‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 5)Chapitre 95 sur 134 · CHAPITRE IV PRONOMS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV PRONOMS

I. Personnels. — il, ils et y . — A propos du pronom personnel, tout au plus peut-on noter une influence savante, qui tend à rendre distincts il et y, au singulier, devant consonne. Quelques-uns commencent à faire sonner l très légèrement devant consonne (Anon. de 1624, Thurot, o. c, II, 141). Au pluriel, au lieu de : il ontouiz ont soupe, on commence à entendre Hz ont soupe (77)., II, 79) *. Mais on trouve encore des confusions aussi nettes que celles-ci : lesquelles y voudroient voir mortes (Gar., Rab. réf., 30).

T-IL. — Cette forme interrogative t-il commence à s'étendre en dehors des verbes. Oudin signale pour le blâmer : ne voila-£-i7 pas (G/\, 298, ; cf. mon tome II, p. 333). Les textes écrits restent en général fidèles à voilà pas (Let. de Phyll., lre p., 80, 2e p., 92; cf. d'Urfé, Ep. mor., 1. I, 41 v°). Cependant Regnard dira bientôt : Voilà- t-il pas un gros butin (Crit. de VH. à b. fort., 2).

Bien entendu, sur l'usage de dire alla-t-il, il n'y a plus de doute, quoique parfois on n'écrive pas encore le t [Jardin, fr., 13). Sorel se demande même ce que ce t vient faire dans ajoute-t-il, mais chaque langue, conclut-il, a ses particularités (Disc, sur VA., dans YHist. de VA. fr., Livet, I, 470 ; cf. Dupleix, ZiZ>., 376). Il est à remarquer que dans le Berger extravagant t-il est assez régulier : chacun ne nous imitera-t-il pas ? (1. I, t. I, 54 ; cf. même page : y a-t-il. Et même : ne voila Vil pas ce que Von void dans toutes les Pastoralles (Ib., 1. IV, I, 284).

LUI ET y. — Lui, au témoignage de Vaugelas, était souvent remplacé par y dans la langue parlée, même à la Cour : fay remis les hardes de mon père a un tel, afin qu'il les y donne (I, 177) 2.

II. Possessifs. — Malherbe veut qu'on distingue par l'orthographe ses de ces (IV, 421). C'est la fin d'une confusion fréquente

1 . Du Val se prononce encore formellement contre cette prononciation (Esch. fr., 42).

2. Il s'agit ici, à mon sens, de la vieille forme U^>i, que j'ai déjà signalée au xvie siècle (II, 313), quoique je reconnaisse que i est ancien en ce sens. Déjà dans Roland : Ne lesserat, ço dit, que n'i parolt (206). Toutefois les textes populaires écrivent li; cf. Cyrano, Ped. joué, a. II, se. 2, p. 41: c'est à ly k faire,... il ne Voubly pas pour ly; cf. p. 44, etc. Je reviendrai sur ce sujet dans la syntaxe.

Histoire de la Langue française. III. 19

dans les impressions du xvie siècle, mais rien n'est changé à la langue.

Tous les grammairiens sont également d'accord pour exiger que leur, adjectif ou pronom possessif, s'accorde, à la différence de leur, pronom personnel, qui reste invariable (Maup., 178; cf. l'Anon. de 1657, 53). Cette orthographe s'imposera peu à peu, quoique lentement.

III. Démonstratifs1. — CIL. — Ce mot « ne vaut du tout rien», dit Malherbe, il est hors d'usage, on doit dire celuy (IV, 425 ; cf. IV, 329, 398, 408,451). De fait, c'était un mot vieilli. Nicot disait : « pour celui) ». Et Deimier, tout en constatant que Du Bartas en use souvent, soit par licence, soit par opinion, trouve cestuy-ci beaucoup plus doux et rejette cil(Acad., 150). Du Val le considère comme poétique (184). Oudin ne l'apprécie plus guère, même en poésie, « il s'en rapporte à ceux qui en voudront user (Gr., 115) ». A la même époque, Balzac nous représente le vieux Poëte de l'Université refusant de changer cil pour celuy, « quand bien la mesure du vers le luy eust permis. Il tenoit bon pour pieça, pour moult et pour ainçois contre les autres adverbes, à ce qu'il disoit, plus jeunes et plus effeminez » (9 août 1644, Let. chois., 1647, 70). Vaugelas n'a plus besoin de le condamner, c'est « un mot enterré », comme dit (p. 49) l'Anonyme de 1657 2.

Les burlesques s'amusent à le mettre devant les relatifs qui et dont : A cil qui pour yeux dompter N'est que trop content d'en conter (D'Ass., Ov., en b. hum, 132 ; cf. 32, 40, etc.).

