II. D. T., Hu
Bragard — *Nic, Cotgr., Mon.. Oud., Rech. et C. A. Oud. ; - ►Rich. — L., H. D. T.,Hug. — Cette br&guêrde Junon d'Assoucy, Ot>. enb. h., 137).
Br.tr 'rie — *Nic. : bravade et pomposité d'habits, Cotgr., Oud., Bech. et C. A. Oud.; — G Mon. — -j-Rich. — Est-il possible que l'Amour souffre si long tempscette braverie (Mêlante, 1. I, 79); elles tiennent que c'est resverie De syndiquer la braverie (Eventail satyr., V. H. L., VIII, 133 ; cf. 136) ; L., H. D. T. et Hug. donnent des exemples classiques.
Bril — GNic, Rich. ; — *Cotgi\, Mon.. C. A. Oud. ; — f Oud., Bech.
— Sans le bril qu'il doit avoir (R. Franc, Merv. de nat., 208). — 0 L., H.D. T., Hug.
Brulement — *Nic, Cotgr., Mon.. Oud., Bech., C. A. Oud. — G Rich.; — *L., H. D. T. ; — e Hug. — le brulement de la ville de Lyon (Malh., Il, 725).
Burelè — *Cotgr., Mon., Oud., Bech., C. A. Oud. — O Nie, Rich. ; — *L., H. D. T. : — O Hug. — Ces considérations diligemment et meurement peséesuburelées et justifiées (Gde Propr.des Bot., 1616, V. H. L., VI, 38). Le mot est aujourd'hui de la langue technique : un timbre-poste burelè à l'envers.
Cadene — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Bech., et C. A. Oud. ; — O Rich. — *L., H.D. T.; — OHug.
Cas (cassé; — G Nie, Rich. ; — *Cotgr., Mon. : voix casse, chant cas ; Oud., Bech. ; C. A. Oud. : sonner cas. — *L., H. D. T. ; — G Hug. — D'une voix rauque et casse (Regn., Dial.).
Cassade — *Nic, Cotgr., Mon., Oud., Bech. et C. A. Oud.; — -j-Rich. — * L., H. D. T. ; — G Hug. — payé d'une cassade (sornette) (Regn., Sat., XI) ; qui fut assez fin pour juger que cette servante lui donnoit une cassade [Cour, de Nuict, 74) ; vous m'estes suspect de donner une cassade (Scudéry, Po. div., 158); cf. Brebeuf, Po. div., 354, Luc. trav., 164.
Cautelle — *Nie, Cotgr., Mon., Oud., Bech. et C. A. Oud. — G Rich. — Faisant ainsi la prude et la craintive Du loyer de ta cautelle me prive (fiée de Bond., 1639, 164).
Cerne — * me., Cotgr., Mon., Oud., Bech., C. A. Oud., Rich. ; — *L.,H.D.T. ;
— O Hug. — Au tour de moyses gensestoient en cerne (Emprison., V. H. L., VIII, 213); II... fait un cerne à l'entour de luy (d'Ouv., Contes, I, 155); cf. Racan, I, 75, 57, 31 ; Saint-Amant, I, 321 ; Loret, 16 juin 1652.
Chalemeler — *Nic, Cotgr., Mon., C. A. Oud. ; — G Oud., Bech., Rich. ; —
G L., H. D. T. Hug.
Charlater — G Nie, Rich.; — *Cotgr., Mon., Oud., Bech. et C. A. Oud.; —
il sait si bien charlater (Pont Breton des Procur., V. H. L., VI, 270).
Chêmer (se — *Nie, Cotgr., Mon., Oud., Bech. et C. A. Oud.; — G Rich.
— * L., H. D. T. ; — G Hug. — En telles occasions il nous faut chemer et ennuyer (du Vair, 356, 19).
Chevance — *Nie, Cotgr., Mon. ; — fOud., Bech. et C. A. Oud.; — G Rich.
— Voir L., H. D. T. et Hug. ex. de La Font.
Chevir — * Nie, Cotgr., Mon. ; — f Oud., Bech. et C. A. Oud.; — G Rich.
— Evitent-ils les métaphores, s'ils en peuvent chevir (Gourn., O., 622). Voir dans L., H. D. T. et Hug. un ex. de Mol., Don Juan, IV, 3. Cyrano le met dans la bouche de Gareau (p., 41).
Chinfreneau — 9 Nie. Mon., Rich. ; — * Cotgr. ; — f 0m\., Rech., C. A. Oud. ;
— * L., H. D. T. ; — ■'-> Hug. — Ce fanfaron de Ferrandine Qui par. affreuse mine D'un grand et vilain chinfreneau Saint-Amant, I, 303 .
Chinquer boire et manger Nie. Mon.; — * Cotgr. : — f Oud., Rech.,
C. A. Oud., Rich. — * L. ; — O H. D. T., Hug. — Lesvalets... b eurent comme Templiers et chinquèreni à ventre desboutonné Chapel., Guzm. d'Alf.. III. 281); cf. Saint-Am., I, 331.
Chiqueté — *Nie, Cotgr., Mon. : — ~ Oud . , Rech., C. A. Oud.— eRich.; —
* L., II. D.T. ; — G Hug. — Il luv ouvre la poitrine qu'il avoit toute chiquetée (Duval, Esch. franc., 1 20 ; nostre oyseau chiquetant les airs (Richer, Or. houff., 480 ); cf. déchiqueté.
Clergie — G Nie, Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., et Hich. ; — *Cotgr..; —
*L., H.D. T.; — O Hug.
Cogitation — *Nie, Cotgr., M n. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. ; 0 Rich.
— *L., II. D. T. ; — e Hug.
Colérer se — *Nie, Mon., C. A. Oud. ; — e Cotgr., Oud., Rech., Rich. ; — *L., H. D. T. Voir Hug. — Ne vous colorez point pour si peu d'importance Montchr. , Aman, I, I ; cf. Tabar., II, 385; Corn, l'a corrigé en 1660 au vers 1319 de M élite.
(.ollauder — * Nie, Cotgr. : — 0 Mon., Rich. ; — j Oud., Rech. et C. A. Oud.; — 0 L.,H.D. T. et Hug. — Je ne sçaurois assez vous collauder, Messieurs (Serm. du Cordel. aux soldais. Y. II. L., II, 334 .
Colliger — © Nie, Mon. ; — * Cotgr., Oud., Rech., C. A. Oud. — e Rich. -
* L., H. D. T. ; — G Hug. — Tout cecy escoutoit le second hoste... èolligeant par les raisons qu'il avoit ouyes (d'Audig.. Six nouv., 60 : cf. soeur
Chantai, /.''/. 374, p. .'i.'!! : Loret, 5 fév. 1656.
Concurrer — 0 Nie., Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. —G L., II. D. T., Hug. — M110 de Gournay affirme qu'il est employé par les meilleurs écrivains ()., 591). — Mais j'estime qu'elle (cette maxime) sert beaucoup à fonder une véritable unité d'action, parla liaison de toutes celles qui concurrent dans le poème Corn., I, 42 ; cf. 44).
Conniver — • Nie, Mon. ; — *Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — 0 Rich.
— * L., II. 1). T., Voir. Hug. — Et voyant que Deffunctis qui est Le prévosl ordinaire de Paris, connivoit avec ces jeunes seigneurs, il s'en plaignit au Roi iGar., Mem., 49); conniver en Lèche à ce nom qu'on me voie Corn., Heracl., 1171). Bossuet l'emploiera encore.
