F» 134vo ; cf. S, f«25 r
Barthélémy et qui contemplait ce spectacle comme une réjouissance publique. Dans aucune histoire on ne trouve les dragonnades de Louis XIV et le mélange de piété, de despotisme, de bonté et de dureté qui caractérise ce monarque. » Mais il conclut : « La barbarie des Allemands et des gens du Nord a tant de médiocrité, qu'on éprouve en sa présence des sentiments de pitié et de mépris ; les Français, eux, poussèrent la leur jusqu'à un degré de débauche qui inspire la stupéfaction et l'horreur. Ils ont toujours été pareils dans toutes les matières : sautant d'une extrémité à l'autre, extrêmes dans le bien et dans le mal » '.
La cuisine. — Parmi les vertus supérieures de la France on n'a pas manqué de citer son art de faire la cuisine, qui, il faut le proclamer, a puissamment servi notre prestige. « Elle est incomparable, dit B avec reconnaissance » et il explique l'aiTluence des amateurs de « bonnes sauces »■. Cependant, soit ingratitude, soit pudeur, peu de concurrents y insistent.
Les modes. — La coquetterie est un vice aussi pendable que la gourmandise. Les modes françaises — elles coûtaient cher et duraient peu — ne pouvaient manquer de trouver des censeurs, non seulement parmi ceux qui en payaient les caprices sans cesse renouvelés, mais parmi ceux qui philosophaient.
Il s'en trouva plusieurs parmi les braves gens qui travaillaient pour l'Académie.
Si peu qu'ils fussent portés à observer les choses de la vie, les concurrents ne pouvaient en effet manquer d'apercevoir les conséquences du règne de la mode française, qui faisait rage d'un bout à l'autre de l'Europe. Plusieurs se sont étonnés de ce goût « bizarre, fantasque et extravagant des nations de l'Europe de suivre toutes les modes françoises, bonnes ou mauvaises... et de s'approprier cette supériorité que les François ont par rapport aux choses frivoles » ^.
Plusieurs ne cachent pas le dédain qu'ils éprouvent de cet amour qu'on a eu en France pour tout ce qui brille et papillotte et n'apprécient guère l'ingéniosité qu'on déploie et qu'on perd à ces frivoles et éphémères créations '". G dit avec un mépris hautain : Le secret de leur succès était que leurs travaux se distinguaient par
-2. F" 4 7-2 vo.
3. F, f° 144 v°. Il cite les Lettres sur les Préjugés du siècle.