État de U Cour de Br
LE refugf: 339
d'Espense * ; M. de Varenne, qui avait servi sous les ordres de Turenne, comme lieutenant-colonel. Abandonné par sa ferame^ qui était catholique, il avait épousé une chanoinesse, et avait été autorisé par l'Electeur à lever un régiment où tous les officiers devaient être Français -. M. de Cormont était capitaine d'une compagnie du régiment de Duhamel. M. de Justel avait eu aussi un brevet de capitaine 3, ainsi que Christian Louis de Marconnay. M. de Streiff, général major était gouverneur de Francfort-surl'Oder, M. de Briquemault gouverneur de Lipstadt ^.
Parmi les réfugiés, on avait formé tout un régiment de mousquetaires ^. Il est à noter — ceci dit pour éviter les fausses interprétations et les déclamations déplacées — que des permissions étaient accordées à cet effet par le Roi de France **'.
Les Français dans les charges civiles. — Dans les fonctions civiles, les Réfugiés s'étaient également introduits partout, jusqu'au sommet de la hiérarchie '^. Le^ jurisconsultes distingués parleur naissance ou par les charges qu'ils avaient exercées et qui n'avaient pu être placés, formaient avec les gentilshommes qui n'avaient pas pris de service dans l'armée, le corps des conseillers de cour et d'ambassade. Les plus jeunes avaient le titre de secrétaire de S. A. E. La liste de 1698 nous en a fait connaître une foule. Je citerai : Théodore du Bellay de Montbrelais, frère de du Bellay d'Anché, dont nous avons parlé plus haut, conseiller d'ambassade ; Louis de Marconnay de Blanzay, Charles, marquis de Chandieu, Louis de Montanhac, sieur de Coussan, qui occupèrent les mêmes fonctions ; PaulMichot et Le Clerc, secrétaires de TÉlecteur ^ ; David Monnot, « informateur français de la Cour » ; Louis le Rachellé, trésorier de l'Electeur ; Etienne Jassoy, secré-