La Font, a employé heiynet (VII, 300, v
3. boire un u/fronl est familier (Chevr., Ms. Niort, 17-18, dans Boiss.).
■i. Bouhours condamne comme basse l'expression : nue bonne femme pour une femme de mérite, vertueuse, régulière, aimable {lieUc g., Eleg., 1S6\ Elle est dans Hossuet : M' Xicolle presse le Ministre sur l'invincible difliculté où se trouvera une bonne femme dans un article important {Avert. aux Prol., III, § 22, p, 221).
terme de batelier; O Fur., A., Th. Corn. ; *A'^ : mettre du monde à bord. — Le Dauphin l'alloit indtre à bord (La P'ont., L 292, v. 19; cf. IV, 407,
bouger — Bien des gens se servent encore de ce terme, qui est fort rude, il faut dire que Ton n'a point sorty de sa chambre (Marg-. Buff., 33). Vaug., Rem. poslh., Il, 377, proscrivait se bouger, mais non bouger, qu'il approuve implicitement (Préf., 1, 26). De Callières le trouve bourgeois [Bon et m. us., 18; v. Schenk, p. 24).
Avec la négation, il est dans tous les dictionnaires. L. en cite de nombreux exemples classiques. Ajoutez : un grand traîneur d'épée qui ne bouge d'ici (Regn., Div., II, 2) ; Depuis qu'il est dehors, ils n ont bougé d'ensemble (Montfl., Genl. de B., IV, 3). Nombreux exemples dans le lexique de La Fontaine ^.
boulez vous-là, déjà condamné par Vaug. (Préf., I, 26; cf. tome III, 50, et 164), est de la petite bourgeoisie (de Call., Bon et m. us., 186 ; v. Schenk, p. 26). — * Pom., Duil. ; e G. Miege ; * B. F. ; e Rich.; * Fur. : du bas peuple ; A„ : bas et ne se dit plus. Rapprochez la raillerie de Robinet. Panég. de VEcol. des F., !•'= entrée : Prem. laq. : Où les bouterons nous ? (les sièges) Sec. laq. : Il faut dire : Où les mettrons-nous ? faquin... Je pense que tu n'as jamais servi que dans un village, et chez quelque maître de charùe. Voir des ex. dans Livet, Lex. de Mol. La Font, le met dans la bouche de gens qui parlent patois (Voir le Lex.).
\bravache — Mot vieux et burlesque (Rich.)J * Pom., Duil., G. Miege, Fur., A. Toutefois, s'il est dans les Dictionnaires, on le rencontre moins souvent qu'à l'époque précédente. Cf. Gar., Doclr. cur., 993, 981 ; Sorel, Polyand., I, 452; Mayn., 1646, 304, etc. L. cite La Br., XII, dans H. D. T. même exemple; G Hug.
bretauder — omis par l'A. comique et burlesque : Qui vous a bretaudé de la sorte ? [Enterra 256). — * Pom. ; e G. Miege ; * B. F.; e Duil.; * Rich. : se dit quelquefois dans le comique et le bas burlesque. Fur. : vieux. Th. Corn. : vieux mot. — La Martin l'avoit bretaudée par plaisir (Sév., II, 117).
buffe — * Duil. : burlesque ; O Pom., G. Miege ; * B. F. ; O Rich., Fur. , A., Th. Corn., A^ ; e L.,H. D. T., Ilug.
[Qadeau (cf. tome III, 258), dans le sens de grand repas, est plustost de la Ville que de la Cour ; banquet n'est pas aussi du bel usage (Mén., 0., I, 386)1 C'est aussi l'avis de Sarasin; Alemand cite Bensserade et croit que c'est la chose surtout qui est bourgeoise (G. Civ., 281-287); Bellegarde: sentie bourgeois [Eleg ., 139). — * Pom. avec ce seul sens, Duil., G. Miege, Rich. avec -J-, Fur.: il vieillit, A. et A-. — Livet a rassemblé une masse d'exemples de ce vieux sens dans son Lex. de Mol. cagnard a deux sens. Substantif, il signifie, lieu malpropre, comme celui où logent les chiens. Adjectif, il signifie : fainéant, poltron, qui ne veut point
1. L'homme de lettres est trivial com.me une borne nu coing des places : cette comparaison l'est beaucoup, dit le critique de La Bruyère [Sent. s. l. Car., 249).
