M. Rossct (o. c, 3i4), donne les dates
Pour jusque. Duval est le premier auteur qui indique que s se fait ouïr (1(504) ; mais, en 1659, Chifllet dit que cette prononciation est indifférente (Th., II, 32i). C'est donc après 1660 que la prononciation moderne est devenue générale.
Lorsque est transcrit lorke par Martin (1032) : Vs dut se prononcer dans la seconde moitié du xvn' siècle, car. en 1733, Dumas reproche aux Parisiens de donner à s une articulation trop forte; mais il fallait la prononcer (Th., II. 20).
Danspresr/^i/e, Lanoue admettait les deux prononciations; au temps de Ménaj^e, beaucoup de personnes ne prononçaient pas .s; c'est en 1694 que la rèj;le devint impérative. L'Académie, en 1694, déclare que s se prononce.
Puisque eut la même histoire. Lartigaut, qui habitait Paris, allirmc encore en 1669 que le bel usaf^e défend de prononcer s : il n'y eut pas de prescription formulée explicitement ; mais, au xvni« siècle, s devait êti-e prononcée, sous peine de gasconisme (Mauvillon. 1754, Th., 11,19).
2. Des vers troj) superbes, qui ne sont r/u'à l;i loûanije des espndassins (Sorel, Poly., I, i36, cf. 409 el 471). Cf. (Test vn bois espongeux d^vne tendresse tousiours altérée m. François, Merr. de nature, ^ll); Vesquelette el le fantùme de lu Rochelle (Har. du s'^ de Lescale, Théâtre d'Eloq., 188); celte matière est trop espatieuse pour eslre comprise dinis vn seul (La Pretiense de l'abbé de Pure, i73) ; il Ix faut escoûer et passer par le lumis (R. François, Merv. de Nature, 266^,
Leur choix était fait. Ils eurent pourtant du mal k 1 imposer ; ces groupes répugnaient, Stampe^ scorte, qui n'avaient pas le prestige du latin, mais de l'italien seulement, ne parvinrent pas k passer.
S+ CO.\SONi\E A LA FINALK. — A la fin des mots, les groupes de consonnes sont aussi d'origine savante. Le mot Christ montre bien les deux tendances, l'une populaire, l'autre érudite. Dans l'usage traditionnel on disait Jésus-Christ, s et / étaient muets. Au contraire le nom Christ est un mot savant entré en français par les traductions du Nouveau Testament; on prononce Krist '.
GROUPES COMMENÇANT PAR C, P, G. D. — L'histoire des autres groupes de consonnes est sensiblement la même que celle des groupes commençant par s. Leur prononciation s'explique par les mêmes raisons.
C. — Au milieu des mots, il n'y eut pas de règle générale formellement édictée ; la plupart des mots savants, dès l'époque d'Oudin, faisaient entendre le c. Toutefois, lorsqu'il était précédé d'une voyelle nasale [sanctifier, ponctuel), c resta muet pendant tout le xvii" siècle (Th., 11, 314, 335-6) \
Dans le groupe ce ou xc, lorsque le deuxième c était articulé s, le premier se fît entendre avec le son k. Maupas est le premier qui indique cette prononciation nouvelle, et Oudin pose la règle. « Double c se prononce séparément, quand suit une voyelle qui lui donne le son de \s : accent, accident, accès » (Th., II, 331, Rosset, 352).
Pour X entre voyelles, les efforts des grammairiens n'ont pas réussi k le faire prononcer ks ou gz dans les quelques mots populaires [deuxième, soixante), où l'orthographe avait conservé x ; mais ils ont imposé leurs règles aux mots savants. Ce ne fut pas sans résistance. Alexandre, exemple, exercer, maxime, étaient encore prononcés au xvi^ siècle : Alessandre, ezemple, ezercer, massime (H. Estienne). Au xyii*^^ siècle même, Vaugelas semble bien préférer ezemple k exemple. Mais la prononciation ks ou gz finira par l'emporter, même au début des mots. Entre Maupas et Ghifllet la prononciation moderne de maxime, exercer est adoptée.
Les mots d'origine savante faisaient quelquefois suivre dans l'écriture le groupe de consonnes d'un e sourd [compacte. Th., I, 189).
1. Il faut ajouter du reste que le mot est <> tabou » aux yeu\ des protestants. On n'y peut changer aucun son. De là leur usage de dire Jésus-Christ, en faisant entendre les consonnes.
2. Il était aussi tombé dans l'écriture : /ioH.s .irons approché de ce sanluaire (Flcch., (IHiir. mél., iP;.