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2. Les mots de cette liste, sauf indication contraire, manquent à tous les lexiques du temps.
LA LUTTE CONTRE LE NÉOLOGISME i'M
V. 3-4; cf. H août J663, v. 1 ; 3 nov. 1663, v. 7) ; on trouve aussi pvéamhuliser\\à., 24 avril 1655, v. 33 ; 4 fér. 1662, v. 1) ; — fi-dériqucr : c'est trop federiqué {Th. Corn., Geol. de soi-même, a. IV, se. 4) ; — panulphier : vous serez mariée. Et si vous ne serez jamais Panulphiée [Cril. du Tart., se. 5); — tarquiner :S'ivous n'êtes pas ma mai tresse, Fussiez-vous autant que Lucrèce, Je sçais bien ce que je ferai. — Quoi donc? — Je vous (arquinerai (Montfleury, Mar. de Rien, se. 10).
ijnoscoviser : Quand il veut franciser, on l'entend assez bien. Mais quand il moscovise, on n'y comprend plus rien (Poisson, FauxMoscov., se. 11) ; i — pédagogiser : C'est donc vous, notre épouse... dont le sot esprit, avide de jaser. Nous fait passer pour dupe, et p^c/agrogrjser (Montfleury, Ec. des Jal.,a. I, se. 13).
■cocufier (Mol., II, 193, Sgan., v. 352 ; Morillot le cite dans Scarron) ; * L., H. D. T.; — mo(//^er =mettre à la mode : Il n'est plus à la mode ? — Il est lourd et grossier. — Que faut-il faire donc pour le modifier (Th. Corn., Am. à la Mode, a. IV^, se. 1); — seigneurifier {S'-Simon, dans H. D. T.) ; * L. ; — slultifier : qualifié Du nom d'homme stultifié (Montfleury, Mar. de Rien, se. 14) ; — tarliiffier (Mol., IV, 413, Tart., v. 674); * Richelet seulement; * L. et 11. D. T. Voir le Lex. de Mol. par Livet.
■déchambellaniser : Ma Reine, ce Faquin m'a tout colerisé, II en sera, ma foi, déchambellanisé (Th. Corn., Geol. de soi-même, a. IV, se. 4) ; — déconstiper : II. D. T. cite Gherardi ( r/i. liai., II, 395); le mot était dans Scarron, [Virg., II, 160) ; — décoqueter : quoique... je vous témoigne que j'ay encore conservé beaucoup de respect, et de considération pour le beau sexe, ne doutez point pourtant que je ne me sois entièrement et nettement décoqueté (Costar, Leit., Il, 109) ; je me flattois toujours de vous décoqueter (Montfleury, Genlilh. de Beauce, a. V, se. 5; cf. Id., Ec. des Jal., a. I, se. 4); — défédériquer : c'est moi qui suis le Fils du Roi mon Père, Federic... Si vous êtes le seul qui me défederique, J'incague vos raisons... (Th. Corn., Geol. de soi-même, a. V, se. 6) ; — défraterniser : Si quelque qualité peut en lui me déplaire. . . •c'est qu'il est votre Frère. — S'il ne tient qu'à cela... Je me défraternise, il en peut faire autant (Th. Corn., Comt. d'Org., a. V, se. 9; cf. Id., Geol. de soimême, ac. V, se. 6) ; — délionner : Quand un coeur est Lion, j'ai l'ame Leoparde. Delionnez le vôtre... (Th. Corn., Geol. de soi-même, a. III, se. 3)5
— dé-Marc- Antoniser : A ce nom, de courroux je me sens embrasé. Et je suis à présent t/é-3/<(rc-A«ionJS(?(Regnard et Duf., Suite delà Foire S^-Germain, se. 10); — démarauder : Ce n'étoit qu'un maraut, mais il a fait fortune; Puisqu'il a du douzain, il est démaraudé (Th. Corn., Coml. d'Org., a. I, se. 3) ; * L. ;
— démariager (se) : Ma femme, tu crois donc à cause qu'on enrage. Quand on est marié, qu'on se dé mariage [Poisson, Faux Mosc, se. 1) ; — démarquiser : Je l'ai démarquisé... J'en voudrais faire autant à tous les faux marquis (Regnard, Joueur, a. V, se. 6); * L.; — démétamorphnser : Vous le croyez trop tôt dénielamorphosé (Th. Corn., Berg. extrav., a. V, se. 2j ; — dépromettre : voir le Lex. de Mol. par Livet ; *L., H. D. T. ; — déprovincialiser : Et luy, qui s'est tout à fait dêprovincialisé, prit le tout en galant homme (Montreuil, OEuv., 1666, 381); * L; — désarbrer : Lisis est des-nrbré, la Comédie est faite (Th. Corn., Berg., extrav.,». V, se. 7).
