LA LITTÉRATURE FRANÇAISE
proclamée'. V écrit: « C'est aux mœurs douces, à l'amabilité du Français, à la supériorité de ses théâtres que sa langue doit son universalité, de même que c'est à son bon goût, à son élégance, à cette supériorité dans le dessein employé pour l'agrément que les modes de France doivent d'être si généralles » '.
11 ne semble pas qu'on ait opposé nulle part à nos auteurs dramatiques Shakespeare, qui pourtant commençait à être estimé. Nulle part non plus on n'a fait allusion au nouveau théâtre allemand.
Les livres de science. — L'esprit allemand, avec son sérieux ordinaire, s'était visiblement complu à nos livres de science. Le mouvement d'esprit du xviii* siècle avait fait impression. P, qui est peut-être français, fait plusieurs allusions à VEnc/clopédie^. Mais G, qui est allemand et d'ordinaire assez sévère, proclame : « Si pleine d'erreurs qu'elle soit, c'est une œuvre admirable » *.
P parle des trésors contenus dans les volumes de l'Académie des Sciences, en fait d'astronomie, de mécanique, d'anatomie, etc. ^. Il loue « l'esprit de vérité qui a fait naître la langue chimique » ".
L'estime qu'ont inspirée les savants français a entraîné les savants de tout pays à apprendre la langue pour pouvoir lire leurs travaux dans l'original, comme le prouve l'exemple d'un Leibnitz et d'un Frédéric II \
Les livres de récréation. — Une observation doit être faite ici. Alors qu'on parle parfois de la comédie, personne, sauf Eberhard, n'a nommé Molière. Pour quelle raison ? Aucun roman n'est signalé dans la masse de ceux qui avaient paru. Pourquoi ?
Sous le nom de genre agréable, si on comprend différentes productions, dont les romans**, on pense aussi et peut-être surtout aux petites pièces de société, à toutes les bagatelles des salons.