U POfiSIE HOSÉBIOI
«o régime i^uriel, le trouve d'une façon îndobiuble dans Ctrmî de BêuaUm, poème da commencement du quatonième siède. >MeU,àl1mpératif.
* Uw ou i^ ne prenait pas la marque dn plnrid«
^ Marie de Rranœ, U Chiem ei le BntU: Fana tenoignace iftBt traient.
* Deux. IM an e^Jet, dlwtautëgnne*
* Heureux, jooissants.
^ Manoir, séjour. En U terre hongroise, en un leur hA manage, Berte, lxi.
** Si jamais la gant me requiert de...
*■ Celui-ci.
*> Méditer, préparer dans la pensée. Me traliison ne fit, ne ne la porpensa, Knemals, p. IM.
^ RoUns est preus, et Olirien est sage, Qmimu de Beiend, uxxy.
*' Comment
To8t obéit Pstrode à * son ami cornant, Fait * issir de la tente Brisais au coi^ 'gent, Et la done ans heraus, qui, près le flot bniiant, S*en revont *o la femme à regret les suivant. Piémont se siet Achile arrière sa mainie, L^œil sur la mer profonde, prés la ri?e blanchie» Et» les bras esténdus, 'rcclaint sa mère amie: fl Mère, tu m'engendras à moût peu longue vie. fl Jupiter Olympien, qui tone au haut des cieus, c Promit du moins honeur ; sa promesse est faillie ; c Car outrage m*a fait Atrides orgueilleus : •Il tient mon guerredon, Ta * toUu par * maistrie. •
* Au commandement de son ami. En son père verger, Bemeneerû, p 11.
* Sortir.
* A sa suer prent congé, Berte qui ot cors gent, B«rf0, ix. ♦Avec.
* * Réclame, impbre. Beciamêr se conjuguait : Je reeMu, tu fMJMiis, reelttitti, comme amer (aimer), foin, tu eku, il aint. « Pris, enlevé, du verbe toidrê ou tollir, du latin têUere, V D'autorité.
ET L'ANCIERNB POÉSIB FRANÇAISE. 519
Si parla fl pleurant Bien l'entendit sa mère,
Assise au font des floi près du vieillart son père;
Tost saillit hors de Tonde corne brume légère»
S'assit au devant lui» qui versoit larme amere,
A main lui fil caresse» et lui dit debonere.
« * Beaus fils, qu'as à gémir? > Dont viens tant 'deuil à fere?
< Di, ne me celé rien» si qu'à nous deus ^apere. »
* Beau fils est une location d'amiliâ tr6s*fréquente dans nos vieux poSmes.
* D'où, pourquoi.
* Faire deuil, être affligé et exprimer son affliction. Pourquoi faites tel duel ? ni poez recovrer, Chanson dâ$ Saxons, Préf. , p . xvm.
^ De sorte que cela nous apparaisse, nous soit connu. Le subjonctif &aparobr était ijMfV, Ains que guère de jour là en droites apere» Berte, xuv
Achile lui respont, qui gémit tout pleins ' d'ire: € Tu le sais; ce que sais, à quoi bon tout redire? > Nous primes Thebes sainte, la *cit d'Eetion ; € Et tout en raportames grant 'eschac ^à bandon. € Entre eux la gent en firent droite ■ division ; cGhryseis au vis clair eut Atrides en don : < Tost vint Ghrysés, li prestre du dieu de longue archie, fl Es vaisseaus des Grégeois aus tunique d'airain fl Offrir grant raançon pour sa fille dierie ; fl Et, tenant sceptre d'or et bandel en sa main « De Phebiis Apollon, tous les Grégeois ^suplie, « Surtout les deus Atrides, qui ont grant seigneurie, i A ce très bien s'assentent ^ luit li autre Acbeen, f Faire honeur au "prouvere et prendre l'amendie*
:m . ' LA POfiSlE HOMÉniQUB
«Li *seus Agamemnon n*i a le cuer enclin, fl Durement Farraisone, el mal le congeîe. c Gouroucés s*en reva li vieillars ; mais ouïe
■ Sa voix est d'Apollon, qui Faimoit '^en certain.