tmbaronner (s') : de votre chef ainsi vous vous embaronnez (Th. Corn., Bar. d'Alb., a. V, se. 5) ; * II. D. T. ; — emmarquiser : Depuis que dans l'Etat on
s'est emmarquisé, On trouve à chaque pas un Marquis supposé (Scari'on^ D. Japhet d'Arin., a. III, se. 4) ; ne va pas f'aviser De devenir Comtesse, ou de V emmarquisé r (Th. Corn., Comt. d'Org., a. V, se. 4) ; * L., H. D. T. ; — encrêper : nous voila plaisamment équipez, Noirs du bas jusqu'en haut, et des mieux encrêpez (Hauteroche, Le Deuil, se. 1) ; Allez vous encrêper sans perdre un seul instant (Regnard, Ménechmes, a. II, se. 1) ; * L., H. D. T.; — endioniser : A vous, qui D. Fernand quand vous vous avisez, Chez nous, effrontément vous endionisez (Th. Corn., Gai. doublé, a. II, se. 7) ; — endocto~ rer: Il Vendoctora donc, moyennant sa peeune (Le Boulanger de Chalussay, Elomire hypocondre, au 4* aete. Divorce comique, se. 2) ; — enfontanger : Te voilà assez bien enfontangée (Dancourt, II, 84, La Folle enchère, se. 4) ; — ennocer : Quatre Marquis de mes amis, que vous avez ennôcés (Id., II, 284, La femme d'intr., act. III, se. 12).
On fait aussi des effets d'adverbes :
1 Et tu me répondras monosillablemeni ^. . . — Et répondrai toujours polissillahlement (Quinault, La Comédie sans Comédie, a, III, se. 7) ; t— 11 débite son fait fort nazillardement (Th. Corn., D. Bertr. de Cig., a. I, se. 2) ; — Dans l'espoir de se voir ducalement Beau-pere (Id., Charme de la Voix, a. I, se. 4) ; — Elle est presque toujours sur le raisonnement. Et raisonnant, raisonne irraisonnablement (Id., D. Bertr. de Cig., a. IV, se. 1); — Elle a l'œilàmongré mignardement hagard (Id , Ib., a. II, se. 4) ; — Je prétens en avoir bien tôt bonne revanehe, Et venir des premiers ouïr son compliment. Quand il haranguera palibulairement (Id., Galant doublé, a. IV, se. 8); — Et sourcilleusement , nous laissant seuls ensemble, sans plus longue réplique il tourne où bon lui semble (Id., Charme de la Voix, a. I, se. 7).
A peu près rien de tout cela ne compte. /^Aucun de ces mots ne devait entrer dans la langue.
On pourrait rapporter une foule d'autres inventions plus ou moins burlesques :
Veux-tu te taire Ou t'ôter de mes yeux, gendricide beau-père ! (Montfleury, Ambigu com., 2* interm., 8).
femmicide — Elle dit à ce famicide : Hé ! quelle mouche cantaride Vous a piqué, mon bel amy ? (Rieher, Ov. bouff., 217) ; sans l'argent et les amis, j'aurois esté pendu pour un femmicide (Regnard et Duf., La Foire S^-Ger~ main, a. III, se. 4, Th. Ital., VI, 251).
innocentituant — V^ous l'appeliez? — Herode innocentituant (Th. Corn., Z>. Bert. de Cig., a. III, se. 6).
coffreur — Je m'en vais au plus vite amener le Co/freur (Bours., Les Ment^ qui ne ment, point, a. III, se. 8).
reperdaille — Payez-moi toujours la retrouvaille, et après nous ferons marché pour la reperdaille (Regnard et Dufr., Foire S^-Germ., a. III, se. 8).