Contre-etchange — G Nie qui donne contreschanger ; — * Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — *L., II. D. T. ; — G Hug. — Et Lui eu contreschange, ne pense qu'à La substanter Fr. de Sales, VI, 105). Corneille l'a vail
employé dans la Veuve, v. 647. Il Le corrige en L644.
Contrefoudroyer g Nie, Cotgr., Mon.. Oud., Rech., c. A. Oud., Rich.; L., II. D. T. - Llsfonl jaillir des eaui qui se lancent et dardent, et quasi contre f oud royent l'air R. Franc, Merv. denat., ia6).
Contreposer — G Nie, Cotgr., Mon.. Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. : — * L. au sens technique du commerce ; — G H. D. T., Hug. Gouffres contrepo«ez aux destroits de Sicile Montchr., Carth,, I, 1).
Cont reprojeter — e Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., Rich. ; — e L., H. D. T., Hug. — Du temps de Luther parut pour le contreprojecter ce flambeau navarrois nouvellement canonisé (Effroy. pact., V. H. L., IX, 277).
Corps d'homme — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et G. A. Oud. ; — O L.T H. D. T., Hug. — L'evesque, lequel escoutoit ces discours, comme c'est un fort bon cors dliomme, tasche à les consoler lous(Caq. des Poisson., V. H. L., II, 143); cf. : De façon que teste d'homme n'auroit le courage de s'en approcher (R. Franc., Merv. de Nat., 550).
Couverte (= couverture) — G Nie, Mon.; — * Cotgr., Oud., Rech., C. A. Oud. ;— e Rich.; — * L., H. D. T.; — e Hug. — L'herbe et la fueille verte S'offrent à nous servir de lict et de couverte (Mairet, Sylvie, 438) ; cf. Saraz., OEuv., II, 128.
Cuiseur (= sensation de cuisson) — G Nie, Mon., Cotgr., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — G L. et H. D. T. — De cette affliction, comme de la bruslure, naist une si aspre cuiseur (d'Urfé, Ep. mor., II, 240 v°).
Dandrille — * Cotgr. ; — G Nie, Mon. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich.
Deconnaître — G Cotgr., Mon. ; — *Nie, Oud., Rech., C. A. Oud., Rich.; — * L. ; — G H. D. T. et Hug. — Des enchantemens d'Urgande la déconnuë [Lett. de Phyll., I, 60. Il s'agit ici d'un nom ancien, tout fait).
Decroire — * Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud.; — G Nie, Mon. ; — Rich. :
u d'usage fort borné; » — * L., H. D. T. ; — G Hug. — Nous en reculons le
' plus loin que nous pouvons la pensée, et, qui pis est, beaucoup la décroient
du tout (Du Vair, 405, 52) ; Souvent un témoin a fait decroire les dépositions
véritables de tous ses compagnons (Malh., II, 177).
Dedormir — *Nie, Cotgr., Mon.; — f Oud., Rech., etC. A. Oud.; — G Rich. — encore dans Scarr., Virg. trav., II, 246.
Défavoriser — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., et C. A. Oud.; — G Rich. — encore dans YAstrée, 1614, I, 70b.
Defluxion — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., et C. A. Oud. ; — Rich. : hors d'usage. — * L. ; — G H. D. T., Hug. — Destourne les defluxions qu'elles ne coulent sur les parties malades (R. Franc., Merv. de nat., 397) ; cf. Malh., II, 501,582; Brébeuf : Si les grandes defluxions Et la sciatique cruelle Livrent la guerre à cette belle (Po. div., 352).
Defortunê — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud. ; — G Rich.; *L. ; — e H. D. T., Hug.
Degaster — * Nie, Cotgr., Oud., Rech., et C. A. Oud. ; — G Mon., Rich.; — G L., H. D. T. Le mot paraît disparu depuis le xvie siècle (cf. dévaster).
Dehait— *Nic, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud.; —G Rich.; — *L.; — G Hug. — Voir H. D. T., qui cite Saint-Amant.
Delascher — * Nie, Cotgr., Oud., Rech., et C. A. Oud. ; — G Rich. ; — encore dans Chapel., Let., I, 394.
Départie (= séparation) — G Mon., Rich. ; — * Nie, Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud. : — * L., H. D. T. ; — G Hug. — Me laisser résoudre à cette départie Histoire de la Langue française. III. 9
Malh., I, 129) ; touchez de regret de ma départie (Chapel., Guzm. d'Alf.,V\\, 94) ; je t'offrirois mon cœur à cette départie (Mallev., Po., 357).
Deracher — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — encore dans Chapel., Let., I, 50.
Desaffubler — G ,Nic, Cotgr., Mon.; — f Oud., Rech.. et C. A. Oud. ; G Rich.; — Scarr., Virg.. I, 34.
Desagreer— G Nie, Cotgr ; — * Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — * L., H. D. T. ; — O Hug. — Le silence me desagreoit (Fr. de Sales, VI, 9) ; luy fit enfin congnoistre qu'elle ne les desagreoit pas (Des Font., Heur. inf. de Cel. et Maril., 81) ; la licence vous dêzagrée et vous ofense (Loret, 29 janv. 1651).
Desembarrasser — G Nie, Mon. ; — * Cotgr., Oud., Rech., C. A. Oud. ; — O Rich.; — O H. D. T., Hug. ; — Voir L. — Quelque méchante affaire dont il falloitessayer de le desembarasser(Cour. de Nuict, 77) ; Son œil m'a répondu de sa pudicité, Et dedans son cristal mon aiguille enfoncée, Attirant ses deux mains, m'a desembarrassée (Corn., Clit., se. i. L'auteur a supprimé ces vers en 1660) ;cf. Balzac, édit. Moreau, 1,214 et Scarr., Virg., I, 112, 305, 323.
Devotieux — G Nie, Rich.; — * Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud. ; — G H. D. T., Hug.; — Voir L. — Voilà comme j'ai été dévotieuse pour autruy Fleurs d'eloq. fr., 19b) ; Et dont les soins devotieux font vivre vos corps dans son temple (Racan, II, 351 ; cf. Il, 226 et souv.). Encore dans Loret, 24 dée 1665.
Discourtoisie — O Nie, Rich. ; — * Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — O Hug. ; — Voir L. et H. D. T. — Cestuy-cy, aux faveurs receues de Laonice rend des discourtoisies (Astrée, I, 215 a); La discourtoisie et la sauvage humeur des habitans du bourg (Sorel, Rerg. exfr., n, t. I, 100 : cf. Loret, 1er janv. 1656.
Donaison — *Nic, Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Mon., Rich. ; — L.,H. D.T.,Hug. — Les sots parens et sots oysons Qui font de sottes donaisons (Scarr., OEuv., I, 111 ; cf. I, 357).
Dorelot — * Nie : picard, Cotgr., — f Oud., Rech., etC. A. Oud.; — G Mon., Rich.; — G L., H. D. T., Hug. — Tantost flustant ton dorelot Richer, Ov. bouff., 230).
Ouit — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. : — * IL 1). T., Hug. ; — Voir L. — Durs au travail, duits à combattre (Scarr., Yirg.. II, 80). En dehors du burlesque, c'est un terme technique de la chasse : un oy/.eau bien duii Almah., Y. 074 .
Ebouillir — G Mon. ;—* Nie, Cotgr., Oud., Rech.tC. A. Oud.. Rich. : i'esbouillir ; — * H. 1). T. ; — G Hug. — Quand ils viennent à ->»> rasseoir »'t à ebouillir cette ardeur inconsidérée (du Vair, 335, W).