« Sur nous li dieus *^ vengere lança flesche enemie; « Ore à foule mouroit la gent; et tout <*à plein c **Li dieu carrel '^feroient la grant ost d'Achaîe. ë Le dieu vouloir nous dit devins de grant *^ dergie. ë Tost premiers je comande soit Pire au dieu fléchie.
■ *< Lorcs '^esrage Atride, et, se levant soudain. ë II m'adresse menace qui jà est accomplie *
ë Acheen aus yeus noirs, avec ofrande eslie, 4 Ramènent Ghryseis à Glirj'sela ** garnie, : fl Et **orains de ma tente par heraus est ravie fl Briseis, que je tien des enfans d'Achaîe. . fl Mais tu, prent, se tu peus, ton ^ fil sous ta baiUie ; fl Implore Jupiter, en TOlympe *< saillie, ' « Se de fait ou de vois lui donas onque ** aie. ë *' Ens au manoir mon père t'ai mainte fois ouïe i Te vanter que lu, seule de "^rimmorlel mainie, € Le dieu des noirs nuages, fil Saturne, sauvas, fl Quant Junons et Neptune et Minerve-Pallas fl Et li autre tentèrent de le charger de *^ las « Mais tost des las tu vins délivrance lui faire» fl En l'Olympe apelant le géant aus cent bras, fl Qui Briarée au ciel, Egeon sur la terre fl À nom, et si est il plus vaillans que **son père , fl Près Jupiter s'assit à contenance Ûere; « Li dieu fortuné tremblent, et il laissent les las. flVa, prent-lui les genous; et, pour ce souvenir, fl Qu'il fasse grant vigueur as Troyens •' revestir, fl Et Grégeois jusqu'aus poupes de leur vaisseaus s'enfuv « Sanglans, si que bien puissent de leur roi b'esjouir, fl Et qu'Atrides son dam reconnoisse à loisir, flU à qui n'a chalu le plus vaillant honir. •
' Ire avait aussi bien le sens d'affliction que celui de colère. *U dté * Butin.
ET L'ANCIENNE POÉSIE FRANÇAISE. 5Sl
* * Sans ré. erve, avec ardeur. Puis il clievauclie à force et à bandon» RondsvalSf p. 85.
* Qu'il nous en fasse voire division, Roneisvais, p. 155.
* Et qu'eus veulent tuit suplier, Chronique des dues de NarmmuUet V.1587.
'Tous.Voy.IV
* Prêlre. Voy. lY.
»Leseul.Yoy.lV.
*<* Certainement. Soissante sous cousta, un an a» en certain, Derte, Lxxni.
" Vengeur. Yengere au nominalif, vengear au régime. '
<* Pleinement. De qui la gent se plaignent de toutes pars à plein» Uerle, Lxxni. ?
•* Les carreaux du dieu.
'^ Frappaient. U dieu vouloir, la volonté du dieu.
" De grand savoir
'^ Lores ou lors.
" Se courrouce.
*« Pour garnie, voy. XVII.
<*Tont à l'heure. Uns ermites me dit orains tout doucement, Berte, zlvii.
**Ton fils. Fii ou file ou fieu$ au nominatif,-/!/ au régime.
^ Étant montée en TOlympe.
«Aid-, secours Voy. XVin.
** Dans le manoir de mon père.
^ Immortel est au féminin, comme le serait immortaUe»
^ Lacs, (lUC d'ailleurs on prononce !à.
^ Les érudils ne savent pas au juste ce qu'Homère entend par le pcrc de ce géant.
" Uouli refu Blanchellors de joie revestie, Berte, aavm.
Or en versant des pleurs lui respondit Thetis : « ' Ilemi ! * mar t'engendrai, mar te nourri, beaus flb! • Que n es-tu ci seans sans larmes ni soucis, « Tu à qui par destin peu de temps est promis ! f Mais as tant moins à vivre et tant plus à douloir; f Par >male de$tinée t'engendrai au manoir ! f J'irai porter au dieu qui se pLiist au tonerre, f En rOlympc neigçus ta plainte à bone (in.
383 LA rOÈSIE HOMÈRIQUB
• Tu, sis aus noires nefs, en ton courons ariere c Demeure, et delà guerre évite le chemin.
c Li dieus est ^ o les autres, * hier allés repas fere f *Es bons Ethiopiens Ters TOcean lointain, f Douze jours ^ en après à l'Olympe il * repère, c J'irai lors en sa sale, dont li * seuils est d'airain,
• Embrasser ses genoux; il m'entendra, j'espère. •
»Voy.XlV.
