CARDINAUX
EVITANTE, SEPTANTE, NON ANTE. — Nous avons vu au xvie siècle quatre-vingts s'imposer au lieu de octante ou huitante *. Oudin donne seulement quatre vingts(« huic tante est un terme d'arithmétique »), six - ving t s, sept-vingts (G r., 92); six-vingts estdonné par Vaugelas (II 1 11). Longtemps encore, l'Académie autorisera les formes en vingt, jusqu'à dix neuf vingts, en excluant seulement deux vingts (40), trois vingts (60), cinq vingts (100) dix vingts (200).
Septante, septante et un, etc., ne sont plus usités qu'en termes d'arithmétique, dit Oudin ; de même nonante, nonante et un (Gr., 92); Vaugelas n'admet plus septante que dans les locutions : la traduction des Septante, les Septante Interprètes (II, 143).
MIL, MILLE. — Le changement qui avait réduit souvent / à l (voir tome II, 275), achève de confondre ces deux mots, entre lesquels on imagine des différences syntaxiques. Oudin réserve mil à l'expression des dates (Gr.,92); ceci est nouveau ; Malherbe, lui, écrivait indifféremment mil ou mille, généralement mil devant les autres noms de nombre : trois mil deux cents hommes (V. l'autogr. de la lettre G du tome III, cité t. V, xxvi).
Vaugelas fait observer que mille, nom de nombre, ne prend jamais la marque du pluriel (II, 111 ; cf. l'Anon. de 1657, p. 28 , mais ne dit rien de l'appropriation de mil au millésime 2.
MILLIARD, dont nous avons parlé, ne se répand que lentement dans La langue courante. Mais il ligure à sa place dans les arithmétiques,
i. Bien rares sont Les exemples «lu wir. Voyez cep. J.-J. Bouch., Conf., L25. Dans la même page il emploie soixante dix. Saptante, nonante sont plus fréquents. .!«' citerai aussi : six-vingts doute Prisonniers Loret, 23 août L059,v. IM \$ix vingts dix couvert (0 août 1 »;.')!!. v. LOS .
«textes donnent a^.v. souvent mil', pour 190 mil sfcus Merv. »/<• Nat., tuf une seule lois, dans le Sommaire <les finance» de Francs 1 «i-- , qui reproduit uni' pièce '!<• l'ioT. ..n n'écrit partout que mil, dans vingt, t renie trente cinq mil V. H. L., VI, 96 et suiv. : un renfort </<• huict mil hommes de pied et deux mil chevaux Let.de Tari., N . Je citerai, à prapos de mille deux cents <-i <l<>uze cents une phrase curieuse : On imprime ordinairement douze cens de chaque feuille, ei pour user du mot de l'art quelque foie vingt quatre cens il. Franc. Merv.de Nat.,