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CHAPITRE II LES TRAITÉS DE WESTPHALIE

Les usages a la fin du ministère de Richelieu. La correspondance. — Grâce au zèle de deux fonctionnaires diligents, nous savons très exactement quels étaient les usages des divers gouvernements dans leurs relations diplomatiques, vers la fin du ministère de Richelieu. En ces matières où un titre, une formule, une place, le moindre détail de cérémonial importe et devient, au sens propre, une affaire d'état, tout a été observé, noté, enregistré. Les frères Sainte-Marthe ont fait, autour de 1640, la récapitulation des idiomes employés par les diverses puissances. Voici celles qui correspondaient en français avec la Cour de France : le grand maître de Malte, le duc de Savoie, la duchesse, le cardinal et le prince Thomas de Savoie, TÉlecteur de Cologne, le duc de Deux-Ponts, le comte de Nassau, le landgrave de Hesse, le comte de Rheingraf, le margrave de Bade, le prince de Salm, le roi de Bohême^ le duc Fr. de Lorraine, le comte de Vaudémont, le cardinal de Lorraine, le roi d'Angleterre, les Etats généraux de Hollande, le prince d'Orange, le bourgmestre de Liège, la reine de Hongrie * ; la reine d'Espagne et la reine d'Angleterre écrivent aussi en français. Le duc de Mantoue écrit quelquefois en français, généralement en italien 2.

La liste est assez longue, comme on voit. Toutefois, il ne faut pas oublier, en la lisant, qu'un certain nombre des « potentats » énumérés sont de langue française, comme le duc de Savoie, les Lorrains, le prince de Salm, le bourgmestre de Liège. La reine d'Espagne et la reine d'Angleterre ont aussi leurs raisons personnelles. Ce sont des Françaises. Quand on a ainsi fait les retranchements qu'il convient, le nombre des puissances se trouve fortement diminué.

Sainte-Marthe constate d'autre part que certains princes, tout voisins de la France, comme l'Électeur de Mayence ne vont pas

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