* Ce mot, très-fréquent daiis les vieux poèmes, signifie d'tme manière funeste, à la maie heure. Guenelon sire, mar fustes engendrés, BonâsvaUj p. 18. Mar pai*ait être une ooniractîon de malakirû, et a pour opposé hier, qui veut dire d'une manièie heureuse, à la hoone heure.
>Cuens Guis amis, com maie destinée... BûmaneerOt p. 37. *Avec.
* Hier est toujours monosyllabe dans nos ancieni po&nes; Molière le fait souvent monosyllabe.
* Gbei les bons Éthiopiens.
^ Et en après Gerart de Roussillon, iUmeiêvais, p. 88.
* Il retourne.
*Qu'ele un jour s'asist sur le seuil, Mae» m Paaib, le Sotuu U la Mne (grenouille).
A ces moi se partit de son fil, qui endure
Grant courous pour la dame à la bêle ceinture,
La dame qui lui fut ravie à mak injure.
Ore Ulysse ^aprochoit Ghryse en droite aventure.
Tost dans le havre où Teaue est profonde et *seûr€
La gent amené et range en la nef la voflure,
Lasche > haubans, abat au * coursier la masture,
Puis, rame en main, * acoste le navire en droiture^
Jeté *piere8 à fond, lie amares à bort,
Et ^ à tant met le pied sur la beiige du port.
*0 ht sainte hécatombe, Ghryseis * la louée
'^Ist delà nef couriere en la mer azuré
Par Ulysse à l'autel est la fille menée;
n la remet au père et dit sans *^ demeurée: f '* Tamein de part Atride à toi ta fljle aimée, f Ghrysès, et à Phebus hécatombe sacrée, f Si qu'uns drois sacrifice apaise le seigneur c Qui Tersa sur Grégeois et mai et grant douleur. »
' Approchait de Ghryse.
' Sûr, qui est use (Contraction de Fandenne forme : «âr» de êeemmi.
> Estrems traire, hohens lermer, Roman de Brut, v. 1148S.
^ On appelait coursier, dans les galères, le passage entre les deui rangs de rames, dans lequel on couchait le mât. Tous les termes sont techniques.
* Les nefs fist k terre acoster. Roman de Brui.
* An lieu d'ancres on se servait de grosses pierres. 7 GeU fait. Voy. UX.
•Atec
* Cette épitbète est firéquente dans nos yieux poèmes: Voies l'orgueil de France la loée, Chanton de Roland,
«Sort.
*^San8 retard. Dites moi se c'est vrai sans longue demorée, Berte, cxr.
«•J'amène.
Si dît et la remit dans les mains de son père»
Et *cil reçut à joie sa fille 'qu'il eut chère.
To8t rhecalombe est 'lei Tautel en bêle piere.
On se lave les mains, on prent Forge; à vois claire .
Fait Chrysés, bras levés, pour les Grégeois prière :
« Entent-moi, tu dont Tares est d'argent, emperere
« En Tenedos et Ghryse, et sire debonere,
«M'as ci-devant oui, quant, pour me croistre honeur»
« Durement sur Grégeois s'est ta mains estendue.
« Que de toi soit encore ma prière entendue :
« Détourne des Gr^eois tes flesches de douleur. »
•GehiHd
s Car je l'ai en couvent Margiite que j'ai chère, Berte, ta.
•Acèlédel'autd*
384 U POÉSIE DOUÊRIQUB
Si pria ; la prière fut ouïe en certain. Puis * cil, aiant prié et jeté l'orge, à plein Tendent le col des bestes, et si les ont Ternes, Les escordient, et puis sur les cuisses * toUues Arrangent double rang de graisse et de chairs crues Ghrysés sur bois fendu les bnisle, espant le vin ; 'Les lui broche à cinq pointe tienent jeune * mesquin. Quant sont cuisses brusiées, et entrailles gouslées, On découpe le reste, et les chair embrochées ' Sont lors à point rosties et à point retirées. Or est prêts li repas, et la peine est à fin ; On festine, à * nessun parts ne ^ faut au festin. Contenté quant on eut et la soif et la faim, Mesquin prenent *hanaps, les emplissent de vin. Et les font par la destre aler de main en main. Chantant bêle chanson, Facheenne * jouvente Tout le jour apaisa du dieu la maie entente. Du dieu de longue archie, qui, Toiant, se contente.
