SCARRON
Je vous enuoye vue manière de Madrij^al des plus grans qui se fassent que je vous prie de'faire voir au Patron pour le faire resouuenir de son treshumble et tresobeissant seruiteur l'homme du Monde qui comme Inutilissime peut estre le plus tost oublié. Je ne vous veus pas detourner-dauantage de vos sérieuses occupations. Jesuis tout a vous...
(Autogr, du 11 avril 1660, Coll. Bovet.)
P. Corneille
Dans le malheur qui m'accable depuis quatre ans de n'avoir plus de part aux gratifications dont sa Majesté honore Les gens de lettres, je ne puis avoir un plus juste et plus favorable recours, qu'à vous. Monseigneur, â qui je suis entièrement redevable de celle que j'y avois. Je ne l'ay jamais méritée, mais du moins j'ay tasché à ne m'en rendre pas tout a fait indigne par l'employ que j'en ay fait. Je ne l'ay point appliquée â mes besoins particuliers, mais à entretenir deux fils dans Les Armées de sa Majesté, dont lun a esté tué pour son service au Siège de Grave, Lautre sert depuis quatorze ans et est maintenant Capitaine de Chevaux Légers.
(Lettre à Colbert, s. d., environ 1678 ; Bib. Nat., f. fr., 1276;i f" 151 r» et v°.)
Chapelain :
NostreAmi vous doit auoir mande les mesmes choses et ilestpcrsuadc quevous vous estes osté cePortrait delesprit. LEpistre Dedicatoire ouvous lepeindres de plus viues couleurs y supplera auantageusement alhonneur du Peint et du Peintre. l'ay fait rendre a Mess" Perrault, Caraui, Iluggens etCassini vosExemplaires delObservationdela Comète dont M. Bouliaud mauoit charge aussi bienquedela lettreaM. Cassini. Ils vous sonttous tresobligés devostrcpresent etdevostresouvenir. lenelesuis pas moins queux delà part quevous men aués voulu faire. Mon âgeestgrandetmasanté fortalterée mais enquelquecstat quejesois jeseray jusqualamort plein destimepour vcstrevertuetdezelepour vos intereits.
(Autogr. du 20 nov. 1672, Bib. V. Cousin.)
BossuET :
Pardonnez nous si nousentandonssi mal vôtsrc grandeurs, etayezagreableces iddées grossières que nous nousformons denotre félicité durant l'exiletla captiuité de cestc uie. nous auezpassé parles misères, ou nous sommes, nous atandons lafelicité queuouspossedez, vous estes dansleport nous louons dieu de nous auoir choisis, de uous auoir soutcnuparmi tantdeperils, de uous auoir comblé d'une si grandegloire.
{Serm., II, Toussaint, J6i9, daprès le fac-similé de léd. Lebarq, I, p. 62.)
BoURDALOLE :
le f. Maillard a entre les mains la démission de L'abbé de Broglie ; elle est m'atil dit conceuë en trois lignes. Si uous aués sur cela quelque ordre à lui donner, il L'éxecutera ponctuellement, le refus confirmé et réitéré me cause un double chagrin par La raison de celui qùil uous cause à uous même. Mais uous sçaués mieux que moy
qu'en ce pays La plus qu'en tout autre, il faut posséder son ame dans La patience, ne se rebuter de rien...
(D'après Ylsographie.)
lioUHOIRS :
Quelques diligences queiaye failles Madame pour trouuer un escrivain, ie n'ayiJÛ uous en enuoyer un-plustost, ils sont plus rares que le nepensois, ces messieurs la, mesme dans le pays latin ou ils deuroicnt estre fort communs, ie ne sçais si uous serez contente de ccluy cy mais iesçais bien Madame qu'il doit estre fort content de moy et qu'il seroit un mal habile homme s'il ne mesçauoit bon fjré de l'honneur que ie luy procure, en mon particulier Si iestois bon escrivain i'aimerois millefois mieux escrire sous uous que sous leplus grand docteur de l'uniuersité ie uous donne lebon iour et iesuis plus queiamais Madame vostre très humble et très obéissant seruiteur.
(Autogr. d'oct. 1667 ; Bib. V. Cousin.)