Effectuellement — G Nie, Cotgr., Oud., Rech., C A. Oud., Rich. : — *Mon.;
— Peirese, Let. à />"/'•• ' lNl Em Ix-sogné — *Nic, Cotgr., Mon.. Oud.. Rech. etC. A. Oud.; Rich. —
*L.. il. D. T. : — '3 lin;,'. — H nous reste l'espée, il faut Vembetoigner M.uit-
chr., h h.. III : (die commença de s'<'ml><isn/ign»r de Lycidas .4s//
E/nbler — *Nic., Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; Rich. : vieux moi;
— G Hug., L ; — Voir H. D. T. — Ses bleds Que les soldats n'ont point emblez (Scar., Dern. œuv., I, 202).
Emerveillable — * Nie., Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich. —
- II. D. T., Hug. ; — Voir L. — C'est à la vérité une promesse emerveillable
(Malh., III, 34; cf. 1,78 et 112; II, 184). Sa prévoyance emerveillable
Mayn., Œuv., 347); un art emerveillable (Bensserade, I, 318) ; une valeur
<>merveillable (Tristan l'Herm., Vers Hér., 79).
Emmantelé — *Nic, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; Rich. : se dit d'une sorte de corneille. — *L., H. D. T. ; — G Hug. — Nos ministres sont emmantelés de panne de soye (Ménipêe de Francion, V. H. L., X, 273).
Endormissement — * Nie, Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud.; — G Mon., Rich.; — G L-, H. D. T., Hug. — (vostre lettre) m'a réveillé d'un endormissement où j'estois (Malh., II, 568); celuy qui revient d'un endormissement epileptique (Des Font., Cel. et Maril., 93).
Engignier — *Nic, Cotgr. fMon. ; Oud., Rech. : enginier et enginer, C. A. Oud. : id. ; — G Rich. — La Fontaine l'a cité comme un motproverbial (Fab., IV, 11).
Engraver — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; Rich. ne le donne que comme terme de batelier: demeurer sur le gravier. — Voir L., H.,D.T. ; — G Hug. — Il est impossible que... l'Amour n'en engrave en mesme temps le visage bien avant dans le cœur (Astrée, II, 180) ; cf. d'Assoucy, Ov. en b . hum., 136.
Enhasé (= affairé) — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud.;— f Rich. : mot bas et vieux. — G L-, H. D. T., Hug. — Il fait bien Yenhazé quand il parle d'une pauvre servante... (Caq. de VAcc, Bib. elz., 253 ; le sens est ici : il fait bien des embarras).
Enherber — * Nicot (qui le considère comme archaïque et l'explique), Cotgr., Mon., Oud . , Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich. — * H. D. T. ; — G Hug.
Enhorter — * Nie, Cotgr., Mon. ; — fOud., Rech. etC. A. Oud. ; — G Rich.
— G L., H. D. T., Hug.
Enragerie — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. C. A. Oud., Rich. ; — * L.; — II. D. T., Hug. — Elle se met aux injures, se veut tuer, se frappe le visage, bref fait des enrageries {Astrée, II, 857).
Entrebattre (s' — *Nie, Cotgr., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich.; — G Mon. ;
— * L. Voir H. D. T. : — G Hug. — Tous s'entrebattoient (Scarr., Rom. com., éd. Fournel, I, 19).
Entresuite — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich. — G L., H. D. T. et Hug. — Je refusois de luy raconter quel en a esté le cours et Yentresuitte (Astrée, II, 680) ; cf. Malh. : l'ordre et Yentresuite des choses (II, 519 ; cf. 192, 599).
Equipoller — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich. ; — * L., H. D. T.; — G Hug. — Ils équipollent le passif (Maupas, Gram., 284). Y a-il rien de délectable au joug du mariage... qui equipo le aux éternelles douleurs d'un triste et misérable veufvage? (Camus, Divers., I, 388 v°).
Escamper — * Cotgr. ; — 0 Nie, Mon., Rich. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. :
— * L., H D. T. ; — G Hug. — Sans s'expliquer plus clairement, il estoit escampé (Cour, de Nuict, 194). Commun chez les burlesques (Tabar., 11,107 ; P. Carneau, Stimmimachie, 60; Loret, 3 juill. 1635 ; Scarr., Virt/.. I, 127; cf. décamper).
Eschaufaison — G Nie. ; — * Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. —
* L., H. D. T. ; — G Hug. — L1 eschaufaison du vin (Camus, Divers., I, 123 r°).
Escheller — *Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud.; — G Rich.
— * L. ; — G II- D. T., Hug. — Ils entassèrent des montagnes pour escheller les cieux (Videl, Le Mêlante, 329).
Eschever — *Nic, Cotgr., Mon. ; — fOud., Rech. et C. A. Oud. ;— Q Rich.
— G L-, H- D- T., Hug. — Le plus grand mal ne se peut point autrement eschever (Du Vair, 403,22).
Eslocher — *Nic, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud.; — G Rich. — *L., H. D. T.; — G Hug. — Ce tonnerre orageux qui menace et qui gronde Elochera bientôt la machine du monde (Desmar., Vision., I, 3, L.)1.
Esmaier (s') — * Nie, Cotgr. ; — G Mon., — f Oud., Rech. et C. A. Oud. ; - G Rich. — G L-, H. D. T., Hug.
Espardre (s) — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., et C. A. Oud. ; — G Rich.
— G L-, H. D. T., Hug. — Une partie de ses cheveux s'estoit esparse Astrée. 11,547 .
Epaulu — *Nic, Cotgr., Oud., Rech., et C. A. Oud. ; — G Mon., Rich.; — G H. D. T., Hug. ; — Voir L. De voir l'autre tant épaulu, Ossu, membru. fessu, velu. (Scarr., Virg., II, 45).
Espie — *Nic.,Cotgr.,Mon.,Oud.,i?ec/i.etC.A. Oud.; — G Rich. — * L.,voir II. D. T. ; — G Hug. — Il a des espies qui veillent sur ses actions Sorel, Francion, 71).
Espiner (s') — G Nie, Mon., Rich. ; — * Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G L., H. D. T., Hug. — Le dernier exemple que j'en aie est de Passerai, I. 26 : Désirant vous cueillir, bien souvent on s'espine.
Espluyer — G Nie, Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich.; — * Cotgr. ; — . L., H. D. T., Hug. — On les espluye avec du vin de dattes (R. Franc, Merv. de Nat., 266).
Espoinçonner — *Nie, Cotgr., Mon.. Oud., Rech. et C. A. Oud.; — G Rich.
— * L., voir II. D. T. ; — G Hug. — Ressentant son courage espoinçonné d'amour (Monchr., David. I, 1 : cf. Regn., Sat., III ; et Sorel, Francion. 12*. II. I). T.).
Essorer (s') — * Nie, Cotgr., Mon., Oud.. Rech. cl C. A. Oud. ; — ; Rich.
* L., voir H. D. T. ; — G Hug. — L'ingénieuse abeille s'essorsni do sa ruche rustique (Guerson, Anal, du Verbe, 107 .
