478). — Furetière le considère comme vieilli, Richelet comme propre aux matières philosophiques. * Pom., Duil., G. Miege, A. ; o Th. Corn. ; * A^. — Corneille l'avait employé (I, 17, Disc, du poëm. dram.). Racine l'a aussi : Cent labyrinthes délectables (IV, 34, Po. div., v. 34); cf. La Fontaine : De ceux qu'enferme un lieu si délectable (IX, 346)J

délectation — Bouhours ne peut plus le souffrir {D., 39). — *Pom., Duil. ; O G. Miege ; * Rich. : vieux mot qui ne se dit qu'en riant, Fur., A, ; O Th. Corn. ; * A^. — Il est dans Pascal : Dans le système des deux délectations {Vrai bien, 9, L.). Cf. Vous pouvez désirer ces saintes délectations (Boss., Let. abb.,il9}; La grâce médicinale de J. C. consiste dans une délectation intérieure (Fénel., III, 244, L. Le mot est constant chez cet auteur) ^

1. C'est un des termes LechniqLjes du lan{?agc spécial des quiétistes, dont je n'ai pas voulu tenir compte, le considérant comme l'arf^ot d'un fçroupe particulier, qui fut bientôt détruit par l'autorité spirituelle. Mais ce langage mérite une étude.

\jJleloyal, déloyauté — mots meilleurs eu poésie, qu'en prose (A. de B., 159); cf. L. de Templ. {Gen. et Pot., 218).J

déloyal — *Pom., Duil., G. Miege avec •{-, renvoie à infidèle, B. F., Rich. : pas si usité quin/idèle, Fur., A. ; O Th. Corn., A^. — Molière l'a employé dans VEt., V. 1601 et dans le calembour célèbre du Tartufe, v. 1772.

déloyauté — *Pom.,Duil.; O B. F. ; * Rich., moins usité qu'infidélité ; F"ur., A. ; oTh, Corn. ; *A^. 'VoirL., qui cite Tartufe.

demeurant — déjà blâmé par Chevreau dans les Obs. s. Malh., I, 9*. Il est vieux (A.) — * Pom., Duil., G. Miege ; e Rich. ; * Fur. ; e Th. Corn., A2. Voir L., qui cite La Fontaine ; le Lex. de La Font, en donne de nombreux exemples.

desaccointer — O Pom., Duil, G. Miege ; * B. F. ; oRich., Fur., A., Th. Corn., A^. Le participe désaccointé se trouve dans Th. Corn, avec la mention: mol du vieux langage.

desaccoutumance — * Pom., Duil., G. Miege; O Rich., Fur., A., Th. Corn., A2. On trouve encore le verbe. — Lorsque les nerfs optiques, par une longue désaccoutumance de souffrir la lumière,... sont exposés tout à coup à une grande lumière (Bossuet, Conn., III, 3, L.).

desHSseurer, vieux mot qu'il faudrait faire revivre, car la langue n'en possède pas d'autre pour dire: faire naître le doute dans l'esprit de quelqu'un (A. d. B., 168). — e Pom. ; * Duil., B. F. ; e Rich., Fur., A., Th. Corn., A^.

desastre, encore employé en poésie, commence à vieillir en prose (L. de X Templ., Gen. et PoL, 232). — Il est dans La Fontaine (IV, 345), dans

La Bruyère (ch. XI, cité par L.).

désireux n'est pas du bel usage (Bouh., Rem., 14.) Il a vieilli (Id., Suite, 370). Ménage le soutient (II, 448). A. de B. est de l'avis de Bouhours (171). — * Pom., Duil. avec -f, G. Miege, Rich.: vieillit; Fur. cite Vaugelas; A. le donne avec des restrictions; A^ ne l'admet que dans le style soutenu. — Aucun des Lexiques des classiques ne l'a relevé. Il est cependant dans Sévigné, 16 mars 1672 (II, 537).

désorienté est un terme dont on se servoit autrefois... il sent le colet-monlé, et je l'ay entendu dire à ma grand'mere (de Callières. Mots à la Mode, 48-49) ^. Le mot avait été auparavant approuvé par Marg. Buffet [Nouv. obs., 1668, 40). — e Pom. ; * Duil. ; e G. Miege ; * Rich., Fur., A. ; e Th. Corn. ; * A^. De Callières préférait encore ce terme à dérangé, qui manque à tous les lexiques.

