Le vray orth. />•., 1608, p. i
3. Comparez : « Un jeune chirurgien de Paris que je reconnu qui a voit un peu estudié, et qui m'avoit prié de voir de ses vers un matin qu'il m'estoit venu friser les cheveux car ces messieurs donnent maintenant à la Poésie les heures de divertissement qu'ils donnoient autrefois au cistre et à la mandore) l'oint et s'approcha de luy et luy dit : Allez Ciceron, allez vous en à la grande Chambre plaider une cause et disputer de l'Eloquence avecque JobertetGautier; vous aurez beau présenter des requestes à Apollon, il ne les recevra jamais : A quoy faire avez vous passé tant d'années au pied de cette montagne; on ne vous laissera jamais monter jusques au haut; on n'a que faire d'Advocats sur le Par îasse; quand les Poètes ont quelque différend, ils plaident eux-mesmes leurs causes et ne treuvent que trop de juges qui ne demandent point d'épices...
« En ellect dis-je à mon guide), ce sont deux mestiers qui n'ont gueres de liaison et qui ne s'accordent pas beaucoup, que de plaider et de faire des vers; le langage ordinaire de la chicane est bien esloigné de eeluy qu'on parle dans les Cabinets des grands ou dans 1 Académie des polis; le style de l'hostel de Bourgogne n'a guère de rapport avecque celui du Barreau ; Homère et Virgile a voient bien d'autres génies que Cujas et Barthole ; et tel trouve des beautés particulières dans l'article d'une coustume ou dans le paragraphe d'une loy, qui ne voit que des syllabes et des mots dans une Ode ou dans un Sonnet de Malherbe » (Le Parnasse ou Critique des Poètes par de la Pinelière, Angevin, 1 «»;>r>. p. .