‹ Histoire de la langue françaiseChapitre 13 sur 17 · XL · texte numérisé non relu

XL

c * Dieux père, se jamais ou de fait ou de vois • T'ai servi dans le ciel, ma prière • m'octrie : f Uonore moi mon 'fil, né à peu longue vie; f Uonni Ta malemenl Agamemnons li rois, fl Tient* le lui guerredon, Taiant pris par *maistrie. c Mais tu, fai lui hoiieur, dont li conseils est droîs ; c Et *graanle aus Troyens grant vigueur et baudie,

ET L'ANCtBNNK POÉSIE FRANÇAISE. S81

f Tant que ^croissent barnage à mon fil li Gregems.

Li dieus qui nue assemble ne lui respondoit mie,

Hais demeuroit taisans. Or dit ele autre ^fie.

Lui tenant les genous *com s'en estoit saisie :

f Fai moi promesse vraie, et de teste '^Tafie;

« Ou bien (car tu n'as crainte) tout à plein me dénie;

c Qu'entre les dieui je sache que sui la plus honnie. »

* Dient Français : Dieus père, que ferons? RancUwiii, p. 71.

* Octroyé moi.

•Mon fils. Voy. XXXIII.

* Il lient son gucrredon.

•Voy.XXXI.

* Graenier, accorder. ^ Baudie, hardiesse i foy. XXY.

1 Honneur de baron, haut rang, dignité. Groistre vous velt d'honor et de barnage, RonmvaU, p. 159.

« Fois. Ifoy. IV.

* Gomme.

'<^ Et donne-moi assurance par un signe de tète. Que jamais pren- ' drai femme, je vous afle... Berte, crm.

Li dieux qui nue assemble respondit moût ^marris.

• Grans sera li meschefs, quant m'auras mis contraire

f A Junon, se me * point de sa parole amere.

f Jà 'el, de soi * meisme, parmi les dieux ' tous dis

c * Tense à moi, disant ^j'aide aus Troyens en la guerre.

f Mais, pour n'estre • veûe, en ta demeure * ariere

f Retourne; et que du reste li soins ne soit remis.

f De teste à toi *<^donrai, si que te soit plevis,

f Un signe, le plus grant qu'on puisse à moi '^requerre;

c Onque mais n'est ** retrais, decevans ne faillis

c Chez les dieux *' quanque j'ai de la teste promis. •

A ces moz inclina li dieus ses noirs sourds;

En sa leste immortel li chevel à Ions plis

Ondoierent, trembla i^l'Olympes bien assis.

< Arnigû. Marriy qui est encore dans le diclionnaire de l'Académie, vicillil* et c'est dommage. La Fontaine s'en est servi»

Page 1