2. Un bien qui n"a point de bout, pour un bien qui n'a point de fin, qui est éternel, ne peut pas être excusé. On peut dire il est venu à bout de son dessein, mais Chevreau ne croit pas qu'on puisse dire : j'ai vu le bout de mon dessein (Ms. Niort, 25, dans Boiss.).
quitter le coin du feu. Le substantif n'est que dans Fur. ; — Endureras- tu toujours que cette petite gueuse du coin de notre rue, qui étoit au cagnard il n'y a pas longtemps, me morgue quand elle me rencontre (Sorel, Francion, 60, éd. Colombey). — Au deuxième sens, il est signalé comme bas par l'Académie ; — e G. Miege, Rich., Th. Corn. ; * Pom., Duil., B. F., Fur., A., A2 ; — les « Pauvres de Lyon >. ... surnommez autrement les Turlupins et les Caignai'd s {Garasse, Doct. cur., 72).
cahin-caha — Oudin {Cur.fr.) : vulgaire;* Fur. : bas et proverbial; O Pom., Duil., G. Miege, Rich.; *A. —Puis on entra cahy, caha (Loret, 7 mai 1651, V. 98; cf. Richer, Ov. boufjf., 4, et La Font., VII, 129 et 295).
caillette — * Fur. : bas ; e Pom.;* Duil.; e G. Miege ;*B. F. : a fool ; O Rich.,
A., A2 ; cf. Oud., Cur. fr. : la caillette le tient, il est sot; * L. qui cite
Sorel, {Francion) et S'-Simon, H. D. T. ; o Hug. cajoleur pour galant, ne vaut rien (Marg. Buff., 80). — * Pom. : amatorius,
Duil., G. Miege, Rich., Fur., A., A^ ; L. cite Scarron, Hauteroche, H.
D. T. cite Furet., Rom. bourg., I, 155. Ajoutez: il n'avoit pas la mine d'un
cajolleur dangereux (Id., Ib., 1, 98) ; o Hug.
cal s'emploie métaphoriquement, dit Sorel: Je me fay un cal contre tout ce qui me peut arriver. Un Ministre d'Etal s'en servoit {Conn. des b. lit., 1671, 410). Cf. Si les Nimphes a voient des cales (Sorel, Berg. extr., 1. IV, 1, 25.3). Furetière a noté cet usage au mot calus. L'A^ dit qu'on en use en bonne et en mauvaise part: ce Juge est incorruptible, il s'est fait un calus contre les sollicitations. — Cette image ne semble pas avoir pénétré dans les textes littéraires.
ycanapsa (sac de soldat, mot emprunté au xvi^-xvii" de l'ail.) -^ * Ricli., A. : bas; e Pom.; * Duil. ; e G. Miege, ; * Fur., A2.
caresser se dit plus en badinant, et au regard des enfans, que faire des caresses. Il se prend aussi au sens de rendre des soins à l'égard des grandes personnes (Bouh., Suiï., 382-83).— *Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A., A^: ce prince l'a fort caressé. — Le Roy de Castille devant la victoire à la valeur d'Alphonse,... le caressa exti-aordinairement (M''" de Scudéry, Math., 130) ; c'est en la caressant qu'on veut luy faire avaler le poison d'une nouvelle doctrine (à l'Église gallicane) (Boss., Avert. aux Prot., V, § 61, p. 445). — Au sens physique : Camille, en caressa^Ha belle (La Font., V, 206, v. 290, et souv.); Et soit frayeur encore, ou pour me caresser. De ses bras innocents je me sentis presser (Rac, III, 620, Ath., v. 253-254) ; Le vieux reître, moi'bleu ! m'a disloqué les dents. — C'est sa façon. Monsieur, de care.tser les gens (Montfleury, Amb. com., 2" interm., 9).
carolus — terme populaire pour dire dix deniers (A. de B., Refl ., 103); Oud. (Cur. fr.) le donnait déjà comme vulgaire. — * Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A., Th. Corn. Ces trois derniers signalent que la monnaie est hors d'usage, sans rien dire de l'expression. Voir L. qui cite La F'ontaine, et Hug. qui cite Racine, Let., 13 juin 1662 *. Vos derniers Rondeaux que je leus Ne valoient pas un carolus {Bec. de div. Aut., 1639, 90).