devis (entretien familier, propos) — * bas et vieux (Rich.); il n'est plus guère en usage (A. et A^), Pom., Duil. avec f ; B. F., Fur. ; o Th. Corn. — Tous ces menus deuis ne seruent de rien (Sorel, PoL, I, 523, cf. Theoph., I, 59); Tuez-vous donc vite : ah! que de longs devisl (Mol., Et., v. 697); cf. La Font., V, 330, IX, 208. Loret en use souvent (16 nov. 165S, v. 241 ; 19 nov. 1661, V. 286).

devouloir, que Ménage attribuait à tort à Malherbe (O., I, 97) car le mot est ancien, approuvé par Vaugelas, fut blâmé par l'Académie (II, 228-230). Il ne se trouve que chez Richelet.

1. Il regrette que Balzac s'en soit servi (Ms. Niort, 117, dansBoiss.).

2. Noter que le premier exemple de désorienter est d'après H. D. T. de 1662.

dévoyé vieux mot (A. de B., 175) — * Potn., Diiii., G. Miege : estomac f/^ijoyë ; O Rich. ; * Fur., A. : vieillit, sauf au figui^é, A^, même observation. Voir L. — Monseigneur, emploj'ez toutes vos forces à rappeller dans cette unité (de l'Eglise) toutce qui s'en est dévoyé (Boss., Hist. Univ., 428).

discord, encore accepté en vers par Vaugelas (Voir tome III, 179), est tout à fait exclu de la langue par Bouh. {Rem., 398; cf. Th. Corn, et A. dans Vaug. II, 234, et L. de Templ.,Gen. el Pol., 224). llétait encore défendu par Ménage {Obs. s. Mal/i., II, 73), et par Marg. Buff. (54 ; cf. t. III, 179, note 5). — O Pom., Duil. ; * B. F., Rich. : moins usité qu'autrefois, P\ir. : vieux, A. : envers et au pluriel, A"^ : vieux, n'a guère d'usage qu'en vers. L. a accumulé des exemples.

dits — L'expression: des dits spirituels, dex dits agréables commence à vieillir (A. de B., 101 ; cf. Renaud, Man. de pari., 515). — e Pom. ; * Duil. ; e G. Miege; *Rich., Fur., A., avec des restrictions, A^., id. Voir L.

Effigier — *Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A., A^. Voir L.*.

également — Bellegarde doute que ce mot soit en usage comme substantif dans le sens de partage égal. Il cite cet exemple : de quelle manière la coutume, l'imagination, la passion font cet ^gra/emerai de biens et de maux [Élég., 370). — o tous les lexiques ;*L.,H.D.T.; o Hug.

ehonté est un vieux terme qu'il seroit à souhaiter qui s'introduisît, car effronté ne veut pas dire la même chose : l'un marque la corruption du cœur, l'autre la légèreté de l'esprit (A. de B., 187). — e Pom., Duil., G. Miege, B. F., Rich., Fur. ; * A. : commence à vieillir; O Th. Corn., A^ ; * L., H.D.T. ; OHug. L'Académie reprend le mot en 1762 et le déclare vieux.

eleveinent est condamné par Bouhours [D., 15). Richelet signale que les uns approuvent le mot, tandis que les autres le blâment : éléveinent de cœur. (cf. Renaud, Man. déparier, 50) ; — L'ambition consiste à désirer Vélèvement pour relèvement et l'honneur pour l'honneur (Pasc, Prov., Défense de la 12^, Édit. des Grands Écriv., 1, 423).

empreindre n'est usité qu'au passif : empreint (A. de B., 190). — *Pom., Duil., G. Miege; eRich.; *Fur., A.; eTh. Corn.;* A2, L., H.D.T., Hug. — au lieu de recevoir les idées de ces choses pures, nous les. . . empreignons de notre être (Pascal, Pens., I, 1); Soit que le vin par ce chaud véhément S'empreigne alors beaucoup plus aisément (La Font., VI, 348).

encharger — * Pom., Duil. ; e G. Miege ; * B. F. ; e Rich. ; * Fur., A.; OTh. Corn., A^ ; * L., H.D.T., Hug. — On m'a enc/ia/'gré de prendre garde que personne ne me vît (.Mol., VI, 511, G. Dandin, a. I, se. 2)2.

s'encourir n'est pas du bel usage (A. de B., Suiie, 72). — O Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A., Th. Corn., A^;* L., H.D.T. ; e Hug. — (il) s'en courut chez celui qu'il ne réveilloit plus (La Font., II, 221, Fabl., liv. VIII, v. 47).

