‹ Histoire de la langue française des origines à 1900Chapitre 56 sur 385 · Ib., 278, 283, et · texte numérisé non relu

Ib., 278, 283, et

3. Uéricourt a écrit son histoire de rAcadcmie de Soissons en latin. II s'aperçoit du reste combien pareille idée est bizarre. Ses confrères aussi le lui disent « At enim, quae te ad id libido irapulit, ut verbis Latinis Narrationem contexeres de AcademiA, ad excolendum Gallicum Sermonem, maxime institut& ? »

Les raisons qu*il donne pour se justifier sont amusantes. Il devait s*en aller avec M. J. Foucauld, président, en tournée de répartition dans les provinces. En chevauchant, il préparait son récit, et le retenait mieux en latin, pour y avoir pris plus de peine. Au reste il avoue que loin de TAcadémie, il avait oublié son français, en vivant vingt ans au milieu de gens parlant un idiome barbare. Il ne manque pas d*igouter que son livre, dans une langue plus générale, ira plus loin porter la gloire d'une nation où il n'y a plus trace de barbarie, et où les esprits les plus polis s'appliquent « la culture de la langue maternelle (Ad lectorem. Cf. lettre à Guidon Vertron, historiographe, p. 259-260. De Academia Suessionensi. Montauban, Sam. Dubois, 8**, l(>86.

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