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APRÈS LA MORT DE GUILLAUME H

à Paris ou ailleurs K On lisait à Amsterdam les petites Gazettes de Paris 2 et le poète Van der Does se moquait des poulets bigarrés que la jeunesse dorée adressait aux dames ^. Certains bourgeois aisés, sans avoir les goûts raffinés des nobles, n'envoyaient pas moins leurs enfants « voir du pays », et ce pays était l'Angleterre et la France. « Les bourgeois de Hollande les plus aisés, dit Temple, après avoir fait achever à leurs enfants le cours de leurs estudes chez eux, les font voyager dans les pais estrangers, tout ainsy que nostre Noblesse a accoustumé de faire : mais ils ne voyagent principalement qu'en France et en Angleterre, quelquefois aussy en Italie, et très rarement en Espagne. Pour ce qui est du Nort, ils n y vont point du tout ^. »

Limites de l'extension du français. — Ce n'est pas à dire que le français fût universellement répandu. Dohna raconte quen 1649, pendant qu il se promenait le long de la rivière de TAllier, un de ses ofliciers hollandais, qui savait plus de latin que de français et

<Ie pouvoir faire valoir chez eux les qualités, quMls ont acquises ailleurs, et où ils pourroient faire une %ure, qui s^accordast mieux avec leur humeur, et avec la vie de la Cour, qu'avec les coustumes et les ordres establis dans les gouvernements plus popu laires » {Rem.s. VEtat des Prov. Unies, 1674, 218).

Us sont, remarque-t-il aussi, « en leurs façons de vivre et manière d'agir biendilTerents de celle du reste du peuple. Car ayant esté la pluspart élevés hors du pais, ils affectent plustost la galanterie des Cours voisines, que Tair de leur Province. . . Us !^ estudient fort à imiter les François en leur mine, en leurs habits, en leur manière déparier et de manger, en leurs galanteries et en leurs débauches « (/i)., 216-217).

1. En 1680, M. de G. est envoyé en ambassade en Allemagpie. A La Haye, il dîne avecle prince d'Orange chez M. d'Odijk, qui avoit lié amitié avec M. de G., lorsqu'il étoilà Paris (Mdxx, o. c, 212). En 1657, se trouvait dans le Poitou un jeune Hollandais, M.d'Ossenberg, chez lequel un cousin des de Villers, M. de Vredestein, devait se rendre aussi, « afin d'apprendre la langue et voir le paï's » (JoarnAl du voyage de deux jeunes HolL, éd. cit., 183 et suiv.).

2. Annonce de la Gazette d'Amsterdam, iv du 15 sept. 1667 : « Les curieux auront à l'heure de la bourse la Gazette burlesque de Paris » et le 22 sept. : « Vous aurez aujourd'hui, et dorénavant, le mercredi de chaque semaine, la Gazette burlesque de Paris, en demi-feuille de papier » (Hatin, Les Gazettes de Hollande et la Presse clandestine, Paris, 1865, 141). [Nota : On ne connaît pas de périodique parisien intitulé Gazette burlesque, Tautcur entend sans doute par là une continuation de la Muse historique de Loret].

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