1. Dans le Ferrot d'Ahlancourt vençjé, il est conseillé d'éviter effigie parce qu'on ne s'en sert bien qu'en parlant de pendu [p. 30).

2. Sur à rencontre de, à l'endroit de, voir la Morphologie, au chapitre des prépositions.

enger — O Pom., Duil., G. Miege; *B. F.; o Rich. ; *Fur., A. : bas, Th. Corn. : vieux mot, A^;* L.,.H.D.T., Hug. — Votre père se moque-t-il de vouloir vous anger de son avocat de Limoges (Mol., VII, 241, Pourceaugnac, a.I, se. 1); Il les en g ea de petits Mazillons, Desquels on fit de petits moinillons (La Font., IV, 5U6).

ensuivre sentie moisy (Bary, Rhél. fr., 225). — *Pom., Duil.; O G. Miege; *B. F. donne ensuivant, Rich., Fur. , A. ; O Th. Corn. ; *A2 ; * L., H.D.T.; OHug. Selon Richelet, il n'est usité qu'à quelques temps ; d'après l'Académie, il ne se dit plus qu'à la 3« personne du singulier et du pluriel. — Si l'on ensuit la plus commune opinion (Segrais, Nouv. fr., II, 264, S*' Nouv.) ; le jour ensuivant (Loret, 28 juill. 1657, v. 47) ; les hardes, nippes, et bijoux dont s'ensuit le mémoire (Mol., Vil, 94, Av., a. II, se. 1); cf. le Lex. de La Fontaine. On trouve aussi s'en ensuivre : la victoire s'en ensuivit (Bossuet, Catéch. de Meaux, 1687,75; cf. Ilist. des Far., 11,119; Mol., VI, 423, Ainph., v. 1165).

s' entredonner — O Pom. ; *Duil, ; O G. Miege;* B. F., Rich., Fur. ; OA., Th. Corn.; * A2 ; *L.^ H.D.T. ; o Hug. — ces yeux les ont vus s' entredonner parole (Mol., 1, 475, Dép. ani.,v. 1113); tous deux s'étaient entredonnéla foi (La F'ont., IV, 324). Les exemples sont fort nombreux; cf. Lex. de Corn, et Lex. de Mol. par Livet *.

entrerepondre (s') n'est que dans Richelet, qui cite d'Al)lancourt et dans A^; * L., H. D. T. ; O Hug. ; — ces deux derniers livres sont un dialogue continuel entre ce rédempteur de nos âmes et le vrai chrétien, qui souvent s'entrerépondent dans le même chapitre (Corneille, VIII, 16)-.

s' entresuivre — * Pom., Duil. avec -{-, G. Miege; O Rich, ; * Fur.; O A., Th. Corn.;* A2;*L., H.D.T.; oHug. — Voir Le Lexique de Corneille et celui de La Fontaine.

entretenement ne se lit plus que sur les Troncs des Eglises ; d'Ablancourt l'emploie encore, mais l'usage a changé depuis lui (A. de B., 195). Dans ce sens d'entretien, le mot se trouve dans Duil., B. F., Rich., Fur., A., A^, qui le signale comme commençant à vieillir. Au sens de liaison, suite, on le trouve dans Pom., Duil., B. F.; selon Furetière il signifie aussi persévérance qu'on met à poursuivre l'exécution de quelque chose. * L., H. D. T. ; OHug. ; — l'un vient quérir la taille ordinaire... l'autre le nouvel entretenement des ministres {Caquets de l'Ace, 33); une levée Qu'on entretient soigneusement... Et pour cet entretenement... Chacun a son département (La Font., IX, 245-246); l'amitié de cet oncle ne va pas toute seule, il y faut de Y entretenement', je prends soin d'en faire souvenir (Sév., VIII, 408).

entretuer (s') — C'est à propos de ce mot que Ménage a déclaré qu'il fallait préférer les simples .se tuer, se battre, s'aimer, s'enibrasser [Ohs. s. Malh., II, 170,) ; — * Pom., Duil., G. Miege; G Rich., Fur., A., Th. Corn., A^, Voir L., H.D.T.; oHug. — Et que... nous employions notre vaillance Ailleurs qu'à nous entre-tuer (Malh., III, 2).