CESTUI . — 11 paraît aussi dès le commencement du siècle bien compromis. Malherbe blâme Desportes d'avoir écrit : Cestuy qui se plaint (IV, 267). Du Val ne l'a pas, mais seulement ses composés (183). Maupas lui préfère tantôt celuy, tantôt iceluy (151). A peine convient-il « en réponse absolue » : Qui t'a poussé ? Luy ou cetuy (150). Il peut être antécédent du relatif qui, mais moins bien que celuy (loi .

Oudin le cite encore en 1645 [Gr., 115), mais il ne l'admet ni comme antécédent de relatif : cettuif qui a fait, ni absolument : je suis obligé à cettuy. L'Anonyme de 1657 (p. î!> , déclare que le mot commence à passer 8. C'est désormais un mot patois : sli,

1. .le joins dans tout ce chapitre l'étude des adjectifi pronominaux à celle «le*. pronome.

2. on connail la phrase de la Bruyère A ce propos (Car., ch. XIV « Cii a été, dans s.-> beaux jours, le plus joli mot de la langue Françoise ; il est douloureux pour les poètes qu'il ait vieilli.* Diderot, s'en esf »ouvenu,en même temps que de dnttai<,pour

faire une phrase archaïque J;ic<{. le pilul.. llisl.ilc I i </ liwi't </// rmitc;i il .

3. Si <m excepte Li Fontaine, quien i usé de parti p,-i^ <l ma sei Contés^ on ne le

Comme adjectif, cettuy n'est pas plus approuvé. Mlle de Gournay elle-même convient que cestuy homme est une diction d'Amyot, qu'il n'est plus possible d'employer (0., 616). Le P. Garasse jugeait déjà que cettuy jour, cettuy discours, et autres formules de même nature, étaient des lambeaux de Monstrelet (Rech. desRech., 1622, 554)i.

CESTUI-CT, CESTUI-LA. — Au début du siècle, ces pronoms avaient paru devoir durer encore.

Maupas était d'avis que, renforcé de ces particules, cestuy devenait plus coulant et plus usité (152). Du Val enregistrait les composés(183) ; Nicot,Monet,les insèrent dans leurs Lexiques. EtOudin, en 1645, ne les condamne pas encore (Gr., 115).

Mais, ces étant désormais adjectif, il manquait à ce pronom un pluriel pour lequel il était obligé d'emprunter ceux-ci, ceux-là (Oud., Gr., 116). Outre cette défectuosité, la forme avait contre elle d'être inutile, faisant double emploi avecles composés de celui, et c'était le dernier reste des formes surabondantes que, par un instinct admirable, la langue avait peu à peu éliminées.

D'où une décadence que constate un mot de Vaugelas : cettuy-cy commence à n'estre plus guères en usage (II, 69). Dupleix protesta contre cette sentence, née de « l'imagination de quelques esprits capricieux et excessivement mélancoliques » [Lih., 224). En 1657, l'anonyme constatait qu'en tous genres et nombres il commençait à passer (49).

Les textes concordent assez bien avec l'histoire, telle que nous venons de la faire d'après les théoriciens. Au commencement du siècle, le pronom est fréquent: ainsi dans YAstrée, et aussi dans les Epîtres morales de d'Urfé. Cf., Malherbe, II, 32, Régnier, Sat., XI, 291, J. de Schelandre, Tyr et Sidon, éd. Haraszti, v. 657, MUede Gournay, 0., 35, Adv., 22, 0., 450, Adv.. 278, 0., 597, Adv., 385, R. François, Merv. denat., 278.

Chez Balzac il est commun, surtout dans les lettres du début. A remarquer que l'adversaire de Balzac l'emploie aussi, tout comme celui qu'il combat (Let. de PhylL, 2e p., 203, 209, 214, 324, etc). Comparez : vous sçavez comme celuy là conserva son Estât, et comme

trouve à peu près jamais dans les textes sérieux. En voici quelques exemples : qu estil donc qui en misère egalle Ceux qui du monde en cestuy sont passez (Purg. des Pris., V. H. L., VIII, 207) ; Pour voir un Himen prospérer, Tout ce quon sçauroit désirer D'excellentes et grandes choses, Dans cettuy paroissent encloses (Loret, Poes. burl., 1 il). Cf. R. Franc., Merv. de Nat., 503.

1. La dernière mention que je trouve du féminin pluriel cestes est dans Massel, Achem., 1606, p. 8. Encore l'auteur ajoute-t-il que cestes est fort peu en usaïre.

cetuy-ci... faillit... (Nouv. rec. de let., Let. pol., 1638, 5). Corneille Ta encore, mais seulement dans ses comédies (Clitandre a. I, se. 9, v. 221 ; cf. a. II, se 4, v. 506).

Bientôt il devient burlesque (D'Assoucy, Ov., en b. hum. 71,72, ou patois. On verra dans les pièces réunies par Nisard que, dans la banlieue même de Paris, sti-la resta très longtemps usuel (Agréab. confér., dans Nisard, o.c, 326, 333,334 ; cf. Cyrano, Ped. ioué a. II, se. 3). On le retrouve dans les Sarcelades et après elles.