1. Cf. plus tard: ne valent pas un liard, un patard, etc. Nous savons que Tusape de ce mot se conserva longtemps dans le peuple (Abot de Bazinghen, Traité des nionnoies, 1764).
Le
çarrousse — «beuverie àrallemande ». Il est bas (A.)j — * Pom., Duil,, G. Miege,
Rich., Fur., Th. Corn.: vieux ; *L.,H. D.T. ; O Hug. — Ceux qui conseillent
. qu'en esté De vos eaux on face carousse, Fussent-ils de la Faculté, Sont
de vrais Médecins d'eau douce (Saras., II, 38). Il est dans La P^ont., IV, 42S>
castille — Il est vieux (A.), * Pom., Duil., B. I".; O Rich.; * Fur.: populaire. Voir L. et H. D. T. ; O H"g. — Très commun chez Loret, 21 mars 1654, v. 37 et 7 mars 1654, v. 112, 26 déc. 1054, v. 101, etc.; cf. Rich., Ov. houff"., 390 et un jeu de mots de La Font,, IX, 15, v. 15.
cauteleux, n'est plus employé que dans le stjle comique (L. de Templ., Gen. et PoL, 234). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich. avec -J-, Fur., A: commence à vieillir; A^, sans observation. 11 élait dans VAstj-ée, II, 688, I, 147% Loret, 2 juin 1652, v. 72; L. cite d'Ablancourt et La Bruyère, I, 321, Cf. Cet Esprit cauteleux invente une finesse (La Mesnard., Po., 286),
champion ne se dit plus en Prose, sauf dans le style burlesque (A. de B., Refl., 116). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A. et A^. — une palme si vulgaire N'est pas pour un tel champion [Rec. de Rond., 1639, 20). Le féminin est dans Mol., I, 236, Et., v. 2015, le masculin dans La Font., I, 96, v. 4, et Boil., Lutrin, V, v, 133.
chiche est ridicule pour vilain (Marg. BufT.,58) K — * Pom,, Duil., G. Miege, Rich, avec -J-, Fur., A., A^. — Ses ducats nous font tort, et s'il étoit moins riche,. . Pour en avoir beaucoup, il n'en est pas moins chiche (Th, Corn., D. Bertr. de Cig., I, 2 ; cf, Montfleury, Dam. méd., III, 2, Gentilh. de Beauce, IV, I, etc.) 2.
ci-devant, ci-apres, ci-dessus, et autres sont des tei^mes plats, qui ne se rencontrent pas dans un livre bien écrit. On ne dira pas nous avons dit ci-dessus (A. de B., Suite, 366 et suiv.). — Littré cite Retz, Descartes, Bossuet, L'A. donne ces expressions, en remarquant simplement qu'elles ne s'emploient que pour marquer dans un discours ce qui précède ou ce qui suit, et que ci-dessous n'a d'usage que dans les épitaphes. — cette lettre et par toutes celles que je vous ay cy-devanl escrites (Racan, I, 336).
cimetière n'est pas noble (Mén., 0. s. M., II, 228). — *Pom. : cemetiere,Y)u\\. et G. Miege, avec les deux formes ; Rich. préfère cimetière ; Fur. , A. — Ils sont bossus les Cimetières (Richer, Ov. bouff., 332) ; Tel on voit qu'un brigand fameux et redouté... Fait des champs d'alentour de vAsies cimetières (La P'ont., VI, 250, V. 233-255).
civilités {rendre ses — ) — façon de parler bourgeoise pour rendi^e ses devoirs (de CalL, Mots à la m., 72-73, S2 ; v. Schenkj p. 145 et un long article de Livet, Lex. de Mol.).
coiffé de quelqu'un — ce mot rendait autrefois l'idée d'être fou de quelqu'un (So rel, L'onn. des. b. liv., 1672, 447), Rich. le marque d'une -J-. Il est dans tous
1 es lexiques et les textes (voir Livet, Lex. de Mol.). — Une femme de chambre