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devienne universelle : Ses mérites ne suffisent pas, il faut aussi d'heureuses circonstances.
Il montre des qualités critiques, en distinguant les classes et les sexes.
Sa critique du rôle de la France dans le développement de la civilisation est assez serrée. Il fait entrer en ligne de compte les ambassades et jusqu'à la poste. Du reste ces appuis n'eussent pas suffi. Le français a largement profité de l'action du pouvoir. Il considère Richelieu et le travail académique, sans pourtant en exagérer la valeur. Ses lectures ont été étendues. Il connaît Montaigne, Montesquieu, V Encyclopédie, Voltaire, et reconnaît que c'est le génie français qui a été le facteur essentiel et qui a permis à la langue de profiter de circonstances favorables.
La réponse à la troisième question est perdue.
I (N" 9). — Titre : Versuch einer Beantwortung der von Hochlobl. Kônigl. Preuss. Académie der Wissenschaften zu Berlin aufgegebenen Preisfrage.
Devise : Homo sum — humani nihil a me alienum puto. Térent '. (En allemand).
L'auteur ne se contente pas de raisons superficielles. Il se demande pourquoi on n'a pas préféré l'italien, qui avait atteint antérieurement un haut degré de culture. D'où vient le succès du français, quand il n'était pas encore une langue si perfectionnée?
Le Mémoire est plus savant que judicieux. L'auteur a des connaissances exactes sur François P^ l'ordonnance de Villers- Cotterets ; il renvoie même à l'éloge du français qu'a fait A. Verdier dans sa BihliotJièque.
Tout cela ne le garde pas de graves erreurs sur la façon dont s'est formé le français. Son estimation des mérites de l'Académie est peu sûre.
Mais son tort le plus grand est de ne croire qu'à des influences extérieures, à des cultures apportées du dehors et de négliger les qualités intrinsèques de la langue.
L(N" 12). — Pas de titre.
Devise : Comme il parloit, tout le conseil conclut
Qu'il parloit juste et qu'il touchoit au but^. (En français).
Le Mémoire est probablement d'un Français qui s'est tracé un
programme assez intelligent, mais ne tient guère ses promesses.