ICELUI. — Ce mot était déjà regardé au xvie siècle comme « praticien » (voir tome II, 316). Cependant Maupas en expose les emplois sans faire aucune restriction, il le préfère à cestui. « On dit également bien : Embrassez les promesses de Dieu et vous confiez en icelles ou en elles. Dieu est mon roc, je m'appuyerai sur lui, ou sur icelui » (153, ce passage se lit encore dans l'édition de 1638, p. 145).

Mais les exemples de Maupas sont contestés par Oudin (Gr., 124 ; déjà en 1632, 98). Oudin réserve icelui au style de justice. Vaugelas réitère cette condamnation (I, 36), sans même y insister, comme il en avait pris la peine dans une remarque qu'il n'a pas publiée *. Tout le monde ratifia 2.

On trouve fréquemment icelui dans Maupas (168, 255, etc.). Son contemporain Du Val ne l'épargne pas plus : à la fin d'icelles dictions (Esch., 47) ; sans observer aucune chose sur iceux [ib., 182) ; ce suyvi d'une consonante ou de deux voyelles équivalentes à icelle (ib., 183). Il est dans Malherbe : et dessus un escabeau... et sur icelui un bassin vermeil doré(lll, 434). Mademoiselle de Gournay s'en sert aussi: V ornement d'icelle, usons de ce mot... malgré les visions grammaticales de nostre .siècle (0., 8, Adv., 6; cf. 0., 168, Adv., 216). De même R. François : aux pustules et ulcères d'iccux (Merv. de Nat., 402; cf. 305). Et une foule d'autres : La vinnde n'est pas plustost mâchée quelle est poussée par l'agitation, cl le mouvement de la langue dans icelui/ (Guerson, Anal, du Verbe, 139) ; Estant mesdames les bourgeoises arrivées au Bourget, l'une (/'/'■elles... (Plaisantes ruses, V. H. L., VII, 22).

Mais il sert surtout désormais à imiter le style de chancellerie. < /est en cette qualité que d'Ouville le place dans certaines phrases :

1. II, 418: «ce sont les plus mauvais mots et les plus barbares dont on se içauroit guère* servir en nostre langue. M. Coëffeteau n'a jamais souillé ses beaux ESscrits (ir cette vilaine tache». Et Vaugelas montre comment on peut les remplacer par y, par (frclnns, en, luy, elle.

1. Voir l'anonyme de 1657,49, A. de s. M. un-.. Rem., 1674,81, les Dictionnaires de Richelet, Furetière et L'Académie. Même les grammairiens de L'étranger sont inforce sujet, ainsi Dues, Gnidon, '

Un homme proche de la mort faisoit son testament et donnoit par iceluy beaucoup plus quil riavoit vaillant (Contes, II, 17). Molière l'insérera dans sa requête : Supplie humblement Votre Majesté de créer... une charge de contrôleur et d'icelle honorer le suppliant (Fach., Placet, III, 84 ; cf. Ec. d. Fem., a. IV, se. 2, 1065). De même Furetière, quand il fera rendre un jugement en langage chicanourois (Rom. bourg:., II, 55-56).

CET HOMME-CI, CET HOMME ICI . — Je ne mentionne que pour mémoire les étranges scrupules de Vaugelas sur la façon de parler qui consistait à faire précéder un substantif de l'adjectif possessif cet, et à le faire suivre de cy ou icy. Vaugelas jugeait qu'une des plus éloquentes pièces de ce temps avait été comme souillée de cette tache, car la locution était basse et populaire (II, 68-69). Tout le monde fut d'accord à soutenir la locution attaquée, sauf l'Anonyme de 1657 (51), et le copiste de Vaugelas, Chifflet (1680, 48).

Sur la forme de l'adverbe qu'il y avait lieu de joindre au nom, la divergence était grande. Tout Paris, au rapport de Vaugelas, tenait pour cet homme-cy , mais la Cour disait : cet homme icy (II, 68). Patru fait à ce propos une petite revue historique, mais se déclare, en bon Parisien, en faveur de cy. René Bary (Rhet. fr., 243) est, àma connaissance, le dernier qui tienne pour icy. La question fut tranchée dans la deuxième moitié du siècle contre Vaugelas.

Les exemples d'ici/ sont fort nombreux, dans toutes sortes d'écrits *.

Est-ce pour prendre le contrepied de la Cour que Mlle de Gournay changeait ici en ci, là où elle avait d'abord écrit comme le voulait Vaugelas : ces gens icy (0., 144, 736, 397) ; ces gens cy (Adv., 200, 498, 241); ces pellerins icy (0., 281), ces pellerins cy (Adv., 128). Sur ce point, en tout cas, elle a eu raison.