Estoquer — * Nie, Mon., Cotgr., <)u<l., Rech, et C. A. Oud. : — Rich. L.. II. D. T.. Hug. — II ne pensoit qu'à me voler quelqu'un de mes habita
1 . Dupleix atteste qu'il existe encore <lc Bon tempe : << eslochemcni et e/j'orulremenl doivent estre français, puisque lea verbea ><>nt dans l<- commun usage » Loin Quant à eslochement, il nV^-t que dansOudin, il manque aux autres Dictionnaires.
ou à m'ettoquer quelqu'une de mes bagues (Chapel., Guzm. d'Alf. , III, 88 ; cf. Hardy, Am. vicL, IV, 1 ; V, 522, R.).
Estriver — *Nic, Cotgr., Mon.; — f Oud., Rech. et C. A. Oud.; — 0 Rich. — * L. Voir H. D. T. qui cite Furetière ; — 0 Hug- — Avecque tes voisins jour et nuict estriver( Regn., Sat. XIII) ; Allez donc, sans plus étriver Chercher ailleurs votre aventure (Scarr., Virg., II, 141) ; C'est enfin assez êtrivé (Loret, 3 mars 1663).
Exercite — * Nie, Cotgr., Mon. ; — f Oud., Rech., C. A. Oud. ; — 0 Rich.; — 0 L., H. D. T.,Hug. — Surtout burlesque: pour exercer leurs exercites (Loret, 15 mars 1659); Cet exercite Royal... Se monte à plus de dix milliers (Id., 9 août 1664).
Extoller — 0 Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — 0 L., H. D. T., 'Hug. — God. cite deux ex. du xvne s. — C'est ainsi que les cabalistes extollent leur Escriture (Camus, Divers., I, 379 v°).
Fagoue — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — 0Rich.; — *L., IL D. T.; — 0 Hug. — Il ne reste plus qu'à parler des fagouè's ou ris de veau (Dél. de Camp., 275).
Faisser — 0 Nie, Mon./Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — * Cotgr. ; — * L., H. D. T. ; — © Hug. - Il faut bien bander et fesser ledit écusson enchâssé R. Franc, Merv. de nat., 292).
Fantastiquer — *Nie, Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — 0 Mon., Rich. ; — * L. ; — 0H. D. T. et Hug. — Des démons qui, soubz des habits apparens, fantastiquent une invisibilité {Effr. pact., V. H. L., IX, 278).
Féal (= fidèle) — * Nie, Cotgr., Mon. ;— j-Oud., Rech. et C. A. Oud.;— Rich.: terme de chevalerie ; — * L., H. D. T. ; — 0 Hug. — Allez, amis féaux, Couronner vos chefs de rameaux (Scarr., Virg., II, 9) ; Comme amy féal et sincère (Loret, 4 sept. 1660, v. 109).
Feintise — *Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — Rich. : un peu vieux. — Voir L., H. D. T. ; — 0 Hug. — Nostre maistresse sera avertie de vos faintizes (Astrée, 11,24) ; vous n'avez point de déguisement au visage, de flatterie en la bouche, ni de feintise au cœur (Malh., I, 469) ; Charmante Cythérée, à parler sans feintise, J'ay fait une grande sottise (La Mesnardière, Po., 262 ; cf. Loret, 23 mai 1654, 138).
Fenestrage — *Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — * L., H. D. T. ; — 0 Hug. — Percé de grands fenestrages (Mêlante, I, 67) ; de riches fenêtrages (Tristan l'Herm., Vers lier., 175).
Fiance — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud.; — 0 Rich.- * L. ; • — 0 H. D. T. et Hug. — Il n'y a rien qui oblige tant à se taire que de faire paroistre une entière fiance (Astrée, I, 82 b) ; souvent, il me donne les clefs, pour la grande fiance qu'il a en moy (Chapel., Guzm. d'Alf., III, 192 bis).
Floc (= touffe de laine) — *Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — 0 Rich. — * L., H. D. T. ; — 0 Hug. — Les autres ne jettent aucune flamme, ains ont un feu caché comme en un floc (R. Franc, Merv. de nat., 177 ; cf. 332). Cf. aujourd'hui l'expression : des flots de ruban.
Fluer — *Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud ; — Rich. : terme de
médecin. — * L., H. D. T. ; — G Hug. — Cette fluante mortalité du corps (du Vair, 410,42).
Foulis — * Nie, Cotgr., Mon., et C. A. Oud. • — e Oud., Rech., Rien. ; — G L., H. D.T., Hug. — On leur donne un autre foulis (R. Franc, Merv. nat., 301).
Foupir — 0 Nie, Mon., Rich.; — * Cotgr. Oud., Rech. et C. A. Oud. ;— *L.. H.D. T. ; — G Hug. — Hé ! Jesu ! vous me fou pissez toute ! (Bourg. Poli, V. H.L., IX, 206); Le colet fouppy d'accolades, Et les bras froissez d'embrassades, Il cria : c'est trop de moitié (Scarr., Virg., II, 5).
Fougue (= troupeau) — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. — Charogneuse pasture aux fouques vagabondes (Hard., Did., IV, ni; I, 58, Ri.
Fruition — *Nie, Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Mon., Rich. ; — * L. ; — G H. D. T. et Hug. — La sainte fruition de toutes les beautez et bontez du monde (Du Vair, 393, 18;.
Gagne — G Nie, Mon., Rich.; — * Cotgr. , Oud. , Rech. et G. A. Oud.; — G L., Hug. ; — * H . D . T. — Je recevois les liberalitez de mes amis du temps passé, quand ils se trouvoient en gaigne (Chapel., Guzm. d'Alf.. III, 434).
Gazouil — G Nie, Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — * Cotgr. ; — G L., H. D. T., Hug. — Le gasouil emmiellé de leur reflux (Tabar., II, 7) : Une fontaine naturelle Dont le gazoùil et la cascade Auroit fait danser un malade (Richer, Ov. bouffon, 188).
Géniteur — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — *L„; — G H. D. T., Hug.— La perte de ses géniteurs (des Escut., Adv . d'Yps., 63).
Gestes (resté dans : faits et gestes) — G Nie, Cotgr. ; — *Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — * L., H. D. T. ; — G Hug. — Vaugelas le croyait nouveau et en train de s'apprivoiser (II, 176 ; La Mothe le Vayer le trouvait très beau). La longue suitte de ses gestes mémorables (Fleurs d'éloq. franc., 1615, 7) ; les gestes guerriers de Jean des Entomures (Gar., Rab. réformé, 70) ; après avoir escrit le nombre de ses gestes (Malleville, Po., 231; ; et que par leur moyen tes gestes esclatants Persent de longs rayons l'espaisse nuit des temps (Saraz., II, 137 ; cf. Loret, 10 mai 1659).
Glout — * Nie. Cotgr., Mon. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud.: — Q Rich.;
— * L., voir H. D. T.; — G Hug. — Bref que j'estois si gloute Kspad. satir., 36).
Gogue — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich.;— * L., II. D.
T.; — G Hug. — Je n'ai pas d'exemples après la Reconnue A. /h. />., IV, 343). Goulée — G Nie, Mon., Rich.; — * Cotgr., Oud., Rech. el C. A. Oud. : — *L.-
H. D. T. ; — G Hug. — Afin que le pauvre animal en attrapas! quelque goulée
(Sorel, Polyandr., I, 333| ; Hé! qu'à la première goulée Se — tu plutosl
étranglée ! (Richer, Ov. bouffon, 402).