1. Pour Snr ces entrefaites, voir à la Morphologie, chapitre des adverbes.

2. Les mots composés avec entre sont vieux, et j'ai été étonné d'en trouver chez un puriste comme Bary : comme ils s'enlre-servoient de spectacle, ils s' enlre-enibr assoient d'amour {Secrets, 204). Il y a là sans doute quelque mode précieuse.

s" entr' immoler n'est dans aucun lexique. *Avec ^ dans L., II. D. T. ; O Hug. — Il y en a plusieurs exemples dans Corneille.

epreindre — * Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A.; O Th. Corn.,* A-;

* L., H. D. T; O Hug. — Le mot est employé par Chapelain [Guzman d'Alfarache, I, 196, III, 479), et Vaugelas (Q. C, VII, 4, cité par Rich.) ; l'aliment commence à s'amollir dans la bouche, par le moyen de certaines eaux épreintes des glandes qui y aboutissent (Bossuet, Conn., II, 10,H.D.T. ; cf. La Font., VIII, 186).

éprendre n'est pas en usage (A. de B., 197). Au sens propre, le mot ne se trouve que chez Pomey : le feu sestant épris au toict. Au sens figuré, le mot n'est que dans l'Académie qui signale qu'il ne s'emploie guère qu'au participe. Le participe au sens figuré est partout, et les exemples en sont nombreux. — Et l'amour qui pour lui m'éprit si follement (Corneille, 1, 202, Mél., V. 99.3).

letrangeté est signalé comme vieux par Th. Corn., qui est seul à le donner.

* L. ; H. D. T. dit que le mot semble être inusité au xvii'= et au xviii^ siècle ; e Hug.J

etreindre n'est plus guère bon, ni au propre, ni au figuré (^A. de B., 1692, 215). — Il ne manque qu'à Th. Corn. — le Prince Eugène Tioil etreindre cette Alliance Qui plaît fort à la Cour de France (Loret, 29 mai 165o, v. 186-190). Voir Littré.

foiblet — Vieux, comme presque tous les diminutifs ; manque à tous les lexiques ; * L., H. D. T. ; o Hug. — La comparaison est foiblette (Scar- Ton^Virg., II, 121). Lemotest très fréquentchez Loret, 23 nov. 1652, v. 8; 7mai 1661, V. 245; 2 sept. 1662, v.6,etc. Cf. Chap., Le<., II, 372: mon corps /"otôZef.

forcener — e Pom. ; * Duil. ; e G. Miege; * B. F, ; e Rich., Fur. ; * A. : il vieillit; e A^; * L. cite Corn., Veuve, V, 9 , H. D. T., Hug. — Il boult, il forcené, il faict rage (Tabarin, II, 372); je forcené, je meurs (Baro, Clorise, IV, 4, p. 107) ; Celles qu'amours a/"orcenées(Scarr., Virg., II, 148).

forcenerie (cf. III, 77) — * Pom., Duil. ; e G. Miege ; *B. F.; e Rich., Fur. A., Th. Corn., A^; * L. , H. D. T. Voir Hug., qui cite une var. de Clit., IV, 1, Corn., I, 333. Cf. Ch. de Sévigné dans M'"^ de Sév., IX, 350. Scarron l'avait plusieurs fois employé [Dern. œuv., I, 24, Virg., 11,224) *.

\ fringuer (laver) n'est guère en usage qu'en cette phrase : fringuer un verre (A.). Dans le sens de danser, sautiller, il est vieux (A.). — O Pom., Duil., G. Miege; * B. F., Rich. avec -j-. Fur.; O Th. Corn.;* A 2; même observation que dans A.; * L., H. D. T. ; O Hug. — Lacquay, fringue bien ce verre (S'-Am., I, 237) f]

gaber est signalé comme vieux par Rich., Fur., A.; G. Miege ne le donne que dans son B. F. et A^ l'a laissé de côté ; 0 Pom. ; * Duil. ; * L., IL D. T. ; e Hug.

garde-magasin (vieux reste, « rossignol »). — Manque à tous les lexiques. Rich., P'ur., A., A^, donnent garde-boutique. L. et H. D. T. ont les deux ;

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