IV. Relatifs. — QUI, QU'IL.— La confusion phonétique qui=z quil amenait une substitution de formes qui ne pouvait plaire à des gens épris de toutes les distinctions. Malherbe (IV, 365) a corrigé dans Desportes qui pour quil, quoiqu'il fît la faute lui-même (IV, 2, let. autogr.), et qu'il l'ait même laissé échapper dans le Commentaire, IV, 385 : Franchise en la signification qui (quil) le met ici.

1. Il faut que ce coup icy chasse l'autre [Fleurs de Vèloq. fr., 43 v°) ; ce captif icy (d'Audig., Six nouv., 46); cet homme icy est un berger (Sorel, Berg. extr., 1. v, t. I, 364) ; Vhonneur des filles de tous ces lieux icy (Gomb., Endim., 141); Quiapelle à ces heures icy ? (d'Ouv., Conl., II, 215, 269); Segrais écrit de même : Dans ce siècle icy {Nouv.fr., Ie nouv., 462) ; il faudroit choisir de ces trois icy (Ib., 3enouv., 214) ; comparez dans Descartes : je me résolus de laisser tout ce monde ici à leurs disputes (Méth., Broch., 53).

Chez les burlesques : tout ce siècle ici (Loret, Po. burl., 37); ce petit madrigal ici (Scarr.,ÛEut>.,I, 316).

Cette graphie disparaîtra lentement, au fur et à mesure que l'influence savante fera reparaître /dans //(Voir page 289).

Les exemples fourmillent : furent recogneus... par Van des cousins dudit marchand, qu'il s'informa d'eux combien il y avoit de temps que le cheval estoit en leur possession, et de qui ils V avoient eu (Notable rencontre, 1622, V. H. L., t. VIII, 33o) ». Inversement : Dieu est tenu de me révéler tout ce qui veut que je croye (Gar., Bah. réf., 44)*.

L'analogie amenait à employer aussi le féminin, ce qui ne laisse pas d'éclairer la construction des phrases à la fois relatives et conjonctionnelles : La voilà desja quelle arrive (Fleurs de Véloq. fr., 26); La voicy quelle vient , plus belle que l'Aurore (Racan, I. 18). Vaugelas condamne à la fois qu'il et quelle (II, 46).

DONT, D'OÙ. — La prononciation avait longtemps fait confondre dont et d'où. Pour les grammairiens du xvi° siècle en général, ce n'est encore qu'une seule et même forme (Voir au tome II, 423).

Au commencement du xvne, Bernhard (Gram. g ail., 1614, IIe p., 13) dit encore « Quando dont locum dénotât, refert adverhium d'où, unde, ut : Je ne scay dont cela vient, pro d'où ». Du Val '2~'.\ donne de même comme exemple : vous n'avés trouvé personne dont vous venés. Maupas est dans les mêmes idées (169).

Les textes écrivent souvent dont où nous entendrions d'où. Au port de Civita Vecchia, dont l'on commencea a descouvrir la lumière du plumai J. J. Bouch., Conf., 214). Inversement : des qualités D'où à peine un dieu seroit digne (Malh., I, 296) ; d'où les petits licts de sangles ont pris le nom a cause de leur ressemblance Del . de la Camp*, 263-4).

Cependant Malherbe pose en règle que dont et d'où ne prennent jamais la place l'un de l'autre. Dont se met pour le génitif Je qui ou duquel. D'où ne se dit jamais que pour de quel lieu IV , il 3. Cf. IV, 273). Pour Oudin, c'est un trait vulgaire que de les confondre 131). Vaugelas viendra bientôt confirmer et régler l'emploi de chacun, ainsi que vous le verrons à la syntaxe.

V. [nterrogatifs. — J'ai noté, au xvr siècle, la décadence de l'interrogatif quant. Vaugelas lui avait consacre'' deux remarques non publiées (11,388, i 1 0 ) ; il en publia une troisième II. 21 i).

i. CW Vaugelas but : ce qui vous plaira <-i <•<• gn'*J vous plaira I.

•j. Comme $i le Mathématicien estoit le compagnon </<• la nature ou sou corrivalr et qui Ini voulut débattre la presceance René Franc., Merv. </<* Vat., 161; exemple douteux, en raison <i<- la formule n nui ; ellet sont tout ce nui vous plaisl qu'elle» soient Sorel, Berg. r.rtr.. iv, t. I, p. tés : iln'osoii lui demander i<>ui ce <ju'il \u% faiêoii besoin /Vont». ree. </<' /<■/.. L6S8, /.<■/. /">/

En vérité, le mot ne sortait plus guère de l'expression quantes fois (Malh., I, 471). Voir aux adverbes.