Gouliafre — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., ( :. A. Oud., Rich. : — Voir L. ;
— G H. 1). T., Hug. — Ha ! Que ce fut bien à la mallicurc que ton inaislrc amena gouster céans ces çouillin/frrs ! Chapel., Guzm. <F Alf., I. I''
Grève (= jambe) — * Nie, Cotgr. lion . Oud.. Rech. et C. \. Oud.: —
0 Rich. ; — 0 H. D.T., Hug. ; — Voir L. — La grève longue et droite, et le pied petit et mignard (Astrée, I, 435 b) Grimauderie — 0 Nie., Mon., Rich.; — * Cotgr., Oud., Rech. et C.A. Oud. ;
— Voir L., H. D. T. ; — 0 Hug. — Nous commandant d'apprendre mille grimauderies les plus pedantesques du monde (Sorel, Francion, IV, 499).
Grimelin — 0 Nie, Cotgr., Mon. ; — *Oud., Rech., et C. A. Oud., Rich. ; — *L., H. D. T.; — 0 Hug. — Vous m'excuserez de vous faire voir celle-ci, quelque grimeline qu'elle soit (Malh., III, 308) ; Chapelain emploie ce mot (Le*., 1,340; cf. Loret, 24 sept. 4654 ; 29 juill. 4656; 22 sept. 1657; 1er déc 1657, etc.).
Haim — * Nie, Cotgr., Mon. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — 0 Rich. ; — *L., H.D. T. ; — 0 Hug.
Havir — *Nic, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C.A. Oud.; — 0 Rich. ; — *L., H. D. T., Hug. — Les autres ont un feu havy (R. Franc., Merv. de Nat., 477 ; faut la greffe bien boutonnée et non tarie ou havie et sechée du soleil... (Id., ib. 291).
Haye au bout (= et qq. c. en plus) — 0 Nie, Cotgr., Mon.; — *Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — 0 L., Hug.; — Voir H. D. T. — Nous estions gens de bien et d'honneur autant qu'eux et hays au bout (Chapel., Guzm. d'Alf., III, 179) ; Aimable autant que vous, et aye Au bout (Bensserade, I, 485) ; c'est un démon et haye au bout (Scarr., Virg., I, 237).
Hommageable — 0 Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich; — 0 L., H. D. T., Hug. — Reputent à grand honneur de se tenir homageables (Peiresc, Let. à D. 1,593).
Huis — * Nie, Cotgr., Mon., Oud. ,i?ec/i. et C.A. Oud.;— f Rich. — *H.D.T.;
voir L. — 0 Hug. ; — vous n'en sortirez point que par Y huis du tombeau
(Malh., I, 2) ; d'huis en huis (Maupas, Gram., 363); Contre vostre huis (Rec.
Rond. 4639, 449 ; cf. Chapel., Guzm. d'Alf., III, 454 ; Saint-Amant, II, 454;
Scarr., OEuv., I, 429, 92; Id., Virg., I, 453, II, 455, 188 ; Ex. innombrables
dans Loret).
Hurlerie — 0 Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. , C. A. Oud., Rich. ; — 0 H. D.
T. et Hug. ; — * L. ; — Scarr., Virg., 11, 291. Impérer — *Nie, Cotgr.; — 0Mon., Rich. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud.;
— 0 L., H.D. T., Hug.
lmprévoyable — 0 Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — * L. ; — 0 H. D. T., Hug. — La fortune, cette puissance de Dieu imprévoyable aux hommes (Du Vair, 334, 39) ; un eflect autant utile à luy que dommageable et imprévoyable à ses ennemis {Let. écrite de Tartarie, 1612, 14).
Inconcussément — 0 Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — 0 L., H. D. T., Hug. — Suivant Dupleix « il est très énergique », et se trouve dans l'usage pour [marquer l'inviolable observance des Loix et des Ordonnances politiques (Lum., 295).
Indoctement — * Nie, Cotgr., Mon.. Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — 0 Rich.
— *L.,H. D. T. ; — 0Hug.
Intrication — * Nie, Cotgr. ; — 0Mon., Rich.; — f Oud., Rech. et C. A. Oud.; — 0 L., H. D. T., Hug. — Avec tant d'intrication et obscurité (Camus, Divers., I, 380 v°).
Inquilins — G Nie, Mon., Oud., Rech., C. A. Oi\d., Rich. ; — * Cotgr.; —
La pluspart des locataires et inquilins des maisons voisines (Le Cour, de
Nuict., 145).
Jacter (se) — G Nie, Mon., Rich.; — * Cotgr. ; — f Oud. Rech. et C. A.
Oud. ;— G H. D. T., Hug.; — Voir L.
Laidanger — * Nie, Cotgr., Mon.; — f Oud., /tec/i. et G, A. Oud.; —
G Rich. — G L., H. D. T., Hug.
Langueier — *Nic; Cotgr. : langayer, Mon. : languoier ; Oud., Rech. : /a/igayer, et langoyer; C. A. Oud. : languayer, Rich. — Voir L., H. D. T. ; — O Hug. — Un advocaceau qui la visitoit et la langueoit souvent (Grands jours tenus à Paris, 1622, V. H. L., I, 201).
Maternent — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud.; — G Rich.; — * L., H. D. T. ; — G Hug. — Tant j'y suis ma le ment cloué (Scarr., OEur.. I, 259 : et nous eust maternent contraints (Id., Virg., II, 219).
Mansuet — O Nie. ; — * Cotgr. ; — O Mon., Rich. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — O H. D. T., Hug.; — Voir L. — Le Verbe Homme estoit doux, béning, mansuet, miséricordieux (Guerson, Anal, du Verbe, 50).
Marmiteux — *Nic, Cotgr., Mon.; — fOud., Rech. et C. A. Oud.; — Rich.: vieux mot; — * L., II. D. T. ; — G Hug. — Le Diable faisant du marmiteux, cajolla nostro lre mère (Gar., Doct. cur., 832; cf. Id., ih . . 356, 599, 999) ; sans paraitre marmiteux (Sarraz., OEuv., II, 63).
Melioration — G Nie, Mon., Rich. ; — * Cotgr., Oud., Rech., C. A. Oud.;
— C'est le plus grand ouvrage de tous les philosophes, duquel Ton espère la melioration de tous les corps (Sorel, Polyand., II, 93).
Mrmorieux — O Nie, Mon. Rich., ; — * Cotgr., Oud.. Rech. ; — f C. A. Oud. ; — e L., H. D. T., Hug. — Cf. Montaigne, liv. III, ch. 8.
Mercadant — G Nie, Mon., Rich. ; — * Cotgr. ; — f Oud., Récit, et C. A." Oud.; — G L., H. D. T. et Hug. — Un des plus vilains usuriers cl mercaSans du monde (Sorel, Francion, IV, 250 ; cf. V. H. L., III, i55.
Meschef — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. etC. A. Oud.; — Rich. : burlesque:
— Voir L., H. D. T.; — G Hug. — Pour se garantir de méchef (Malli . , I. 287, v. 50); L'instrument de tout ce meschef estoit couché dans une garde robe (Chapel., Guzm. tfAlf., III, 284) ; Dis moy, la fis-tu de ton chef Ou si tu la fis par méchef (Scarr., Virg.. II, 137; Id.. OF.uv.. I. 29» : ou le trouve à chaque page chez Loret).
