‹ Histoire de la langue française (volume 2)Chapitre 117 sur 330 · F« 142 r» et v · texte numérisé non relu

F« 142 r» et v

2. Dell uso... délia l'mijua ilaliana, 1. II, cli. viii. Raynouard fera plus tard des remarques importantes, dans le Journal des Savants (mai '1829, p. 268, cf. Balden., Univ., p. 2, n. 3).

o. « Nos voisins ont des Ecoles ouvertes pour la langue françoise, qui n'est guéres pour eux qu'une langue de pur agrément. Pourquoi nous obstinerions nous à n'en pas vouloir elles nous pour leui* langue, qui est pour nous de la jilus grande utilité ? )> (Le temps perdu ou les écoles publ., p. 79).

« La curiosité, le goût du plaisir, peut-être celui de nos mœurs et de nos arts, attirent en France la haute Noblesse d'Allemagne et les Anglois de la première opulence » (76.. p. 79). « ... Il n'y a presque point d'Anglois et d'AUemans de la condition médiocre qui viennent cliés nous ; le nombre est très considérable des François de cet ordre, qui espèrent faire servir à leur fortune, en Angleterre et en Allemagne, l'industrie et le demi talent qui ne les tireroient point de la foule dans leur patrie » (76., p. 79-80). « Les Négocians François qui se sont transplantés sont en très petit nombre ; et ils ne conservent de leur ancienne patrie que la Langue et les mœurs. Ils ne veulent que des relations indépendantes avec leurs anciens compatriotes ; et leur intérêt particulier, qu'ils écoutent uniquement, ne se combinant point avec l'intérêt nationnal si prélieux à l'Anglois, ils ne donnent aucun avantage dans leur correspondance aux négocians qui sont dans le Royaume, ils ne les invitent point à la préférer à celle des naturels du pays. L'Anglois tire de nous pour sa consummation, il fait quelque chose en Change avec nos Banquiers, et très peu avec nos Négocians dans le grand commerce. Tant que nous ignorerons sa langue, nous ne serons que ses Commissionnaires et ses Facteurs. La traite de nos vins demeurera comme en partie entre les mains de ses riches commerçans —

« Le commerçant Allemand n'est gueres qu'un Marchand détailliste. Il tire de nos denrées et de nos fabriques de la première main pour les répandre et les distribuer de la seconde. Il est bien certain de n'être pas éconduit à Lyon, à Paris, à Marseille, sur ses demandes : le Fabriquant et le Négociant ne cherchent que le débouché. Mais ils

sont à sa discrétion pour le payement et pour les retours Lorsqu'on scait la langue

on est à même de connoître les entours du tribunal (p. 81-82).

« L'étud,e des deux langues a pour nous de si grands usages, qu'on pourroit l'appeller un besoin nationnal « (p. 83).

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