LIMITES DE LA DIFFUSION DU FRANÇAIS
Paris, the mode is to flatter the prude, laugh at the faux-prude, make serions love to the demi-prude, and only rally with the coquette^. » Il ne montre pas son français, il Tétale. Formules de politesse, compliments et salutations, il semble que le français en possède d'intraduisibles, et qu'il faut prendre. Comment terminer mieux un billet anglais que par un : Adieu, mon mignon'^ t
Dix fois aussi on voit reparaître l'important valet de chambre, qui fait loi dans la ma son en raison de ses origines, envié par les uns, mais copié par les autres, qui essaient d'attraper son air, ses manières et sa langue. Betty a saisi au passage les expressions de Dufoy, qui n'ouvre pas la bouche sans dire au moins un mot de français à travers son anglais, et elle jargonne : « Methinks he has fort bonne mine, Monsieur. Now, if you please to make your little adresse and your amour... ^. » Le cocher lui-même s'est assimilé quelques formules : Your serviteur très humble, monsieur *.
Bien entendu, cette satire verbale fût devenue vite monotone, si elle s'était longtemps attachée au seul langage. Elle va plus profond, et ce que l'on dénonce, c'est une double influence délétère de cette domesticité française, qui corrompt à la fois les mœurs et la langue. Le mauvais génie de lady Fanciful, c'est Mademoiselle, une femme de chambre qui a les principes de Macette et la verve de Figaro ^.