Mescroire — *Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. el C A. Oud. : — Rich. : peu usité — * H. D. T. ; voir L. ; — G Hug. — Mrs jeunes veaux qui meaeroyent tout ce que l'Eglise nous propose (Gar., Doctr. cur.. n^.'ï : meteroire ce qui -e raconte du Paradis et de l'Enfer Id., i/>., 312 et v Mrs/ive (= moisson) — * Nie, Cotgr., Mon., Oud.. Rech., el C A. Oud.:
Rich.; — * L., H. D.T. et Hug. —Au temps .les mettivea d1 lubigné, 11. Meureté — *Nic, Cotgr., Mon.; — G Oud. Reefi., <:. A. Oud., Rich.; L., II. I). T., Hug. L'estude, L'aage <'i L'expérience vous onl apporté une unie suffisance et meureté de conseil [Du Vair, 333, tô , Mire — * Nie, Cotgr. ; — Mon.,oud., Rech.,C. A. Oud., Rich.; -L.,11 I». T., Hug. — Le plus nécessaire estoit de trouver quelque bon myre (méde cin pour panser ses playea Astrée, il. •'!'.»•'> el il. 89, '.:.. fcÔ,18
Milan — G Nie, Mon., Rich. ; — * Cotgr. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud.; — O L., H. D. T. et Hug. — Le bon-heur tousjours au beau mitan (R. Franc. Merv. Nat., 198); par le fin beau mitan (Du Vair, 355, 20) ; avant qu'il soit venu au mitan de la course de ses pretensions (Camus, Divers., I, 43 r°).
Moleste — *Nic, Cotgr.. Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — O Rich. ; — G L., H. D. T., Hug. — Ce qui nous seroit aussi moleste (Let. miss, de Henri IV, III, 825).
Monde — * Nie. : mondifier c'est faire monde ou munde et net ; Cotgr. : la conscience monde; — G Mon., Rich.; — *Oud. Rech. et C. A. Oud.; —
* L., H.D. T.; — G Hug.
Musser (se) — * Nie, Cotgr., Mon. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. ; Rich. : se musser, vieux [mot ; — * L., H. D. T. ; — G Hug. — Qui plein d'estonnement, levé à peine le front, Qui se musse de peur (Monchr., Carth., I, 1) ; S'estant musse dans une roche (Dassoucy, Ov. en belle humeur, 134) ; Et cherchèrent pour se musser, Qui quelque rocher, qui quelque antre (Scarr., Virg., II, 70).
baquet — *Nic, Cotgr., Rich.; — G Mon.; — f Oud., Rech., G. A. Oud.; —
* L. ; — G H. D. T. et Hug. — Les seigneurs ausquels vous servez maintenant de naquet (Gar., Doctr. cur., 458) ; Orphée et d'autres qui ne sont que des naquets auprès de luy (Costar, Let., II, 576) ; Sous la loy d'un naquet que le monde baffoùe (Sarraz., II, 153).
Caqueter — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud.; — G Rich. —
* L. ; — G H. D. T. et Hug. — Je jure qu'il ne me fait que nacqueter (D'Ouville, Contes, II, 128).
Navigage — G Nie, Mon., Rich. ; — * Cotgr.; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. ;
— G L., H. D. T., Hug. — Si jamais ta faveur servit au navigage (Tristan
l'Herm., Vers héroïq., 218) ; L'heure veut qu'au havre où je tens, J'aille
finir mon navigage (Saint-Amant, II, 421) ; Deviendra propre au navigage Lorel, 22 janv. 1661).
Nice {= simple) — *Nic, Cotgr.. Mon. ; — fOud., Rech.'etC. A. Oud.; Rich. :
vieux ; — Voir L., et H. D. T. ; — G Hug. — Quoy donc ! me croyez vous si
nice'i (Richer, Ov. bouffon, 309).
Nocent — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech.,C. A. Oud., Rich.;— GL.,H. D.
T., Hug. — D'une illicite amour défend l'acte nocent (Rotrou, Saint-Genest,
III, 2; éd. pet. class., 1,201).
Noiser — *Nic, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud.; —G Rich.;- G L.,
H. D. T., Hug.; — cesse de noiser (de la Mothe, Trad. des Dial. de Vives,
Nouvelles — * Nie, Cotgr., Mon. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. ; —
G Rich. — * H. D. T., voir L. ; — G Hug. — (Persuadé qu'il) desseignoit
quelque nouvelleté {Astrée, II, 379).
Nubileux — G Nie, Mon., Rich. ; — * Cotgr. ; — f Oud., Rech. et C. A.
Oud. ; — *L. ; — G H. D. T. et Hug. — Ceste région obscure et nubileuse Du Vair, 411, 22) ; pour la même raison qu'il tonne en temps nubileux Malh., 1,477).
Nuitée — *Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich.; —
* H. D. T., voir L. ; — G Hug. — Ce sont, Père très-doux, nos vœux pour
la nuictée La Mesnardière, Poés., 443) ; je reçoy le trépas comme une autre nuictée (Id., ib., 372); elle y demeura la nuitée (Loret, 21 nov. 1654..
Occision — *Nic, Cotgr., Mon. ; — f Oud., Rech. etC.A. Oud. ; — © Rich. :
— *H. D. T. ; voir L. ; — G Hug. — Occasion à grande occizion (Loret. 10 juill. 1655) ; il se fit trop d'occizion (Id.,15 juill. 1662 .
Oculé — O Nie, Mon., Rich. ; — * Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud.; — G H. D. T., et Hug. ; — Voir L. qui cite J.-J. Rousseau. — Les escrivains sont plus oculez que Homère (Gar., Rech. des Rech., 198).
Ondeux — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., i?ec/i., Rich.; — *C. A. Oud. ; — I... H. D. T., Hug. — Les larmes de mes yeux par une ondeuse suite Coûtons dessus ma face (Mayn., I, 15).
Opugner — *Nic, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich. ; — G L., H. D. T., Hug. — Je n'ai pas d'exemple après Amyot.
Ord — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud., Rich. ; — * H. 1). T. : voir L. ; — G Hug. — Les bêtes les plus ordes et les plus vilaines (Malh., II, (S0) ; quelque impudicité plus orde (Id., II, 647 et 671) ; sa vie extrêmement orde (Loret, 20 août 1651 ; cf. Id., 4 fév. 1651); leurs ordes babines (Saint- Amant, II, 399).
Orgueillir — *Nic. ne donne que s'orgueillir, de même Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich. — G L., H. D. T., Hug. — Il est dans Hardy, Théag. et Ch., 8e j., III, 32, R.
Orne — G Nie, Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. — *Cotgr. ; — * L., II. D. T. ; — G Hug. — Il faudra bescher une orne (Jard. fr., 167).
Palud, palus — *Nic, Cotgr., Mon. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. : palu ;
— Rich. ne donne que : le Palus Meotides. — * L. — G H. D. T. et Hug.
— Dans certains marêts ou palus Loret, 1er oct. 1662).
Parentelle — G Nie, Mon., Rich.; — * Cotgr., Oud., Rech. cl C. A. Oud. : — * L., H. D. T. ; — G Hug. — Mesme sans la parentelle Ma maison je vous offrirais (Scarr., Virg., II, 218; cf. ib., I, 38, 104; II, 293); elle avoit une dent mortelle Contre toute la parentelle (Richer, Or. bouffon, 298).
Parfournir — *Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich.
— * L., voir H. D. T. ; — G Hug. — Cf. Maupas, 1638, 246.
