‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 112 sur 330 · Ib · texte numérisé non relu

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P (N" 16). — Titre : Mémoire pour concourir au prix proposé par l'Académie sur l'Universalité de la langue française.

Devise: Quid lingua melius, quid pejus (Esop.)\ (En français).

Bien qu'écrit en français, ce Mémoire est sans doute l'œuvre d'un Allemand, qui juge la Franse fort sévèrement et porte sur la société française, sur les mœurs des femmes en particulier, des jugements outrageants.

Mais, malgré cette aversion, l'auteur a étudié son sujet. Il estime certaines parties de la littérature française, en particulier les livres d'histoire et de science. A des préjugés il mêle certaines idées justes. S'il est souvent superficiel, ses connaissances historiques ne sont pas sans valeur.

Q (N° 17). — Titre : Untersuchung der Frage : Was ist es das die franzôsische Sprache zu einer Universal-sprache in Europa gemacht hat ? Wodurch verdient sie diesen Vorzug? Ist zu vermuthen dass sir ihn behalten wird ?

Devise : Vires accipit eundo^. (En allemand).

Ce Mémoire a un caractère philosophique, mais qui sent par endroit son Sganarelle. Au début, l'auteur s'étend longuement sur la raison profonde de la variété des langues, qui est en rapport avec l'esprit humain, etc. Il a observé l'usage et conteste avec à propos le mot universalité. Mais le développement manque de proportion. L'examen des causes de l'universalité est très sommaire.

La réponse à la troisième question est fort raisonnable.

S (N" 19). — Titre: Discours sur la Langue Françoise. Devise : Est brevitate opus, ut currat sententia, neu se Impediat verbis lassas onentibus aures (Horace, L. I, sat. X) ^ Ce Mémoire, écrit en français, est sans doute d'un étranger, qui sait bien le français, mais fait des fautes d'orthographe, que n'explique pas l'incertitude de l'orthographe à l'époque : diflicultée, se perfectionner par degré, viendrez-vous de bonheure^, provenceaux, etc.

L'auteur est instruit de la formation du français, de la langue « romancière » ; il sait que le tudesque s'est parlé longtemps; que la langue du Nord a triomphé de celle du Midi ; il connaît la décision de François P'' ; parle avec une sûreté remarquable de l'influence de

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