Sentimens de Cleanle, 1671, p
2. Paris, P. Le Monnier, 1671. Les éditions postérieures sont plus complètes.
3. De la Délicatesse. Paris, Barbin. 1671 (anonyme). Pour défendre Bouhours, l'auteursouticnt que ce Père a montré de la largeur d'esprit en empruntante un adversaire des jésuites; quant à Le Laboureur, il semble, dit-il, qu'il dût se trouver très honoré d'être pillé par un homme de la valeui- de Bouhours.
4. 'Voici, à titre d'échantillon, un passage des Remarques de Bouhours (1676, 363- 364) : « M. Ménage est sans doute un des premici'S grammairiens du Royaume; carquoy-
querelles des érudits latiniseurs n'avaient rien produit de plus vif que ces « livres de furie », comme dit M™«' de Sévigné ^ qui n'empêchèrent point du reste une réconciliation solennelle. « Et in his pectoribus, cum vulnus ingens fuerit, cicatrix non fuit. » '
Il y a heureusement dans les Remarques autre chose que des injures. C'est là, avec les Doutes^ le livre essentiel du P. Bouhours, celui où il montre le mieux sa méthode et donne sa mesure. Pendant longtemps, Bouhours se reposa sur ce succès, ou du moins réserva à des travaux de polémique religieuse les loisirs, que lui laissait sa vie mondaine. Toutefois, il revint aux lettres, dont la Vie de saint Ignace ne le distrayait que par ordre, et il donna la Manière de bien penser dans les ouvrages d'esprit (1687), puis les Pensées ingénieuses des anciens et modernes (1689). C'est, malgré les désagréments que lui attira la mésaventure galante d'une de ses pénitentes, l'époque de son apogée. Non seulement il est un des chefs de son ordre, mais il protège Racine et couvre Boileau. En 1692 parurent les Remarques nouvelles sur la langue française^ adressées à Régnier Desmarais. Les fautes qu'il y reprend ont pour la plupart été rencontrées dans la version de Mons, le livre n'a pas pour cela un caractère exclusivement polémique ^ Il est dogmatique, aussi, et complète heureusement le volume de 1676 '*. Bouhours mourut le 27 mai 1702.
Il a été incontestablement, quels que fussent les éloges adressés à Ménage par quelques-uns de ses disciples, le maître de gram-
qu'il ait l'esprit universel, et que ce soit une des plus grandes mémoires du monde, il s'est attaché toute sa vie à la grammaire : mais c'est particulièrement dans les étymologiesoù il excelle; il semble avoir l'esprit fait tout exprés pour cette science... » Suit une page d'étymologie, qui finit ainsi : « Tant il est vray que les mots, comme les hommes, viennent d'où l'on veut. »
Ménage écrit de son côté : «Je répondray ailleurs (au P. Bouhours)... que M. de Vaugelas estoit le meilleur homme du monde, qu'il nofîensoit jamais personne ; qu'il reprenoit les fautes des Auteurs sans nommer les Auteurs, bien loin de les ridiculiser; qu'il estoit ami fidelle; qu'il avoit de la reconnoissance; qu'il avoit de l'honnesteté ; qu'il avoit en effet Je la pudeur ;... qu'il n'estoit point arrogant ; qu'il estoit véritablement modeste ; solidement vertueux ; qu'il n'estoit point plagiaire ; point envieux ; point vindicatif; qu'il n'estoit ny médisant, ny menteur, ny imposteur, ny calomniateur » (0., II, 80).