» Ccus-ci.
* Enlcvécsi détachées.
* Auprès de lui.
^ Ce mot, que nous avons conservé, mais dans un tout autre sens, signiûail jeune homme. Eili viel home et 11 jeune mesquin, RaneUtaiM, p. 155.
' On comprend que tout le détail de ce sacrifice et de ce repas est traduit mot à mot; il en est de ces détails, comme, dniessus, des détails de la marine.
' A aucun.
' Ne manque.
* Coupes.
> La jeunesse acliéene. Prenoit on ^"^te la jouvente, Chroni^ie de$ ducs 4e Normandie, v. 555. '
Quant * jus vint li soleils et que la nuit fut close.
Tout le long des amares chascuns lors s'endormit.
Mais quant parut au del Faurore aus doiz de rose»
De la grant ost grégeoise le cliemin on reprit.
Apollon leur envoie un vent qui leur agrée. '
Tost ont le mast dressé, toile blanche larguée;
La brise enfle les voiles; et la * vague empourprée
Gronde aux flans du navire, qui fuit 'sans arestée.
Faisant route la nefs si couroit sur les floz.
Retourné quant il furent où se tient la «grans oz.
Haut fut la noire neCs *au rivage tirée
Es sables, et en place calée à Ions rouleaus ;
Puis il se 'départirent es tentes et vâisseaus.
* En bas : quand le soleil descendit.
* Vagues cnirent et reversèrent, Roman de Brut.
' Se levé li messages, ni veut faire arestée, Berte^ Lxvn.
* La grande armée. Oz au nominatif singulier, ost au régime.
> Cil virent la flotte au rivage, CànnUque des d$ies de Ncrmandte^ V. 1529.
* Ce mot, avec cette acception, est dans l'italien E délia schiem tre si departiro, DaaUt Inf-i ^> ^9*
Ore esrageoit, assis prés de la * flote ailée, Achile as pieds *isnels, li vaillans fils Pdée ; Plus n'aloit aus conseils de la gent > honorée^ Plus n'aloit à la guerre, se rongeant * d'airée. Oisifs, mais désirant et bataille et * huée. Cependant en TOlympe, la douzième 'syoumée, ^Tttit ensemble revinrent li dieu qui tcnyours sont, I. '25
386 U POfiSlB HOHfeRIQUE
Et JapHer eo teste. N'oubliant sa pensée, Tbetis saillit, dès Taube, hors de Ponde azurée Devers le faste cid et l'Olympe en amont. Seub * ert li dieos dont Tœils voit toute *chose née. Sis an '*8om le plus haut de TOlympe à maint som. Derant lui s'assit ele« et lui prit, moot grevée, Genous à main senestre, à main destre menton. Si au roi 61 Satnine, priant, dit sa raisoD-
' Cil virent la flote au rivage, Chromqw dei dua de Narmêniie, ▼. 13S9.
* Uapides. Rapide était dans le vieux français, mais soos la forme de rade,
' Franc, dit Rolans, bone gent honorée, RMcinalê, p. 48. CeUe loaitîon de nos vieux poSmes rend exactement le xu^idytc^ de Toriginal. Dante a dit aussi, Fmf', vm, ii8: Ghe vostra génie onrata non si sfriQgia.
* De ressentiment. Geris lait courre par moult gi-anl airée, Raoul de C^M^of, p. 117.
' Lors recomence li eris et la huée, RondnaU^ p. 143. Bvéet dans nos anciens poèmes, est le cri de la bataille.
* L'ijoumée, bon mot que nous avons peMu, est la venue du jour. L'endemain, & matin, droit après l'ajornée, Berte^ Lxvni.
^ Tous ensemble.
* Élaif.
^Timie ehoêe née, locution familière à nos \îeux poèmes.
*^ Sommet. Notre mot est le diminutif du mot ancien. 5mi a été gardé dans le nom de quelques montagnes du Dauphiné: le grand bom, le petit Som. Si m'emporta en som un pin moult grant, Asncta- Mte, p 164.