LES FORMES PÉRIPIIRASTIQUES. — Les pronoms interrogatifs sont souvent renforcés dans la langue courante par les périphrases est-ce ou c'est : Demander par manière de problème qui c'est parmy les profanes qui a eu le meilleur esprit (Gar., Doctr. cur., 113); pour juger qui cestoit qui ï avoit fait (Sorel, Berg \ extr., III, 117, fréquent dans ce texte) 1 ; Et si elle luy demande qu'est ce quelle a appris en huict ans (d'Audig., Six nouv., 7); Et qui est-ce d'entre vous, si fose ainsi parler, qui eust peu refuser une branche de myrthe (Gomb., Endim., 233) 2.

LES ADV ERRES : COMME ET COMMENT. — « La différence, dit Oudin (Gr., 296), est grande entre comme et comment, d'autant que le premier est pur de similitude, et comment est tousjours intérrogatif, et jamais on ne se doit servir de comme pour interrogatif, si ce n'est en cette phrase adverbiale comme quoy.» Vaugelas répète ceci en le développant. Il tolère qu'on dise : vous scavez comme il faut faire, et comment il faut faire, mais après le verbe demander, il faut comment: demandez-luy comment, et aussi dans l'interrogation directe ; comment estes-vous venu? (II, 13).

Les exemples dans l'interrogation directe sont abondants au commencement du siècle : Comme y fournirez-vous, quand il aura vingt ans? (Malh., I, 259, 14); Comme avez-vous fait choix de cet esprit 7*use?(Racan, I, 52); Comme estes-vous tombée en ces barbares mains? (Id., I, 48). Corneille écrit encore de la sorte : Ah ! ma sœur, Comme as-tu pu sitôt tromper ton ravisseur? (II, 296, PI. roy., 1413) ; Albin, comme est-il mort ? (III, 533, Pol., 993) 3.

Dans l'interrogation indirecte, l'usage de comme se prolonge beaucoup plus tard, nous aurons à en reparler.

1. On remarquera dans quelques textes d'où c'est que au sens de d'où, ou mieux de d'où il résulta que : d'où c'est que ceux qui gouvernaient alors ayant reconnu la malice de cet esprit, s'en servirent comme d un organe pour combattre le Saint-Siège et notre Compagnie? (Gar., Mém., p. 89; cf. p. 284).

2. Les adverbes interrogatifs subissent le même renforcement que les pronoms : Seulement demanderoi-je volontiers quand le monde ne sera plus où c'est qu'il afichera et gravera cet Épitaphe (Let. de Phyll., lre part., 71) ; où est-ce que tu dis qu'est Cornelie (d'Audig., Six nouv., 142) ; Toutefois où est-ce que mon estonnement me fait égarer (Gomb., Endim., 11); pourquoi est-ce que le P. Garassus écrit contre moi ? (Gar., Mém., p. 182); Je ne puis comprendre pourquoy c'est qu'il se treuve en vous un tel changement (Sorel, Rerg. extr., 1. II, t. I, p. 91) ; quand c'est que celuy de la Reyne Mère a la vogue (Id., Loix de la Gai., p. 30); il ne pouvoit pas comprendre pour quelsujecl ils avoient eu tant d'aprehension, et comment cestoit qu'il[s] s'imaginoient que la fin du monde fust si prochaine (Sorel. Rerg. extr., 1. I, t. I, 46-47).

3. Comment pour comme est beaucoup plus rare, il se trouve pourtant : ce n'est pas là comment il faut aller (Sorel, Rerg. extr., 1. I, t. I, p. 18).

2° COMME QUOI. — Un nouvel interrogatif fît un moment concurrence aux deux précédents, c'est comme quoi. On le trouve chez Balzac: Comme quoy j ouïr tranquillement du Présent, qui n est pas bon ? (Balz., Let., liv. XI, 9). Les Lettres de Phyllarque en usent de même: Voyons ensuite comme quoi Narcisse console son Olympe (Ie p., 2T.\\ cf. IIe, 370). Comparez: Si bien que je ne scay comme quoy la fortune M'a voulu mettre au port en dépit de Neptune (Mairet,St//t)., v. 1785, p. 134); II est vray que j'eus tort, mais ne t'ay-je pas dit Comme quoy par les yeux ma raison se perdit (Ib., v. H03-4, p. 108).

C'était une nouveauté bien malheureuse, de nature à faire naître des équivoques, comme dans cette phrase : Les anciens maitres de la rétorique reconnoissans combien ce pas est dangereux, ont donné des règles pour éviter les inconueniens qui s'y rencontrent, et comme quoy V orateur peut parler dignement de soi-mesme (Let. de Phyll., IIe p., p. 182). Vaugelas constata la vogue de comme quoy : « C'est un terme nouveau, qui n'a cours que depuis peu d'années, mais qui est tellement usité, qu'on l'a à tous propos dans la bouche. Apres cela, on ne peut blasmer ceux qui l'escrivent, mesme à l'exemple d'un des plus excellens et des plus célèbres Escrivains de France, qui s'en sert d'ordinaire pour comment. » (II, 12).

