‹ Histoire de la langue française des origines à 1900Chapitre 280 sur 385 · Joli, (Al.) (St., n · texte numérisé non relu

Joli, (Al.) (St., n

l'enseignement du français 321

Ibourg*, Ratzebourg^, Lunebourg^, Halle*, Leipzig^, léna^, Dresde^, SalsbourgSj Passau ^, Rostock^o, Berlin**, Vienné*"2.

Goût général pour le français. — Le goût de savoir le français 4s'étendait peu à peu et gagnait de nouveaux cercles de la société allemande. Il y a là-dessus un mot de Thomasius, observateur si réfléchi, qui mérite l'attention : « Dans beaucoup d'endroits, dit-il, les cordonniers, les tailleurs, les enfants et les domestiques le parlent 'Suffisamment*^. » C'est en efl'et parce que le besoin de notre langue était devenu général, que tant de gens l'enseignaient à tant d'en- -droits. La multiplicité des cours, des maîtres, des métho.des, n'est pas une cause, c'est un effet. Il les fallait nombreux pour répondre aux inclinations et aux désirs de toute une jeunesse. Un chiffre suffit. Admettons que l'auteur — un pamphlétaire — exagère pour sa démonstration. Mais en diminuant son total de moitié, il resterait encore colossal. En 1689, nous dit cet Allemand, 40.000 Allemands seraient allés en France**.

On voit qu'il n'y a guère d'exagération dans ce que proclame Menudier, en tête d'une méthode datée de 1681, avant le Refuge : « La langue Françoise ne peut plus gueres passer pour EtrSgere dans l'Empire, car si elle n'en est pas originaire, elle y est du moins fort naturalisée, puis qu'elle est comme maternelle à tous les gens de qualité, et que la plus part des personnes de mérite en font un de leurs principaux ornemens, elle est commune dans le commerce,

1. 1671, Joli, Regulen der franz, Schreib-Art (St., p. 49, n. 2) ; — 1686, Lemiite (dit Du Buisson) (St., n» 182);— 1689, Lermite(cIiLDu Bui.sson)(St., n* 192) ; — 1693, Anon. (St., n" 202) ; — 1709, Mouton, Charles (St., n« 248) ; — 1711, Mouton, Charles (St., !!• 253).

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