‹ Histoire de la langue française des origines à 1900Chapitre 250 sur 385 · Id., ib.y · texte numérisé non relu

Id., ib.y

4. En 1624, parait à Cologne une nouvelle grammaire de Jean Ba s fores t (Stengel « o. c, 70). Ennen, dans son Histoire de la ville de Cologne^ IV, 848, cité par Stcinhausen, ttri. c, 379, dit que ce Basforest professait à Cologne. Je n'ai malheureusement» sur lui aucun renseignement.

5. Dorfeld, o. c, 8. Il y avait eu une église de réfugiés français.

6. Gebauer, o. c, 97. Il avait accompagné Tarméeque Wolfgang de Bavière amenait à Coligny.

Jean-Louis, Gustave-Adolphe et Walrad. Mais la traduction cpi'il fit de Comenius est dédiée à Guillaume X de Nassau-Orange.

Nous verrons que de oes cours on écrivait en français au roi de France, et lors des traités de Westpbalie, celui des ambassadeurs impériaux qui parlait le plus volontiers le français, appartenait à une des branches de la famille. C'^était Jean-Louis de Nassau-Hadamar(1590-16S3)^.

En 1609 Potier d' Es tain enseignait à Dortmund. Mais auparavant il avait été à Essen, où non seulement il était bourgeois, mais « notarius publions », en même temps que professeur de langue, d'écriture et de calcul ^. Il parait avoir eu pour élèves de grandes dames, auxquelles il dédie son livre.

Francfort. — Dès 1554, des réfugiés calvinistes, amenés par le pasteur Valérand PouUain, étaient arrivés dans la ville, où ils avaient été autorisés às'^établir. Diaprés la « Chronique » de Lersner, leur maître d'école aurait été un nommé Georg Maupon. En 1561, on y comptait 2036 étrangers, dont un grand nombre de langue française ; mais on leur retira Texercice public de leur culte. Victimes du fanatisme catholique, ils étaient maintenant la proie du fanatisme luthérien. En 1596, on poussa l'intolérance jusqu'à leur interdire Texercice privé, après l'autre. De sorte que les écoles qu'avaient pu fonder les calvinistes français n'ont eu qu'une existence éphémère. Nous savons les noms de quelques maîtres, Jean de Roy, Jean de Mattys, Jean Sauvage, par les persécutions dont ils furent l'objet. Ce dernier, accusé presque d'immoralité, en tout cas d'impiété, par des concurrents allemands qui le jalousaient, fut considéré comme apostat. Il partit pour Hanau, où en 1593, avec l'autorisation du comte Louis II, s'était établieune colonie considérable de huguenots français. Sauvage y ouvrit une école^^. D'autres cal-

1. Quand le comté Loniba entre les mainsdes Lorrains, Féglise réfugiée en souffrit ; mais ce mallieureux pays était destiné à passer encore d'un maître à Tautre. U fut Français juste à temps pour que la Révocation lui fût appliquée, et quand la religion réformée s'y rétablit, ce fut en allemand.

2. Sa Grammatica Gallica (Bibl. Grand-ducale de Darmstadi, C. 123d, 33) a été imprimée à Cologne en 1603. La Préface, datée du !•' août, est adressée à « Fûrstin und Frawen | Frawen Margarethen Elisabeth | des Kayserl. Frey. welilichen SiiiFis Ëssen j auch Freckenhorst | Abdissin, etc. . . Geboraer Gr&vin zu Maaderscheid und Blaue Reuhaimb etc. Frâuwlin zu Gerolsiein | sciner gn&digen Furstin und FrauM'en. Undden | der Wollgebornen Grftvin und FrauwUn | Margarethen von Dhaun | Grâvin zu Falckenstein und Frâuvvlin von Obei*atein und Bruch, seinem Gnadigen Frftuwlin | zu £hre.

3. Une ÉglUe réformée au XV II* siècle ou Histoire àe V Eglise wallonne de Hanau depuis sa fondation jusqu'à l'arrivée dans son scindes réfugiés français^ parj. B. Leclercq, Hanau 1K68, Imprimerie des orphelins, in-8*» ; cf. Bettina Strauss, La culture française à Francfort au XVlïl* siècle. Paris, 19U, 4-7 et 16.

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