VI. Indéfinis. — INTRODUCTION DE L'ARTICLE. Le développement de l'article modifie la forme de divers pronoms indéfinis.

Autre commence à n'être plus employé seul. Malherbe blâme : Et par mesmes appas autres pourchasseront (IV, 364). Toutefois il l'emploie dans son Tite Live (I, 392, où il a été corrigé en 1631). Maupas dit seulement: autre est pur adjectif ( 191). Oudin (Gr., 141) n'est pas plus explicite.

Les exemples sont bien rares : Feu dont autre que vous n'a la flame allumée (Mairet, Sylv., v. 781, p. 64). Il y a une chanson de Malherbe : Qu'autres que vous soient désirées. Corneillr a encore dit : Autre n'a mieux que toi soutenu cette guerre, Autre déplus de morts na couvert notre terre (III, 305, Hor., 547-8, texte conservé en 1656) ».

A.vec aucune au pluriel, l'article les n'est plus possible (Anon. de 1657, ]). 65; ci', mon tome II, 321 )2.

Aueu/is, n\ec l'article (/', est tout à fait commun ; sans L'article il se

î. Comme adjectif, antre est, bien entendu, fréquent avec un nom sans article: Jàmaiê antre désir n'entrera <le<l<uis moy Racan, I. 70).

tivanl li- même, <tf aucun* ne M- «lirait plus mm plus ib.). Ces! toul à tait faux.

trouve aussi : Aucuns pilent et préparent ainsi la limaille de plomb (R. Franc., Merv. deNat., 244) ; Aucuns des combatans de part et d'autre furent mis en prison (Le cour, de nuict, 60).

Le développement de chaque * a côté de chacun, ne semble pas, pendant les cinquante premières années, avoir menacé l'existence de la locution un chacun. Maupas la donne encore sans observation (p. 1 87). Oudin l'exclut comme adjectif : un chacun homme, et ne l'accepte que comme pronom et au masculin singulier seulement (Gr., 138). Ainsi limité dans son emploi, un chacun vivra encore longtemps 2.

Certain cède à un certain ; on le trouve cependant encore : il ny a que certain nombre de paroles qui toutes sont en un bloc (Du Val, Esc h. fr., Av. propos).

Avec on, la présence de l'article est plutôt une question de phonétique que de grammaire. Oudin souhaiterait qu'on usât discrètement de Von, car il sonné fort mal avec les relatifs et les pronoms joints ensemble qui commencent par l: que Von la luy donne (Gr., 144). Vaugelas règle la matière avec précision : Devant le verbe, on met plutôt on, à moins que l'on ne se trouve au cours d'une période dans laquelle le mot qui précède finit par é. L'on se met après e, et, on, et généralement après toutes les voyelles, excepté e féminin. En outre on dit si l'on, sauf dans le cas où le mot suivant commence par l. Après que, plutôt on, à moins qu'un mot voisin ne commence par con (I, 64-69).

Après le verbe, Deimier veut déjà qu'on dise t-on et non l'on (Acad., 185-6). Vaugelas est du même avis, ainsi que Dupleix (Lib., 376). C'est désormaisune règle (Anon., 1657, p. 64).

On trouve bien encore des exemples de l'ancienne manière d'écrire : on abbreuve d'eau la myrrhe, puis on la presse et en tireon la chresme (R. Franc, Merv. de Nat . , 269); peut-estre les amasse-on pour des choses moins nécessaires (Camus, Iss. aux Cens., 588). Sorel imprime assez régulièrement : -t-on : ou a t'on vu (Berg. extrav., 1. II, t. I, 91) 3.

i. Dans l'expression chaque jour, il ne faut pas sortir du singulier (Oud., Gr., 270).

2. Elle est si bénigne envers un chacun (Du Val, Esch. fr., Av. prop.). Cf. Racan.I, 105, 132, 215 ; Balzac, éd. Moreau, I, 367; Descartes, Méth. 19; S1 Amant, I, 352, 369, II, 425; Ant. Corn., 75;Chap., Guzm. d'Alfar, IIe part., 1. I, p. 42, 64, etc.

3. Pour un et l'un, Vaugelas avait commencé une remarque : Je ne scay s'il est bien dit : Ils sont plusieurs officiers : qui en touche Vun a quant et quant toute la Compagnie sur les bras; c'est ainsi que s'exprime Malherbe; ou s'il faut dire qui en touche un. Je scay bien que quand il n'est question que de deux personnes, il faut dire : Qui touche l'un touche l'autre. Mais quand il y en a plusieurs, l'usage est un peu plus douteux (Vaug., II, 437, Rem. posth.,). On ne peut rien fonder là-dessus. Et en effet,

