Id.,i
3. p. 21. « Cette opération du « troc » (d'enfants), qui se pratiquait encore en Alsace à la fin du siècle dernier, reposait sur cette vérité économique élémentaire que là où il y a de quoi nourrir quatre bouches, ^n en peut toujours rassasier une cinquième. 11 n'y avait donc guère d'autres frais à couvrir que celui du déplacement des garçons ou des jeunes filles qu'on dirigeait sur un centre plus considérable de coreligionnaires; les protestants allaient à Montbéliard, Genève, Sedan, Metz, etc., ou seulemeat dans une des petites enclaves du territoire transvosgien, comme la principauté de Salm ; les catholiques se rendaient de préférence à Metz, Nancy, Besançon, Belfort, Saint-Dié, Senones et autres lieux (Reuss, o. c, II, 195).