‹ Histoire de la langue française des origines à 1900Chapitre 241 sur 385 · Gebauer, o. c, 73; cf. Grûcker, o. c, I, 12 et n · texte numérisé non relu

Gebauer, o. c, 73; cf. Grûcker, o. c, I, 12 et n

2. Un Français, Salomon de Caux fut, en qualité d'ingénieur et d'architecte, chargé de présider aux embeUissements de Heidelberg, entre 161-i et 1620 (Gebauer, o. c, 223).

3. Gebauer, o. c, 211 et n. 19 a. Frédéric Henri ne devait pas régner, mais plusieurs de ses frères et sœurs, devinrent tout Français : Edouard et Louise Hollandine. Celle-ci obtint en France, l'abbaye de Maubuisson. Son fils Edouard, épousa la princesse de Gonzague. Une des filles nées de ce mariage devint princesse de Condé. L'état d'esprit était le même dans la branche cadette, car à la même époque, le petit prince, Philippe Guillaume (né en 1 615), qui devait plus tard devenir Électeur, apprenait, d'après les Instructions établies pour son éducation, à parler, à écrire et à lire l'espagnol, le français et l'italien (Gebauer, o. c, 210).

En 1631, la bibliothèque du prince Jean- Louis contenait, dit-on, les Œuvres mttthé matiqnes de Stévin, le Cabinet de la route marinesgue^ un Liure de ponrtraiclureSf Le Secrétaire françois, un Testament français^ Les OEuvres de Balzac et la Grammalica gallica de De Serres (Id., i7>., 217, n. 16).

4. n y a à la Bibliothèque de la Société de l'Histoire du Protestantisme, un livre adressé par ce Fr. Lambert d'Avignon à Charles-Quint : Somme Chrestienne a tresvictorieux Empereur Charles ^ de ce nom le Cinqniesme, Composée par Fr. Lamb. Davignon. A Marburg, 1529.

d'Avignon * qui fut son premier maître de français, avant de devenir prédicateur à sa cour ^.

Depuis cette époque, la Cour de Hesse-Cassel resta en rapports politiques étroits avec la France. En 1602, le landgrave Maurice entreprit un voyage incognito en France, qui ne ressemblait point à une partie de plaisir, mais plutôt à un voyage d'études et à une démarche politique. L*entente qu'il conclut avec Henri IV l'amena à échanger avec lui une correspondance qui ne prit fin qu'à la mort du roi. Cette correspondance est en français ^. Maurice se piquait d'être écrivain en notre langue. Il avait rédigé un Commentaire du premier livre de Moïse^ en latin et en français, et des pièces de théâtre, malheureusement perdues *. De bonne heure, ses enfants furent mis par lui à Tétude du français. Sa fille ainée Elisabeth, à sept ans, lui adressait de petites lettres en cette langue ^; son fils cadet Hermann, qu'il avait entouré d'une domesticité française, la parlait à six ans. Sa fille Agnès, dès son plus jeune âge, eut une institutrice française ®.

Plus tard, au moment de la guerre de Trente ans, sa femme n'hésita pas à faire faire à ses deux jeunes fils Christian et Ernest le voyage de France, bien qu'ils dussent, pour y arriver, traverser d'abord la Hollande et l'Angleterre. A Paris, ils firent la connaissance de Grotius, du duc de laTremouille et de la belle duchesse de Rohan, que Ton voulait faire épouser à Bernard de Weimar, chef des protestants, allemands. Ils passèrent par Charenton pour se rendre à Bourges, où ils étudièrent.entre 1 635 et 1637, après s'être inscrits dans V Album academicum.

1. Jean Garnier a écrit une Brieueet claire confession de la foy chreslienne, in-18, 1552, sans lieu, qui est à la Bibl. de la Soc. de THist. du Prot. Son Instituiio gallicae linguae est de 1558 (v. Stcngel, o. c, n* 18). Elle est adressée: D. Ludovico et D. Philippo{çernianisfratribus, Lantdj^raviis Hœssias, Comitibus in Catzenelnbogucn, Diets, Zie^^cnhain et Nidda, dominis suis clementissimis, et datée de Marbourg, Calendes d*Août. Dans T^pl^re, l'auteur dit aux jeunes princes que Guillaume, leur aine, s est instruit dans les langues, et quMlfaut qu'ilsdonnentrexempleau plus jeune, le Prince Georges. Suivant Stengel, ce Garnier aurait été professeur de français à l'Université de Marbourg, dès 1555 (voir Dcu^sc/ie Lit. Ztg, 19 mars 1904, p. 671).

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