FORMES VIEILLIES. — Maint a été condamné par Malherbe (IV, 336) ; au pluriel surtout, il paraissait mauvais aux « antagonistes » de Mlle de Gournay (O., 967) ; Oudin le donne à tous les genres et nombres [Gr. 139), mais la Requête des Dictionnaires s'en moque, et Vaugelas le réserve à la poésie héroïque (I, 252, cf. : une remarque inédite, II, 410), ce qui est le dernier stade avant L'exclusion. Le mot donnera encore lieu à bien des discussions, avant que La Bruyère fasse son oraison funèbre (II, 206). Il y en a des exemples assez tard, mais ils sont dans Scarron (Vjfrgr., I, 309), dans La Fontaine (III, 205, 228, etc.), dans Molière (I, 138, Et., 505 ; VI, 360, Amph., 72), tous auteurs qui jouissent d'une liberté particulière. Avant Vaugelas, les exemples n'étaient pas rares. Maint et maint était également proscrit (Malh., IV, 275; cf. Gourn., O., 956) : Car là dedans mainte et mainte personne (Purg. des pris., V, IL L., VIII, 203).

?sul est fortement menacé par personne (sans parler de aucun et de pas un). Si on demande : Connoissez-vousquelqiï un enceste ville? il faut répondre personne plutôt que nul (Oud., Gr., 1 40, cf. 1632, 113). Maupas avait observé déjà qu'au féminin, sans substantif, il ne semble pas si bien couler (189). L'Anonyme de 1657 (65) répète à peu près l'observation d'Oudin.

Part, comme dans « part dépècent la chair », est proscrit par la nouvelle École (Gourn., O., 967 ; cf. Adv., 643). Ce sens n'est donné ni par Nicot, ni par Gotgrave, ni par Monet.

Que que. (Cf. tome II, 323.) Il n'en est plus guère question, en dehors de la locution que bien que mal, à laquelle La Fontaine a depuis rendu la jeunesse : En fin comme elle pust, que bien (fin1 malj... a basions rompus elle luy conta le négoce (Chapel., Guztn. d'Alf., III, 277) ; sous l'ombre de quelques douzaine qu'il a que bien que mal acquis (Id., ib., III, 33) *.

C'est une façon de parler burlesque : en faizant stipulation Des Trépassez de cette Ville, On en nombre jusqu'à vingt mille. Que moyens, que grands, que petits (Loret, i6r juillet 1656, v. 49 : Lors entrèrent soudainement Douze, que filles, que fillettes, Port aij niables et fort discret tes {là., 27 juillet 1658, \. L90 : Et dix

<»n trouve chez [es classiques un pour Ton : Dani la rue de ces infinis, tous les finis sont égaux, et je ne voie pas pourquoi asseoir son imagination plutôt sur un que sur

I autre [PaSC., l'eus.. Ilnvct. art. L, l),

i. On trouve encore que de, que de tant </<•. que de'. Il ya aussi grand nombre que <le prépositions, que d'adverbes qui si- construisent avec articles indéfinis

M; ni]).. I»i<i7. p. 115 .

mil que Turcs, que Chrcstiens Tant Estrangers que Citoyens (Id., 2oct. 1660, v. 255).

Qui, qui (cf. II, 323). Une discussion s'engage à ce propos entre Vaugelas et ses adversaires. Lui, ne conteste pas que la locution soit en usage, mais il déclare que ce n'est pas chez les excellents écrivains (I, 121), tandis que Dupleix (ZiZ>.,523) et La Mothe Le Vayer (41, OEuv., II, 636-7) la trouvent très élégante, plus élégante que l'éternelle répétition de les autres l.

L'expression qui ça, qui là, qui deçà, qui delà esta part. Elle se trouve partout (Voir Corn., I, 268 et Lex. M. L., 11,258).

Je noterai ici dans la langue populaire une confusion, peutêtre d'origine phonétique, qui du reste se fait encore ; tel que s'échange avec quelque. C'est une chose impossible à l'homme, tel qu'il soit, d'avoir veu un feu si véhément (Inc. du Palais, V. IL L., II, 161) ; et telles quelles soient, elles sont légitimes (Gillet de la Tesson., L'art de régn., 71) ; tous choux, mesmement toute plante, telle qu'elle soit (Jard. fr., 153) ; Vous ne mettrez près de vos Arbres aucune Racine telle qu'elle soit (Ib., 31). Vaugelas condamne cette « faute » (II, 136).

Quel pour quelque se rencontre encore: Vous en diposerez tousjours de quelle façon qu'il vous plaira (La Serre, Clytie, II, 233) ; Mais quel esclat qu'elle ait, elle a tousjours son poids (Gillet de la Tessonn., L'art de régn., 2).