épétier — J'avais hypothèque spéciale sur votre cœur, sans ce visage d'épétier qui est arrivé (Regnard, Coquette, a. I, se. 15).
demie-fille — une demie-fille, c'est une fille qui... dans l'occasion... [La Foire S^-Germain, Th. liai.., VI, 198; ce mot revient à plusieurs reprises dans la même page).
J'écarterai de ma liste de néologismes une autre série de mots : les mots aventuriers, risqués un jour et oubliés. Molière seul a la réputation de n'avoir pas évité le barbarisme ^. En réa'lité, beaucoup d'autres écrivains, moins hardiment peut-être, ont osé à l'occasion prendre ou fabriquer un mot qui leur manquait. On chercherait en vain dans les lexiques du temps : demi hel-esprit, et il est dans Segrais -. rebaptisateiir, et Bossuet l'a mis dans V Histoire des Variations'', comme ailleurs supernaturalité''^ et subalternité. M"'" de Sévigné s'est aussi servie de ce dernier : « s'ennuyer dans une longue subalternité » (IV, 132). Elle en a hasardé bien d'autres.
11 ne faut pas fouiller longtemps les textes pour en trouver beaucoup d'analogues : pied-nus ou ensabotés (ce mot doit bien passer, puisqu encapuchonné a passé) (Rac, VI, 419, Lett.)\ie traite dans le premier de tout ce qui regarde la Grammatication (De La Touche, L'Art de bien parler franc., 1710, Préf., 4); on rioit de ce qu'ils s'étoient monseigneur isés (S'-Sim., XVII, 298-299) ; la rage où j'étois de voir un si grand quolibetier (Rac, VI, 42S, Lett. ; cf. VI, 400]et 424); le premier président,... acheva d'entendre cette lecture si accablante pour lui, si r ésur rec tive ^ouv nous (S'^-Sim., Extr., II, 231, éd. de Lanneau); Sophocle, Euripide, Ovide... parlent bien du trainement d'Hector (Bayle, Dict., 84, art; Achille).
Je ne tiens pas compte de tout ce qui a été lâché sans que l'écrivain pensât réellement faire un mot qui pût passer. Ce retranchement fait, la liste des néologismes que l'on pourrait citer étonnerait encore par sa longueur. Celle que je donne, tout incomplète qu'elle est, le fera pressentir.
1. " Il n'a manque à Molière que d'éviter le jarj^on et le barbarisme, et d'écrire purement et simplement » (La Bruy., 1,128). « Il se donnoit trop de liberté d'inventer de nouveaux termes et de nouvelles expressions : il lui échapoit même fort souvent des barbarismes « [Bayle, Die t., 7i5, art. Poquelin).
2. Quelque idée qu'on se puisse figurer d'un homme qui ne peut parler de ména};e ou de la chasse,... elle ne sera guère plus difforme que celle que vous pouvez faii'C d'un mauvais Plaisant, d'un demi-bel esprit (Segrais, Nouv. fr., 5""" J\ouv., 267).
3. On y trouve aussi rehaplisntion : leur rëhnptisntion les en (de ce crime) convainquoit... Après tout, comment ces nouveaux rehaptisateiirs ne se firent-ils pas rebaptiser eux-mesmes ? (Bossuet, Hisl. des Var., II, 296-7). — * L., II. D. T.
4. La vision beatifique, qui est, pour ainsi parler, si surnaturelle, que c'est delà que les plus grands théologiens tirent la supernaluralilé des actions? (Bossuet, Div. ecr. sur les Max. des Saints, clxxxii, Préf.).
Badigeon (or. inc.) — piastre mcslé avec de la pierre (Félib., Pr. (FArch., 311) ;* Fur.; OA. et A^; *Th. Corn.
bagne (ital.) — Fur., 1701, dans 11. D. T.; G Th. Corn, et A^.
haguier — * Fur., A. ; G Th. Corn.
bailleur — * Fur., A. ; G Th. Corn.
bamboche (ital.) — * Rich. (marionnettes), Fur., A.