Parlement — G Nie ; — Cotgr. : partiment ; — * Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — Rich. : vieilli. ; — * L. ; — G H. D. T. et Hug. — Que vous ai-je ï;iil que vous souhaitiez que mon retour soit de pire condition que mon parlement Malh., II, 207 ; cf. I, 157 ; III, 4) ; à la veille de mon parlement (Voit.. Ld.. Uzanne, I, 101 ; cf. Théoph., 1,65; Ree. des plue beaux vers, Nettoyer, 16^<s. 214); c'est parler inutilement De vous dire, à ce partement, De mon regret la violence (Racan, I, 227; ; Amour que vostre jeune orgueil Menace de mettre au cercueil N'attend que vostre parlement Tristan l'Hermite, Vers héroïq., 267); à ce parlement qui m 'alarme Brébeuf, Poés. />/>.. :>l<>; cf. Loret, 12 déc. 1654; 29janv. 1656).
Pénaux, peineux — * Nie, Cotgr.. Mon.. <)nd.. Rech. et C. \. Oud.; G Rich. — * L., H. D. T. ; — G Hug. — je le rendis aussi pesneux qu'un fondeur de cloches Sorel, Polyand., II. 327).
Pennage — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich. — * L., H. D. T. ; — 0 Hug. — Elles ont toujours leur pennage lis (Fr. de Sales, VI, 103).
Penne (= plumage) — *Nic, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich, ; — * L., H. D. T. ; — G Hug. — Ce fut en ce temps qu'il reprit la devise qu'il avoit portée durant tous ses voyages, d'une penne de geay voulant signifier: peine j'ay (Astrée, I, 45 b).
Pertuiser — *Nie, Cotgr. ; — G Mon. Rich., ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. — * L., H. D. T. ; — G Hug. — Espargne ce qui est pertuisé (R. Franc., Merv. nat., 589); les tuyaux de ses plumes estans pertuysez (Sorel, Polyand., II, 205).
Perturber — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud.; — G Rich.
— G L., H. D. T., Hug. — Le roy dit, l'âme perturbée (Scarr., Virg., II, 207) ; Dont son esprit fut perturbé (Richer, Ov. bouffon, 420 et 398).
Poilu * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich. — * L. ;
— G H. D. T. et Hug. — Suis-je pollue de quelque crime? (Pleurs cTEloq. franc., 1615, 15) ; tes bras poilus et sacrilèges (Ib., 13 bis) ; Il renonça au siècle, aux honneurs périssables, Les regarda comme poilus (Corn., IX, 580) ; au tombeau poilu (profané) (Scarr., Virg., I, 200 ; I, 350 et Loret, 16 janvier 1655).
Prépostérer — G Nie, Mon., Rich. ; — * Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud. ;
— G L., H. D. T., Hug. — Et qui veut faire bien, Ne doit Tordre establi preposterer en rien (Montchr., Aman, I, 1).
Pristin — G Mon., Rich. ; — *Cotgr., Nie : pristine — -j- Oud., Rech. et C. A. Oud. : pristine ; — G L., H. D. T., Hug. — Leur pristine faveur (Chapel., Guzm.d'Alf, III, 518).
Privance — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — * H. D. T., voir L. qui cite Saint-Simon. — G Hug. — Seigneur de la plus grande privance du roy (Hist. admir. d'un favory, 1622, V. H. L., I, 97).
Proditeur — *Nie, Cotgr. ; — f Oud., Rech. et C. A, Oud. ; — Mon. ne donne que prodition. — G Rich. ; — G L., H. D. T., Hug. — Ils estoient tous des proditeurs et traitres à leur patrie (L'Est., Journ. Henri III, 225).
Profondité — *Nic, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich.
— G L., H. D. T., Hug. — Si j'osois vous descouvrir la profondité de nos saints misteres (Astrée, II, 542) ; non pas sans incommoder la profondité de ma pensée (Pont-Rreton des Proc, 1624, V. H. L., VI, 277).
Profus — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — * L. ; — G H. D. T. et Hug. — Visiblement charmé de te voir si profus (Loret, Poés. burl., 136); de ce banquet grand et profus (Id., Gaz. 9 fév. 1658 ; 16 juill. 1651 ; 14 dée 1658).
Progenileur — * Nie, Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Mon., Rich. ; — g L., H. D. T., Hug.
Provident — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — G H. D. T., Hug. — Voir L. — Quand son œil provident rit à tous nos souhaits (Rotrou, Saint-Genest, V, 6, 1,244) ; Le soin provident (Id., Sosies, II, 3).
Psallette (= lieu où l'on exerce les enfants de chœur); — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — * L., H. D. T. ; — G Hug. — Ayant ren-
contré dans une psallette de bons enfants de chœur (Gantez, Entr. des Mus.,
Purpuré — O Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., G. A. Oud. ; tous donnent
purpurin. — O Rich. — O L., H. D. T., Hug. — Ces fleurs sont vermeilles
ou purpurées (R. Franc., Merv. de Nat., 256); qu'il n'ait la veste purpuréo Loret, 5 nov. 4651).
Radresser — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et G. A. Oud. ; — 0 Rich.
— O L-, H. D. T., Hug. — Un ange me radresse (Rotrou, Saint-Genest, IV. 7. 1, 227 ; cf. Id., ib., V, 5, I, 243) ; Malh. emploie radresse au sens de redressement (ce qui remet dans le droit chemin) ; Des coupeaux de rocher de qui la hauteur étoit la radresse des mariniers (II, 729).
Ravigorer — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — O Rich. — G L., H. D. T., Hug. — Par les doux entretiens duquel peut-être ma chétive âme se pourra ravigorer (s. Chantai, Let., 239, p. 347) ; pour les revigorer (Jard. fr.. 160 .
Recamer — O Nie, Mon., Rich. ; — * Cotgr.. Oud., Rech. et C. A. Oud. ; —
L., H. D. T., Hug. — Robbe d'or recamée en belle variété (Fr. de Sales,
Am. de Dieu, II, 6, éd. 1610) ; on dit aussi recamer, c'est-à-dire broder et
ce mot vient de l'Hébreu, car Racam vaut autant à dire que Recamer,
peindre à l'éguille et à la soye (R. Franc., Merv. de Nat., 337).
Rechigneux — O Nie, Cotgr., qui donnent rechignard ; — O Mon., Rich.; — Oud., Rech. donne rechignard, et C. A. Oud. les deux; — 0 L., H. D. T., Hug. — Ce n'estoit plusce vieillard rechigneux (Gar., Doctr. cur., 929) ; une femme importune et rechignarde (Chapel., Guzm. d'Alf., III, 516).
Reciprocation — *Nic, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — G Rich.
— * L., H. D. T. ; — O Hug. — De là vient une mutuelle reciprocation d'affection (Godard, L. fr., 30); Le bienfait et la revanche ont une reciprocafion qui n'est point en un homme seul (Malh., II. 147 ; Et tu n'as pour ma passion Nulle reciprocation (Loret, Poés. burl., 163).
Recommandaresse — * Nie, Cotgr. ; — G Mon. ; — *Oud., Rech., C. A. Oud., Rich.; — * L., H. D. T.; — O Hug. — Servantes, recommanderesses, nourrices (V. H. L., II, 237); il faut aller aux recommandaresses (Ib., III, 107).
Reeordation — *Nic, Cotgr. ; — O Mon., Rich. ; — -{-Oud., Rech. et C. A.
Oud. ; — * L. ; — O H. D. T., Hug. — Comme la mémoire de ce personnage
vous est fort chère, vous désiriez de la rafreschir par la recordation d'une si
belle fin (Du Vaïr, 406, Il .
