Carême des Minimes, 1660, éd. cit., t. III, p
3. La vaine gloire ressemble à une femme qui se prostitue à tous les passants. Sermon sur i honneur du monde, 1660, éd. cit., t. III, p. 337. Var. : qui s'abandonne, 1665. Prostituer n'est condamné par personne.
4. Témoin cet enragé prince d'Aquitaine. St. Bernard, 1653, éd. cit., t. I, p. 416. Vulg. : ce violent.
5\ Je ne dois pas oublier de dire que Vaugelas considère au contraire comme appartenant à la poésie ou aux genres très élevés un certain nombre de mots; on remarquera que plusieurs de ceux-là sont déclarés bas dans le style ordinaire. Ainsi :
Avoisiner, « il y a des poètes qui ne s'en voudroient point servir »(Vaug\, I, 410r mot du xvie siècle, rare au xvne).
Discord. mot ancien, encore usité par Malherbe, mais qui ne vaut rien en prose (Vaug., II, 234, approuvé par Patru, ib.) ; Dupleix l'accepteimplicitement (237); discord estdans Racan, I, 150,224, II, 88; Maynard, 1646, 304, dans Y Art de régner de Gillet de la Tessonnerie, 1645, p. 32; tout à fait commun chez Loret, 29 sept. 1652, 1er oct. 1650, etc.
Face peut être conservé dans face de Nostre Seigneur (Vaug., I, 134, approuvé par Patru, discuté par Dupleix, 451).
Futur est du Palais ; cependant les poètes s'en servent magnifiquement (Vaug., II, 192), cette opinion est contestée par La Mothe le Vayer (71) et Dupleix (279). Futur est en effet chez tous les classiques.
Maint pourrait peut-être être employé dans un poème héroïque et encore bien rarement (Vaug., I, 252) ; défendu bien mollement par Dupleix, 322.
Le vouloir employé par ceux qui excellent en poésie (Vaug., II, 167), soutenu comme bon en vers et en prose par La Mothe le Vayer (69).
Quantesfois a très bonne grâce et il est très commode en vers, mais pas un de nos Poètes n'en voudroit user aujourd'hui (Vaug., 11,214). Dupleix le croit très mauvais, tout à fait gascon, même chez Malherbe (495).
Pour fors, maintefois, voir à la Morphologie.
De l'Estang, lui, ira jusqu'à poser en doctrine que certains mots sont « tabou », ainsi croix, qui est un mot honorable pour les chrétiens, et se trouve profané quand on en use pour désigner le supplice des infidèles. Et il recommande à l'admiration l'habileté de celui qui le traduit par potence ou gibet (Trad., p. 131-132).