[bambou (malais bambouc) — * ^ur. ; G A. ; * Th. Corn. : bois dont on fait les ~ cannes appellées Ba/n/joc/ies.
bannissablc (Mol., IV, 30, 3/ar. forcé, se. 4) — G lous les- lexiques du temps; GLivet;*L., H. D. T., qui citent Mol.
barhacole (ital., tiré d'une mascarade de Lulli, 1675) — G Hich., Fur., A.; *L. II. D. T., qui citent La Font. : Renvoyer chez les barbacoles (III, 229, v. 46).
j6aromè<re (composé avec des éléments grecs) — * Rich., Fur., A., Th. Corn., A^.
/jasse^fe (ital.) — G Rich.; * Fur., A., Th. Corn. — D'un tournoi de Bassette ordonner les apprêts (Boil., Sat., X, v. 224; cf. Poisson, Foux divert., a. II, se. 4).
berne{ov'\^. inc.) — *Fur., Th. Corn.; G Pom.,Duil., G. Miege, Rich., A.
binocle (composé d'éléments latins) — H. D. T. cite comme inventeur le P. Chérubin, capucin, 1678; * Rich., Fur., A., Th. Corn., A^.
bisbille (ital.) — Mén., Dict. élym., 1694, dans Il.D.T.; G G. Miege, Rich., Fur., A., Th. Corn. ; mais il est déjà dans Duillier (1677)2.
bivouac (ail.) — Mén., Orig., 1650, dans H. D. T.; G Pom., Duil., G. Miege; *Rich., F"ur., A.
bleuir — Fur., dans Il.D.T.; G Pom., Duil., G. Miege, Rich., A.; *Th.Corn.; G A2.
blinder (dér. de blinde, ail. blende) — Il.D.T. cite Fur., 1701. Mais Y Enterrement (1697) reprochait à A. de l'avoir oublié (p. 245).
blondasse — S^-Sim., dans Il.D.T.; G tous les lexiques.
1. La mention G tous les lexiques signifie que le mot manque à Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A., Th. Corn., A 2. Ce signe ne veut pas dire que le mot ne se trouve pas dans L., H. D. T. Quant à l'ouvrage de M. Huguet, comme il n'a pas pour objet les mots entrés au xvn* siècle dans la langue, je cesse d'y renvoyer
2. IL D. T. cite bisco tin pour la 1" fois dans Fur., 1701. Le mot est allégué par M"" de Gournay, 0., 302.
boiser — Il.D.T. cite Hicli. ; * Fur., A. Il est déjà dans Pom. et G. Miege.
bondissant — O Pom., Duil., G. Miege, Rich.; * Fur., A., A^. — ces eaux bondissantes (Racine, IV, 88, v. 69); le monstre bondissant (Id., III, 390, Phèdre, v. 1531) ; semblable... à ces animaux vigoureux et bondissants (Bossuet, Or. fun. de Cond(^, éd. Rébelliau, 495).
bouderie — Fur. et S'-Simon, dans H.D.T.; O Rich., A., Th. Corn.; * A-.
boudeur — Rich., dans II.D.T. ; * ¥uv.; O A., Th. Corn.; A^ donne: boudeux .
bouleux (dér. de boule, travailleur patient) — - * A^, au sens propre : cheval trapu ; au sens figuré : homme d'un génie médiocre.
boulingrin (angl.) — On dit aussi poulingrin. — Rich., dans II.D.T. ; * P"ur., A., Th. Corn., A^ ; L. cite Ilamillon et Sévigné. — En passant par le Poulingrin (Loret, 30 juin 1663, v. 93).
bourle {\i?i\ .) — G tous les lexiques. Voir Livet, Lex. de Mol., qui cite des ex.
de S'-Siraon. — Une certaine mascarade que je prétends faire entrer
dans une bourle (Mol., VIII, 148, Bourg, gentilh., a. III, se. 13).
bouiadeux — *Pom. ; O tous les lexiques. — Se trouve dans un sermon ms. du P. Joseph, capucin de Morlaix (Biblioth. Gazier).
brandebourg — * Rich. : nom delà province de Prusse, Fur., Th. Corn.; O A.;
*A2, au fém. : casaque à manches. ' bretteur — Rich., dans H.D.T.; * Fur.", A. briquet (or. incert.) — *Th. Corn. ; O autres lexiques.
