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POURQUOI LA FRANCE n'a PAS EU SA GRAMMAIRE OFFICIELLE 21
à ceux qui se trouvaient en retard. Mais dès le 26 mai, le secrétariat était en possession de la plupart des avis. Les membres se trouvaient encore une fois presque « uniformes sur la nécessité de tenir les engagements que les fondateurs avoient pris ^ . »
Nous n'avons plus le texte des communications. Nous savons cependant que les opinions divergeaient toujours sur ce que devait être la grammaire promise. Valincour, comme l'abbé de Saint-Pierre en 1712, est pour des Observations sur les meilleurs auteurs ~. L'abbé Genest souhaiterait, au contraire, qu'on prît la résolution de composer une grammaire française dans toutes les formes, « à l'exclusion des Observations ». L'abbé de Saint-Pierre, chercha à concilier les deux opinions et proposa que de trois jours de la semaine, on en prît deux pour la grammaire..., un pour les observations critiques -K
L'Académie avait été si particulièrement frappée de l'avis de Fénelon qu'elle lui demanda la permission de l'imprimer à quarante exemplaires. Fénelon pria qu'on lui laissât le temps de le revoir, et de ses Réflexions, fit l'opuscule célèbre sous le nom de Lettre à V Académie. Dans ce texte revu, comme dans le premier, publié par M. l'abbé Urbain, il exprimait son opinion sur la nécessité de donner une grammaire académique ^. Mais Fénelon était loin, ignorant des habi-