Registres, 9 avril-6 juillet 1638, Ibid., I
6. Pellisson, o. c, I, 50. Cf. Pièces justif. 1, 455-467 et encore Discours sur l'Académie françoise, estahlie pour la correction et l'embellissement du langage; pour sçavoir si elle est de quelque utilité aux particuliers et au public. Paris. 1654, ib., 468.
A ce jour L'Académie se constitue, elle n'a rien fait, rien commencé ; on ne peut lui faire qu'un procès de tendances.
La Comédie des Académistes l et la Requête des Dictionnaires 2 de Ménage sont un peu plus instructives. On y trouve différentes allusions à la querelle de car. à la proscription de vieux mots, tels que milice , /os. du tout, etc..
Il est très possible qu'il se soit trouvé à l'Académie des puristes pour réclamer la suppression des mots partant, d'autant, cependant, néanmoins, pour discuter le genre alors contesté de poison, épigramme, navire, duché, mensonge, doute; on y a sûrement débattu l' orthographe à adopter dans le futur dictionnaire. Mais toutes les moqueries facétieuses de Ménage, même en admettant qu'elles se rapportent à des délibérations réelles, ne nous apprennent que bien peu de chose sur l'application du programme de Faret. Des définitions de sens par exemple les railleurs ne font aucune mention.
En outre, c'est à peine s'ils laissent voir dans quel esprit étaient prises les décisions. On peut croire d'après eux que la Compagnie n'était pas tendre aux archaïsmes et aux mots judiciaires ou pédants. On l'aurait deviné par le seul nom de ses membres. Quant à la grammaire, on ne nous dit jamais de quels principes elle s'inspirait. En somme, si nous n'avions que ces textes, nous serions exposés à juger l'Académie comme une réunion à la fois pédantesque et mondaine, occupée surtout à ratifier les dégoûts injustes de quelques puristes. Ce n'est pas du tout, semble- t-il, ce qu'elle a été \
Les Sentiments de l'Académie sur le Cid. — Nous avons heureusement, pour mieux connaître le travail de l'Académie, ses Senti-
i. Pellisson. o. c., I. 48-49. Cf. Pièces justificatives, I, 405-15 1.