LES RADICAUX
ALTERNANCE A-E. — Il n'est plus question deparoir. Le désordre même des formes données par Maupas le prouve : il pert, il parut, il a paru , paroir ei paroistre, parroissant, il perra et paroistra (256). Nous avons affaire à un verbe où tout commence à se reformer sur paroistre. Il appert, lui-même, que Oudin déclare seul usité (Gr. , 177) , appuyant ici Mlle de Gournay (0., 591), ne demeurera que dans la langue du droit *.
ALTERNANCE E-IE. — La décadence de ferir continue (voir t. II, 3i6). Malherbe souligne le passé simple, encore commun au xvie siècle (Doctr., 414). Et le fils de Maupas déclare que les composés sont plus usités que les simples (1638, 229). Dans les textes ferir, féru restent communs. Je n'ai trouvé les formes personnelles que dans des vers burlesques : Echo le vit et s'en ferut (Richer, Ov. bouf., 325). Sorel lui-même ne disait-il pas que c'est un de ces mots que la populace elle-même condamne, ne sachant plus qu'à peine ce qu'ils signifient [Disc, sur lAc. franc., éd. Liv., I, 470).
Gésir est conjugué par Maupas (252): je gis, gesi, gisant, gesiray, gerray, la gesant : la femme en couches. Oudin déclare gît, gisant seuls usités (Gr., 16 i) 2.
Seoir et cheoir. J'ai déjà signalé au xvie siècle (t. II, 349-350) la confusion extrême qui régnait dans la conjugaison des verbes seoir et cheoir. On trouvera les témoignages des grammairiens dans Thurot (I, 52i etsuiv.). A l'infinitif, on hésite entre choir, soir et cheoir, seoir. Sont d'avis que l'e ne s'entend point dans cheoir, Du Val (67), Maupas (258) et peut-être Oudin 3. Du Val (ib.) veut l'orthographe
1. Il est à remarquer qu'il est commun dans les pamphlets de Dubosc Montandré [F. M., 7, Fo., 11, A., 13, etc.). Mais le même emploie il conste (A/., 23).
2. Puis fecriray sur un tableau : Cy gisent dessous ce tcmbeau Deux gros usnes (Onoiihage, 1649, V. II. L., III, 74),