Tj-estout, que Henri Estienne réservait déjà à la populace (V. mon tome 11,323), était visé dans une remarque non publiée de Vaugelas (11,470). Il était à peine besoin qu'on le déclarât impropre à être écrit, cependant (Maupas l'acceptait encore (1607, 92. Encore

1. Il est facile d'en citer des exemples avant Vaugelas : En fin sur le soir que chacun estoit attentif, qui à dancer et qui à entretenir la personne plus à son gré (Astrée, 1615, I, 147 A) ; qui loùoit la couleur de sa face, qui la gentillesse de son corps, qui la douceur de sa parole (d'Audig., Six nouv., p. 10). Dans les Merv. de Nature l'expression revient fréquemment : Qui dit que c'est du canfre, qui un suc et une liqueur d'arbre comme le baume, l'encens, qui des champignons naissant au fond de la mer, et puis comme le corail, durcissant à fleur d'eau ; qui une terre grisastre (278) ; les autres blessez mortellement, qui auoit un bras avalé, qui un jarret coupé, Vun la leste fendue (Le Cour, de nuict, 243) ; car ils approchent de la délicatesse du sang du porc, qui plus, qui moins, et j'en ay veu en beaucoup de Provinces (Dél. de la Camp., 267).

Il est incontestablement très commun chez les burlesques : Il trouva... trois... de ses serviteurs, qui rostis, qui tuez (Ghapel., Guzm. d'Alf., t. III, 286; cf. ib., t. I, 136); Chacun cherche en son râtelier Qui les harnois d'un cavalier, Qui sa lance, qui sa rondelle (Scarr., Virg., II, 248); cf. Brébeuf, Luc. trav., 143, et 161 : Femmes grosses accouchèrent Qui d'une huître, qui d'un chat, Qui d'un fagot, qui d'un rat, Qui d'une anguille menue, Qui d'une beste cornue, Qui d'une longe de. veau.

en 4 638). Je l'ai trouvé dans quelques textes (ainsi Merv. de Nat., 463) ; mais ils sont presque tous burlesques ou comiques *.

Un, au singulier, sans pas, devient tout à fait rare et populaire. Maupas fils cite encore uns (= les uns) en 1638 (p. 109). Il retarde. Sorel a fait là dessus une remarque intéressante: Ayant mis une dans la bouche d'un berger, il observe : « Si ce berger dit à Cécile qu'il songe par trop aux beautez d'une de qui le bel œil l'enchante, sans dire si c'est d'une fille ou d'une tigresse, c'est une ancienne façon de parler qui a voit quelque grâce. Anth. de Baïf commence ainsi une chanson » [Berg. extr., Rem.} III, 117) '.

Pas un, au contraire, est en plein usage. Maupas et Oudin le définissent. L'Anonyme de 1657 le dit élégant (66), il cite même un écrivain qui aurait risqué point une : Il ri y en a point une plus remarquable, ni plus avérée. En réalité il faut arrêter la voix après point. En tout cas, pas un est classique 3.

1. En mangeant tretous comme il faut (Cl. le Petit, Chron. se, Paris ridic., 115; cf. 112) ; retirons-nous très tous ensemble [Corn. Prov., A. th. fr., IX, 19) ; Que ne sontils tretous pendus (Disc, sur la mort du Chapellier, V. H. L., V, 39).

2. Amour rendit par la conversation du berger Leonide plus nécessiteuse d'un qui parlast pour elle (Astrée, 1615 1, 77 a et b).

Cette ancienne façon a été gardée parles comiques et les burlesques: Une simple Bergère asservir sous sa loy Un qui peut commander en qualité de Roy (Mairet, Sylvie, v. 91-92, p. 18); mon chemin s'adressa vers Saine t-Eustache, chez un qui est accreu en biens sans faire tort h personne (Le Pont Breton des Procureurs, V. H. L.,

VI, 263; ; je croy Qu'un qui peut s'exempter d'une si douce loy Vit à Vabry des maux que le Ciel nous envoyé (d'Ouv., Coif. à la mode, III, 1); cf. Aux Pères Dom Jean et Dom Cosme Un dont le dos devient un dôme, Depuis dix ans toujours assis. Ecrit ces vers de sens rassis (Scarr., OEuv., I, 179; cf. cTAss., Ov., 132).

3. Si V imprudence de Narcisse a paru en pas une de ses actions (Let. PhylL, II, 29); le Berger... jura... que jamais dans aucunlivre il n'avoit veu que pas un Amant eust eu en sipeu de tempsde si rares Avantures (Sorel, Berg. extr., I, 132; cf. 1. V, I, 368); Si vous aspirez à quelque gloire, n'en aspirez à pas une qui vous soit commune avecque personne (Nouv. rec.de let., 1638, Let.pol.,6) ; Tous regardent l'empire ainsi qu'un bien commun Que chacun veut pour soi, tant qu'il n'est à pas un (Corn.

VII, 430, Pulch., v. 121) ; Il ne sembla commun à pas un (Sarasin, GEuv., I, 283).

Les burlesques s'en servent souvent (Loret, 20 oct. 1657, 4; 3 nov. 1657, 233; 5 avr. 1664,168).

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