LE FRANÇAIS DAKS LA BÉGJON DU RHIN
française réfugiée. Cet événement ne fut pas pour arrêter le développement de la culture française, comme bien Ton pense. Aucun prince n'y fut plus favorable que Frédéric V. Sa première jeunesse s'était écoidée à Sedan, chez le duc de Bouillan; sa femme Elisabeth, était une Stuart, d éducation toute française. On le savait si bien dans le pays qu en 1613^ pour souhaiter la bienvenue à la princesse, un jeune garçan lui offrit au nom de TUniversité, en même temps qu'une corbeille de fleurs et de fruits, un petit compliment en notre langue : u Madame, la déesse Floi*e et Pomone vous saluent et souhaitent toute bénédiction et félicité et yous présentent cette corbeille ^ » C'est encore dans notre idiome que les deux époux s'écrivaient, quand ils étaient séparés ^. En 4623, Ta Ordre establi par Sa Majesté de [Bohème, touchant l'éducation de M. le Prince de B. », Frédéric Henri, son fils, confié du reste à un précepteur français, fut rédigé en français 3.
La guerre et l'invasion désorganisèrent les colonies de réfugiés français établis sur le pays, mais leur ruine ne fut que momentanée, et après la paix elles se reformèrent en partie.
Hessb. — On [ignore généralement que le Réformateur qui convertit la Hesse, est un Français, F. Lambert d'Avignon^.
Les fils du landgrave Philippe le Magnanime (1509-1567), furent élevés, l'aîné Philippe, avec le duc de Dampierre, l'autre, Georges, à la cour Palatine, où il devait apprendre deux langues vivantes, l'italien et le françaiis. Philippe, à son tour, envoya deux de ses fils étudier à Strasbourg. C'est là que Guillaume connut Jean Garnier