brisement, qu'on trouve dès le xiv* siècle (H. D. T.), est considéré comme un mot nouveau. Bouhours l'attribue à Port-Royal [Entr., 139) et prétend qu'il « ne se dit que par deux ou trois [de nos Ecrivains » (Suit., 295). Andry ne l'approuve que dans l'expression brisement du cœuv {Suite, 3{), et Renaud le repousse [Man. de parler, 50). — O Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A., Th. Corn. ;* B. F., A^. — Que nous dit cet Auteur... du />/•/sèment des Images et des Autels? (Bossuet, //is/. des Var., II, 127) ; on n'y verra rien qui soit plus marqué... que la destruction de ses temples et le brisement de ses idoles {Id., Apocalypse, ^2i).
brocheur — Rich., dans II.D.T ; O Fur., A., A^; *Tii. Corn.
brûle-pourpoint — Rich., dans II.D.T. ; * Fur., A. — Il est déjà dans Loret, 15 janv. 1651, v. 119, et dans Scarron : Elle jette les yeux sans cesse Sur ce petit Dieu qui la blesse : Et la tire à brûle pourpoint. D'un petit arc qu'on ne voit point. Un autre eût dit brâle-hongreline ( Virg., I, 80).
brusquer — mot nouveau, l'éduit au discours familier, d'où il ne tardera pas à pénétrer dans les livres, suivant Bouh. [Suit., 302-303). Pour Bellegarde, c'est encore un terme de conversation [Eleg., 301). — O Pom., Duil., G. Miege, Rich.; *Fur., A. — C'est l'employ le plus seur pour brusquer la fortune (Regnardet Dufr., La Foire S^-Germ., a. II, se. 5, Th. Ital., VI, 226).
brusquerie — mot barbare, suivant Sorel {Conn. des b. Lit., 440; cf. Bouh., Entr., 84, et Suit., 302). — * Pom., G. Miege, Rich.; e Duil.; * Fur., A.,
Cacao (venu du Mexique par l'esp.) — Fur., dans II.D.T. ; *A., A^.
cacique (même origine) — Fur., dans II. D. T.; O A., A 2.
caecal (dér. d'un mot lat,). — Fur., dans H. D. T. ; e A., A2; * Tli. Corn.
cafetière — Fur., dans H.D.T. ; * A., A 2.
cagotisme — S*-Evremond, dans H.D.T.;* Rich. ; O Fur., A., A^. — Son cagolisme en tireà toute heure des sommes (Mol., IV, 410, Tart., v. 201).
camaraderie — Sév., 188, dans H.D.T. ; o tous les lexiques.
caniveau (or. incert.) — Th. Corn., dans H. D. T.; oA^.
canot (esp., d'orig. améric.) — 1584, L. Leroy, dans H.D.T.; *Pom.; O Duil. ; *G. Miege, Hich., Fur., A., Th. Corn., A 2.
cantine (ital.) — Rich., dans H. D.T. ; * P'ur., A., Th. Corn., A*.
cantonade (ital.) — Gherardi, Th. Ital., préf., dans H. D.T.; G tous les lexiques.
cantonnement — S'-Sim., X, 416, dans H.D.T. ; G tous les lexiques.
capitan (ital.) — Mol., III, 34, Fac/i., v. 273, dans H.D.T. :* Rich., Fur.; G A., Th. Corn.; * A^. U Enterrement du Dicl. prétend que le mot est commun, dans la langue (272). Il était déjà dans Loret : Messieurs les Capitans fracasses En ont laissé des miliaces (18 août 1637, v. 137-138); cf. l'article de Livel, Lex. de Mol.
capitane (ital.) a remplacé capitanesse et capitainesse qui se trouvent dans Pom., Duil., Rich.; G A.; * Fur., Th. Corn., A^. — Cf. M»« de Scudéry {Math., 359). — H.D.T. cite Douh., S^-Ignace, et L. cite S'-Simon.
capon (autre forme de chapon) — Fur., dans H.D.T.; G A., Th. Corn.; *A2; L. cite S'-Sim. — ces rooks sont proprement ce qu'on appelle capons ou piqueurs en France ; gens qui portent toujours de l'argent pour offrir à ceux qui perdent au jeu, moyennant une rétribution (Hamilt., Méni. de Qram., XIH, 344).
capricant (lat.) — Mol., Mal. imag., II, 6, dans H.D.T. ; G tous les lexiques. — Cf. Je lui trouve le pouls caprissant, inégal (Montfleury, Dame méd., a. III,