CHAPITRE X DU HAUT EN BAS DE L'ÉCHELLE SOCIALE
La séduction chez les rois et les princes. [Frédéric II. — L'émulation a fait des rois étrangers les serviteurs et les propagandistes de la langue française. C'était là un sujet dont il nous semblerait qu'on ne pouvait discuter qu'avec une extrême prudence ; mais les rois d'alors ne pouvaient qu'éprouver du plaisir à voir reconnaître une action dont ils se flattaient.
F se garderait d'oublier le rôle d'un Frédéric IL II marque que « sa prédilection » personnelle pour le français n'a peut-être pas moins contribué que toutes les autres causes réunies au succès de cette langue'. G partage absolument cet avis " et souligne que le Roi se faisait un point d'honneur de parler bien le français et mal l'allemand. Naturellement on rappelle à ce propos la fondation à Berlin d'une «Académie françoise ». On peut lui donner ce nom puisque ses Mémoires sont écrits en français '.
Le même s'étend plus qu'aucun autre sur ce sujet : il célèbre « le règne à jamais mémorable de Frédéric le Grand, dans les Etats duquel les plus fameux Auteurs François se sont fait gloire de demeurer et de répandre abondamment les fleurs et les fruits de la plus excellente littérature. Les Voltaire, les Nivernois, les Maupertuis, les d'Arnaud, les dArgens, les Toussaint, les Rousseau, les Formey, les Thibaut, les Borelli, les Bitaubé, les d'Alembert, les HaynaLje ne finirois pas en les désignant, tous ont vécu sous les auspices de l'étonnant Monarque, qui lui-même est un des beaux génies du Parnasse François. La Prusse et l'Allemagne, le Nord et le Midi voulurent lire Frédéric, voulurent s'instruire à l'école de Frédéric*.
Autres rois et princes. — L après avoir parlé du Roi de Prusse,