Fos H3-114 V
Il était peut-être mêlé au mouvement philosophique, dont il tient compte avec plus de clairvoyance que la plupart de ses concurrents. On eût pu s'attendre, à considérer le tableau dressé avec les questions d'un côté et les réponses de l'autre, à un développement systématique. L'éloge qu'il fait de la langue, quoique assez sommaire, ne manque pas de justesse. Mais l'ensemble de son travail est faible, creux, et quelques passages sont franchement ridicules.
M (N" 13). — Titre : Versuch ûber die franzôsiche Sprache. (L'auteur divise l'énoncé, dont il reproduit une partie en tête de chacun des réponses afférentes).
Devise : An Gallice loquendum, an Germanice'. (En allemand).
Le Mémoire est très court, et extrêmement superficiel. Il est à noter que l'auteur croit l'allemand destiné à remplacer bientôt le français.
On y trouve des idées qui surprennent. Le français est facile à apprendre, parce qu'il possède en abondance des voyelles non prononcées, mais qu'il faut écrire pour parler rapidement et joliment ".
N (N° 14). — Titre : Versuch einer Beantwortung der folgenden von der Classe der schônen Wissenschaften der Kôniglichen Akademie der Wissenschaften zu Berlin fur das lahr 1784 aufgegeben Preisfragen. (Suit l'énoncé des trois questions) ^ (En allemand).
La devise est perdue ou bien a été oubliée.
L'auteur commence par une longue énumération des diverses causes, qu'il reprend ensuite une à une. Il remonte à l'antiquité, au règne du grec, du latin, de l'italien.
Ce Mémoire est visiblement l'œuvre d'un prolestant; il insiste sur la gêne que le catholicisme a apportée au développement de l'italien et attaque violemment le « joug de fer » des moines.
Aucune trace d'animosité ni de rancune contre la domination du français. Au contraire il est dit que le français est un « instrument de béatitude humaine ».
Mais l'auteur n'a aucun plan. En abordant la deuxième question, il ne sait que revenir à ses considérations antérieures. Les répétitions abondent ; le développement est lâche et le style verbeux.
0 (N° 15). — On remarquera dans l'énoncé une faute grossière: Qu'est-ce qu'a (sic) fait de la Langue Françoise