Relent (adj.) — * Nie, Cotgr.. Mon., C. A. Oud., Rich. ; — Oud., Rech, ne
donne que le substantif. - Q L., Hug.; — * II. D. T. — Cette tombe relante Astrée, I, 375 b) ; au creux de ma tombe relente (Ib.. 11.717 : ils sentent je
ne sçais quoi de relent (Malh., IV, 74 ; cf. Id., II, 189) ; Errez durant la nuict
parles tombes relantet La Itesnardière, Poés., 130; cf. nicher. Ov. bouffon,
RrinbeUir — Nie, Cotgr., Mon.. Oud., Rech., C. A. Oud., Rich.; —
II. I). T., Hug. : — L. cite un texte du w III" siècle. — Avoir tant faiet rcm-
bellir aostre Eglise [Sorei, Berg. <•./•//■.. I. 44). Rementbr*nce — * Nie., Cotgr., Mon.. Oud., Rech. et C, A. Oud.; Rich.
tort vieux ; * I... II. I). T., citent La Font. : — G Hug. — Hier. 00 fai-
zoit remembrance Loret, 15 mai 1660) ; Toute remembrance ou fabrique De
la Défunte République Est en mépris continuel (Id.f 7 oct. 1656; 10 mai
1659 ; 22 mai 1660 ; 16 oct. 1660).
Remembrer s'en) — * Nie, Cotgr. ; — 0 Mon., Rich. ; — * Oud., Rech. et C. A.
Oud. ; — 0 L., Hug. ; — voir H. D. T. — Si bien je m'en remembre (Loret,
7 déc. 1658) ; si ma Muze bien s'en remembre (Id., 18 janv. 1659 ; cf. 22 nov.
Renchûte — * Nie, Cotgr. ; — 0 Mon., Rich. ; — *Oud., Rech., et C. A.
Oud. ; — 0 L., H. D. T., Hug.
Rencliner — 0 Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — 1...
H. D. T., Hug.
Renfondrer (= recreuser) — * Nie, Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — 0 Mon., Rich. ; — 0 L., Hug. ; — * H. D. T. — Renfondrement est encore dans Almah., V, 1640.
Rengréger (se) — *Nie Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; Rich.: rengrégé. — Voir L., H. D. T., Hug. — Le déplaisir du médecin qui voit rengréger une maladie dont il a trop hardiment espéré la guérison (Malh., IV, 225) ; en se rengrégeant quelque jour (Loret, 14 déc. 1652).
Reste {à toute) — 0 Nie, Mon. ; — * Cotgr., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — *L., H. D. T. ; — 0 Hug. — Mlle de Gournay disait que la locution était employée par les meilleurs écrivains (0., 591).
Rescourre — *Nic, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — 0 Rich. — 0 L., H. D. T., Hug. — Pluzieurs fainéans r'amassez, Dont cette ville abonde assez, Avoient dessein de le recourre Loret, 5 av. 1653, 115; cf. 18 août 1650,78).
Retardation — 0 Nie, Cotgr., Rich.; — * Mon. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — * H. D. T. ; — 0 Hug. — Voir des ex. du xvme s. dans L. — La retardation Qu'on fait de son élection (Loret, 29 juin 1658).
Retivé — * Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — 0 Rich. ; — 0 L.,
H. D. T., Hug.
Riolé piolé — * Nie : riolé piolé il pense que la forme riolé est la vraie ;
Cotgr., Mon., Rich. ; — f Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — * L. ; — 0 H.
D. T. et Hug. — De petits riole-piolez qui peuplent infîniement (R. Franc.,
Merv. de Nat., 257) ; d'habits riolez, piolez (Loret, 3 juill. 1655 ; cf. Richer,
Ov. bouffon, 32).
Rongeard — 0 Nie, Mon., Rich. ; — * Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud.; —
0 L., H. D. T., Hug. — Il n'y a rien en ce monde que le temps rongeard
et la vieillesse ne consume (Tabar., II, 65).
Salisson — 0 Nie, Mon., Rich. ; — * Cotgr., Oud., Rech. et C. A. Oud. ; — *H. D. T. ; voir L.; — 0 Hug. — Il faut retirer quelque salisson pour en former une servante (Pasq . de la Court, V. H. L., III, 270).
Satiable — G Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech., C. A. Oud., Rich. ; — 0 L., H. D. T., Hug. — Ma curiosité est si mal satiable (Peiresc, Let. h Dup., I, 383).
Sauveté — *Nie, Cotgr., Mon., Oud., Rech. et C. A. Oud.; — 0 Rich. — Voir L., H. D. T. ; — 0 Hug. — Ils sont en lieu de sauveté (Malh., II, 582) ;
Rien n'est plus aisé que d'allonger cette liste. D'abord on trouvera dans certains travaux modernes, par exemple dans La Thèse de M. Rigal sur Hardy, une liste d'archaïsmes relevés chez l'auteur. Des ouvrages anciens permettent aussi d'apercevoir pour ainsi dire du premier coup d'œil toute une série de mots disparus. Oudin, dans la partie française des Recherches, marque d'une étoile ce qui es! antique et hors d'usage1 : Aorner, abrier, accolerette, syaccoter< accresté, accul, acerbité, acoursier, addouber, adestrer, s'adjourner, affoler, affrontailles, affrontement, affubler, aggreger, sagrouper, aux aguets, d'aguet. ahan, saheurter, ajoliver, aire, aisements, aissils, aluté, am&tir, amignarder, s'ammignonner, amplier, amusoire, anate, ancelle, angourie (= melon d'eau), annombrer, s'annonchalir, antiphohnierr, aousteron, apenser , apercher, s'aplomber, s* apoltronnir i appalir, s'apparesser, appariation, apparoissancc, appertise, applausement . arbuster, argenteux, argolet, armaire, aronde, s'arrollcr, arroy, asservagir, ast, attenurir, attremper, avant-cour, aubain, aubour. aumosner, averlan, avertin,ïaviander, avictuailler , avier, avigourir.
El le travail, facile à faire, qui consisterait à relever ces indications, ne serait pas vain, car on est surpris de trouver marqués de l'étoile : acariâtre, accélérer, accroissance, acuité, adaptation, alourdir, alpestre, altercation, alterner, alvéole, ambulatoire, aménité', amputation, amputer, anguleux, annichiler, ^arroger, arroser, asser mériter, assertion, assimiler, assimilation.
Tout cela parmi les mots commençant par A !
Une étude comparative faite sur des dictionnaires différents et surtout sur des textes de même nature, mais de plusieurs époques successives, serait plus significative encore.
C'est seulement quand on aura systématiquement mené cette étude jusqu'au bout qu'on pourra mesurer les pertes subies alors par le Lexique français. Mais dès maintenant on peut dire que si nu assez grand nombre de mots devaient mourir à cette époque, puisque c'est lk un fait normal de la vie des langues, même abandonnées à elles-mêmes, la proportion ordinaire du déchet 8 été beaucoup dépassée. La faute en est à ceux qui avaient crée eet ét;it d'esprit
qui faisait considérer un mot un peu vieilli comme capable de nuire à L'écrivain qui oserait s'en servir et tenterail de l«i sauver.
i. Il est utile d'ajouter que rétoile signale aussi dea mots qui sont nouveaux, ou trop latins, ou vulgaires ufftqnét», s/frai (vulg. , adjuration, araibto là( . apparat, siterraestnsefiJ nouv. . il foui donc manier l'instrument avec certaines pré cautions.